Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnb.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnb,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
C'est le premier petit déjeuner des vacances de l'Annais.
Et avec Arthur, il a le meilleur ambassadeur.
A sa mort, le vieux compteur lui avait légué tous ses carnets, bourrés de milliers de
comptes et légendes.
À force d'y consacrer tout son temps libre, Arthur avait eu des tonnes d'idées.
J'adore son podcast.
Ces légendes et ses anecdotes et gay mon jardinage, c'est même un sujet de discussion
avec les copains du loto.
Moi, je préfère ces vidéos.
Elles sont super populaires.
Il a quoi, 100 000 abonnés ?
Au moins, ouais.
Je suis trop contente pour lui.
Je vous fiche mon billet, que c'est le loupio dont on parlait.
Arthur, qu'est-ce qui t'amène de si bon matin ?
Bonjour, Madame.
Il est chez l'Annais et il s'en réveillait ?
Évidemment.
On allait venir te voir au musée.
J'ai pris ma journée.
Ah bon ?
Mais pourquoi ?
On voulait que tu nous fasses la visite.
J'ai bien mieux que ça à vous proposer.
J'aime pas trop cette ère-là.
Et pourquoi t'as ce sac de rando ?
On part en l'expédition.
Oh.
Super.
Mais où ?
Ce matin, en relisant le carnet 42 du papier histoire, j'ai découvert un truc incroyable.
Une énigme.
Arthur se tortille aussitôt pour ôter son sac à dos, ouvre la poche avant, en sort une
pochette contenant un épais carnet en cuir.
Après quelques pages tournées, son index se pose sur une carte détaillée du village
et de ses environs.
Je vois rien d'anormal.
Beaucoup de notations finissent et commencent par des symboles.
Et si on les relie entre elles ?
Elles s'formulent l'énigme.
L'arbre perdu est la première étape vers la clé.
Son fruit est idéal en quartier compote ou tarte pour peu que vous enleviez le tronion.
Le fruit, ça doit être une pomme.
Alors l'arbre doit être un pommier.
On a vu plus dure comme énigme.
Un pommier perdu ? On dirait le début d'une légende.
Sauf que… ils en connaissent aucune qui en parle.
Alors on n'est pas rendu.
Il y a des kilomètres de forêt par ici.
La carte est bien trop détaillée, comme si Papistoire avait dessiné chaque arbre.
Et l'une des feuilles de celui-ci ressemble à…
… une pomme.
Et comment voulez-vous qu'on le retrouve ?
En comptant les arbres.
Mais il y en a des centaines.
Ça vaut le coup d'essayer.
Je vais vous préparer un casque-route.
Bousoll et carte en main, les enfants s'engouffrent dans la forêt au bout du jardin.
Ils comptent les arbres et après le 83e, perdu au milieu des chaînes centenaire, un pommier.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Je ne sais pas, il n'y a rien d'écrit de puce.
Je suis sûr qu'il y a un indice dans le coin.
Malgré leur application, ils font chou blanc.
Arthur donne un coup de pied chargé de déception au pommier qui lâche une pluie des pommes.
Mais pourquoi t'as fait ça ?
Hé ! Regardez, là-haut !
Cette pomme, elle a une drôle de couleur, non ?
Euh… changer de sujet et parler d'une pomme marron pourrie ?
Hum…
Qui est les pourries ?
Pourquoi elle n'est pas tombée ?
Je vais voir !
L'âne grimpe comme un chat jusqu'à la branche où pendouille l'étrange pomme.
Elle est attachée par une cordelette.
Avec la plus grande prudence,
l'anace allonge sur la branche,
y enroule ses jambes et avance doucement, très doucement.
À deux doigts de la pomme, la branche se courbe, émet des…
avant un crack.
Il laisse se transformer malgré lui en matelas de réception.
Je savais…
Ah, que c'était pas une bonne idée de venir !
Désolé.
Au moins, on a récupéré la pomme.
Elle est en bois laquée, comme les faux fruits de chez Mamy.
Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir en faire ?
Pour peu que vous enleviez le tronion…
Mais oui ! Vraiment, écheille !
Ah non, ça ne bouge pas !
Pas la peine de forcer, essaye plutôt de le dévisser.
Ah, ça marche !
À la place des pépins, les enfants trouvent un minuscule parchemin enroulé,
écrit en authentique pâte de mouche de papistoires.
Les cochons forestiers de l'ancien domaine des Nénufars
vous guideront vers votre prochaine destination.
Pfff, c'est trop facile ! C'est l'étend d'ailleurs chez Mamy.
Mais oui, il y a super longtemps, il était couvert de Nénufars.
