Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Cette histoire vous est offerte par Epopia.
Le jeu par courrier, dont les enfants sont les héros.
On vous en dit plus à la fin de l'épisode.
Bonne écoute !
Les envies de Noël
Nao, Myrtille et Barnaby vivaient dans un immeuble pareil à 100 000 autres, à une
exception près.
Ces couloirs étaient parcourus de portes magiques qui s'ouvraient sur d'autres mondes, des
mondes qu'ils étaient sur le point de découvrir.
Nos trois amis s'étaient donnés rendez-vous chez Nao pour le goûter.
Alors que Myrtille était en train de lire les dernières nouvelles de la Gazette Magy
Max, Nao était penché sur son bureau la langue tirée pour mieux s'appliquer à écrire.
Soudain, il lâche à son stylo et se redresse à en levant les bras au ciel.
J'en ai râle crayon de cette lettre ! Je n'arrive pas à la finir ! Tu parles de
ta lettre au père Noël ?
Oui, ça fait des jours que je suis dessus ! À chaque fois que je la termine, je la
relie et j'ai toujours l'impression d'oublier un truc ! Alors je le rajoute !
Barnaby entra dans le salon avec un plateau chargé de cookies moelleux, un chocolat chaud
délicieux pour Nao, un lait de poule merveilleux pour Myrtille et un thé de Noël exquis
rien que pour lui.
C'est le moment de faire une pause, ça permet d'y voir plus clair.
Mais il faut que je l'envoie ! Déjà qu'elle fait 10 pages, si je t'arretre trop, le père
Noël n'aura jamais le temps de préparer tous mes cadeaux ! On ne reçoit jamais tout
ce qu'on met sur une liste ? Mais on ne peut pas mettre tout ce qu'on veut dans
une lettre au père Noël ? Si, mais c'est impossible que tu reçoives tout. C'est pour
devenir la plus grande des sorcières, des grimoires, des ustensiles et des quittes de
potions, des ingrédients super rares comme des poils de licorne ou la bave de troll.
Et puis je demande toujours une baguette, même si je sais que je ne l'aurai pas parce
que, même si je suis 13 en avance sur mon âge, je ne suis pas assez grande pour en
avoir une. Mais on ne sait jamais !
À quoi ça sert de la mettre si tu sais que tu ne vas pas la recevoir ?
Imagine que j'ouvre un paquet et que je la trouve. Ce sera le plus beau jour de ma vie.
Et tu n'es jamais déçu de ne pas la voir ? Jamais, parce que chaque cadeau est une surprise.
Eh ben, même comme moi aussi, j'adore les surprises. Alors, je fais une lettre toute
simple où que je dis que ce que j'aime, la danse, les robots et les bédés, et je
laisse le père Noël choisir quoi qu'il veut.
Et avec ça, tu n'es jamais déçu ? Jamais.
Ouais ben moi, j'ai envie de tout avoir. Je n'ai pas envie d'être déçu parce que
je n'aurais pas reçu le bon cadeau. J'ai te propose d'aller à Cadeauville, et il n'y
a pas meilleur endroit pour être inspiré.
Ni une, ni deux, nos trois amis s'en mitoufflèrent sous une couche de vêtements bien chaud,
avant de filer vers la porte qui les mène à Cadeauville.
Cadeauville est une bien jolie bourgade nichée au cœur d'un écrin de fier sapins enneigés.
Avec leur décoration en chantresse, ses rues brillaient de mille feux.
Chaque chômière était divisée en deux.
À l'étage se trouvaient les appartements d'où s'échappaient d'alléchantes odeurs
de pain d'épices, orées de chaussées, des ateliers aux vitrines féériques qui propulsaient
dans des mondes merveilleux qui conquent les regardets.
Résultat, les enfants tournaient comme des toupis.
Myrtille voulait pousser la porte d'une boutique.
Mais… La porte est fermée ?
Seule là aussi ?
Fouette sorcière ! C'est louche ! Très louche même !
Personne ne prend de repos à cette époque de l'année.
Peut-être qu'ils sont partis faire une course ?
Tous ensemble ? J'en doute.
Et puis ils auraient mis un panneau ?
