Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires, les petites histoires, les petites histoires de Tellming.
Coucou les enfants, aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter l'ouvreur de porte.
Ah, mais laisse-moi !
Lui, c'est Rufus, le vieux boule-dog des voisins d'Arthur.
Chaque fois qu'il passe devant son jardin, Rufus aboie comme un fou.
D'habitude, Arthur l'ignore.
Sauf ce matin.
Notre héros décide de lui répondre avec sa plus belle grimace, mais quelle idée ! Il
n'a fait que l'énerver mille fois plus ! Si bien que ce vieux rotis sur patte a trouvé
la force de sauter par-dessus la clôture pour le prendre en chasse.
Foncer tout droit est inutile.
Arthur n'est pas un champion de sprint, alors il faut ruser.
Il tourne au dernier moment dans la rue à droite.
Emporté par son élan, Rufus dérape et s'écrase dans une poubelle.
Fier de lui, Arthur bifure qu'au citant, dans une impasse.
Derrière lui, un aboiement furieux éclate.
Rufus est déjà là, les babines frémissantes.
Il avance lentement vers sa proie.
Propulcée par la peur, Arthur fonce vers l'une des maisons.
Rufus s'élance à sa poursuite.
Arthur saute par-dessus la clôture, se jette sur la porte.
Elle est fermée.
Mais au moment où Rufus bondit sur lui, elle s'ouvre.
Arthur s'empresse de la refermer, trébuche et percute quelqu'un de plein fouet.
Arthur dort.
En voilà les manières de rentrer en classe.
Madame Pic ?
Évidemment, ce n'était pas la peine de vous jeter sur la porte que j'étais en train de fermer.
Pour la peine, vous me copirez sans foi, je ne rentre pas en classe, comme une furie.
Bien, madame.
Bon, ne perdons pas plus de temps.
Place à la dictée.
A la récré, il reste en classe pour copier ses lignes.
Philibert, lui, c'est pour lire.
Sauf que dès que Madame Pic sort pour aller aux toilettes,
le meilleur ami d'Arthur lui demande ce qui s'est passé.
Forcé de faire une pause dans sa punition, il lui explique tout.
Et c'est comme ça que je lui ai échappé ?
Quoi ? Mais c'est incroyable !
Moi, ça me fait peur.
C'est normal que tu viens juste d'apprendre que tu as un super pouvoir.
Ça existe pas.
Mais alors comment t'expliques que tu ouvres une porte pour échapper un monstre ?
Et d'un coup, zoop, tu te retrouves en classe ?
Je sais pas.
Oh, peut-être que c'est un pouvoir de famille.
Tu dis n'importe quoi.
Et pourquoi ça ?
Tu es l'un des descendants de la plus grande famille de portiers du monde.
Oui, on ouvre des portes, on les ferme, on en fabrique.
Mais on n'a pas de pouvoir.
Peut-être que c'est une histoire qu'on t'a pas encore raconté,
ou au mieux, ce serait un secret.
Même s'il n'y croit pas, cette drôle d'idée lui trotte dans la tête.
Il a beau faire de son mieux pour la chasser,
elle réapparaît toujours au détour d'une pensée.
Pour la faire disparaître, il n'y a plus qu'une solution.
On n'a plus qu'à chercher dans la bibliothèque familiale.
Heureusement pour Arthur et Philibert, la bibliothèque familiale dispose d'un registre.
Une section entière est dédiée aux mythes et légendes,
où il est question de porte.
Ça va nous prendre des mois pour tout lire.
Et pourquoi deux oiseaux comme vous s'intéressent à des histoires de porte ?
C'est pour un exposé.
Oui, Mme Pig veut qu'on parle d'un truc que l'on partage dans notre famille.
Et pour nous, les portes, ça semble logique, non ?
Vraie ?
Sauf que vous me mentez.
Mais pas vrai.
Ne me prenez pas pour un jambon, les garçons.