Et les cochons forestiers se sont dé sanglillés !
Sans doute, ils adorent s'y abreuver.
Et comment ils vont nous indiquer le chemin ?
En les suivant ?
Parce qu'on est des ninjas de la forêt peut-être ?
Mais ils vont nous charger au moindre bruit !
Il suffit d'être prudent !
20 minutes plus tard, les enfants arrivent à l'étend.
Envoyant un énorme sanglier s'y abreuver,
ils se cachent à bonne distance derrière un gros buisson.
Ça peut pas être une coïncidence !
Je suis sûr qu'ils nous attendent !
Comme si papistoires l'avaient envoyé pour nous aider.
Arthur, reviens ici !
Arthur s'approche du sanglier, le sanglier relève la tête,
et fixe le garçon.
Arthur se fige.
Le sanglier souffle bruit amont, gratte la terre,
et charge ! Arthur détalent droit vers ses amis.
Le rocher plongeoire ! C'est notre seule chance !
En un éclair, les enfants gravissent le rocher,
percutés quelques secondes plus tard par le sanglier.
La bête lâche un grognement et s'éloigne en titubant.
Pas très malin de sauter sur le premier cochon venu.
Mais papistoires, elle dit qu'un cochon forestier nous guiderait !
Des cochons, pas un !
Il y a comme un truc là !
Une forme curieuse sous une épaisse couche de mousse.
En gratant, les enfants découvrent une gravure grossière représentant...
C'est l'anglié !
Et vous allez vouloir le suivre ?
Son groin pointe en direction du chant.
Il file vers un nouveau sanglier gravé sur le toit d'un vieil abribus en pierre,
qui les conduit à un autre, perdu au beau milieu d'une prairie,
qui les entraîne jusqu'à un bon, qui les conduit jusqu'à un bosquet,
loin de tout devant l'entrée d'un terrier gigantesque,
marqué d'un autre sanglier pointant l'intérieur.
Moi, je rentre pas là-dedans.
Tu crois qu'on va rencontrer une sorte de gardien protecteur ?
Il n'y a aucune trace, elle est sûrement abandonnée.
Papistoires nous y amènerait jamais dans un endroit dangereux.
Je... Oh, mais... Mais donc, quoi on s'est embarqué ?
Arthur sort de son sac dès l'empe frontale
et les enfants s'enfoncent dans l'immense terrier.
Sans mal, ils trouvent d'autres sangliers indicateurs.
À mesure que les tunnels et les bifurcations s'enchaînent,
l'air devient si lourd qu'ils y aient s'angoisse.
Comment on va faire pour retourner à la surface ?
Il suffira de suivre les directions pointées par les fesses des sangliers.
L'atmosphère devient plus légère,
jusqu'à ce que le dernier sanglier ne les envoie droit dans une impasse.
Il y a ces croules de dépit.
Arthur et Lana se mettent à chercher un indice.
En se relevant, il y a sans un filet d'air sur sa joue.
Venez m'aider !
Derrière le mur de terre, un autre mur en pierre dont l'une d'elle est fendue.
En la délogeant, un clapotis d'eau lointain
les gonds flûdent sur la plume.
C'est une énergie nouvelle.
Leurs efforts mettent à jour un couloir étroit et très pentu,
menant jusqu'à une barque amarrée au bord d'une rivière souterraine.
Je suis sûre ! On va trouver un trésor !
Peut-être la clé dont parlait Papy-Stoire !
Ou des problèmes.
Après un temps infini, la barque se plante dans un sol brueux.
Devant eux, éclairés à la seule lueur de leur lampe frontale,
une arche gigantesque se dessine.
Wow ! Vous vous rendez compte ?
Euh... Il vaut très mieux rentrer.
Je vous le répète ! Papy-Stoire nous l'amènerait jamais dans un endroit dangereux.
J'espère que t'as raison.
A peine ont-ils passé l'arche, qu'une lourde grille tombe,
une volée de torches salues.
Tout va bien se passer, hein ?
Le couloir fait au moins 50 mètres de long.
Au bout, une porte étrangement normale.
Au centre, un pied d'estal sur lequel se trouve un médaillon.
Au sol, des pavés, dont certains gravés de sangliers.
J'espère que vous êtes des champions de marailles, les gars !
La nasse lance la première, suivie d'un arthur enthousiaste et d'un il y a sesitant.
Chacun à leur manière, les enfants arrivent sans encombre jusqu'au médaillon.
Un cercle troué comme un donut est gravé de motifs géométriques tordus.
Après un examen minutieux, arthur sort le casse-croute préparé par mamie.
C'est vraiment le moment de manger !