Chut ! Ecoutez, vous entendez ?
Le mur-mur d'une foule s'opoudrait d'éclats de voix leur parvin.
Intrigués, nos trois amis s'en approchèrent.
Ils débouchèrent sur une grand place bondée de lutins qui écoutaient attentivement le discours de deux hommes debout sur une estrade.
Chacun abritait derrière un pupitre comme s'il participait à un débat.
Celui de droite était un jeune lutin athlétique avec une oreille sur le côté, un sourire étincellant et un costume blanc parfaitement ajusté.
Celui de gauche était un vieux monsieur jouflu avec une barbe plus blanche qu'une cascade de flocons.
Il portait une salopette rouge et blanche et un pull XXL sur lequel était tricoté une grosse tête de reine.
Le lutin prit la parole.
« Tomerade, lutine et lutin ! Je vous le demande ! La mission de Cadeauville n'est-elle pas d'offrir des sourires aux enfants ? »
Toute la foule echa la tête en signe d'approbation. Certain applaudir et sifflèrent joyeusement.
« Alors il était pour vous d'évoluer, d'embrasser le progrès afin de répondre sans faille à toutes les envies de Cadeau ! »
Si Cadeauville faisait cela, d'Ardoufet, on enlèverait l'un des ingrédients qui fait la magie de Noël, la surprise.
Quel plaisir auront les enfants en ouvrant des paquets dont ils connaissent déjà le contenu.
« Le plaisir de la découverte sera remplacé par celui d'avoir été écouté. Fini la frustration de devoir faire des choix ! »
Mais j'ai tout l'intérêt d'une liste de Noël, faire le tri dans ses envies pour ne garder que ce qui nous fait vraiment plaisir et ce dont on a vraiment besoin.
« Vous ne sortez qu'une fois là, M. le maire, mais j'ai parcouru le monde, rencontré des tas d'enfants et je peux vous le dire. La liste par Noël est une épreuve, parfois une torture, sans compter que rien ne garantit aux enfants qu'ils recevront le bon Cadeau ! »
Ils sont toujours croisés avec les anciennes demandes pour trouver quel Cadeau dans la liste fera le plus plaisir à l'enfant. Et au moindre doute, nous allons enquêter sur le terrain.
« Veux-vous rendre compte du poids qui pèse sur ces pauvres lutins ? S'ils se trompent dans leur analyse, c'est un enfant qui sera malheureux et je ne parle pas des risques que prennent ceux qui vont enquêter dans le vaste monde qui aînent, nous le savons tous, remplis de dangers ? »
« Apporter le bonheur ne se fait pas sans risque. »
« Peut-être ? Mais si Cadeauville commençait à offrir aux enfants tout ce qu'il demande, le monde s'emporterait mieux ! »
« Tant que je serai maire, Cadeauville protégera la tradition de la liste de Noël ! »
« Alors il est peut-être temps de laisser votre place. De nombreux lutins ont déjà rejoint ma cause. Avec moi, fini les tracas, les saucissies. En suivant ma vision révolutionnaire, le monde ne sera que bonheur ! »
« Vous n'avez rien écouté, foi de sorcière ! Comme il a dit le maire, les cadeaux ne serviraient plus à rien ! Mais grâce à lui, tu aurais enfin ta baguette ! »
« Ça gâcherait tout ! Je préfère avoir la surprise ! »
« Alors, c'est que tu n'en as pas vraiment envie ! »
« On ayant pas tout, tout de suite, on profite mieux de ce qu'on a ! »
« Comment tu peux le savoir ? T'as juste cinq idées de cadeaux chaque année ! »
« Non, d'un chaudron ! Tu te prends pour qui, Naot ? »
Myrtille avait parlé un peu fort.
Tous les regards se braquèrent vers les enfants. Les lutins avaient des têtes de chouette auries. Le maire ouvra et ferme à la bouche comme un vieux maire lut.
Son adversaire sauta sur l'occasion.
« Des enfants ? Ici ? En ce grand jour de débats ! Comme nous, ils semblent se diviser, à moins que je me trompe ! »
« Vous avez raison ! » répondit Naot.