Mais tu vas jamais me croire.
J'aimerais bien savoir pourquoi.
Arthur lui explique tout.
Non, d'une serrure.
Vous le croyez ?
Évidemment, les portes, c'est un sujet sérieux et leurs mystères infinis.
Et tu as déjà entendu parler d'une histoire comme la mienne ?
Jamais.
Mais ça fera une sacrée histoire à inscrire dans nos archives.
Alors on fait quoi ?
On devrait tester ton pouvoir.
Mais je sais pas comment ça fonctionne.
Justement.
Philibert a raison.
Il n'y a rien de mieux que l'entraînement.
Et notre maison possède l'endroit idéal pour tester ton pouvoir d'ouvreur de porte.
Pépé amène Arthur et Philibert jusqu'au troisième niveau du sous-sol.
Il est immensement plus vaste que la maison et abrite une variété infinie de porte.
Oh, comment c'est possible ?
Les portes, on a ça dans le sang.
Rien ne plus normal que de les collectionner.
Tu veux que j'essaye d'ouvrir les portes, une à une ?
Tout juste.
Arthur se place devant une porte, souffle un grand coup et l'ouvre.
Mais derrière cette porte, rien.
Il recommence avec une autre, toujours rien.
Peut-être que c'est un coup de chance.
Dans les films ou les BD, les super-pouvoirs s'actifent quand le héros vit des émotions fortes.
Sauf qu'on n'est pas dans une BD et que j'ai rien à héros.
Et ça y est donc encore quelquefois, pour voir.
Pour ne pas le décevoir, Arthur recommence.
Une fois, deux fois, trois fois.
Philibert et Pépé lui lancent des regards encourageants.
Nouvelle échec.
Ça gorge, ce nous.
La porte suivante ne donne rien.
Arthur la claque violemment et se dirige vers la suivante.
Jamais il n'y arrivera.
La colère l'envahit.
Les super-pouvoirs s'existent pas.
La porte s'ouvre avec fracas.
Je... Je crois que tu as réussi.
Leur silhouette se reflète dans l'encadrement de la porte.
Épaté, Philibert s'approche et pose la main sur la surface qui en doigt.
On dirait de l'eau.
Son bras est aspiré.
Arthur attrape de justesse l'autre bras et essaye de le tirer.
Pépé se précipite pour l'aider,
mais s'emmèle les pieds, bouscule son petit-fils et swoosh !
Voilà notre trio expédier de l'autre côté.
Une chance qu'il y a eu un matelas pour amortir notre chute.
Euh, c'est pas un matelas.
C'est moi. Vous pourriez vous relever ?
Confus, Pépé et Arthur s'exécutent et l'aident à se relever.
T'as nu d'où on est ?
Aucune.
On aurait pu atterrir dans un endroit plus sympathique.
Il se trouve dans une pièce si haute qu'il ne distingue pas le plafond.
De chaque côté, des murs en pierre,
sur lesquelles brûlent d'immenses torches.
Derrière eux, une lourde porte fermée, sans poignée ni sérieure.
Devant eux, un vieux pont de bois suspendu
se dresse au-dessus d'un gouffre sans fond.
Au bout de ce pont, une porte ouverte.
Euh, je crois qu'il n'y a qu'une seule issue.
Et elle ne me plaît pas trop trop.
Bon, en avant pour l'aventure.
Le trio s'engage sur le pont prudemment.
Seul les grincements des planches de bois
et le crépitement des torches déchirent le silence.
À mi-chemin, Pépé pousse un soupire de soulagement.
Il n'est pas si terrible ce pont.
Un raclement sourd provenant des murs lui répond.
Pépé a l'air d'un poussin perdu.
Arthur et Philbert le tirent à terre.
Juste avant qu'une énorme lame tourbillonnante
leur passe au-dessus de la tête.
Un instant plus tard, elle repasse
et entame d'interminables alertours entre les murs.
