Bonjour à tous et à toutes, aujourd'hui vous allez écouter la nouvelle histoire des
envolées comtées.
Je vous laisse avec la sorcière des bois verts, épisode 1.
Connaissez-vous les bois verts ? Il s'étend du lac d'Enchantus jusqu'à la ville de
Sortibus.
On raconte que dans ces bois verts, depuis des millénaires, il se passe des choses
extraordinaires.
Tout au fond des bois verts habite une sorcière appelée Pikpus.
Cette sorcière est très solitaire.
Elle vit seule dans un grand manoir.
Pour lui tenir compagnie, elle a un gros chatoufus et paresseux nommé Phébus, une
tribu d'araignée toute velue et un vieux balai volant d'effraîche.
La tribu d'araignée a établi son campement dans la bibliothèque au deuxième étage.
Elle tissent silencieusement leur toile entre les grimoires, à l'abri et courant d'air.
Le gros Phébus, lui, passe ses journées à rond-ronner dans la cuisine à côté du
grand fourneau.
Quand l'anime tombe sur les tourelles du manoir, il s'étire, se lèche la patte droite et
va faire un petit tour dans les gouttières de pierre.
Quand au vieux balai, il est posé contre le mur tout en haut des escaliers de l'observatoire.
Cela fait des années qu'il n'a pas servi, car notre sorcière a le mal du pays, impossible
pour elle de quitter son manoir, ses grimoires et son alivage de cafard.
Il faut dire que la Pikpus habite un drôle de manoir.
Il est dans sa famille depuis des générations et il tient encore de bout grâce à plusieurs
sortilèges et inventions.
La grand-mère de la Pikpus, de son vivant, a capturé un petit nuage qui se promène
encore au-dessus du potager pour arroser les plantes et les légumes que la sorcière
met dans ses potions.
Le gros caillou argenté perchait sur le toit, c'est un attrapeur de lune.
Il capte les rayons de la lune pour éclairer les pièces les plus sombres du manoir.
C'est sa grande tente qu'il l'a installée.
Quand elle a Pikpus, elle a fabriqué une petite hélice qui tourne même sans vent.
Lorsqu'elle part cueillir des herbes forts et dans les bois, mais qu'elle a une marmite
sur le feu, elle accroche les lices à sa louche pour remuer la posse.
La Pikpus a quelques copines qui habitent les environs.
Tous les dimanches après-médie, elle vienne siroter une infusion de poteau marou et grignoter
des madeleines de margelaine dans le manoir des bois verts.
Elle parlote et papote et échange leurs incantations de sortilège et leurs recettes
de potions magiques.
Mais ce dimanche n'est pas un dimanche comme les autres.
Toutes les sorcières se réunissent dans le petit salon du manoir.
Comme d'habitude, Yvonne s'assoit sur un vieux pouf d'effraîchis assortie à sa capte
jaune canari.
Babette, qui ne va nulle part sans sa chouette perchée sur son épaule, prend place sur une
petite chaise en osier près de la cheminée.
Monique, depuis qu'elle est revenue de son voyage en Afrique, s'assoit toujours
par terre sur le tapis usé.
Quant à Fébus, le chat, sa queue dépasse dessous le gros canapé mouf.
Alors que la Pikpus sert l'infusion de poteau marou à Yvonne Babette et Monique,
la vieille Sidonie débouille en trebuchant sur sa grande jupe à carreau gris.
Non, d'un pisse en lit, les amis, vous ne définirez jamais ce que j'ai appris.
Cré-Sidonie.
Juan de Sigone.
C'est Tony Von.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
C'est une tragédie.
Lui répond Sidonie en s'affallant sur le gros canapé mouf.
Fébus ouvre un œil, renifle le molle et de Sidonie, se lèche une moustache et se rendorent.
Allons, non, vieille chouette, calme-toi et raconte-me tout.
Roussette Babette.
Oui, ça ne doit pas être si dramatique.
Pronostique Monique.
Mais si, mais si.
C'est Cré Sidonie.
Par la barbe du Mr.
Gris, vous n'avez même pas idée.
La pique Pus suitant une Madeleine pour la calmer.
Tout en mâchouillant sa Madeleine, Sidonie commence à raconter.
Ce matin, je suis allée au marché à Sortibus.
Il me fallait absolument du saffron pour réussir un enchantement.
Comme d'habitude, je me suis fait toute discrète.
