La forêt sans retour

Durée: 16m43s

Date de sortie: 17/02/2022

« Sois toujours à l’heure pour le dîner !». C’était la seule, l’unique condition du Père de Lagruf pour que le dragonnet ait le droit de passer tout son temps libre avec Léa et Simon, ses deux amis humains. Mais aujourd’hui, il ne va pas rentrer à l’heure…


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle, avec l’aide de Dalia, Eliott, Souveil, Eva, Paloma, Sasha, Anael, Lana, Aristide et Elia qui ont participé à l'un de mes ateliers de création d’histoires. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Réalisation : Nicolas Lagrenne. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Quentin Laville.


Écoutez les autres aventures de Léa, Lagruf et Simon :


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous va raconter une nouvelle aventure de Léa, la gruffe et
Simon.
La forêt sans retour.
Une histoire que j'ai pu écrire grâce à Dalia, Eliott, Solvegg, Eva, Paloma, Sacha,
Anaelle, Lana, Aristide et Elia, qui ont participé à mon dernier atelier d'écriture.
C'était la seule, l'unique condition du père de la gruffe pour qu'il ait le droit
de passer tout son temps libre avec Léa et Simon, ses deux amis humains.
Mais aujourd'hui, il n'a pas vu le temps passer.
La faute à une après-midi de jeu hyper maousse extra.
Le voilà donc, kiffant l'air, jouant avec les courants d'air pour aller le plus vite
possible.
Il arrive à destination avec cinq toutes petites minutes de retard.
Épuisé, la gruffe trébuche à l'entrée de la grope familiale roule boule et s'étale
au pied de son père.
« Tu es en retard, fils.
» « T'as oublié ? » « Je sais.
Mais ce n'est pas pour autant que tu échapperas à ta punition.
Je t'interdis de traîner avec tes amis jusqu'à la prochaine lune.
Soit dix jours, une éternité.
Que vont penser Léa et Simon ?
S'ils ne le voient pas demain, ils vont s'inquiéter.
Pire, ils pourraient partir à sa recherche et se mettre en danger.
Le dîner a une saveur de soupe triste et la nuit, celle des idées noires qui vous
empêchent de trouver le sommeil.
Le lendemain, la gruffe n'arrive à rien à l'école.
Même en voltage, sa matière fait tiche.
De retour dans sa grotte, la gruffe remine.
Normalement, il devrait être déjà en chemin pour aller voir Léa et Simon.
Son père ne va pas rentrer tout de suite, ce qui lui laisse suffisamment de temps pour
faire l'aller-retour, ni vu ni connu.
Le dragonnet prend son envol, sauf que cette fois-ci, les vents ne lui sont pas favorables.
Ils prennent un malin plaisir à ralentir sa course.
Pour ne rien arranger, la voix de son ennemi jurait tonne.
« Alors, Latrif ? T'as été tellement nul aujourd'hui que t'essayes de voir si
tu sais encore voler ? »
C'est trop fort, le pire cauchemar de la gruffe.
Pour ne rien arranger, il est accompagné de Volt, son grand frère, aussi nigo que costaud.
« Notre valet est très dangereux, surtout pour les mineurs bleus ! »
« Laissez-moi ! »
« T'entendrez ! »
La gruffe sent une colonne d'air descendant.
Il plonge en piquet pour prendre de la vitesse et distancer ses poursuivants.
Les deux affreux se regardent comme deux poules qui auraient trouvé une hache.
« Les vrais m'en foutent en voltisse lui ! »
Mais il ne sera jamais plus rapide que d'éclair.
« Oh lolo, et t'es un malin frangiant ! »
Les deux frères inspirent profondément.
Leur gueule dorée s'illumine avant de lâcher deux gerbes d'éclair.
Alerté par les crépitements, la gruffe attrape une colonne d'air ascendant pour les esquiver.
