Bonjour à tous et à toutes, aujourd'hui vous allez écouter l'épisode 3 de sur les traces de Baikal.
À Courchevel, il est possible de louer des skis pour se rendre sur les pistes. Mais ce n'est pas tout.
Les raquettes ont aussi la cote. Rendonner en raquette c'est non seulement sportif,
mais c'est aussi l'occasion de contempler les paysages qui s'offrent à nous et d'en apprendre
énormément sur la faune et la flore locale. Pour cela, nous avons eu la chance de faire
l'incroyable rencontre de Sébastien qui connaît la montagne de Courchevel et le parc national
de la vanoise comme sa poche. Les traces de loup, de lynx, les champs des oiseaux, les espèces d'arbres
ou encore les histoires des hommes et des femmes de ces vallées n'ont aucun secret pour lui.
Attends tour d'enfu des raquettes pour poursuivre l'enquête. Bonne écoute !
Est-ce que vous voyez ce petit chalet perché dans la montagne ? Tranquille, il dort sous son
édredon de neige. Bersé par le vent qui freudonne dans les sapins. Mais attention, élémentaires,
mes chers enfants, ne vous fiez pas aux apparences, car la montagne est toujours calme juste avant
la valanche. Ah, te revoilà pour mener la suite de l'enquête. Nous sommes toujours à la recherche
de Baikal, le chien sauveteur. Grâce aux empreintes de chaussures recueillies près de la niche de
Baikal, nous avons pu inocente Anna, la guide de haute montagne. Et oui, je ne sais pas si tu te
souviens, mais sur la semelle de ces chaussures, il était inscrit. Ergastelt inosterreich, ce qui veut dire
fait en Autriche. Et Anna est originaire d'Autriche. Peut-être avais-tu toi aussi deviner qu'elle
était inocente ? Si c'est le cas, bravo ! Mais l'enquête est loin d'être finie, car le ou la
coupable se cache toujours parmi ses six suspects. Ni non la maîtresse chien, Emilio le gérant de l'auberge,
pourrit ses violettes les patineurs, octave le monitor de ski et serge le garde forestier.
Voilà déjà trois jours que Baikal a disparu. Mais John a l'impression que ça fait des mois.
L'auberge des grosses marmottes est plongée dans un silence désespérant. Plus de chroniouement
joyeux, d'aboiement rieur et de roulade dans la neige. John soupire et regarde par la fenêtre
de la cuisine la neige qui s'est remise à tomber. D'un geste machinale, il émiette la fin de sa
tartine dans son bol de chocolat chaud. Mais tout n'a pas faim Giovanna ? lui demande Emilio.
Non pas vraiment, je me demande où est Baikal en ce moment. Cette fête c'est qui s'est passée.
Tout le monde s'inquiète pour lui. Mais tout devrait quand même aller profiter de la belle neige
qui t'endors et faire les quelques dessins. C'est pour ça que tu es venue non ? Oui et pour vous voir
tous. Et pour voir Baikal aussi. Répondent John tristement. Emilio le regarde l'air désolé.
Le téléphone sonne dans l'entrée et Emilio sort de la cuisine. Soudain John se redresse sur sa
chaise. Il vient devoir passer le pompon du bonnet à carreau de Charlie entre les flocons.
Ces trois derniers jours, Charlie n'a fait caler et venir, promenant partout avec elle,
un petit carnet de cuir vers sa peint pour recueillir des indices. Mais depuis qu'ils ont
réussi à inocenter Anna, l'enquête n'avance pas. Quelques secondes plus tard,
Charlie entre en coup de vent dans la cuisine. On a du nouveau ! Sécrit elle en jetant sur la table
un vieil exemplaire de la gazette du chamois datée d'il y a trois jours. Il faut toujours
regarder les journaux datant du jour du crime. Figure-toi que dans presque toutes les enquêtes
de Sherlock Holmes, il se sert des journaux pour élu cider des mystères. Regarde page 8.
