Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Avec mes parents, je baigne dans la magie depuis tout petit.
Normal, ils sont illusionnistes.
Avant de savoir marcher, je savais faire disparaître une balle dans un gobelet.
Faire disparaître des trucs, c'est ce que je préfère.
Alors chaque jour, je m'entraîne et je me manque jamais une occasion de tester mes
tours à la récrie.
Et justement, ce matin, avant que notre récrie ne commence, il se met à pleuvoir.
Si fort qu'en sortant, on se serait transformé en serpillière dégoulinante.
La maîtresse nous annonce que la récrie aura lieu dans la salle de classe.
Je saute sur l'occasion pour proposer de faire des tours devant tout le monde.
Mon numéro commence par une simple disparition de pièces.
Haïchia m'en prête une de 50 centimes.
Je l'enveloppe dans un mouchoir et la place dans ma main.
Une formule, un tapotier de baguette et pouf, disparu.
Mais lorsque je veux la faire réapparaître, rien ne vient.
Et ça, c'est pas normal du tout.
Mais tout le monde rigole sans se moquer.
Alors je continue.
Le tour suivant est parfait pour ceux qui ne veulent pas aller à l'école.
La disparition du cartable.
Je pose le mien sur le bureau de la maîtresse et le recouvre avec ma capte de magicien.
Une formule, un tapotier de baguette et pouf, ma capte s'affale sans aucun tour de passe-passe
de ma part.
Ça aussi, c'était pas prévu.
Les copains sont totalement épatés.
La cloche marque la fin du spectacle et le début des problèmes.
Je ne peux pas rendre la pièce à Isha puisque je sais pas où elle est.
Je lui promets de lui en ramener une demain.
Un des problèmes est donc réglé.
En revanche, aucun signe de mon cartable.
La maîtresse m'aide un peu, mais très vite elle croque que je me moque d'elle.
Résultat, elle appelle mon père.
C'était la meilleure idée, puisqu'il est magicien, il me croira et m'aidera résoudre ce mystère.
Et bien non, il ne croit pas un mot de mon histoire.
D'après lui, les choses ne peuvent pas juste disparaître.
Il y a toujours une explication.
Sur le chemin de la maison, il me répète au moins dix fois que tous les bons tours ont une fin.
Mais le pire, ce fut la sanction arrivée à la maison.
Privite magie et de sorties jusqu'à ce que mon cartable réapparaisse.
Le cœur gros, je file dans ma chambre.
Armée de ma baguette, je me cache sous ma couette avec l'envie de disparaître.
Je ferme les yeux et prononce une formule.
Soudain, le champ des oiseaux fait place à des bruits de farfouillement.
Je suis chanqué par ce que je vois.
Je ne suis plus sur mon lit, mais dans une vaste pièce au mur rosé,
assis à côté d'une immense pile d'objets.
À quelques centimètres de moi, un petit être tout poilu dépose un objet dans une petite charrette.
C'est mon cartable.
Excusez-moi, ce cartable était moi.
Ah, tous les cycles.
Mais qu'est-ce qui tourne puron dans les mondes ?
Des humains atterrissent ici maintenant ?
Pardon, mais on est où ici ?
Dans la salle du bazar.
Des tas d'objets s'y perdent sans qu'on sache comment.
Alors on les utilise pour remplir notre mission.
Quelle mission ?
Pfff, nous les qui closent,
voyagons dans tous les recoins des mondes connus pour recycler les objets oubliés.
Bon, sauf moi.
Je m'occupe de cette salle où les objets apparaissent comme par magie.
Alors, j'ai fait disparaître mon cartable pour de vrai ?
Je suis un vrai magicien ?
Ça, j'en sais rien.
Si tu veux bien m'excuser, j'ai encore des tas de choses à rapporter à la recyclerie.
Et mon cartable ?
Tu peux le reprendre.
Un qui-close ne prend jamais un objet encore utilisé par un humain.
Merci.
Mais...
Ma trousse, elle est plus dedans.
Elle était toute neuve.
Ah ?
Si elle était neuve, elle doit déjà être expédieée.
Comment ça ?
Les objets en bon état ne sont pas recyclés.
On préfère les envoyer à ceux qui en ont besoin.
C'est ce qui t'arrive à ma trousse ?
Laisse-moi regarder mes notes.
Ah, je suis désolé, elle est partie dans un autre monde.
Mais si je ne rentre pas avec, je vais être privé de magie, avie-moi !
Bon.
Fuis-moi.
Mais tu dis à personne que je t'ai aidé, c'est interdit.
Je prends mon cartable et suis le qui-close dans un couloir silencieux et étincellant,
comme si quelqu'un avait tout astiqué minutieusement.
Les murs, Rose-Claire eux aussi, sont constellés de drôles de creux à la surface desquelles on doit des images.
Mon guide m'explique que ce sont les vues depuis tous les recoins des mondes.
C'est tellement incroyable que je voudrais pouvoir regarder chaque fenêtre.
Au bout d'un moment, il m'invite à regarder l'un des reflets.
Il donne sur une chambre modeste, mais décorée avec soin.
Des postères colorés sont accrochés au mur, des plantes sont posées sur un petit bureau en bois,
des rideaux fleuris en cadre la fenêtre et une collection de pâtisseries en peluche garnit le lit.
Sans prévenir, le qui-close me pousse dans le trou.
Je me retrouve éjecté d'un recoin situé au-dessus d'une armoire.