Ses poursuivants recommencent, une fois, deux fois, dix fois,
une véritable pluie d'éclair s'abat sur le pauvre dragonnet,
qui redouble d'efforts pour ne pas être foudroyés.
« Oh mais c'est pas vrai ! Faut combiner nos souffles ! »
« Hé hé ! T'es un malin frangiant ! »
Les deux frères prennent une nouvelle inspiration,
si profondes qu'une boule crépitante se forme dans leur gueule.
Voltes lâche la sienne, strophore la vise.
Aussitôt, les deux fusionnent pour en former une autre énorme qui file droit sur la gruffe.
Dans une manœuvre désespérée, le petit dragonnet essaye de l'éviter, enfin.
La gruffe chute, telle une enclume,
droit sur l'épaisse forêt bordant la vallée rocailleuse des dragons.
« Hé voilà le travail ! »
« Gup, froseux ! »
Fouetté par le vent, la gruffe recouvre ses esprits.
Tout engourdi par le fou droitement,
il a toutes les peines du monde à battre des ailes et s'écrase avec fracas.
Au même moment, loin de là, dans leur clérière secrète,
Léa et Simon sont pris d'un violent vertige et deviennent blancs comme délinges.
Pouki, leur amie GNOME, lâche ses outils de jardinage et se précipite vers eux.
« Vous vous malade ? »
« Nous, enfin je crois pas. »
« T'inquiète Pouki, ça va déjà mieux. »
« Étrange que ça arrive au même moment, à vous deux. »
« Je vais nous faire un bon cocktail fruité pour nous redonner des couleurs. »
« Toi, restez là, Pouki s'occupe de tout. »
Alors que Pouki s'affaire, Léa et Simon attendent la gruffe.
Le temps passe.
Requinqué par son jus, Léa s'impatiante.
« Qu'est-ce qu'il fait ? »
« Il a peut-être un empêchement. »
« Il a jamais raté un de nos rendez-vous. »
« Il a une première à tout. »
« Je suis sûr qu'il lui est arrivé quelque chose. »
Vertige !
« Qu'est-ce que tu dis, Pouki ? »
Vertige bizarre ! Peut-être signe que la gruffe a voulu s'occuper.
« Bon, c'est possible, ça ? »
Oui ! Si Lien maousse fort avec créature magique, Pouki a voulu ça dans l'ivre.
« On doit partir à sa recherche. »
« Mais on sait même pas où chercher. »
« Il faut qu'on aille dans la vallée des dragons. »
« Mais il faut passer par la forêt sans retour et comme son nom l'a dit, que personne n'en ait jamais revenu. »
« Jusqu'à aujourd'hui ! »
Face à la détermination de Léa, Simon se décompose.
Lui qui pensait tester de nouvelles recettes le voit la partie pour une quête improbable.
Léa siffle, un hénissement lointain lui répond.
Un instant plus tard, à Bluth, son fidèle Ponnais arrive au galop.
Quand Simon voit les grandes chaînes noires de la forêt sans retour, il n'a qu'une envie, rebroussé chemin.
Léa, elle, n'hésite pas une seconde à s'y aventurer.
À contre-coeur, son ami la suit.
Après quelque part, Simon se détend.
Malgré ses arbres gigantesques et lugubres, la forêt semble hospitalière.
Le soleil filtre à travers les hautes branches.
Le sous- bois dégage une odeur agréable et le sol mousseux donne l'impression de marcher sur un nuage vert.
Petit à petit, la lumière faible.
« C'est normal, les chaînes sont sacrément tout fues par ici. »
Pour éviter les idées noires, Simon s'occupe l'esprit en récitant à voix haute les recettes qu'il connaît.
Au beau milieu de celle du tourto-fromager, il trébuche et s'étale dans une flac de boue.
« Oh, mes quels trucs ! »
Il essaie de se relever, mais elle se sent comme aspirée.
Léa s'empêche de couper la première branche qui lui tombe sous la main.