Il faut continuer d'avancer, à plat ventre.
Je ne suis pas aussi fringant que vous.
On prendra le temps qu'il faut.
Vous ne les ferez qu'une bouche de soupo.
À moi, que ce soit lui qui me croque.
Impossible ! Il faut que tu inscrives cette histoire dans nos archives.
Le regard vitre de Pépé s'éclaircit, prêt à relever le défi.
La progression reprend lentement, à plat ventre et en silence.
Alors qu'ils arrivent au bout de l'horrible pont,
un autre bruit est retenti, loin au-dessus d'eux.
Ils se lèvent comme un seul homme
et d'un bon se jette sur la terre ferme,
juste avant qu'une énorme lame en 2001
ne s'abattent sur la passerelle pour l'entraîner dans une chute sans fin.
Je ne suis pas sûr de vouloir passer cette porte maintenant.
En même temps, on n'a pas trop le choix.
Si ce n'est pas mon corps, c'est mon cœur qui va finir par lâcher.
Ne t'en fais pas, on va être super prudent.
Ils s'avancent et passent la porte qui se referme brusquement derrière eux.
Formidable ! Et maintenant ?
Ils sont sur un palier, faiblement éclairés par une vieille torche
à moitié couverte de toile d'araignée.
De part et d'autre, un escalier monumental en pierre
visiblement construit pour un ombre ou un géant.
Il faut trouver une porte fermée pour que j'essaye de nous faire rentrer.
On monte ou on descend ?
Tant qu'on ne croise pas le propriétaire, tout me va.
On monte ! On finira bien par arriver à la surface.
Arthur prend la torche et commence l'ascension.
Et ce n'est pas peu dire.
Les marches sont XXL, si bien qu'après dix minutes d'effort,
tout le monde transpire à grosse goutte.
Et soufflé, Pépé s'assoit sur une pierre qui s'enfonce sous son poids.
Oh, oh misère !
Tout se met à trembler.
Quelque part, au-dessus d'eux, quelque chose dévalle l'escalier
dans un vacarme assourdissant.
Le danger redonne une seconde jeunesse à Pépé,
qui s'empresse de dévaler les marches 4 à 4 imitées par les garçons.
L'escalier aboutit sur un immense couloir au fond duquel se trouve une porte géante.
On ne pourra jamais ouvrir celle-là.
Regarde-en-bas, il y a une porte pile de non-taille.
Le trio se ruent dessus et découvrent avec horreur qu'elle est fermée.
Un terrible fracas résonne derrière eux.
Dépêche-toi, Arthur ! Un énorme rocher ne va pas tarder à nous aplatir.
Je sais pas comment faire.
Tu es un d'or, mon garçon. Aucune porte ne nous résiste.
Arthur saisit la poignée et cette fois la porte s'ouvre.
Arthur empoigne Philippe et Pépé et souche !
Voilà notre trio expédier de l'autre côté.
Une histoire peut finir de bien des façons.
Alors voici trois fins différentes pour ouvrir les portes de votre imaginaire.
Voici une première fin possible.
Ils atterrissent cul par-dessus tête dans la bibliothèque de la famille d'or.
Il faudra vraiment travailler les arrivées.
Mon corps n'est que douleur.
Tu n'as rien de cassé ?
Non. J'ai redécouvert des muscles endormis depuis fort longtemps.
Tu te rends compte, Arthur ? Tu as réussi à nous ramener chez toi ?
Ouais, mais si à chaque fois on doit risquer nos vies ?
Je suis sûr que non. Peut-être que cette aventure a débloqué un truc.
Et si tu aurais essayé pour voir ?
Vous êtes sûr ?
Pépé et Philippe errent l'encourage d'un hauchement de tête.
Arthur s'approche de la porte de la bibliothèque, souffle un grand coup,
l'ouvre d'un seul coup.
La même surface miroitante remplie d'encadrements.
