Les petites histoires de Tellming.
Coucou les enfants, le 17 octobre dernier, Mathieu a animé un atelier pour créer la suite des aventures d'Arthur,
l'ouvreur de porte.
Cet atelier a donné naissance à deux histoires totalement différentes.
L'histoire du jour s'intitule La porte antique.
Elle a été écrite avec l'aide de Robin, Liam, Otto, Arthur, Chiara, Cléaufé, Joachim, Lise et Evan.
Un énorme merci à eux.
Si vous n'avez pas écouté le précédent épisode des aventures d'Arthur, voici un petit résumé.
Arthur a découvert qu'il était un ouvreur de porte,
un être capable de créer des portails en ouvrant des portes.
Après avoir vécu une grande aventure avec Pépé et Filibert,
il a découvert une curieuse bonne femme apparaît, Hera.
Elle propose à Arthur de rejoindre l'Académie des Talons pour apprendre à maîtriser son pouvoir.
Il accepte avec joie.
Et après des heureux voirs émouvants, Hera tapote sur un étrange boitier et swish !
Les voilà qui disparaissent dans un flash lumineux.
Que va-t-il leur arriver ?
Vous allez le découvrir tout de suite.
Swish !
Un instant plus tard, Hera et Arthur apparaissent au beau milieu des dunes de terre sèches.
Beige, ochre, brun rose rouge, violets et mauves se succèdent et créent des effets de lumière spectaculaires.
Devant eux, une porte imposante,
cernée de pierres si usées par le temps qu'on se demande comment elle tient encore debout.
À toi de jouer !
Vous voulez que je l'ouvre ?
Tout juste !
Mais pourquoi faire ?
Testez tes aptitudes, Pardi.
Mais je maîtrise pas mon pouvoir.
Je dois savoir ce que tu vaux.
Et si je vaux rien ? Il va m'arriver quoi ?
Tu seras renvoyé chez toi avec un bracelet pour inhiber ton talent.
Alors autant me renvoyer chez moi direct.
Tu veux apprendre à maîtriser ton pouvoir ? Oui ou non ?
Oui.
Alors ouvre donc cette porte et amène-nous à l'Académie.
Arthur fixe la porte.
Il a l'air d'un nain à côté.
Hera croit-elle vraiment qu'il peut l'ouvrir avec ses petits bras
et qu'en plus il va pouvoir les amener à l'Académie des talents
alors qu'il n'y a jamais mis les pieds ?
Ça ne marchera jamais.
Mais face au sourire encourageant de son examinatrice,
Arthur tire mollement la grosse poignée de la porte
qui s'ouvre en raclant brouillamment le sol.
Une fois de plus, sa silhouette se reflète dans l'encadrement.
Ça... Ça a marché ?
Evidemment, tu es un talent.
Sauf que rien ne dit que ce portail va les amener à l'Académie.
C'est parti !
Hera saute dans le portail, ne laissant pas d'autres choix à Arthur
que de passer à travers et swish les vols à expédier de l'autre côté.
Un désert tapissé des ruines d'une cité millénaire les accueille.
Je le savais. C'était impossible que je nous amène à l'Académie.
Et pourquoi ça ?
Mais j'y suis jamais allé.
Je sais même pas quoi elle ressemble, ni où elle est.
Tout juste. Je n'en suis pas sûre,
mais je pense que pour un talent comme le tien, c'est essentiel.
Tu as donc appris quelque chose sur ton pouvoir.
Si tu ne connais pas le lieu, ton portail ne peut pas t'y amener.
Et il m'expédie n'importe où.
Bon, bon, bon.
Comment sortir d'ici ?
Il faut qu'on trouve une porte.
Facile. Il suffit d'ouvrir celle par laquelle nous sommes arrivés.
Derrière eux, quelque chose s'effondre avec fracas.
La porte qu'il venait d'emprunter n'est plus qu'un vieux tas de poussière.
On ne peut pas utiliser votre boîtier téléporteur ?
Non. Observer comment tu te débrouilles face à l'imprévu fait aussi partie de mon évaluation.
N'ayant qu'une porte à l'horizon, juste des ruines ?
Je suis sûr qu'en cherchant bien, on finira par en trouver une.
Qu'a... Qu'a... Qu'avez-vous fait ? Qu'avez-vous fait ? Malheureux !
Un vieil homme, maigre comme un clou, grand et beau-su, déboule.
Avec ses cheveux crasseux, sa longue barbe en piteux états et sa tunique en lambeau, il a l'air d'un vieux fou.
Cette porte était un véritable pichou.
Un véritable plaisir pour qui conque posait les yeux dessus.
Désolé, je savais pas qu'on apparaîtrait par une porte aussi fragile.
Oh ! Et oh ! Est-ce que c'est accepté ? Nos artisans la remettront vite en état.
Ah, j'imagine qu'ils ont fort à faire.
Oh ! Et comment ils veillent à ce que notre belle cité ne perde rien de sa superbe ?
Il doit faire une sacrée pose, alors.
Soyez les bienvenus à Bisco.