Elle l'attend immédiatement à Simon, tire de toutes ses forces et arrive à l'extirper de ce mauvais pas.
Un craquement soudain fait sursauter Simon.
« Attention, Léa ! »
Le chaîne amputé par Léa, à bas sa plus grosse branche sur elle.
D'une roulade réflexe, elle l'esquive d'un cheveu.
Un râle de colère rothentie.
Les arbres s'agitent.
« Ne restons pas là ! »
La forêt tout entière essaye de les aplatir.
Propulsée par la peur, les enfants arrivent toujours à éviter chaque coup d'un millimètre.
Mais pas cette racine qui fait rouler bouler Simon.
Exténué et furieux, Simon se relève, fourre sa main dans sa besace
pour en sortir un petit poivron vert, fort crépitant, qu'il gobe aussi sec.
Prit d'un haut le cœur, il ne tarde pas à lâcher un énorme rôme enflammé qui carbonise un chaîne.
La forêt se calme nette.
Les deux amis regardent autour d'eux, sans savoir par où aller.
Simon quine.
Léa sort sa boussole, l'aiguille rouge tournicote, puis ralentie, jusqu'à pivoter lentement,
sans jamais se fixer sur une direction.
Un écho rire éclate au loin.
Simon arrête de respirer.
Léa tente de voir d'où il vient.
Les rires retentissent à nouveau tout près.
Autour d'eux, l'obscurité on doit, comme si des ombres s'approchaient.
Léa sert la main de Simon, puis sans même échanger un regard, il détale.
Le sol rembourré de feuilles mortes absorbe leur pas.
Il court dans un silence presque total, tout juste écorché par leur respiration à le tente.
Les… Laisse-moi, je vais…
Continuez, on va se sortir !
Les rires redoublent avant de se transformer en gris d'horreur, alors qu'une lumière éclatante éblouit les enfants.
Le hasard les a fait déboucher dans une clairière boueuse qui perce la forêt.
Un fumet nosé à bon sang dégage.
Planté au milieu, une cabane en bois posée sur des pattes de crappaux.
Au pied de cette drôle de construction, un être à la peau écailleuse et aux yeux globuleux
taille le bout de gras avec un dragon bleu vert, formel en point.
Y a griffe !
Léa, Simon !
Vous connaissez ce dragon ?
Ben oui, c'est notre ami.
Crois-moi, ma sauvée.
Une chance qui se soit écrasée près de chez moi.
Je l'ai soignée avec mes ongans boueux, mais il est encore formal en poids.
J'ai une huile cassée.
Alors on va devoir traverser cette forêt à pied.
On n'y arriverait jamais seul.
Vous pouvez nous aider ?
Peut-être bien.
Si vous me divertissez, ce n'est pas tous les jours que j'ai de la compagnie.
Que doit-on faire ?
Le cou de Crois enfle soudainement, puis elle crache au sol une grenouille bleutée, luisante de bave.
Les trois amis sont dégoûtés.
C'est une grenouille chaminante.
Elle vous mènera où vous voulez, pour peu que vous résolviez ces trois énigmes.
Voici la première.
Son absence, ou sa trop forte clarté,
feront que vous ne verrez plus ou maître les pieds.
Facile ça, c'est le lumière.
Bien, bien.
La seconde est plus dure.
Elle est notre mère à tous.
Avale les morts un jour pour faire jaillir la vie le lendemain.
On met les morts en terre et c'est grâce à elle que l'on vit.
C'est la terre.
Je vois que j'ai à faire un expert,
mais saurez-vous résoudre la dernière ?
Si vous en avez, toujours des mauvais pas, vous sortirez.
Les fronts se froncent un instant avant que la gruffe ne s'éclaire.
Les amis.
Bien, fort, bien, félicitations.
Crois se penche vers sa grenouille et la caresse.
C'est l'outain d'air.
Le patracien se met à irradié une lumière bleutée.
Mur, mur et lui votre destination.