« Il croit que votre idée est nulle, alors que moi, je la trouve trop bien ! »
« Parfait ! Lutine, lutin et vous, monsieur le maire, je vais vous prouver que mon idée est la meilleure ! »
« Donnez à un enfant tous les cadeaux qu'il veut pour Noël et il sera comblé à jamais ! Vous serez alors que Cadeauville doit s'ouvrir au progrès ! »
« Mais le progrès, ce n'est pas ça ! »
« Oui, je suis d'accord avec vous ! » dit Myrtille.
« Moi, je n'ai pas du tout envie de recevoir tous les cadeaux dont je rêve à Noël ! »
« Ouais, moi non plus ! En plus, j'adore les surprises ! »
« Je suis sûr qu'en voyant votre ami rayonner de joie, vous n'aurez qu'une envie, être comme lui ! »
« Aucun enfant ne peut résister à une pluie de cadeaux ! »
La foule se dispersa. Barnabé et Myrtille restèrent avec le maire.
Naaou, lui, suivit Dardoufet, qui l'entraîna à travers les ruelles de Cadeauville,
bercés par le bruit des ateliers qui avaient tous repris leur activité.
Naaou se sentait sur un petit nuage. Dans quelques minutes à peine,
il allait recevoir tous les cadeaux qui figuraient sur sa liste de dix pages,
des jours d'une intense réflexion d'huments récompensés.
Naaou et Dardoufet, arrivèrent au bord de la ville, là où une partie de la forêt de magnifiques sapins
avait été arrachée pour laisser place à un bâtiment si grand
qu'il faisait passer tous les ateliers de Cadeauville pour des maisons de poupées.
Au-dessus de l'imposante porte, un panneau annonçait fièrement, en néon rouge et jaune, chez Dardoufet.
Bienvenue au Paradis Naaou.
Il pénétraire dans Naaou le gigantesque et glacé, parcouru de rangées d'étagères si hautes
qu'il fallait se tordre le coup pour voir exactement jusqu'où elle montait.
On y stoquait toutes les pièces et les matières premières nécessaires
à la fabrication de tous les jouets possibles et imaginables.
Des centaines de lutins s'activaient en s'efflautant et chanteau n'engaiement.
Dardoufet emprunta des dizaines d'allées jusqu'à tomber devant une porte tout en métal, comme celle d'un coffrefort.
Il s'éclaircit la voie et prit un air très sérieux.
Beu de gens ont pu passer cette porte.
Tu seras le premier à pouvoir profiter de ma grande avançon,
mais avant de pouvoir t'offrir tous les cadeaux que tu as écrits sur ta liste, nous allons passer un pacte.
Qu'est-ce que c'est ? Une minuscule condition de rien du tout.
Si tu es convaincu par ma façon de faire, tu devras plaider en ma faveur sur la grand place de cadeaux villes.
Et si je ne suis pas convaincu, tu seras libre de partir,
mais tu devras me rendre tous les cadeaux.
Mon petit doigt me dit que ça n'arrivera pas, crois-moi.
Ça me semble tout à fait honnête ? C'est d'accord.
Dardoufet en dit sa main vers Nao, qui voulu la lui serrer, mais le lutin se ravisa.
Attention ! Un pacte est un pacte. On ne peut revenir dessus.
Si tu le ronds, attention à la punition.
Pourquoi j'aurais envie de le roupre ? Vous êtes curieux quand même.
Bon, on atteste cette fabuleuse avançon ?
Dardoufet sortit une petite clé en or de la poche de son veston.
Il la ficha dans une serrure et la tourna.
Un fracas de métal fit trembler le sol, puis la porte s'ouvrit,
projetant un petit nuage de poussière qui fit éternuer Nao.
L'intérieur du coffre était une pièce aussi vaste qu'une piscine vide.
Au milieu, une sorte de machine avec des tas de loupiottes
était éclairée par une multitude de projecteurs comme un trésor.
Wow ! Qu'est-ce que c'est ? La boîte a envie !
On j'hésite un liste au Père Noël et laisse faire la magie.
Nao s'approcha de la machine.