Moi et Mathieu vont chez Pauquois, un blue guide. Je suis à votre service.
Ça tombe bien. Nous cherchons…
Non, dites pas plus.
Si vous cherchez quelque chose, ce dont vous avez besoin, c'est une carte.
En fait, on a juste besoin de trouver une porte que je puisse ouvrir.
Une porte à ouvrir ?
Bisco en compte d'État et cette carte vous permettra de trouver celle dont vous avez besoin.
Elle se trouve à la Grande Bibliothèque. Suivez-moi.
Ne voyant pas de meilleure option, Arthur et Rha lui emboîte le pas.
Mais à la première intersection, Mathieu s'arrête.
Oh, cette ville est un vrai dédale et depuis quelques temps, c'était drange, mais j'ai la mémoire qui flanche un petit peu.
Tu parles d'un guide ?
Oh d'accord, c'est pas grave. On finira bien par trouver une porte si l'on marche au hasard.
Non, non, non. Surtout pas, vous risqueriez de vous perdre pour toujours et jamais.
Ma mémoire flanche, mais elle finit par revenir.
Refléchis, Mathieu, réfléchis.
Ah, je me souviens, c'est par ici.
Le trio s'enfonce dans les méandres de la ville ravagés par le temps.
Mathieu avance lentement et ne peut pas s'empêcher de marmonner la direction à prendre,
comme si puisé dans ses souvenirs lui demandait un effort incommensurable.
Nous sommes presque arrivés.
droite, gauche, deuxième à droite, puis tout de suite à gauche et au bout de la rue, la Bibliothèque apparaîtra.
Oui, oui, c'est ça.
Alors que Mathieu poursuit sa route à la vitesse d'une tortue,
Arthur s'arrête devant l'imposante statue d'un fier guerrier rongé par le temps.
Wow, c'était quelqu'un de connu ?
Peut-être que notre guide s'en souvient.
Pas de réponse. Et pour cause.
Mais il était juste là. On a à peine tourné la tête et il a disparu.
Mathieu ? Mathieu, revenez.
Je ne vois pas de trace qui indiquerait où il est parti.
Il nous a tendu un piège pour que l'on se perde. Il n'avait pas l'air méchant pourtant.
Ne tirons pas de conclusion active. Tantons de retrouver notre chemin.
Il disait qu'on était plus très loin. Qu'est-ce qu'il marmonnait déjà ?
Arthur ferme ses yeux, si fort que son front ressemble à une mer démonter.
Après un intense remu ménage, le chemin lui revient clairement
et ils arrivent sans mal au pied de la fameuse Bibliothèque.
Une tour fantastiquement grande dont le sommet s'est effondré depuis longtemps.
Le reste écriblait de tellement de trous que c'est un miracle qu'il tienne encore debout.
Hera et Arthur pénètrent à l'intérieur.
Aucune trace de livres ou d'étagères, juste des amas de Grava.
Poser au milieu des pierres, un coffre piqué par la rouille fermé à l'aide d'un gros cadena.
Un raclement sourd les surprend.
Ont-ils déclenché un piège ?
Non. C'est l'un des murs qui prend la forme d'une tête géante.
Sidéré et Hera et Arthur n'osent pas bouger.
L'énorme bouche se met à remuer en lâchant détonant grincement.
Mon premier est le père du fan.
Mon second traverse les villes et les villages.
Mon troisième pousse dans une risier.
Mon tout est un lieu où vous trouverez de quoi ouvrir le coffre que je garde à deux pâtissiers.
Un clonk ! sonore résonne.
La mâchoire de la tête de géant s'affaisse.
Pûr et concombre !
Mathieu !
Samanda Thoulère !
Plus un bruit.
Arthur s'approche de l'énorme tête.
Elle ne s'y bat.
Il la contourne et découvre une drôle de caute en pierre.
Plus étonnant encore, l'intérieur, occupé par un impressionnant système de poulies et de leviers rouillés,
Hera le rejoint.
Oh Mazette ! Il n'a pas les inés sur l'installation.
Mais pourquoi se donner autant de mal ?
Je sais pas.
Et pour le coffre, qu'est-ce qu'on fait ?
Il faut résoudre la charade.
D'accord.
Qu'est-ce qu'il disait ?
Mon premier est le père du fant.
Un cerf.
Mon deuxième traverse les villes et les villages.
Une rue.
Mon troisième pousse dans une risière.
Du riz.
Cer, rue, riz.
Ah cer, rue, riz !
Logique. Il a dit qu'elle était un deux pas d'ici.
En effet, ils n'ont pas à chercher bien loin.
Juste à côté, ils découvrent un vieil état lampier surmonté de l'inscription.
Cer, rue, riz. Presque effacé.
Derrière l'étal, se tient une sorte de robot assemblé à la va-vite qui s'anime.
Bonjour, cher voyageur. Je m'appelle Robozo.
Mathieu.
Qui le crue ?
Mathieu est mon maître. C'est lui qui m'a conçu.
Je crois qu'on doit jouer le jeu.