Je le savais ! Elle doit nous amener où ? Dans ma chambre ?
Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais rester ici.
Non sans appréhension, Philippe et Arthur plongent dans la porte
pour ressortir directement dans la chambre d'Arthur.
Ils pouvaient désormais se déplacer en un clin d'œil d'une porte
qu'ils connaissaient à une autre, sans aucun danger.
Plutôt pratique, non ?
Voici une seconde fin possible.
Ils arrivent titubant dans la chambre d'Arthur.
Oh ces aventures-là, ce n'est vraiment plus de mon âge.
Plus jamais, je n'utiliserai ce pouvoir.
Tu as réussi à nous ramener chez toi, c'est l'essentiel.
Et on a failli mourir trois fois.
En même temps, on savait pas où on allait la prochaine fois.
Tu penseras à un endroit plus accueillant.
Et si ça ne marche pas ? Si on se retrouve dans un truc encore pire.
On trouvera une solution, jusqu'à ce que tu maîtrises ton pouvoir.
Non, hors de questions qu'on risque encore nos vies.
Les émotions n'est pas de bon conseil, mon garçon.
Peut-être que tu as raison, mais ma décision est prise.
Et depuis ce jour, le pouvoir d'Arthur s'est éteint.
Ce qui ne l'empêchera pas d'être l'un des meilleurs portiers de sa génération.
Voici une troisième fin possible.
Retour à la case départ dans les sous-sols de la famille d'or.
On est en un seul morceau, c'est un miracle.
C'est démon ! On a failli mourir trois fois.
C'est sans compter toute celle où mon cœur a failli lâcher.
Désolé, ne le sois pas. C'est incroyable ce qui t'arrive.
Et comment ?
Une petite rouquille nos sourires malicieux, vêtue d'une tunique bariolée,
apparaît devant eux, un petit boitier à la main.
Ne faites pas cette tête de mère l'enfri.
Je m'appelle Héra et je suis une démicheuse de talent.
Normalement, les gens poussent des waouhs ou des hauts, ou posent des questions.
Bon, alors passons aux explications.
Tu es ce que l'on appelle par chez nous un talent, quelqu'un qui possède un pouvoir unique.
Et moi, j'ai le don de sentir un talent s'activer.
Comment t'appelles-tu ?
Arthur.
Et bien Arthur, je te propose de rejoindre l'Académie de talent.
Un endroit où tu pourras explorer le potentiel de tes pouvoirs,
sans risquer de faire du mal au tient.
Mais c'est géant ça.
C'est comme dans les comics.
Tu vas devenir un super héros.
Arthur n'ira nulle part.
Ah, je pense que c'est à lui de décider.
Préfère-tu vivre avec un pouvoir que tu ne maîtrises pas,
ou te faire aider et utiliser ton talent à bon escient ?
En posant cette question comme ça, vous l'influencez.
Alors, raison.
Que se passera-t-il si mon pouvoir se déclenche par accident ?
Un grand, un grand pouvoir applique...
de grandes obligations.
Responsabilité.
Ah oui, c'est ça. Merci.
Alors, je vous suis.
On pourra te revoir.
Dès qu'il maîtrisera son pouvoir,
il pourra venir vous voir autant de fois qu'il le veut.
C'est l'heure de dire au revoir.
Arthur sert très fort Philibert et Pépé.
Hera lui prend la main, tapote sur son boîtier et...
les voilà qui disparaissent dans un flash lumineux.
Alors, quel est votre fan préféré ?
N'hésitez pas à nous le dire,
en demandant à vos parents de nous envoyer un email,
ou un message sur Facebook ou Instagram.
Voilà les enfants. J'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast,
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux,
ou par mail. Ça nous donne plein de force pour la suite.
N'hésitez pas non plus à parler des petites histoires,
à vos copines, à vos copains,
et pourquoi pas à votre maîtresse ou à votre maître pour occuper les temps calmes.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.