Je m'écrase sur une moquette moelleuse.
Et, allé par terre, je n'ose pas bouger.
J'inspecte la chambre.
Pas de trace de la trousse.
En revanche, je trouve un carnet avec marqué « carnet de Tagada ».
J'y découvre des tas de dessins de succulents gâteaux à noter avec soin.
Je regarde par la fenêtre et j'aperçois une jeune fille rose comme un bonbon avec un cartable sur le dos.
Je prends le carnet et je me précipite dehors.
Tagada, t'as laissé tomber ça ?
Oh, merci.
J'ai tellement soulagé d'avoir une nouvelle trousse que je suis distraite.
Justement. Je crois que c'est ma trousse.
Comment ça, ta trousse ?
Tu as bien trouvé une nouvelle trousse bleue et jaune dans ta chambre.
Ben oui, sur mon bureau d'être mesuréveillé.
Eh ben, c'est la mienne.
Il y a écrit « lou » à l'intérieur si tu me crois pas. C'est mon prénom.
C'était trop beau pour être vrai.
Désolé, mais si je la ramène pas chez moi, je vais être puni à vie.
Je veux pas aller à la cave.
À la cave ?
Si tu rates un test ou si tu oublies tes affaires, t'es envoyé à la cave.
Les punules sont condamnées à faire des pâtisseries à la chaîne jusqu'à la fin de l'année.
Mais c'est interdit ce genre de punition.
La directrice appelle ça son « ingrédient secret ».
Cette punition motive tout le monde et c'est grâce à ça que notre école forme les meilleures pâtisseries du rayon.
Et les adultes ne disent rien ?
Si. Ils disent que la discipline donne plus de goût à la vie.
Moi qui me plinait de ma punition, tu peux garder ma trousse.
Et tu vas faire comment, toi ?
Je sais pas, je verrai.
Faudrait déjà que je sache comment rentrer chez moi.
Je lui ai raconté mon aventure jusqu'à ce que l'on arrive devant son école.
Un joli manoir tout en peint d'épices et friconfie baignée de rire d'enfants.
Au moment de nous quitter, j'ai l'impression que ta guéda stress.
La cloche sonne.
Un silence de mort saisit la cour.
La porte de l'école s'ouvre.
Les élèves frémissent.
Une petite dame ronde comme une brioche se présente.
Avec sa tête de vieux boule d'œuf grincheux, elle aboie aux élèves de rentrer en classe.
Lorsque tout le monde est rentré, l'école me semble plus terne qu'un cimetière.
Et puis, des bruits attirent mon attention.
Ils viennent du sous-sol de l'école.
Je rampe discrètement jusqu'à un sous-piraille qui donne dans la cave.
Des dizaines d'enfants gris de tristesse préparent des pâtisseries à la chaîne.
Je me sens bouillir de rage.
Je dois les libérer.
Dans l'arrière-cours de l'école, derrière des dizaines de nappes et de tablettes qui sèchent au soleil,
je trouve une porte fermée par un cadenas.
Et si j'arrivais à le faire disparaître, ils seraient tous libres.
Je le recouvre d'un mouchoir et sors ma baguette.
Un, deux, trois, quatre, que la serrure se carrapate.
Le cadenas n'est plus là.
Les petits pâtissiers esclaves sont médusés quand je leur annonce fièrement qu'ils sont libres.
Certains hurlent de joie, d'autres ne me croient pas.
Pour qu'ils me fassent confiance, je leur explique tout.
Et alors que je sors avec le dernier prisonnier,
une ombre brioche m'enveloppe.
La directrice est si furieuse que de la fumée sort par son nez et ses oreilles.
Elle tente de m'attraper par le col, mais j'esquive d'une roulade.
Elle se roule vers moi.
Je m'enfuis et me fofie la travers les nappes et les tablettes suspendues.
Tel un bulldozer, elle avance tout droit.
Elle s'empêtre, tombe, roule et se retrouve toute saucissonnée par le lynche de l'école.
C'est l'occasion rêvée de tester une nouvelle formule.
Canabra, canabrie, vieille peau, loin d'ici.
Les drassafèses, la terrible directrice n'est plus là.
D'un coup, j'ai l'impression que le pain d'épices de l'école est plus mouéleux,
les fruits confits plus colorés.
Même le soleil me semble plus doux.
Une marée d'enfants joyeux envahit l'arrière-cours première-merciée.
Tagada s'approche, timide.
Je me sens rougir jusqu'aux oreilles.
Je crois qu'il est temps de rentrer.
Mais tu es venu me chercher ?
Et je vais le rériter.
Mais ne perdons pas plus de temps, veux-tu ?
Ils m'amènent devant la porte de l'école,
soulèvent le payation et brusquement on est aspiré.
Une fraction de secondes plus tard,
on réapparaît dans l'étrange couloir des écrans sur le monde.
Après 20 bonnes minutes de marche silencieuse,
on s'arrête devant le reflet dans lequel je reconnais ma chambre.
Mon cœur se met à battre très fort.
Je m'appelle Lou, et toi ?
Heug, pourquoi ?
Pour connaître le nom de celui qui m'a aidé,
et désolé de t'avoir dérangé.
Non, parlons plus, veux-tu ?
Dis, on se reverra ?
L'avenir nous le dira.
Maintenant, Oost, rends-tu toi.
Voilà, l'histoire est finie.
J'espère qu'elle vous a plu.
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Je vous embrasse, et je vous dis à bientôt.