Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming !
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous voit raconter, Zélie est la porte de l'âme.
Assises sur l'herbe, dans un parc baigné de soleil, Zélie tricote les oreilles vagabondantes
d'une discussion à l'autre.
Les mailles s'enchaînent lorsqu'au beau milieu des rires et des discussions banales,
une rumeur éclate.
Et comment ça va pas fort ? Des jours que je dors plus ! La faute du chantier, il
y a trop de trucs pas normaux qu'arrivent à assure qu'il est hanté.
Une nouvelle enquête servit sur un plateau.
Et comme le hasard s'arrange souvent pour bien faire les choses, c'est à ce moment
que Timmy arrive en âge.
Désolé, pour leur tard, vous avez pas vu l'heure ?
T'aurais pas pu tomber mieux.
Ah bon ? Mais pourquoi ?
Un mystère vient de m'arriver aux oreilles.
D'un léger hauchement de tête, Zélie indique à Timmy vers où regarder.
Au même moment, une femme se lève visiblement agacée par les railleries de ses amis.
J'ai aussi futé que des plos, ce chantier est hanté, je vous le dis.
D'un geste vif, elle ramasse sa veste et s'éloigne rouge de colère.
Faut pas qu'elle parte !
Sans attendre que Zélie range son tricot, Timmy part comme une fusée.
Madame, madame, attendez !
La femme s'arrête brusquement, emportée par son élan.
Timmy s'écrase comme une mouche sur une géante.
Peux pas faire attention ?
Désolé, mais y'avait heureuse d'enf.
Ah bon ? Et pourquoi donc ?
Pour vous dire qu'avec Vélie, mon ami qui est là-bas, on vous croit.
Ah ! Bah, merci petit, même si c'est pas ça qui va faire redémarrer le chantier.
Prise d'un frisson, la femme devient blanche comme un linge.
La maison, elle veut pas de nous.
Le jour comme la nuit, elle nous tend des pièges,
elle pire, elle a menacé de nous emporter.
Elle parle ?
Non, non, non, mais elle écrit quelque chose sur la porte d'entrée.
Et ça s'est passé où ?
Au bout de l'impasse du bosquet.
Ah, mais je te déconseille d'y aller, cet endroit est maudit.
Alors ?
Désolé, mais j'ai vraiment besoin de rester seul.
Sans attendre sa réponse, elle s'en va, juste avant que Zéline arrive.
Elle t'a dit quelque chose ?
Bah, qui... Qui voudrait mieux oublier cette affaire.
Pas avant d'être allée sur place.
Le premier réflexe de toute bonne tricoteuse,
avant de prévenir qui que ce soit,
s'assurer, par soi-même, que quelque chose de bizarre se trame.
Oh, super !
L'impasse du bosquet est appelée ainsi car au bout se trouve une touffe de chaînes centenaire.
Ils entourent une vieille bâtisse qui semble être là depuis aussi longtemps que.
À côté du portail grand ouvert, un panneau,
vantant l'arrivée prochaine d'eux,
la résidence du bosquet a un écrin de verdure pour vos projets futurs.
Sauf qu'il n'y a pas âme qui travaille.
Le chantier est à peine commencé.
Les outils ont été laissés en plant.
Les engin sont à moitié avalés par la terre,
comme s'ils avaient été victimes de sable mouvant.
Timmy regarde le ciel.
Il s'obscurcie à toute vitesse.
Les enfants sont pris d'un frisson.
Un gros nom de tonnerre résonne dans le lointain.
Les vieux arbres qui masquent une partie de la façade de la maison
sont agités de bref tremblement.
To... To dancer.
Quoi ? Le vent ?
Quoi ?
Oui, donc, rien le...
D'en faire des idées.
Les deux amis traversent le jardin.
Labourés par les chenilles et les roues des engins,
ce n'est plus qu'un terrain vague.
Ils arrivent à la fameuse porte gravée maladroitement
d'un sombre avertissement.
Orphe, partez d'ici. Vous crédis la...
la couleur du vent.
Un éclair déchire le ciel.
On l'en a peut-être vu assez, non ?
Allons profire ta mamie.
Pas avant d'avoir inspecté l'intérieur.
Comme pour les défiés,
la lourde porte en bois s'entrebaille en grinçant.
Le vent s'y engouffre, se transformant en hurlement glaçant.
On y va ?
Oui, évidemment.
Zélie entre.
Vous voulez dire... partir ?
Malgré sa peur, Timil a su.
Il fait sombre.
Soudain, au-dessus de leur tête,
des bruits sourds se font entendre.
T'es dévolé ?
Zélie dans l'oreille.
Oui, certainement.
Toute la maison semble gémir,
et dehors, le tonnerre gronde.
Immobile, sur le balier.
Ils attendent que leurs yeux s'habituent à l'obscurité.
