Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous voit raconter un Halloween monstreur.
Halloween.
La seule nuit au monde où les rues se remplissent de monstres joyeux, tous plus exciter les
uns que les autres à l'idée d'aller frapper aux portes pour amasser des sucreries.
Pour Amy et Lino, cette soirée-là s'annonce bien différente des autres années.
Non costumée, ils s'apprêtent à quitter leur immeuble lorsqu'Emi s'arrête devant
la porte et lance à son ami un regard soucieux.
T'as vraiment bien vérifié ton sac.
Cinq fois ? Tu me prends pour un zombie pourri ?
Bah non, mais était du genre tête en l'air, donc bon...
Attends une minute... T'aurais pas un peu peur ?
Bah et puis quoi encore ? Après tout ce qu'on a fait ?
Top ! C'est parti pour le ratatinage !
De qui ? Et bien des monstres.
Il faut savoir Halloween leur rend la vie facile.
Plus besoin de se cacher sous un lit ou de se tapir dans un coin d'ombre.
Le temps d'une nuit, ils se meldent aux humains pour récolter les plus grosses peurs de l'année.
Et l'an dernier, on peut dire qu'Emi et Lino en ont fait les frais.
Les monstres prirent un malin plaisir à les terroriser.
Les pauvres enfants rentrent à her chez eux sans le moindre bonbon, mais avec un paquet de larmes.
Plutôt que de se morfondre, ils se jurèrent de remettre les monstres à leur place.
Ils avaient besoin d'un peu de méthode et d'un brin d'inventivité.
Et à force d'engloutir une quantité astronomique de livres et de reportages,
Émi et Lino mirent au point des recettes pour montrer à ces monstres qu'ils n'auront plus jamais peur d'eux.
Leurs sacs à Mali sans bandoulière, ils sortent, prêts à donner leur leçon.
Première occasion, leur ont point en face de chez eux.
De jour, il est tout mignonné avec ces fleurs colorées.
La nuit, éclairée par des lampadaires jaunâtres, il devient terne.
Ce soir, une étrange sphère fleuri repose en son centre.
Elle bouge très légèrement, comme si elle respirait.
Émi et Lino feignent de monter sur leur ont point,
de tentacules surgissent, manquant d'un cheveu leur cible.
Ils se rétractent aussitôt.
Le buisson lâche un gros niemand.
Pfff, c'est pas avec un truc comme ça que tu nous feras peur.
Ouais, c'est trop classique.
Ah ouais ? Et que dites-vous de ça ?
Le buisson s'ébroupe, perd ses feuilles.
Une horrible boule verte couverte de pique, flanquée de tentacules,
les fixe avec un œil unique globuleux.
Face à l'absence de réaction des enfants, son air mauvais laisse place au désarroi.
Oh ! Comment c'est possible ? Vous devriez crier !
On a vu plus moche.
Et euh, plus effrayant.
Et comme t'a l'air d'aimer les fleurs...
On a un petit cadeau.
Joignant le geste à la parole,
Amy sort un peau de colle liquide de son sac
et Lino a un sachet de fleurs séchées.
Médusé, le monstre ne bouge pas d'un pic
et se retrouve couvert de fleurs impossible à enlever.
Et voilà !
Quel loup d'enfer !
Terrifié, la boule de pique se carapate.
Et là ?
Gonflé de fierté, les enfants se mettent en quête d'un second monstre.
Ils ne tardent pas à apparaître.
Cette fois, au détour d'une rue, à l'écart du tumulte d'Halloween,
une ombre menaçante s'étire, accompagnée de bruit de palours,
très, très lourd.
Aussi bien préparée soit-il,
Amy et Lino sentent la peur leur châtouiller le creux de l'estomac.
Heureusement, ils ont une technique imparable.
Jouer à découvrir des choses dans les ombres.
Une variante ingénieuse du jeu avec les nuages.
On dirait pas une pomme de terre qui fait du vélo ?
Plutôt une licorne qui fait du ski.
Une énorme pâte velue apparaît au coin de la rue,
suivie d'une montagne de poils pourvues d'une bouche immense,
pleine de dents pourries.
Les enfants sortent aussitôt leur casque en tibris.
Et heureusement, les carabettes poussent un urnement puissant.
Et bourrifé comme jamais,
les enfants reniflent l'air et se pincent le nez.
Bon dis donc, Fred, brossez les dents !
Parce que tu bâtes les clampes becs, oh la main !
Oh, et c'est un exploit !
Attends une minute, on m'a râtrue pour toi !
Pas ravi du tout que De Nabo lui fasse des commentaires à propos de son haleine,
et il faut l'avouer, vexé de ne pas les avoir effrayés,
le monstre s'apprête à pousser son plus puissant regissement.
Il n'a donc pas le temps de réagir
lorsque les enfants l'oublent de grosses poignées de bonbons mentolées.
Le monstre regit, la rue tout entière se met à vibrer.
Les enfants reniflent, l'air satisfait.
Les yeux du monstre louchent vers sa bouche, puis vers les enfants.
Bon alors, t'es pas content de sentir enfin bon de la bouche ?
C'est dommage, je suis sûr que comme ça, tu pourras te faire des amis ?
Ouais, enfin avant il faudrait que tu prennes un bain,
parce que tes poils là c'est un sac de noeuf tout grâce à eux.
Tu veux qu'on t'aide ?
Les épaules basses, la mine d'épiter,
la montagne de poils monstrueuse tourne les talons et s'enfonce dans les ombres.
Et le deux ?
Je me demande à quoi va ressembler le prochain.
A une chose horriblement hideuse.
Certaines de leur flanquer la frousse de leur vie,
elles surgissent d'une bouche d'égout.