Elle aspira les dix feuilles de la liste de Nao comme des spaghettis.
Elle gronda furieusement, clignota follement et s'éteignit
avant de se rallumer dans un tint amare de tous les diables
qui oblige à Nao à se boucher les oreilles.
Dardoufet lui avait mis un casque en tibruit.
D'un coup, des dizaines de tuyaux surgirent des murs et du plafond
et puis plus rien. Le silence revint.
Et maintenant ?
Un tour rend de paquets d'efferlas sur la pièce.
Paniquée, Nao cherche à de l'aide auprès de Dardoufet, mais celui-ci avait disparu.
Il essaya tant bien que mal de ne pas se faire submerger,
mais le déluge de cadeau était sans fin.
Épuisé, il baissa les bras et fut englouti.
Soudain, il sentit quelque chose la gripper par le slip.
Il s'agit adent tous les sens pour échapper à la chose qu'il attrapait,
puis se sentit remonté vers la surface.
Ce n'était pas un monstre, mais une pince,
comme celle des machines de fête foraine qu'il avait extirpée.
Elle le lâchât comme une vieille peluche sur un balcon de métal qui bordait la mer de cadeau.
Dardoufet et Danao à se relever. Le lutin rayonnait de fierté.
Tu te rends compte, Nao ? Tous ces cadeaux sont à toi ?
Je vais passer une éternité à les ouvrir.
Peut-être, mais ils sont à toi. Rien qu'à toi.
Tu peux en faire ce que tu veux. N'est-ce pas merveilleux ?
Si, mais... Alors c'est parfait.
Après tant d'émotions, tu dois être épuisé.
Je t'ai préparé une chambre type top luxe réservée à nos invités de marque.
Je vais t'y emmener.
Ensuite, mes charmants lutins vont t'y apporter tes cadeaux
pour que tu puisses en profiter sur le champ.
Trop bien ! Vous croyez que Myrtille et Barnabé pourraient venir ?
J'aimerais bien leur montrer tout ce que vous m'avez offert.
Profite de tes cadeaux ce soir. Et demain, tu leur montreras.
Nous montrerons à tout le monde que j'avais raison.
Tu peux prendre un cadeau tout de suite avec toi si tu veux.
Tu as pris le plus gros paquet à porter demain
avant de suivre le lutin à travers un labyrinthe d'ascenseurs
dont le dernier la mena directement dans la plus grande chambre que Nao n'a jamais vu.
Une grande bêvitrée donnée sur Cadoville.
Vue de si haut, elle ressemblait à une nuée de Luciole.
Dardoufet laissa Nao seul à son émerveillement.
Le garçon ouvrit son premier cadeau.
Le vaisseau de Star Flows, le héros intergalactique.
Mais alors qu'il s'imaginaient une grande aventure, on toqua à la porte.
Sans attendre une réponse, une armée de lutins à la queue le leut
vient déposer des dizaines et des dizaines de paquets.
Tout excité, Nao en déballa un, puis deux, puis trois.
Puis douze, il était épaté.
À chaque fois, c'était bien un des jouets qu'il avait demandé.
Mais au vingtième paquet, il commença à fatiguer.
Son regard se posa sur la montagne de paquets qui lui restaient à ouvrir.
Avez-ils bien fait d'en accepter autant tout de suite ?
Là, il demande à au lutin d'arrêter de lui apporter des cadeaux.
Nao se retrouve à seul, entouré de ses cadeaux.
Plutôt que d'ouvrir ceux qui lui restaient, il préféra jouer avec ceux qu'il avait déjà sous la main.
Il s'amusait comme un fou, jusqu'au moment où un petit plop retentisse.
Une trappe apparue sur le plafond, juste au-dessus de lui, elle s'ouvrit
et patatra. Myrtille et Barnabé lui tombèrent dessus.
Non, mais, Francement Myrtille, ton sort n'est pas au point.
Bien sûr que si, gros Béta, je suis une grande sorcière, je te signale.
Ce doit être ce bâtiment qui détracte tout.
Vous pourriez vous lever ? Vous m'écraser, je vous signale.
Myrtille et Barnabé se relevert et aider Nao.
