Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, je suis particulièrement heureux que Karine Ernaud vous raconte, mon nom à
moi c'est Billy, histoire écrite par Loïc Clément.
Pourquoi ? Eh bien parce que c'est l'une des premières histoires du podcast et qu'on
vous en propose une version améliorée avec une bande son incroyable.
Si on fait ça, c'est parce que l'histoire a été adaptée en album, merveilleusement
illustrée par Clément Lefebvre aux éditions Little Urban.
Il est disponible dans toutes les bonnes librairies.
Je vous mets toutes les informations dans la description de l'épisode.
Voilà, vous savez tout.
Je vous embrasse et je vous laisse découvrir ou redécouvrir l'incroyable histoire de Billy.
Mon nom à moi c'est Billy et on ne peut pas dire que je sois chanseux.
Billy est un fier fait bandit et il arpente le Texas.
Et comme ça, quand il revient d'un cherché, je serai que c'est lui.
S'il se trompe et qu'il choisit un autre orphelin, je pourrais lui dire qu'il s'est
gourré.
Je pense à tout, je suis malin.
Ouais, moi je pense que dans la vie, il ne faut pas compter que sur la chance.
Cette année, Mister et Mrs. Fox m'ont inscrit à l'école.
Au début, je n'étais pas d'accord pour y aller, mais depuis que j'ai rencontré les
copains, c'est plus la même petite Anne.
C'est de la limonade.
Entre les heures de classe de Mrs. Jinnin, on adore jouer dans la cour de récré au
légende du far-west.
Fred, John, le petit piteur et moi ont fait des duels avec nos bâtons pistolés, comme
si on avait des comptes à régler, mais pas les mêmes que ceux d'arithmétiques.
Non, nos comptes à nous font les bons amis.
On se tire dessus pour se tuer pour de faux, en menaçant l'autre qu'on va lui apprendre
à vivre.
On rigole bien, même si personne veut jamais perdre le duel.
Tu m'as manqué, t'attirer à côté alors que moi je te lui ai en plein cœur.
Non, parce que avant on m'avait opéré du cœur et on m'avait revu de l'autre
côté, donc ça ne compte pas.
Des fois, on entend rire quelqu'un qui nous regarde.
C'est Jane.
Eh, joue pas avec nous, parce qu'elle veut pas qu'on la sauve.
Elle veut être une despire ado et serait notre leader, mais les copains sont pas intéressés.
Ils aiment seulement jouer aux gentils.
En plus, il veut pas qu'une fille soit leur chef.
Un jour, Fred lui a dit.
Une fille, ça peut pas commander, sauf un chocolat chaud au salon de thé.
J'ai trouvé ça stupide, car il suffit de voir Mrs. Gillin quand on n'a pas fait
notre voir ou quand le directeur, son mari, fait du charme à la cantinière.
C'est elle, la boss.
Y'a aucun doute là-dessus.
La seule ombre au tableau à l'école, finalement, c'est le grand loveless.
J'ai pas combien de fois il a redoublé, mais sûrement plus de mille.
Il est trop vieux pour être encore élève d'un autre classe.
Il est trop grand, trop fort, trop bête, trop tout.
Son truc à lui, c'est venir se servir sur nous alors qu'on n'a pas grand chose.
Il nous pique notre goûter ou nos affaires et on peut rien y faire.
Un soir, Mr. Fox m'a emmené à une veillée avec sa vieille bande de coboyes.
J'adore ces moments-là.
Quand on fait un feu sous les étoiles et qu'on se raconte des histoires de l'Ouest sauvage,
la nuit est parfois si claire qu'on dirait que l'encre du ciel est devenue du lait.
Le vieux Dick nous a expliqué comment mon grand-père-chérif a réussi à neutraliser
l'ongue bin butter.
Ce très grand, très fort et très bête d'espérados qui terrorisaient la ville m'a rappelé quelqu'un.
Je suis fier de savoir que le papa de mon papa était un si grand héros.
J'ai envie d'être à la hauteur, mais je suis tellement petit.
C'est ce que j'ai expliqué le lendemain à Dick pendant que Mrs. Fox nous servait une tartarasserie.