Sauf que les enfants la regardent avec ravissement.
Wow, c'est le plus beau monstre que j'ai jamais vu !
C'est sans doute l'ami imaginaire de quelqu'un.
Voyant que l'incompréhension submerge le monstre,
Amy sort un miroir de son sac en adressant un clin d'œil discret à l'inaud.
Si tu ne nous crois pas, regarde-toi.
Ah, t'es vraiment super chou, hein !
Elle fait son possible pour ne pas avoir l'air d'égouter
lorsqu'une main répugnante saisit le miroir.
A peine la telle portée devant elle
que la chose lâche un hoquet de peur, blémis, gémis
et s'enfuit par une autre bouche d'égout.
Et deux, trois ?
J'aurais jamais cru que le miroir embellissant marche aussi bien.
À ce rythme, on pourrait bien chasser tous les monstres en une nuit.
De rue plus tard, l'ino aperçoit une magnifique conque nacreée,
abandonnée au pied d'un escalier.
Subjugé par ses couleurs, il s'en approche.
Soudain, un bernard l'hermite de l'enfer s'en extirpe.
Faisant de son mieux pour se donner des airs menaçants,
il fait claquer ses pince.
Les enfants échangent un regard aïurie avant d'être pris d'un fourrier.
Le monstre ne semble pas apprécier.
Hilar, l'ino trébuch et se roule par terre.
Émy essaye de retrouver son sérieux.
C'est pas avec des gronnements aussi mignons que tu vas faire peur.
J'aurais presque envie de t'adopter.
Émy, la premièreresseuse de monstre de compagnie.
En vrai, ce serait trop bien. T'en penses quoi ?
Euh, bah... Bah... Où il est parti ?
Boudé, parce qu'il est nul en frayeur.
Arrive l'endroit parfait pour trouver un monstre.
Le tunnel d'accès au bord du fleuve.
Sombre à souhait.
A peine Émy et l'ino y ont-ils mis un pied
que des bruits bizarres et inquiétants résonnent.
Les enfants remarquent quelque chose d'étrange
sur les murs et au plafond.
Une multitude de cloques bizarres.
En s'avançant, ils découvrent que ce sont en fait
des centaines d'yeux qui s'ouvrent à leur passage
avec un bruit de vieilles ventouses.
Amusés, Émy et l'ino sortent de leur sac à malice,
de vieux appareils photos
et commencent à mitrailler les parois du tunnel.
La lumière des flashs est tellement éblouissante
que les yeux se rétractent avant de disparaître.
Et le sac !
On est vraiment les meilleurs.
Émy et l'ino, les chasseurs de frayeur.
Plus tard, un monstre feu d'artifice
est réduit à l'état de pétard mouillé
avec une simple gourde d'eau.
Un crapaud infernal se dégonfle comme une beau de ruche
sous les attaques de plumes chatouilleuses.
Les monstres les plus sombres se font peinture lurée,
les plus gris fûts éternus
dès qu'on leur jette des paillettes dessus.
Les succès s'enchaînent,
si bien que très vite,
les monstres déguerpissent dès qu'ils croisent Émy et l'ino.
Bientôt, il n'y en a plus un seul.
Je me demande où ils sont passés.
Lors des ambulations nocturnes,
les amènent à la lisière de la forêt morte.
Victimes d'un incendie survenues bien avant la naissance des enfants.
Les rayons faiblards du 1er quart de lune
lui donnent un air de cimetière abandonné.
Un lieu idéal pour les monstres, non ?
On va finir la soirée en beauté !
Sans sourciller,
les enfants s'engouffrent au cœur de la forêt lugubre
jusqu'à un chêne millénaire totalement calciné.
Une troupe de monstres s'est réunie à son pied.
Ce battu par Émy et l'ino et des tas d'autres.
L'air soucieux,
chacun de fixe une espèce de gros thermomètre
dont l'ajut j'ai presque à zéro.
A cause de ces gamins, mon triomètre est à zéro.
J'ai peur d'effrayer d'autres mouflets, moi maintenant.
Comment on va te refaire pour passer l'hiver ?
Sans leur cri,
nous finirons tous râbourris.
Les monstres émettent une plainte qui émeut les enfants.
Peut-être pas ?
L'horrible assemblée se tourne vers le Bernard Lermitt,
Kémy et l'ino avaient croisé un peu plus tôt.
Son trouillomètre à lui semble bien rempli.
Comment un nul empeur a réussi à récolter des cris de frayeur ?
Parce que je les ai pas effrayés et je les ai fait rire.
T'as reçu un coup sur la coquille ou quoi ?
Euh, non, pas du tout.
Je crois que les rires des enfants sont aussi efficaces que les cris de peur.
Sinon, comment expliquer que mon truyomètre soit aussi bien rempli ?
Ce serait une révolution.
Alors, on peut vous aider ?
En voyant les enfants surgir de leur cachette,
les monstres se serrent les uns contre les autres.
On vous doit bien ça.
Et croyez-nous, on ne manque pas d'idées quand il salue de rigoler.
Cette Halloween-là, une révolution se mit en marche.
Mais que se passent-ils après ?
Les monstres se transformèrent-ils tous en grands farceurs ?
On vous laisse imaginer.
Voilà, l'histoire est finie.
Dites-moi ce que vous en avez pensé,
en m'envoyant un message vocal avec vos parents,
par Instagram ou par mail, à l'adresse,
hello attelming.com,
H-E-L-L-O, à Robaz,
T-A-L-E-M-I-N-G,
et si vous avez une idée d'histoire qui vous trotte dans la tête,
n'hésitez pas à me la partager.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.