Désolé, c'est Myrtille et sa magie. Tu sais ce que c'est.
Ma magie est parfaite, je te remercie.
Je crois que vous me devez des excuses. Regardez tous ces cadeaux. C'est géant, non ?
Moins.
Ne fais pas ton vieux rochon, Barnabé.
On voulait venir te voir. Mais les portes du bâtiment de Dardoufet étaient fermées,
et juste avant de tourner les talons, on a entendu des pleurs près du local à Poubel.
Et alors ? C'est à cause de ta liste.
Ouais, c'était des lutins qui pleurent nichez.
Ils disaient que ta liste était une cabas-proph... catastroph...
Enfin, bref, ils ont parlé de gros soucis pour cadeaux-villes et tout.
Ce qu'essaie de dire Barnabé, c'est que même s'il est lutin, adorait l'idée de Dardoufet,
on crée un autant de cadeaux aussi rapidement pour une seule personne.
Ça a été comme un avant-gout de l'enfer.
De l'enfer, carrément. Tu ne trouves pas que t'exagères ?
Quelqu'un toqua à nouveau à la porte.
Ahem, attendez une seconde, je suis en train de m'habiller.
Des guerres pissées. Je ne veux pas perdre tous mes cadeaux.
Des guerres pissées ?
Cette liste t'a vraiment changé, Naaou.
Laisse-le. Monsieux préfère ses cadeaux.
Myrtille agita son pinceau.
Pour que personne ne m'attrape, abracadattrape.
Une trappe se dessina sur le sol et s'ouvrit.
Barnabé s'oubira.
Les deux amis s'autèrent dans le creux de la trappe qui se referment derrière eux avant de disparaître.
Une fraction de seconde plus tard, la porte de la luxueuse chambre de Naaou s'ouvrit.
Derdoufet fixait les cadeaux écrasés par la chute de Myrtille et Barnabé qui entouraient Naaou. L'air effrayé.
Que s'il passe, tes cadeaux tombent des plus ?
Pas du tout, bien au contraire. Mais voir tous ces paquets, ça m'a donné envie de plonger dedans. Je suis désolé.
Vous êtes fâchés ?
Mais non, pas du tout. C'est merveilleux. Je vais te faire amener de nouveaux paquets.
Mais ne veille pas trop tard, car demain est un grand jour.
Naaou n'eut pas le temps de répondre. Derdoufet s'éclipse ça.
Pas besoin de plus de cadeaux. Il lui en restait encore des dizaines à ouvrir,
sans compter qu'il n'avait même pas eu le temps de profiter de ceux qu'il avait déballés, aussi décidâtiles de jouer.
Il commençait à peine une aventure du capitaine Star Flows au pays des Dinous, qu'on toqua de nouveau à la porte.
Une fois de plus, sans attendre sa réponse, une cohorte de lutins rentra à les bras chargés de cadeaux.
Bientôt, on ne pouvait plus circuler sans marcher sur un paquet.
Naaou souffla devant tout le déballage qu'il attendait.
Et là, il croisa le regard des lutins livreurs.
Un regard triste et gris, bien caché derrière un sourire forcé.
La question sortit toute seule.
Il y a quelque chose qui ne va pas ?
Maintenant, si vous le voulez bien, nous devons aller nous reposer, car demain est un grand jour.
Ça sonnait encore plus faux que Myrtille poussant la chansonnette.
Naaou fit du mieux qu'il pu pour ne rien laisser paraître, mais au fond de lui, il commençait sérieusement à paniquer.
Et si Myrtille et Barnabé avaient raison,
et si satisfaire toutes ses envies de cadeaux avait rendu les lutins malheureux,
c'était impensable, impossible.
Il devait tirer tout cela au clair.
Il attendit que les lutins soient sortis pour les suivre à bonne distance à travers des maîtres et des maîtres de couloirs,
et des volets et des volets d'escalier pour finalement s'approcher à pas de loup de la porte du grand dortoir des lutins.
Les pauvres avaient l'air épuisés.
Celui qui avait répondu à Naaou quelques instants plus tôt, s'assit sur le bord de son lit, écraca.
Ce n'est pas ce que je voulais.
