Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Coucou les enfants, aujourd'hui, Karine Ernaud vous vous raconter le décès, le 6e épisode
de la saison 2 d'un été incroyable.
Bonne écoute.
Ce jour-là, on rentrait plutôt que d'habitude de notre journée à la plage.
Mami nous avait promis de nous préparer sa fameuse tarte aux pommes pour le goûter.
Propulsés par leurs estomac, Arthur et Iliès se ruèrent sur leur vélo, mais s'immobilisèrent
subitement sans raison apparente.
Vaisons de reprendre votre souffle.
Il n'est pas là, c'est les gens sur la promenade.
Ils font une de ses têtes.
Malgré un soleil radieux, tout le monde avait un sourire au mieux, de travers, au pire à
l'envers.
Les vieux d'habitude si joyeux, semblaient plus tristes que les pierres.
Aucun de nous trois nous a demandé ce qui se passait, mais la même idée nous passa
par la tête à Iliès et à moi.
Et si Mami était dans le même étaqueux ? On pédala comme des fous si vite Arthur avait
du mal à nous suivre.
On trouva Mami sur la terrasse, assise dans son fauteuil en osier préféré.
Celui qu'elle utilise pour tricoter, sauf qui avait ni aiguille, ni pelote à l'horizon,
et encore moins une tarte aux pommes sur le rebord de la fenêtre de la cuisine.
Un cour en d'air souffla dans le creux de mon estomac.
Arthur et Iliès frissonèrent.
On s'approcha à pas de loups, des loups qui auraient les oreilles et la quebasse.
Mami ?
Elle sursaute et se retourna.
Ses yeux étaient humides.
D'un sourire elle essaya de lutter contre les tremblements de ses lèvres d'hubas.
Oh mes poussins, oh je suis désolée, j'ai totalement oublié de vous faire votre tarte.
Mais c'est pas grave Mami, je vais vous préparer un petit quelque chose.
Elle prie appui sur la coudoire, essaya de se lever mais n'y arriva pas.
Pire, elle se ratatina complètement.
Oh non, je crois que vous allez devoir vous débrouiller tout seul pour se goûter.
On s'en fichait totalement du goûter.
Iliès articula difficilement sa question.
Il s'est passé quelque chose ?
Mami erronifla.
Ses yeux fuyaient mais lorsqu'ils se posèrent sur Arthur, ses rides furent des vagues.
Papistoire est parti.
De l'hôpital ? Où devia la vie ?
De la vie.
Il est impossible.
Après qu'on ait allé le voir, il allait mieux.
Son vieux coeur n'a pas tenu le coup.
Il nous a quittés en début d'après-midi.
Arthur s'effondra, la bouche grand ou herte, incapable de sortir le moindre son.
Iliès essuie à ses larmes dans sa manche.
Moi, j'ouvrais grand les yeux pour ne pas laisser s'échapper les miennes.
Notre peine donna assez de force à Mami pour se lever et nous enlasser tous les trois.
Sa peau et son odeur de la vente me réconforternt un peu.
Arthur, lui, restait inconsolable.
Je suis sûre que là où il est, il deviendra le plus grand compteur pour faire rêver tous ceux qui rejoignent l'eau de là.
Il va me manquer.
A nous tous, mon chéri.
Dites les copains, je peux rester avec vous ce soir ?
Bien sûr.
Pour nous changer les idées, Mami nous proposa de l'aider à faire la tarte aux pommes.
On n'est plus chalé fruits tous les trois, tandis qu'elle préparait la pâte.
Puis on joua au quème, sur domino, au nid-oui, ni non.
Et au détour d'une question, Papistoire refit surface.
On se remémorait les meilleurs moments que l'on avait passé à l'écouter sur la place du village, lorsqu'on sonna.
Personne ne sonnait jamais chez Mami à une heure aussi tardive.
Elle allait ouvrir un sourcil levé.
C'était Monsieur Tapage, le libraire du village.
Marc ?
Que faites-vous ici ?
Je suis passé charture et son papa m'a dit qu'il était ici.
Anatole voulait que je lui remette ceci.
Il tenait un vieux carton couvert de gris bouillage.
Arthur se leva et fixa Monsieur Tapage comme on fixe un fantôme.
Il m'a dit que tu serais en faire bon usage.
D'accord.
Arthur prit le carton.
Il resta planté là, à le contempler.
Je...
Eh bien je vais vous laisser, bonne soirée.
Merci, rentrez bien.
Lorsque Mami referma la porte,
Arthur ne bougea pas d'un millimètre,
totalement absorbé par le mystérieux carton,
qui intriga Iliès et piquait ma curiosité au vif.
Qu'est-ce qui est écrit dessus ?
Des mots en pâtes de mousse et des petits dessins, ça veut rien dire.
Ce sont adjus des décorations ?
Tu veux pas regarder ce qu'il contient ?
Si, bien sûr.
Il pose à le carton sur la table du salon.
L'excitation était palpable.
Arthur l'ouvrit le plus délicatement possible,
et nos yeux s'écarquillèrent tellement que le monde entier aurait pu rentrer dedans.
Ce sont ses carnets.
Tous les cartelets de papier-histoire.
Il y en a au moins 50.
Mais pourquoi ils me les a donné ?
Pour être sans successeur.
C'est logique après tout.
Tu lui as dit que tu voulais devenir conteur ?