Et surtout, restez près de sa lumière.
Et il vaut mieux car tout au long de leur chemin,
par-delà le halo lumineux,
des grognements furieux mêlés à des murs-murs inquiétants retentissent.
Bientôt, l'auré de la forêt s'en retour se dessine.
La grenouille cheminante, bondie sur la terre cracklée de la vallée des dragons,
et s'évapore.
La foudre s'abat aux pieds des trois amis.
Un clin d'œil plus tard,
Strophor et Volt atterrissent pour leur barrer le passage.
Oh là là, t'as une écrue frérot.
Ouais, faut toujours s'assurer que la vermine ne revienne pas.
Où y reste l'iselle ?
Léa s'interpose, arme au point.
Volt s'avance, un sourire garnit plein de croix jauneux.
Des gages !
Volt tourne sur lui-même pour assainer un coup de queue
qui balaye Léa comme un faitu de paille.
Tu vas me le payer !
Simon saisit une poignée de poivrons crépitants,
mais se fait foudroyer par le souffle de Strophor
avant d'avoir pu les gober.
Tes amis sont vraiment à ton image, la truffe.
Pas t'éthique.
Je peux croquer un bouffre héro.
Fais comme tu veux.
Laisse-les !
La gruffe se rue sur Volt, qui lui assaine un coup de griffes et le clou au sol.
Appelle toucher des jaunters, minable.
Impuissant, la gruffe sombre dans un adbim de tristesse.
Mais en voyant Volt s'approcher de Simon en ricanant,
son cœur explose tel un volcan.
J'ai dit, Laisse-les !
Une violente bourrasque accompagne Sému.
Volt et Strophor se figent.
Qu'est-ce que... frivot ?
Les écailles bleu-verdes de la gruffe sont devenues rouges,
ses yeux débrasiés.
Un inquiétant nuage de souffre accompagné de gouttes de lave
s'échappe de sa gueule à l'autante.
La gruffe enfin, on voulait juste rigoler ?
Deux traits de lave fuses.
Volt et Strophor bondissent juste à temps.
Et maintenant, qu'est-ce que tu vas faire avec ton élan miette ?
La gruffe disparaît dans une explosion enflammée.
Une fraction de seconde plus tard,
le voilà qui percute Volt d'un coup de tête dans le ventre.
Le coup est si violent que le dragon doré
devient un minuscule point étincellant dans le ciel.
La gruffe retombe lourdement sur ses pattes,
plante ses griffes dans le sol,
inspire comme pour aspirer tout l'air de la terre.
Strophor en profite pour filer comme les clairs.
Le volcan s'éteint.
La gruffe retrouve ses couleurs avant de s'écrouler inconscient.
Les minutes s'étirent jusqu'à ce que Léa, la gruffe et Simon émergent.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Où sont les dragons dorés ?
Aucune idée.
J'ai senti la colère monter et puis c'est le trop noir.
Une ombre gigantesque s'étire au-dessus d'eux.
De violentes bourrasques balaillent le sol poussiereux.
Le père de la gruffe atterrit lourdement.
Vice, qu'as-tu fait ?
Je t'ai désobéi mais je vais tout expliquer.
Le vieux dragon l'écoute attentif,
mais la fin de l'histoire le laisse étrangement de marbre,
comme s'il faisait de son mieux pour contenir son émotion.
Ainsi donc, vous avez sauvé mon fils humain.
Je dois à nouveau vous remercier.
Pour autant, vous n'avez rien à faire sur ces terres.
Je vais donc vous ramener.
Jamais on avait vu un humain chauvocher un dragon.
Alors deux, Léa et Simon se sentent les plus chanceux de l'univers.
Juste avant de se quitter, les enfants font un énorme câlin à leur amie.
Bon, je pense que ma punition va être coton,
mais je vous promets qu'on se reverra pour de nouvelles aventures les copains.
On y compte bien !
J'espère que l'histoire vous a plu.
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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