Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui, vous allez écouter l'épisode 3 de Iliès,
la Pyramide de Russe. Nous vous souhaitons à toutes et à tous une très belle aventure
en compagnie de Iliès, Chani, Amosis et tous les autres. À très vite !
Petite haine de ferrailles oubliée dans un coin, usée, cassée, abandonnée. Mais quel est
donc cet objet ? Un accordéon, un petit avion ou un carillon ? Avec de bons outils et de
l'imagination, il deviendra ce que tu veux qu'il soit.
Iliès enfile le pantalon vert à étoiles bleues qui lient juste de coudres. Son grand-père Amosis
fait un noeud en passant habilement son aiguille dans la doublure puis tire sur le fil d'un
coup sec. La grande capourange à rayures vertes, fabriquée avec les rideaux et la nappe de la
cuisine, est prête. Iliès passe la cape et fait une pierouette. La cape virvolte au-dessus de ses
épaules. Amosis siffle et Chani bat des mains. Demande Chani en enfilant une combinaison à rayures bleues
fabriquées avec les draps du lit d'Amosis. Elle pose sur sa tête le chapeau à poire rouge et se met
à danser en battant des mains. Elle fait la roue devant les yeux admiratifs de son grand-père.
Il y a Hosh la tête. Tout occupé par la fabrication de son déguisement, il a presque
oublié que ses parents se sont fait prendre par les gardes la nuit dernière en essayant de voler
le Seigneur Horus. On pourrait dire qu'on a besoin d'aller aux toilettes et puis on pourrait se glisser
dans les souterrains qui mènent au cachot. Sugère Iliès. Amosis fait nom de la tête.
Les gardes de Russe sont très difficiles à berner. Ils ne vous lâcheront pas d'une semelle. Non,
non. Je pense qu'il faut endormir leurs méfiances en leur proposant un tour de magie spéciale.
A ses mots, un sourire mal issu éclaire le visage d'Amosis. Il adore les tours de magie et il s'entraîne
souvent à faire sortir de trolls de choses de son chapeau haute forme.
Qu'est-ce que vous diriez de disparaître ?
Euh, pour deux fois alors.
Bien sûr. Vous êtes agile et vous pouvez vous cacher dans des trous de souris. Avec un peu de magie
et de confusion dans l'air, vous pourriez vous glisser jusqu'au souterrain.
Amosis pouille dans une grosse boîte à outils et on sort une tournevisse qui tente un châni.
Tiens un châni. Décroche le miroir de la salle de bain s'il te plaît. Iliès,
aide-moi avec la grande caisse qui nous sert de table à manger. Nous allons retirer une paroie
et la remplacer par le miroir pour créer une illusion.
Châni dévisse le grand miroir avec précaution. Iliès retire une paroie de la caisse et glisse
le miroir à la place. Puis tous les trois hissent la caisse dans la charrette d'Akassia.
Châni va jusqu'à la cale pour chercher son âne.
Bon et maintenant à mon tour, je me déguisez.
Amosis enfile un grand chapeau de forme et un gros neu papillon en s'atteint doré.
Les enfants, je crois que nous sommes prêts.
Châni tire doucement la longe d'Akassia et tous descendent de la péniche.
Châni et Iliès se demandent quelle tour Amosis va faire pour les faire disparaître.
Tout en avançant, Amosis commence à leur expliquer son tour.
Ils n'auront pas grand chose à faire à part rentrer dans la caisse et en ressortir furtivement.
Au loin, la pyramide dorus étale son ombre sur la terre brûlante.
Ils remontent le lendu fleuve. De petites barques de pêcheurs glissent sous le soleil.
Leurs pieds et les roues du fauteuil d'Amosis soulèvent un nuage de poussières rouges.
Pour ce don du courage, Châni et Iliès chantent.
A les crocs, crocs, crocs, crocs, crocs, crocs d'île.
Sur les bords d'une île, ils sont partis, n'en parlons plus.
C'est bien vrai, ce que vous chantez, les enfants,
comme beaucoup d'autres animaux, les crocodiles ont disparu des bords d'une île.
Autrefois, il y avait des nuées de hérons, des poissons incroyables,
des farans de tortues et des crocodiles gigantesques jusqu'à 7 mètres de long.
Mais les eaux sont devenues trop polluées pour ces espèces.
Est-ce que si on continue de repêcher les déchets qui sont dans le fleuve,
elles pourront revenir ?
Demande Iliès.
Certaines espèces ont définitivement disparu.
Mais heureusement, il en reste encore beaucoup et elles se reproduisent vite.
Quand leur environnement leur convient,
je suis sûr que si le fleuve est moins pollué, elles reviendront.
À mesure qu'ils avancent, la pyramide se rapproche
et ils ne tardent pas à apercevoir les gardes
qui font leur ronde tout autour de la gigantesque porte-en-assis.
Bon, nous y voilà, c'est maintenant.
Que notre petit numéro commence.
Un mausisse fait rouler son fauteuil jusqu'à la grande porte.
Hola hola, bravo, vous avez devant vous le grand magicien papyrus.
Et les deux saltins branques les plus doués de tout le pays.