Il s'est levée et a fouillé dans son tiroir pour en sortir une étoile de chérif enveloppée dans un mouchoir.
Ton père l'a laissée pour toi. C'était celle de ton grand-père.
Dick a eu l'air pertu dans ses pensées en l'argardant, comme si la revoir lui rappelait plein d'aventures.
Il m'a expliqué qu'un tout petit quelque chose, comme cette pièce de métal,
pouvait être un grand symbole aux yeux des autres.
Manoir de dire que même un gringallé comme moi peut être un héros pour ceux qui l'entourent.
J'ai mis l'étoile de mon grand-père sur ma chemise et j'ai filé à l'école avec une ferme résolution.
Loveless, tiens-toi à carreau dans ta chemise à Réadur. Il y a un nouveau chérif en ville.
L'héloin de main, il y a eu du grabuge à l'école.
A l'air écrit, le grand Loveless en est pris au petit Peter.
L'immense cornichon a décrété qu'on devait lui filer du blé pour avoir le droit de faire pipi.
Comme Peter avait lavé six pleines et les poches vides,
ça a posé problème quand il a insisté pour aller aux toilettes.
Loveless a mis une grosse patate à mon copain qui n'avait pas un radis.
Il a aussi collé un marron à Fred et à John pour qu'il se mêle de leurs oignons.
Alors, à ce moment-là, j'ai regardé mon étoile et ça m'a donné du courage.
J'ai dit à Loveless que son rain de terreur de voyous au trou de fesses moisies prenait fin.
Je l'ai prévenu qu'un nouveau chérif venait d'arriver en ville et que...
Loveless m'a filé une châtaigne en pleine poire avant que je puisse terminer ma phrase.
Et tandis que j'étais à moitié dans les pommes couchés au sol,
il s'est penché vers moi à regarder l'étoile de mon papier et m'a dit...
T'es à raison, Billy. Il y a un nouveau chérif dans le coin.
Il va falloir lui montrer un peu de respect.
Alors, il a arraché mon étoile et il l'a accroché à son gilet.
À partir de maintenant, Léna, si vous voulez pas me courir sur le haricot,
il faudra m'appeler chérif. Chérif Loveless.
J'ai eu beau protesté et c'était fichu en terrée mourue.
Au far-weste, c'est la loi du plus fort qui compte.
Adieu, mon étoile de justice. Adieu, le souvenir de papy.
Symboles du bien et du bon, les carottes sont cuites.
La force de voir le grand tartignol se prendre pour le super-chérif de la cour de récré,
je finis par avoir des idées bizarres.
Je me dis que si ce voyou représente la loi,
ben j'ai moitant être du côté des bandits.
Alors oui, je suis pas totalement zinzin.
Je sais bien que Loveless n'est pas un vrai cowboy et qu'il ne représente pas du tout la justice.
Je sais bien que c'est lui le vrai voleur et qu'il méritrait la prison
et les travaux forcés où on l'obligerait à casser des cailloux avec son nez.
Mais je dis juste que maintenant qu'il a mon symbole sur la poitrine,
il en l'est dit ce qui était beau à mes yeux.
Si on doit vivre dans un monde où Loveless est le chérif,
alors à partir de maintenant, moi je vais être le desperado.
Je réfléchis beaucoup à la façon dont je vais m'y prendre pour me venger.
Hors de questions que ce coyote au dents pourri s'en sort si facilement.
J'ai bien pensé à aller dire à notre maîtresse, Mrs. Jullin,
ce que Loveless nous fait subir, mais les copains ne veulent pas.
Ils disent qu'on n'est pas des balances.
Moi, la seule balance que je connais, c'est celle pour peser les bonbons chez Mr. Smith, les pisciers,
le papa de Jane. Alors j'ai pas le rapport.
Je sais que je peux pas gagner à la bagarre parce que Loveless a trop de pertes de bafes
et moi j'ai que deux jours pour les recevoir.
Je sais pas le poids et ça, j'ai pas besoin d'une balance pour le savoir.
Il faut que je réfléchisse à comment font les bandits pour s'en sortir.
Ils sont parfois lâches et menteurs, mais les plus fameux sont souvent rusés.