J'étend du l'oreille, de ses delà pour attraper quelques nouvelles.
Elle fait une pause pour avaler une gorgée d'infusion.
Et à là !
S'impassion de la pique Pus.
Et bien figurez-vous que les poitiers vont bientôt accueillir un parc d'attraction.
La pique Pus s'étrangle avec sa Madeleine.
Quoi ? Mais qu'est-ce qu'il fabrique ?
Ce pic Monique.
Répète, répète !
Cahquette Babette.
Oui, oui, oui. Vous avez bien entendu.
Ils font construire un parc d'attraction au milieu de nos boitverts chéris.
Ranchérie, Sidonie.
Tu en es sûre ?
Marmonne Yvonne.
Certes elle, j'ai entendu Madame la Mère l'expliquer au fromager.
Il y aura un grand vide, une grande roue et même des auto-temponeuses.
J'ai mis Sidonie.
Nos sorcières sont sous le choc.
Un parc d'attraction, c'est une catastrophe pour les boitverts.
Un parc d'attraction, ça fait tu bruits et de la lumière.
Ça fait fuir crapo et cafard.
Et surtout, surtout...
Tous les marmots vont débarquer ?
Panique Monique.
Il y aura des gaminons de tous les coins.
Rousspet Babette.
La pique Pus devient toute blanche, puis toute verte, puis toute rouge.
Ces amis sorcières n'aiment pas beaucoup les enfants.
Mais elle, elle, elle les déteste, elle les est.
Mais elle voudrait qu'ils disparaissent tous de la surface de la Terre.
Elle se rasse soit sur sa chaise et se prend la tête entre ses mains.
C'est pas possible, pas possible.
Ces bois sont le seul endroit tranquille à des kilomètres.
Personne ne vient nous en kikiner ici.
On peut faire nos potions et nos sortilèges à l'abri des enfants.
Mais là, avec un parc d'attraction au milieu des boitverts,
ils vont venir mettre leurs petit nez de fouine partout.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Bougon Yvonne.
Rentrons chez nous, réfléchissons chacune de notre côté,
et demain nous échafaudrons un plan diabolique.
Explique Monique.
Oui, tu as raison.
Retrenons nos esprits, nous allons trouver une solution.
Lui répond la pique Pus.
Une par une, les sorcières quittent le manoir.
Ils vont rentrer chez elles par le chemin du lac au Sygon.
Babette et sa chouette prennent la route des aiguettes.
Monique passe par le carrefour des vipères Aspic,
et Sidonie traverse le prix aux pistes en lit.
La pique Pus se retrouve seule au milieu de son salon.
Elle rumine.
Un parc d'attraction, manquez plus que ça.
Toutes les sorcières de ma lignée ont habité dans ces bois verts.
Je ne les laisserai pas venir mettre,
leurs manèges et leurs barbapapas partout chez moi.
Fébus, qui a suivi d'un œil toute la conversation entre les sorcières,
s'étire et sort de dessous le canapé.
Ils sautent sur les genoux de la pique Pus et ronronnent pour assurer sa sorcière.
Oui, tu as raison mon chat.
Cette pauvre Sidonie est un peu dure d'oreille,
et puis elle perd la boule un peu ces derniers temps.
Elle a peut-être mal compris.
Pour l'instant, je n'ai rien remarqué de se suspecter dans les bois.
Attendons de voir.
Le soir tombe.
Un peu rassuré et calmé, la pique Pus se prépare pour la nuit.
Elle détache ses longs et beaux cheveux gris et les tresses en une natte épaisse.
Elle avale un bouillon de poivrons parfumés à l'estragon,
et se méolie avec son livre préféré.
Les aventures d'Anushka, la sorcière aux 40 chats.
La trapeur de lune avale les rayons d'opales de la lune,
et le petit nuage verse une fine brune sur les légumes du potager.
Dans la cuisine au bout de la maison,
la louche touille une potion vers de gris dans la grande marmite
grâce à les lisses qui tournent toutes seules.
La pique Pus dort tranquillement dans son lit de flanelles,
son livre posé sur son ventre.
Elle ne se doute pas une seule seconde de ce qu'il attend le lendemain.
Vous venez d'écouter la sorcière des bois verts.
Nous vous donnons rendez-vous lundi prochain pour la suite de l'aventure.
Si l'histoire de la pique Pus vous a plu,
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