J'ai bien vu qu'il avait l'air ébatté quand il a vu tous ses cadeaux, mais il n'en a même pas ouvert vain.
Et quand on lui en a apporté de nouveau, son sourire s'était déjà envolé.
Il n'a même pas souri, il n'a même pas dit merci.
Je suis sûr qu'il ne va jouer essentiellement qu'avec deux d'entre eux.
On aurait mieux fait de rester avec le merveille et ne jamais écouter ce d'air doufet.
Mais avec le contrat qu'on a signé avec lui, pas moyen de s'en aller, sinon on sera puni.
Et Messir a conclu aussi un pacte avec lui.
Alors, cadeau ville est perdu et s'en est finie des surprises à Noël.
La porte du dortoir se referma.
Naaou resta un long moment dans le couloir plongé dans l'obscurité.
Qu'avait-il fait ?
Naaou tournit Cota dans son lit toute la nuit sans pouvoir fermer l'œil.
Il ne savait pas quoi faire.
Impossible de dire qu'il n'était pas content d'avoir reçu autant de cadeaux.
Mais en même temps, c'était trop.
Et puis si c'était vraiment au détriment des autres, ça ne valait pas le coup.
Mais il y avait ce pacte.
Il ne pouvait pas le rompre sous peine d'avoir une sacrée punition.
Alors, quand au petit matin on frappa à sa porte, Noa accrocha son plus beau faux sourire à son visage.
Au moins, ça avait l'air de soulager un peu les lutins qu'il croisait.
Une fois dehors, Naaou eut le souffle coupé.
Dardoufet avait mis les petits plats dans les grands.
Un char digne des plus grands carnavals l'attendait, couvert d'une montagne de paquets cadeaux au sommet de laquelle on avait posé deux trônes.
Dardoufet, qui était assis sur le plus grand et le plus somptueux, lui fit signer de le rejoindre.
Naaou dégloutit et grimpa.
Lorsqu'il fut assis, le cortège démara sous les vivas des lutins.
L'entrée sur la grand place fut triomphale comme si l'équipe de Dardoufet avait gagné la Coupe du monde des jouets.
Seul un petit groupe faisait Grismine, le maire, Barnabé et Myrtille, entouré de quelques lutins à la mine renfrognée.
Dardoufet se leva, les vivas redoubler. Il profita du moment et fit signer à la foule de ce terre.
Lutine, lutin et monsieur le maire, Cadeauville va pouvoir s'ouvrir au progrès.
Le test que nous avons fait avec Naaou a été un succès retentissant.
Et qui, mieux que Naaou lui-même, pour vous parler de l'expérience mirifiquement génialissime qu'il a vécu ?
Naaou se leva à son tour. Il avait l'impression d'étouffé et se sentait rougir.
Il regarda ses pieds, se tortilla les doigts, puis osa prendre la parole.
C'est vrai, j'ai été épaté par la magie de la machine de Monsieur Dardoufet.
J'avais dit page d'envie de Cadeau et j'ai tout reçu. Enfin, je crois parce que je n'ai pas eu le temps de tout ouvrir.
Barnabé et Myrtille regardèrent Naaou tristement.
Son cœur se sert à. Il dû retenir une larme.
Il regarda les lutins qui travaillaient pour Dardoufet. Ils étaient tous suspendus à ses lèvres.
Ils devaient faire un choix. Garder ses cadeaux et être punis ? Il ne pouvait pas.
Et c'est là qu'unit des germains. Ils devaient tenter le tout pour le tout, quitte à être punis à vie.
Mais avoir tous les cadeaux qu'on espère ?
Eh ben finalement, je trouve que ça lasse. J'ai compris pourquoi des copains disaient que ça ne servait à rien.
Petit menteur, je t'ai vu. Tu étais tout excité en ouvrant tes cadeaux.
Au début, oui. Mais après, j'ai vu la mine triste des lutins quand ils ont vu qu'au vingtième paquet, je m'amusais moins.
C'est normal. Ils ont travaillé durs pour te satisfaire.
Durs ? Vous rigolez ? Ils étaient épuisés et dévastés.