John Feuillette le journal. C'est la page des petites annonces. Il cherche des yeux
à un indice quelque chose. Donne après ce qui en moumoute Rose, taille 45, cherche moniteur de
Bob's Leg, vent apparaît à raclette dédicacé par monsieur Noël Reblefon. Charlie pointe du bout
de son index une toute petite annonce en bas de la page. Pomme mise à disposition à l'heure
convenie à récupérer entre les yeux et les cheveux. Mais qu'est ce que c'est que cette annonce ?
L'Hit John en ouvrant de grands yeux. C'est Louch mon cher John, très très Louch, ça sent le
message secret à plein nez. Et tu as vu la date ? Ce journal est sorti, le jour de l'enlèvement
de Baikal. Oui tu as raison. Bon mais ça veut dire quoi ça d'après toi ? Charlie s'assoit à
atteindre autour de son majeur. Et bien j'imagine qu'il ne s'agit pas d'une pomme mais pour l'instant
je n'ai pas vraiment d'hypothèse. Par contre la deuxième partie de l'annonce me paraît beaucoup
plus claire. Entre les yeux et les cheveux... Ben entre les yeux et les cheveux il y a le front.
Je ne vois vraiment pas de quel endroit il peut s'agir. Réfléchis John, réfléchis. Où trouvent-on
un front dans une station ? Le front ? Le front de neige ? s'écrit John. Charlie sourit et hoche
la tête. Le front de neige c'est cette grande étendue en bas des pistes sur laquelle tout le monde se
retrouve. Sans plus attendre John et Charlie se choses de Rappresky et se dirigent en direction
du front de neige. Ils prennent le chemin des glaces. La neige crise sous leur pas. Un peu plus haut,
des enfants glissent sur des luges en riant et les cimes des sapins se balancent doucement.
Le bruit des remontées mécaniques leur arrive aux oreilles. Au détour d'un sapin,
ils aperçoivent le front de neige. Les silhouettes des skieurs qui fondent la piste et les cris de joie
qui résonnent contre la montagne arrachent un sourire à John. Il a hâte de remonter sur ses skis,
mais avant il veut à tout prix retrouver Baikal. Charlie observe les pistes avec de petites jumelles.
Une pomme, une pomme, une pomme, je cherche une pomme. Gromel telle. De l'autre côté du
front de neige, la devanture d'un lourd de ski est-elle ses lettres multicolore ?
Touche aux slogations, le magasin de monsieur fabrice la moufle.
Et si nous posions la question au lourd ? Peut-être a-t-il vu quelque chose ? suggère John.
Bonne idée ! Je connais bien Fabrice sans plus. Répons Charlie en se dirigeant vers la boutique.
Il s'engouffre à l'intérieur suivi par John. Ca sent un peu la vieille chaussette mouillée et des
bonnets sèches sur le vieux radiateur en fonte. Partout autour d'eux, des skis et des bâtons
pendent du plafond. Un homme grand et fin, au cheveux en bataille aux petites lunettes rondes
argentées, est occupé à régler des skis dans le fond du magasin. À la vue de Charlie et John,
il lâche son tournevis et s'approche en souris. Salut Charlie, comment tu vas ? Laisse-moi deviner.
Ce petit gars, il a besoin d'une paire de skis. Dis Fabrice d'une voix joviale. John remarque que tout
en les saluant, Fabrice fait disparaître dans sa poche un petit bâche qui traîne sur le comptoir.
John n'a pas le temps de lire le nom qui est inscrit dessus, mais il croit avoir des sapins
dessinés. Non non, John a déjà tout ce qu'il faut. Si on vient te voir, c'est qu'on est sur une
affaire délicate. Ah oui, je suis au courant. Vous êtes à la recherche de Baikal, le chien de Nino.
Charlie ouvre de grands yeux. Les nouvelles vont vite dans la station.
Oui, et nous avons trouvé un indice. Il semblerait que quelqu'un soit venu récupérer quelque chose
sur le front de neige il y a trois jours. Est-ce que tu as vu quelque chose d'inhabituel ?
