Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui, vous allez écouter l'épisode 7 et le dernier
épisode de My San et l'île volcan. Connaissez-tu le métier de vulcanologue ? C'est une personne
qui étudie les volcans, qu'ils soient éteints, endormis ou sous-marins, ainsi que les zones
à risque d'éruption. Son métier consiste à faire des prélèvements dans la roche,
analyser des échantillons, effectuer des mesures, guetter les signes avant coureur d'éruption,
etc. Mais depuis peu, les drones révolutionnent ce métier. Comprendre le métier de vulcanologue
dans le futur, c'est ce que te propose l'attraction, Volcano Drone de Vulcania. Et si tu veux tout
savoir sur les volcans et les phénomènes naturels, rentre-toi à Vulcania en ouvergne. Et maintenant,
nous te laissons finir l'aventure de My San et voyager vers de lointaines contrées. À très vite !
Un cri venu des profondeurs de la terre fait trembler les arbres et rouler les pierres.
Le feu et la roche s'entremêlent et le volcan puissant doucement se révèlent.
My San regarde le petit canot partir vers l'île avec angoisse. Sa tante et Peter font
ce droit sur le volcan pour aller chercher Diri qui se cache quelque part sur l'île,
la cheville blessée. Le volcan semble redoubler de force. Il crache de gros
squelets de lave et carlates. My San colle les jumelles à ses yeux et se presse contre Zena.
Celle-ci passe la main dans les cheveux de la fillette.
Ne t'inquiète pas, ça va aller. Mais sa voix tremble un peu.
Sur le canot, Shaima pousse le moteur à pleine puissance. Le petit bateau Vrombi et Hurt les
vagues. Peter et Shaima doivent se retenir au bord du canot pour ne pas tomber à l'eau. La fumée
est de plus en plus dense à mesure qu'il se rapproche de l'île. Ils arrivent à la plage.
Ils sautent à l'eau et tirent le canot.
Puis ils contournent le gros rocher et commencent à grimper sur les pentes du volcan.
L'atmosphère était au fente. Leurs combinaisons les protèges un peu de la chaleur mais elles
freinent aussi leur mouvement. Ils sentent sous leur pas le volcan qui grombe.
Diri est un peu plus haut derrière cette barre haucheuse.
Cri Peter pour couvrir le bruit des explosions. Shaima passe la main sur son visage.
Ces cheveux collent à séjour. De grosses pierres brûlantes roulées par la lave roulent dans la
direction indiquée par Peter. Tout son corps donne à Shaima l'ordre de partie en courant et de ne
surtout pas monter plus haut. Mais elle pensa à Diri. Elle revoit sa grosse barbe crise, ses yeux
rireurs. Elle entend son accent du nord qui écorche un peu les mots. Il faut aller le chercher.
Elle avance. Entre les éboulis et les cendres, elle se freine un chemin.
Peter la suit. Il marche dans ses pas comme un automate. La barre haucheuse est toute proche.
Shaima plisse les yeux. Elle tout saute. La fumée est tellement dense. Elle croit à percevoir
une ombre allongée sous une cavité rocheuse à quelques mètres. Elle se précipite. C'est Diri.
Elle lui prend la main. Il est brûlant. Ses yeux sont fermés.
Diri, Diri, c'est moi. Tu m'entends ? Un grognement sort de dessous la barbe.
Il est vivant.
Murmure Diri. Shaima décroche la gourde pendue à sa ceinture et fait couler un fil et d'eau dans la
gorge de Diri. Celui-ci boit à grande borgée et se redresse péniblement.
Vous êtes fou. T'es revenu.
Un jour tu m'as dit que ce qui aimait les volcans était toujours un peu fou.
Lui répond Shaima. Au même moment, un bloc de pierre brûlant roule à quelques pas d'eux.
Partons vite d'ici. Peter est diré à se mettre debout et lui soutient le bras.
Il s'appuie sur l'épaule de Shaima. Tous les trois commencent à redescendre.
Ils ne peuvent pas aller très vite car Diri boite. Ils aperçoivent un peu plus haut une
coulée de lave qui se rapproche.