Oui. Vous leur aviez promis que si un enfant recevait tous les cadeaux qu'il demandait à Noël, il serait heureux. Et ben c'est faux.
Tu n'es qu'un petit égoïste.
Non. J'ai réfléchi, c'est tout.
Imaginez ce que ça donnerait si vous deviez créer tous les cadeaux de toutes les listes du monde. Ce serait l'enfer pour les lutins.
Les cadeaux de Noël n'offrirait plus de surprise et la fête perdrait toute sa magie.
Tais-toi ! Tais-toi ! Tais-toi !
Non. Laissez-moi terminer. S'il vous plaît.
Mesdames et messieurs les lutins, continuez à faire comme avant. Sélectionnez soigneusement les cadeaux qui feront le plus plaisir aux enfants.
Parce qu'un Noël sans surprise, ce serait vraiment nul. Pas vrai, les copains ?
Vous avez mis un petit peu de souci, mais vous avez mis un petit peu de souci.
Vous avez mis un petit peu de souci, mais vous avez mis un petit peu de souci.
Vous avez mis un petit peu de souci, mais vous avez mis un petit peu de souci.
Le visage de Dardoufet se fendit d'un sourire diabolique.
Une fumée noire l'enveloppe pas, révélant un vieux nabo fripé et sec comme un bout de bois.
J'étais à Sainte Gaché-Noël. Les enfants sont au Dieu. Ils ne méritent pas d'être émerveillés.
Dardoufet, au plus tôt, le père fouettard voulait attraper Néo par le col.
Mais une trappe apparue entre eux deux, faisant surgir Myrti et Barnabé.
N'importe quoi, vous, Néo a été honnête, fouette sorcière.
Ouais, même qu'il a dit la vérité, il a dit que la faute de Néo,
Votre invention n'est lui à pas plus. Il ne devait être de votre côté que pour vous que si ça lui plaisait.
Du coup, il a le droit de garder tous ces cadeaux.
Je crois bien que je vais le changer un crapeau.
Mon digarnement, ne me force pas à te chasser, fouettard. Disparé.
Sur la grand place, les huées et les sifflets piquèrent le père fouettard.
Une expression de dégoût décomposa son visage. Il crache à par terre.
Un tourbillon de fumée noire l'entoura. Et dans un rire glacial, il se dispersa au quattrevent.
Une cloche de silence recouvrit tout avant d'exploser sous les hurlements de joie des lutins.
Je suis désolé, les amis.
Excuse, acceptez, inspectez.
On accepte tes excuses.
Tu vas faire quoi de tout ça ?
Les laisser ici pour que Cadoville les offre à des enfants qui en voudront vraiment.
Moi, je vais réfléchir à ma liste, même si je pense avoir enfin une petite idée.
Ah bon ? On a vécu une sécréaventure quand même, et j'ai très envie de la raconter.
Alors, je crois que rien ne pourra me faire plus plaisir qu'un joli carnet, un stylo et une palette de crayons de couleur.
Oh oh oh, c'est noté, mon garçon.
Merci encore d'avoir sauvé la magie de Noël.
Grâce à vous, nous allons pouvoir fabriquer et livrer les cadeaux qui vous rendent une nouvelle fois heureux, tous ceux qui les ouvriront cette année.
Heureux d'avoir aidé tous les habitants de Cadoville, Néo, Myrtille et Barnabé rentraient chez eux.
Avec ses amis, Néo s'empressa de prendre des notes pour raconter leur histoire.
Et d'un coup, une question surgit.
Ça vous dirait qu'on vive une aventure tous ensemble ?
C'est possible, avec Epopia.
Ouais, même que notre histoire s'appelle mon incroyable voyage.
Elle se déroule en six courriers.
Chaque mois, vous recevez un courrier avec le tépu de notre histoire, accompagné de jeux et d'activités pour la faire progresser.
Ensuite, vous devrez répondre par écrit pour nous aider à poursuivre notre aventure.
Courrier après courrier, elle évoluera en fonction de vos choix.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur epopiapo.com
E-P-O-P-I-A.com
On espère vivre une chouette aventure avec vous.
A très vite !
Bisous !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org