Fabrice ajuste sa branche de lunettes. Non non, je crois pas. Tout était normal. J'ai passé l'après-midi
avec... Enfin bon, bref, je ne crois pas avoir vu quoi que ce soit.
John se demande pourquoi Fabrice s'est interrompu d'un coup et avec qui il a bien pu passer l'après-midi.
Enfin, si, j'y pense maintenant. Il y avait cette drôle de voiture un peu cabossée,
stationnée en contrebas du front de neige. Je me rappelle avoir remarqué qu'elle était toujours
là alors que les pistes venaient de fermer. Charlie osse un sourcil. Ah oui ?
Oui, et puis ensuite elle a fini par repartir, mais quand même, je n'ai pas vu qu'il a conduisé par contre.
Et elle était comment, cette voiture ? Ben, c'était un genre de camionnette et elle était verte.
Vraiment très verte. Verte, euh, verte pomme ? Oui, c'est ça. Bingo ! s'écrit Charlie en sautant de joie.
On l'a, notre pomme. C'est avec ce véhicule que Baikal a été enlevée, c'est sûr.
John sourit, ils sont enfin sur une piste.
Si ça peut vous aider, il était précisément 17h12 quand elle est repartie. Je m'en rappelle parce que
c'est aussi l'heure à laquelle la personne avec qui j'étais est repartie.
Ajoute Fabrice en soupirant mélancoliquement. Le menton posait dans sa joue.
Et en lui disant au revoir sur le pot de la porte, j'ai vu la camionnette s'éloigner un peu plus loin.
Charlie et John le remercie et sortent du magasin.
Sur le chemin du retour, Charlie réfléchit à voix haute.
Il faut environ 4 minutes pour faire le trajet en voiture jusqu'à l'auberge des grosses marmottes.
Donc ça nous amène à 17h16 et la disparition de Baikal a été constatée à 17h23.
Ce qui a laissé à peine 7 minutes au ravisseur pour faire sortir le chien de sa niche et l'emmener dans la camionnette.
À ton avis, avec qui était Fabrice tout l'après-midi ?
Il avait l'air tout bizarre lorsqu'il en parlait, comme si c'était un secret.
Charlie sourit.
Vois-tu mon cher John ?
Ça ne m'étonnerait pas que Fabrice soit amoureux.
Et c'est forcément de quelqu'un que nous connaissons bien.
Sinon il nous aurait dit sans gêne de qui il s'agit.
Ça veut dire quelqu'un de l'auberge alors ?
Mais alors si cette personne était avec lui quand le ravisseur est passé prendre la camionnette,
ça ne peut pas être elle ou lui qui a enlevé Baikal.
Réfléchis John.
Je suis impressionnée par tes talents de déduction.
Souris Charlie en retirant son bonnet et en salutant John.
Tu as tout à fait raison.
Si nous trouvons de qui il s'agit, nous pourrons inocenter un des suspects.
J'ai d'ailleurs repéré dans le magasin un indice qui pourrait nous mettre sur la voie
et que Fabrice s'est hâtée de cacher quand nous sommes arrivés.
Ah oui, je crois savoir de quoi tu parles.
Le badge avec les sapins dessus.
Grâce aux témoignages de Fabrice Lamoufle, l'Ouor de ski,
nous avons recueilli deux informations capitales pour la suite de l'enquête.
Tout d'abord, Baikal a été enlevé dans une camionnette vers Pomme
entre 17h16 et 17h23.
Et deuxièmement, une personne que nous connaissons et qui habite l'auberge
était avec Fabrice lorsque la camionnette a quitté le front de neige.
Cette personne ne peut donc pas être le ravisseur.
Mais de qui peut-il bien s'agir ?
Est-ce que tu aurais une petite idée ?
Si c'est le cas, écrit-la en commentaire.
Nous te retrouvons lundi prochain pour la suite de l'enquête.
D'ici là, ouvre l'œil.
Vous venez d'écouter sur les traces de Baikal,
une enquête enneigée pour retrouver le chien sauveteur de la station qui a disparu.
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A bientôt !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org