On connaît personne d'autre aussi passionnée par les légendes que toi.
Je sais pas si je serai la hauteur.
Bien sûr que tu le seras et peut-être même plus.
Si tu nous lisais une de ces légendes.
Un sourire s'accrocha entre les oreilles d'Arthur.
Il ferme à les yeux,
prie un carnet au hasard,
fit tourner les pages et s'arrêta.
Tout au fond de la forêt se trouve une toute petite maison,
si bien camouflée par la végétation que personne ne peut l'avoir.
C'est le refuse du réparateur de rêve.
Un drôle de possimonome,
vêtu d'habits couleur nuit,
qui ne sort de celui que lorsqu'un habitant du village
n'arrive pas à trouver le sommeil.
Il se fofille alors, c'est le malheureux,
et à l'aide de poussières d'étoiles,
se glissent dans ses rêves.
Après une inspection soigneuse,
il sort de ses postes,
son couteau suisse multitou
et une bobine de fil de soleil
pour effectuer les réparations.
Une fois sa mission remplie,
il s'exiple, laissant à son patient
le bonheur de profiter d'une belle nuit de sommeil.
On était conquis par le récit.
A notre demande, Artur enchena,
toujours en choisissant une légende au hasard.
Dragon de la rivière, nuages perdus,
chevaliers des plantes.
Les légendes de papistoires racontées par Artur
nous transportèrent pendant des heures,
jusqu'à ce qu'ils se mettent à bailler
et que l'on aille tous se coucher.
Le lendemain, Artur bondit de son lit
et nous réveilla en sursaut.
J'ai une idée.
Comme ça, au saut du lit ?
Ah, je sais pas comment tu fais.
Grâce à mon rêve, c'était génial.
Il y avait une journée d'hommage à papistoires.
Et dans les rues, sur la promenade, au parc,
il y avait une sorte d'exposition
avec tous les dessins et les lesandres de papistoires.
Ce serait trop génial si c'était vrai.
Oh, mais j'ai quand de bien se souleverait.
Ça vous dit carrément ?
On déboula sur des ressorts dans la cuisine.
Tout en engloutissant notre petit déjeuner,
on exposa notre envie à ma mie.
Quelle réchie idée !
Oh, je vais en parler aux mères.
Cinq minutes plus tard, sa voiture démarrait.
De notre côté, avec Il y a c'est Artur,
on n'est plus chat à tous les carnets,
marquant d'impostites nos préférés.
Chaque légende était illustrée de dessins
qui ne manquaient pas de nous décrocher la mâchoire.
Notre lecture nous absorba
et la sonnerie d'un téléphone nous fit bondir.
C'était mami.
Monsieur le maire est ravi
et vous ne connaissez pas la meilleure.
Son gendre est imprimeur
et il acceptait de nous aider.
On hurla de joie.
Il y avait tellement à lire
qu'on eut besoin de deux jours entiers pour faire notre sélection.
On finissait épuisé qu'on avait l'impression
d'avoir couru un marathon de mots.
En contemplant les carnets gonflés de post-it,
une idée fusa.
Et si on affichait sur une carte
tous les lieux concernés par les légendes ?
Mais oui, comme ça les gens pourraient aller les voir.
On passait à voir Monsieur le maire avec mami
et tous les cinq ont décidé
où devaient être exposés les légendes.
Comme dans le rêve d'Artur,
les rues, la promenade, le parc,
la place du village furent toutes désignées.
Après ça, on se rendit tous chez l'imprimeur.
Il y avait plus de 100 histoires
et leur dessin à mettre en valeur.
C'était une sacrée mission,
mais elle ne lui fit pas peur.
Trois jours plus tard,
un convoi de camionnettes chargées de légendes
arriva devant la mairie.
Tout le village était là.
Tous les habitants s'étaient passés le mot
et voulaient aider à mettre en lumière
les trésors de papistoires.
Artur fut tout remué par cette mobilisation.
À la tombée de la nuit,
tout était accroché.
Des sourires et des larmes de fierté
se disputaient sur tous les visages.
On l'a fait.
Si seulement il pouvait voir ça.
En plein jour, ça va être extra.
Visement de main.
Le lendemain, on rejoignait Artur chez lui.
Des pieds à la tête,
il était habillé en vert.
La couleur préférée de papistoires.
Il rayonnait.
Mais à mesure qu'on approchait de l'église,
un nuage de doute eclipsa le sourire d'Artur.
Il devint tout pâle et se trifouit à les doigts.
En croisant mon regard, ça lance délia.
Vous croyez que ça va bien se passer ?
Ton projet a redonné le sourire à tout le village.
Ça ne peut qu'aller.
Cette journée va être mémorable.
Et elle le fut.
La cérémonie à l'église fut pleine d'émotions.
Tout le monde avait un message d'hommage pour Papistoires.
Mais le plus extra fut ce qui se passait après.
Les rues du village de Vainre, noir de monde.
Dans toute la région, tout le monde s'était passé le mot.
Une exposition légendaire avait lieu dans un petit village de bord de mer.
Des larmes inondèrent le visage d'Artur.
Mais cette fois, elle n'avait rien de triste.
On venait de réaliser quelque chose de fou.
En voulant lui rendre hommage,
on avait réussi à inscrire Papistoires dans la légende.
Voilà les enfants. J'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast.
Et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux.
Ou par mail.
Ça nous donne plein de force pour la suite.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.