Une tête géante en pierre nous a dit que vous aviez ce qu'il faut
pour ouvrir le coffre de la Grande Bibliothèque.
C'est le cas. Tenez.
Le drôle de Robo leur tend une grosse clérouillée.
Arthur et Hera retournent au coffre et clac, ils s'ouvrent.
Comme prévu, une carte soigneusement enroulée repose à l'intérieur.
Bravo, bravo, bravo ! Vous savez, réussi le premier défi.
Et la suite promet d'être encore plus palpitante.
C'est vraiment top. Pas vrai, Hera ?
Ah oui. Je dirais même fabuleux.
Sauf qu'on n'a pas trop le temps de jouer, monsieur Mathieu.
Pas trop le temps ? Mais personne n'a jamais abandonné
après sa face ouvre le coffre.
Tout le monde rêve de profiter de toutes les merveilles que Bisco a à offrir.
Tout ce qu'on cherche, c'est une porte que je puisse ouvrir
pour rentrer chez nous.
Cette carte va vraiment nous aider à en trouver une au milieu des ruines.
Mathieu jette un regard vide autour de lui et sursaut, comme s'il se réveillait.
Par le grand crappage d'heure, depuis quand la vie l'est-elle dans cet état ?
Le corps de Mathieu devient translucide, comme celui d'un fantôme.
Je... je me souviens.
Là, la sécheresse, l'exode et moi, qui restent là,
persuadés qu'un lendemain meilleur arriverait.
On peut dire que vous vous êtes sacrément accrochés à votre rêve.
Mathieu s'efface un peu plus.
Autour d'eux, les bâtiments sont pris de secousse et se disloquent.
Mathieu, vous devez nous aider.
Il doit bien y avoir encore une porte dans cette ville qui tient debout.
Le passé et le présent, sans mail. Je ne sais pas.
Enfin, vous êtes l'âme de cette cité. Vous devez forcément savoir où il y a une fiche porte. Concentrez-vous.
Mathieu ferme les yeux.
Pendant un instant, il se fait moins transparent. Les secousses cessent avant de reprendre de plus belle.
La retonde, au cœur de la cité. C'est le bâtiment le mieux préservé. Je vais vous y amener.
Une course folle s'engage.
Furieux d'avoir été retenu par l'âme du vieux guide, le temps s'en donne à cœur joie et dévore tout ce qui aurait dû disparaître depuis fort longtemps.
De justesse, notre trio échappe à un mur qui manque de les aplatir, à une faille qui fend le sol pour les engloutir et même à des tornades de sable.
Mais le plus compliqué pour Hera et Arthur, c'est de suivre Mathieu qui disparaît à de nombreuses reprises.
Le guide pourrait apparaître plus loin comme s'il avait du mal à rester parmi les vivants.
Tout à coup, le guide s'arrête et pointe un bâtiment au bout du nav nu.
Là, au bout de la rue, c'est la retonde. Aidez-vous.
On ne peut pas vous laisser ici.
Vous m'avez libérée de mon passé tout comme cette ville. Nous n'avons plus rien à faire ici.
Je vais rassembler ce qui me reste de force pour ralentir la course du temps et vous permettre de rentrer chez vous.
Aidez-vous. Je ne tiendrai pas longtemps.
Hera et Arthur piquent le sprint de leur vie. Planté au milieu d'une grande place, le bâtiment est miraculeusement intact.
Arthur se jette sur la première porte qu'il voit. Il se retourne pour celui Mathieu, mais le guide s'évanouit.
Libre de toute entrave, le temps s'empresse d'engloutir les derniers vestiges de la ville.
Ah, mènes-nous loin d'ici ! Arthur saisira par la manche, ouvre la porte et swish !
Les voilà expédier de l'autre côté, droit dans le hall d'entrée de la maison d'Arthur.
Une chance qu'il y ait eu un matelas pour amortir notre chute.
C'est pas un matelas, c'est moi. Il va falloir travailler tes arrivées, Arthur.
Désolée. Déjà de retour, il y a eu un souci.
Alors qu'Hera aide Phidiber à se relever, Arthur leur explique tout.
A la fin de son récit, ses yeux s'embuent.
Eh ben alors, qu'est-ce qui t'arrive ?
Si je ne nous avais pas explédé n'importe où, Mathieu n'aurait pas disparu.
Et il porterait encore et toujours son passé comme un boulet.
Il t'a même dit que tu l'avais libéré, lui et la ville.
En tout cas, cette histoire m'aura permis d'avoir tout ce qu'il faut pour mon évaluation.
Arthur, si tu le souhaites toujours, je peux t'amener à l'académie.
Une fois de plus, Arthur sert très fort Phidiber et Pépé.
Puis, Hera lui prend la main, tapote sur son boîtier et swish !
Les voilà qui disparaissent dans un flash lumineux.
Encore merci à Robin, Liam, Otto, Arthur, Kiarra, Cléo Fé, Joachim, Lise et Evan d'avoir aidé à l'écriture de cette histoire.
J'espère que l'histoire vous a plu.
Si vous aimez des petites histoires, n'hésitez pas à en parler autour de vous.
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Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.