À ces mots, Iliès s'accroupit et Shani saute debout sur ses épaules
devant les yeux et baille les gardes.
Il m'insporte sans trou dans un grincement
et la cheffe dégarde, enroulée dans une grande cap noire s'approche.
Notre grand Seigneur Horus aime la magie les tours, c'est bien vrai.
Je vais voir s'il est disposé à vous recevoir.
À ces mots, elle fait signe à l'un des gardes
qui se précipite à l'intérieur de la pyramide.
Quelques minutes plus tard, il en ressort,
les murs murent quelques mots à l'oreille de la cheffe.
Vous pouvez entrer, Horus vous attend.
Vous deux !
Ajoute la cheffe en s'adressant à deux gardes.
Ne les quittez pas des yeux !
Iliès, Shani et Amosis pénètrent dans la pyramide
suivie par Akassia qui tire la charrette.
Au moment de passer la porte, Lannes s'arrête et baisse les oreilles.
Shani se penche et lui chuchote à l'oreille.
Je sais que cet endroit fait peur
et moi aussi je n'ai pas très envie d'entrer,
mais c'est pour libérer maman et papa.
Akassia plonge ses yeux plein de confiance dans ceux de la petite fille
et se remet à avancer.
Un long couloir illuminé par des torches s'ouvre devant eux.
Malgré la fraîcheur des épées murs en pierre,
il règne dans la pyramide une atmosphère étouffante.
Shani et Iliès se pressent l'un contre l'autre.
Ils arrivent dans une immense pièce.
Sur les murs,
sont peintes de grandes fresques faites de symboles mystérieux.
Tout au fond de la pièce,
assis sur un gigantesque fauteuil rouge et or,
entouré par des gardes,
se tient un petit peu de la pétale.
Il s'y tombe au nez Aquilin.
Ses yeux sont persons comme ceux d'un faucon.
Ils scrutent Iliès, Shani et Amosis qui avancent jusqu'à lui en silence.
Ils s'arrêtent au pied du fauteuil.
Le seigneur Horus tapote nervosement sur les accoutoirs de son fauteuil.
Allez-y,
distriez-moi !
Ordonne-t-il d'une voix sèche.
Amosis sort sa flûte de sa poche et se met à jouer un nergué et entraînant
pour encourager Iliès et Shani qui enchaînent les figures
sous le regard froid de Russes.
Les gardes se poussent du coude, impressionnés par l'habileté et la rapidité des enfants.
Horus soupire.
Je n'aime pas les enfants.
Ils se tournent vers Amosis.
Et toi, vieille homme, qu'est-ce que tu sais faire ?
Moi ? Je suis le magicien,
le plus doué que l'Egypte ait connu grand-seigneur.
Sur ces mots, dans une pluie de paillettes rouges et or,
Amosis sort de son chapeau en faux con qui vient se percher sur l'épaule de Russes.
Iliès est bougebé,
au russe qui arrête l'animal du bout de ses longs doigts.
Un pal sourire vient éclairer son visage.
Ah, ça, ça me plaît encore !
Eh bien, grand-seigneur,
vous avez dit que vous n'aimez pas les enfants.
Eh bien, je vais donc faire disparaître ces deux-là.
Horus osse les sourcils.
Il est intrigué.
Mais d'abord, il nous faut un peu de préparation.
Il faudrait qu'il n'y ait qu'une seule torche allumée sur le mur.
Et que vous gardes,
que vous gardes maître,
à poser-vous
cette grande caisse par terre.
Horus fait un geste de la main
et un des gardes se précipite pour éteindre les torches.
Les ombres s'allongent et l'obscurité grandit.
Deux autres gardes déposent la caisse au pied d'Amosis.
Allez, les loustiques.
Souffle Amosis à Iliès et Chani qui se glissent dans la grande caisse en bois.
Amosis la referme et il se retrouve dans le noir le plus complet.
Il y est sepresse contre Chani.
Il a un peu peur de l'obscurité.
Ils entendent Amosis qui se lance dans une grande tirade de magiciens.
Parle, barbe, de papyrus,
magicien tombé et de lumière,
ici devant le grand Seigneur Horus,
que ces deux enfants ne soient plus que poussières.
À cet instant, ils entendent un crépitement.
Puis Amosis fait glisser le miroir à l'arrière de la caisse et leur fait signe de sortir.
Une fois les enfants dehors, ils referment la caisse à l'aide du miroir.
Une fumée rouge et or remplit la pièce.
Allez, trouvez vos parents. C'est le moment.
Iliès et Chani se baissent et courent en direction des escaliers qui disparaissent jusqu'au sol.
Ils entendent le Seigneur Horus qui tout saute.
Mais qu'est-ce que cette sensailerie ?
Voyez par vous-même, Seigneur.
Les deux enfants ont disparu.
Incroyable.
Les bruits de voix s'estompe à mesure que Chani et Iliès dévallent l'immense escalier
qui s'enfoncent dans les profondeurs de la pyramide.
Soudain, ils se retrouvent face à deux couloirs.
Lequel prendre ?
Ce de monde Iliès.
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de la chaîne « C'est le moment de m'exprimer ».
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Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté,
une création originale écrite par Lucille Petit.
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À très vite !
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