Dans le bâtisse caf, Aissa m'a suivi tout le sauvetage de Diri.
Allez, allez, plus vite ! Murmure Tell en pressant ses jumelles contre son mait.
Peter et Shaima traînent Diri plus qu'ils ne le soutiennent.
Ils finissent par atteindre la plage. Ils plongent dans l'eau.
La fraîcheur des vagues les enveloppe et les soulages immédiatement.
Diri s'allonge dans le canot et Shaima démarre.
En quelques minutes, il rejoint une mausouma.
Diri, Diri, j'ai eu tellement peur.
S'enblote Maïsa dans ce jeu tendant ses bras.
Je t'ai cramé une balcotte là-dessus un barbecue.
Lui répond Diri d'une voix roque. Un sourire éclaire son visage.
Il va devoir se reposer et soigner sa cheville. Mais il est sauf.
Le canot et le sous-marin se dirigent vers la canopisse.
Sur le ponton avant, Léanne saute de joie.
Elle remonte le sous-marin et le canot en actionnant la poulie.
Oh, je suis tellement content de vous voir tous vivants !
Et puis vous allez pouvoir me libérer de ces machines qui me bipent dans les oreilles depuis des heures.
Ajoutent-elles en désignant les ordinateurs qui clignotent en rouge dans le petit laboratoire.
Tous s'assoient sur le ponton pour reprendre leurs esprits.
Et Léanne ou un bandage sur la cheville de Diri.
Maïsa ne lève les yeux vers le volcan.
Des gésères de lave sortent du cratère.
Le soleil glisse doucement derrière les vagues.
Mais le volcan illumine le ciel de traînée pourpre.
C'est comme si un grand voile rouge avait tout recouvert.
Les vagues clappent doucement sur la coque du bateau et bersent la canopisse.
Maïsa ne prend la main de sa tante.
Elle sait que toutes les deux se souviendront de ce moment pour le reste de leur vie.
Léanne allume le moteur et la canopisse s'éloigne.
Mieux vous ne pas rester près du vol qu'en trop longtemps car il peut dégager des gaz toxiques.
Combien de temps l'éruption va-t-elle durer ?
demande Maïsa.
Bien, on peut pas vraiment savoir.
La plupart du temps elle dure de quelques jours à quelques semaines.
Certaines durent plusieurs mois et parfois même des années minces.
Mais pour ce volcan-là je tirais 15 à 22 jours.
La dernière fois qu'il est entré en éruption, celle-ci a duré 17 jours.
Et les animaux et les plantes qui vivent sur l'île, qu'est-ce qu'ils vont devenir ?
On ne survivra pas, la chaleur est mise par les coulées de lave.
Mais une fois qu'elle a refroidi, la lave du volcan est un engrais incroyable.
D'ici quelques semaines, toutes les petits organismes vont commencer à se développer.
Et puis ce sera de plus gros.
Et dans quelques années les plantes et les animaux seront revenus.
Maïsa ne écoute d'hierie, mais son attention est tout à coup retenue par quelque chose.
Elle a vu le regard de sa tante s'allumer.
Ses yeux brillent de la même étincelle que lorsqu'elle a eu l'intuition qu'un volcon sous-marin existait près de l'île de Manamba.
À quoi penses-tu, Chaïma ?
lui demande-t-elle intrigué.
Ah rien, je ne sais pas. J'ai besoin de réfléchir.
À ces mots, Chaïma prend l'appareil photo posé sur le tableau de bord du Batiscave et se glisse dans le laboratoire.
Elle branche l'appareil à un ordinateur et observe les photos qu'il a déjà apprises lors de leur excursion sous-marine.
Les images défilent devant ses yeux brillants.
Maïsa ne sait qu'il vaut mieux la laisser seul un moment.
Elle aide Peter à préparer le repas.
Alors qu'elle épluche les bananes vertes et que l'oreille boudoussement dans la casserole,
elle repasse dans sa tête la journée incroyable qui vient de se passer.
La plongée en Batiscave.