C'est le vieux dit qui m'a dit ça.
Il paraît même que certains, dont la tête est mise à prix, sont des chefs de bande.
Ils sont pas forcément les plus forts, mais ils sont les plus intelligents.
Alors je fais marcher mon cerveau et je pense en boucle.
Coyote au dents pourri, bandis, balances, bonbons de l'épicerie.
Non d'un cheval au galop.
À force que les idées me trottent dans le ciboulo, j'ai trouvé un plan.
Loveless, mon vieux, je vais te faire passer le goût d'y vol, moi.
Juste avant l'école, Fred, John, le petit Peter et moi,
on décide de voler des tonnes de bonbons chez Mr. Smith.
Jane est maintenant notre complice.
Elle est dans le cou jusqu'au cou.
Comme convenu, elle détourne l'attention de son père en hurlant dans l'arrière boutique.
Papa, j'ai vu un grand rat.
Et hop, pendant que le vieux Smith cherche un animal imaginaire,
on remplit nos poches de sucrerie bien réelle et on prend la fuite.
Une fois la première partie de mon plan réalisé, la deuxième est plus simple.
Tout repose sur la stupidité de mon adversaire.
Alors, autant dire que ça peut pas rater.
Des copains et moi, on se balade dans la cour de récré avec les bonbons qui dépassent de nos poches de pantalon.
Des sucres d'or, des sucettes, des bâtons de réglisse, tous les trésors de l'hypicier.
Naturellement, le sheriff les remarque.
Hé, Léonin, je crois que vous avez oublié de payer le chef de la zone, celui qui assure votre sécurité.
On n'oublie rien.
Je lui dis, en regardant mon étoile accroché à son gilet.
On se souvient même de tout, sheriff.
On lui donne alors ce qu'on possède, histoire de bien le remplir partout.
Dans les poches, dans le pantalon, dans le gilet, on a mis tout le fruit bien sucré de notre larcins.
Alors, j'annonce à Lovelace que je peux lui prédire l'avenir.
Il me regarde avec des yeux roux comme des tartes.
Celle qui m'a pas encore collé ce jour-là.
Je répète plus fort.
Lovelace, je peux deviner le futur et je sais ce qui va t'arriver.
C'est là que tous les enfants un peu curieux nous ont entourés pour assister à la suite de ce face-à-face.
Sans que j'ai besoin de lever le petit doigt, ton oreille va chauffer et tes larmes vont couler.
De quoi ? Repète-moi ça, sale...
Avant que le sheriff ait le temps de finir de me menacer, le directeur le décolle du sol en le tirant par l'oreille.
Le papa de Jane est venu se plaindre à l'école d'un vol de bonbons dans son magasin et, le coupable, ne fait aucun doute.
La petite terreur des récrits avec des bonbons plein les poches.
Jamais enquête n'a été plus rendement menée.
Etant dit que Lovelace pleure à chaud de larmes en jurant qu'il est innocent, les enfants rient de bon cœur.
En fouillant dans son sac, Mrs. Gillain retrouve des tas d'objets que la grande saucisse nous a volés.
Je récupère même mon étoile.
Voilà, vous savez tout maintenant.
Retenez bien qu'un bon ciboulo vaut souvent mieux que de gros bisquotto.
J'ai pensé à tout, je suis malin, ouais.
Je vous l'ai déjà dit, moi je pense que dans la vie, il ne faut pas compter que sur la chance.
Je sais pas bien si je veux être un grand sheriff, comme papy ou un fameux bandit, comme le dit la chanson de mon papa.
Mais ce qui est sûr, c'est que je vais être un kid.
Je pense qu'au far west, on va vite entendre parler de Billy.
Voilà, l'histoire est finie.
Dites-moi ce que vous en avez pensé en m'envoyant un message vocal avec vos parents, par Instagram ou par mail, à l'adresse.
Hello at Tellming.com.
H-E-L-L-O, à Robaz.
T-A-L-E-M-I-N-G.com
Et si vous avez une idée d'histoire qui vous trotte dans la tête, n'hésitez pas à me la partager.
Je vous embarasse et je vous dis à bientôt.