Mais non ! Ce médaillon doit faire dans les... Allez, 200 grammes !
Ça devrait être suffisant pour faire l'essence !
T'es sérieux ?
Mais ça, grand classique d'aventure, ça !
Quand on prend un truc sur un pied d'estal, dans une nourrit d'antique,
il faut le remplacer par quelque chose du même poids.
Sinon, pouf ! Un piège se déclasse et paf tumeur.
Notre vie tient donc à un sandwich.
Bon, à trois, tu retires le médaillon et je le remplace par le casse-croute.
D'accord.
Un, deux, trois !
L'échange fait, les enfants se crispent, attentifs ou moindres bruits.
Rien.
On est trop des sans-pions !
J'aurais jamais cru que ça marcherait.
Il n'y a plus qu'à sortir !
Les enfants sautent de pavé en pavé en direction de la porte au fond de la salle.
Grisées par leur succès, Lana saute bien trop loin,
droit sur un pavé sans sanglier.
A l'autre bout de la salle, une pierre gigantesque dégringole du plafond.
Poussée par la peur, les enfants ne font qu'une bouchée
des quelques mètres qui les séparent de la porte.
Ils s'y engouffrent juste avant que la boule ne s'y écrase avec fracas.
J'espère que vous avez encore des forces !
Ah, purée pomme de terre !
Ce l'issue à cette pièce minuscule, une échelle interminable.
Une ascension sans fin commence.
Il finit par déboucher à l'air libre alors que le soleil se couche.
On... on est dans le jardin de papier-sitoire ?
Mais pourquoi ?
Regardez cette statue !
C'est... c'est la reine des phables.
Là, sur son cou, je pense qu'on peut insérer le médaillon.
Au coeur de la statue,
une petite porte,
une porte s'entrouvre.
Derrière cette porte,
une pierre ciselée d'un millier de motifs.
Incroyable !
Tu sais ce que c'est ?
Je pense que...
c'est... c'est la pierre du pont coupé.
Celui qui se trouve au bout du chemin plein de muriers et de noistiers ?
Oui, oui, c'est ma lésembre préférée.
On dit que si personne n'a jamais trouvé la moindre trace de l'autre moitié,
c'est parce qu'elle n'a jamais disparu.
Elle est de l'autre côté,
dans le monde des phables,
un univers magique où vivent toutes les créatures des contes et les andes.
Il y a fort, fort longtemps,
ce pont reliait les deux mondes.
Tout se passait super bien
jusqu'au jour où la reine des phables décida de fermer le passage.
Des idées noires se met le chaos dans son monde
et elle ne voulait pas qu'elle envahisse le nôtre.
Alors, elle enleva la pierre clé qui se tenait au centre du pont et...
...les p'tits zoop !
Le passage fut fermé pour Tuzur et Azame.
Faudrait peut-être laisser la pierre clé à sa place, non ?
La reine a fermé le passage pour nous protéger.
Ou la prendre et aller au pont pour vérifier s'il a les gens d'évraient.
Oui, ça sera une bonne manière de filer notre aventure.
Au bout du fameux chemin bordé de muriers et de noisotiers,
les trois amis grimpe sur le non moins fameux pont coupé.
Au bout, ils découvrent un renfoncement.
La pierre peut-il oler pile-poil ?
On essaye ?
Ce serait géant d'ouvrir un portail vers un monde de légende !
Ouais, remplis d'idées noires qui vont envahir notre monde.
Mais réfléchis, patate !
Dans les comptes, le bien triomphe toujours.
Alors aucun risque que la reine ait perdu.
Ah ouais ?
Alors pourquoi la reine n'a pas réouvert le passage ?
Les copains ?
Parce que la clé est dans nos mains.
Dis pas de bêtises.
Les copains.
Poulmouillers.
Ça t'arrive de réfléchir ?
Ah ouais, plus que toi, ouais.
Arthur s'interpose pour mettre fin à la dispute.
Mais un coup de coup de mal heureux d'Iliès,
lui fait lâcher la pierre qui se brise en trois morceaux.
Je suis sûr que tu l'as fait exprès.
Quoi ? Mais n'importe quoi !
Arthur, je suis désolé.
C'est mieux, en fait.
Les légendes perdent leur ma vie,
si on fait ce qui se casse derrière.
Papistoire dit des toutours ça.
On fait quoi, des morceaux ?
Bah, il y en a trois.
On en garde un chacun.
Comme ça, on fera les gardiens du pont coupé.
Et si Arthur disait vrai,
qu'elle pourrait être la suite de leur aventure ?
Vous le saurez en écoutant le prochain épisode,
mais il va falloir patienter jusqu'à jeudi prochain.