Les animaux extraordinaires rencontrées au pied du volcon sous-marin près des fumeurs noires.
Puis, la voix paniquée de Léanne dans la radio.
La remontée jusqu'à la surface.
Le volcon Manamba en éruption.
Les siloettes de Peter et Adeline près du Grand Rocher.
Le petit canot qui font les vagues.
Edirie boitillant, avançant vers le canot, soutenu par Chaïma et Peter.
Sa barbe qui bique les joues.
Ses yeux rireurs.
Maïsa ne se sent tellement soulagée.
Tous se réunissent autour de la grande table pour partager le diner.
Tous sauf Chaïma.
Elle est toujours dans le laboratoire.
La nuit recouvre peu à peu la mer.
Les vagues bersent les étoiles.
Au loin, le volcon crépite.
Maïsa ne se glisse jusqu'à sa couchette.
Elle est épuisée.
Le sommeil enveloppe doucement.
Alors que ses yeux se voient le peu à peu,
une ombre passe devant ses paupières.
Elle sursaut.
« Huit, tu tues, c'est moi » murmure la voix de Chaïma.
« Ah, tu m'avais peur ! »
Marmonne Maïsa ne dut une voix endormie.
« Rendors-toi. C'était une grosse journée. »
Maïsa n'entend une oreille.
Sa tante se met en pyjama et se couche.
Maïsa, comment tu crois que la vie est arrivée sur terre ?
Maïsa ne sait plus trop si elle rêve ou si elle est réveillée.
« Bah, je sais pas.
C'était le Big Bang, je crois.
Et puis des petites entrevues qui habitaient dans les océans
et qui sont devenues plus grands et puis qui sont sortis de l'eau.
« Oui.
Et...
Mais comment sont-ils arrivés là, ces petits organismes vivants ?
« Je sais pas. »
Païmaïsa ne.
Et si c'était les volcans ?
On dit toujours que les volcans permettent aux espèces de se développer plus vite,
qu'ils sont un engrais naturel surpuissant.
Mais si les volcans étaient en fait à l'origine de tout,
et si ils étaient si parfaits,
qu'ils avaient créé la vie sur terre.
Par les gaz, la lave, les roches,
regardent ce qu'on a découvert aujourd'hui à 2000 mètres de profondeur.
L'eau est froide, il n'y a pas de lumière, presque pas d'oxygène.
Et tout à coup, près du volcan, la vie est partout.
Maïsa ne se sent tout à coup parfaitement réveillée.
Elle s'assoit dans son lit.
« Ça serait une découverte incroyable.
Il faut faire des recherches. »
« Plus tard, je serai volcanologue, c'est sûr. »
Chaïma sourit.
« C'est juste une hypothèse, mais elle mériterait d'être creusée.
Bonne nuit, Maïsa. »
Le jour se lève sur Mayotte.
La canopuise est de retour dans le port de Mamutsu.
Diri, Peter, Chaïma et Adeline prennent le chemin du laboratoire Magmus.
Leurs bras sont chargés des échantillons de lave et de roche
qui les ont prélevés sur le volcan Manamba et sur le volcan Soumarin.
Pendant les prochains jours, ils vont analyser tout leur prélèvement
pour en savoir plus sur ces deux volcans.
Zena et Elijah repartent avec toutes les photos et des vidéos
qu'ils ont prises des fonds marins.
Et Maïsa ne traîne les pieds en direction de l'école.
Elle passe de grands portails, se met en rang avec les autres élèves de sa classe
et s'assoit sur sa chaise.
« Ah tiens, Maïsa, tu es revenue ? »
Remarque son copain Naïm.
« Ça va ? Tu étais malade ? »
« Oh non, non, je t'ai juste parti étudier un volcan Soumarin
à 2000 mètres de profondeur.
J'ai aussi échappé de peu à une éruption rouge
avec couler de lave et bombe volcanique. »
Répondent Maïsa avec un sourire éveur.
Naïm, lui, ouvre des yeux grands comme des sous-coupes.
...
...
Vous venez d'écouter Maïsa Nély-Le Volcan.
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Merci encore et à très vite.
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