Les lames du parquet grincent sinistrement sous leur pas,
lorsqu'ils arrivent devant la porte grande ouverte du salon.
La pièce est un fatrat de meubles renversés,
de statuettes brisées et de cartons chargées d'une incroyable collection de livres
sur les fantômes et les esprits.
Faut pas s'étonner si cette maison est hantée.
Et vous croyez que vous trouvez une photo du propriétaire ?
Il extirpe un cadre brisé,
un cliché jaunit par le temps.
Un vieil homme, aux yeux voilés de blanc,
se tient devant la maison.
Les deux mains appuient fermement sur une canne.
Il paraît bien fêbrilat.
Timmy retourne la photo.
Elle a été prise il y a très longtemps.
Dehors, le vent redouble de violence contre les vitres poussiruses.
La foudre illumine brièvement les murs.
La vieille maison gémine,
comme pour protester contre les assauts de l'orage.
À moins que ce ne soient les enfants qui ne la dérangent.
Il a entendu.
Oui, c'est la tempête d'or.
Mais non, il a entendu une sorte de murmure.
C'est comme si il y avait une présence.
Peut-être qu'un fantôme essaye de communiquer.
Il veut plutôt de nous asser.
Si on le comprenait, peut-être qu'on aurait le fin mot de l'histoire.
Tu crois qu'il y a un dictionnaire pour comprendre les fantômes là-dedans ?
Tiens, ça fait arrêter ?
Purer de moi !
Des bouts de statuettes et des livres s'élèvent à quelques centimètres du sol.
Ils se mettent à tournoi pour former une véritable tornade d'objet.
Derrière le canapé !
Les enfants plongent pour se mettre à l'abri.
En quelques secondes, le calme revient.
Immobile, retenant leur souffle, ils écoutent.
Rien.
En dehors des volets qui continuent de battre cette horrible cadence.
Bon, là, je crois qu'on en a assez vu. Il faut prévenir ma mie.
Timmy sourit.
Soulagé de quitter cet endroit, ils se relèvent avant de blémir.
Je crois qu'on... qu'on nous invite à rester ?
Au sol, les objets forment désormais un chemin, partant du divan retourné.
La curiosité chasse leur peur, si bien qu'ils se retrouvent sous l'escalier face à un mur.
S'ils nous ont amenés ici ?
C'est pas pour rien.
Ce qui veut dire qu'il y a...
Une porte cachée !
Un poit de douée !
Doudou ouvre tout !
Le doudou de zélifuse de sa poche se détricote pour prendre la forme d'une minuscule aiguille
qui s'insère dans un trou invisible à l'œil nu.
Aussitôt, des traits lumineux fusent de la serrure pour former d'étranges motifs.
Une porte se révèle avant de s'ouvrir dans un raclement qui fait trembler la maison tout entière.
Une odeur de vinaigre et de moisie saupoudrée de poussière pique les yeux et le nez des enfants.
Démarche, s'enfonce dans une profonde obscurité jusqu'à une faible lueur.
L'envie de savoir ce qui s'y trouve est plus forte que tout.
Le seuil de la porte à peine passée, la porte se referme rusquement.
Doudou ouvre tout !
Le doudou de zélifuse ne réagit pas. Ils sont coincés.
Il n'y a pas trop de solitions.
Il va falloir descendre.
Dans le noir complet, ils avancent à tâton pour être sûr de ne rater aucune marche.
À mesure qu'ils s'enfoncent, l'air se fait plus chaud et plus étouffant.
Mais ce n'est pas le plus désagréable. Plus ils descendent, moins ils ont l'impression d'avancer.
La lueur ne se rapproche pas. L'heure des plus à la prudence, ils veulent sortir d'ici.
Timmy se dit que c'est le moment d'accélérer la cadence.
Il a bien en tête la taille des marches, alors il s'élance pour les dévaler 4 à 4.
Mais dès son premier soir, il se rend compte que quelque chose cloche.
Il a l'impression de remonter lentement.
D'un coup, il distingue de léger bruit d'engrenage.
Ils sont sur un tapis roulant.
Mais étonnant qu'ils aient l'impression de faire du surplace.
On peut sortir de là si on fonce.
Prête ! Prête !
Ils dévalent l'escalier comme des fusées sans se soucier de ce qui peut leur arriver.
La lueur se rapproche enfin jusqu'à les éblouir.
Ils débouchent alors dans une grotte,
éclairées par des cristaux jaunes et blancs qui palpitent comme des cœurs battants.
Sur le mur du fond, une formidable gravure de portes
parcourues des mêmes motifs que la porte d'accès à l'escalier.
On essaie de l'ouvrir ?
Ça vaut le coup d'étayer.
Vous n'y arriverez pas.
L'air miroite.
Un vieil homme, voûté.
Appuyez fermement sur une canne, apparaît devant eux.
Pâle et légèrement transparent.
Zélie recule, timide, trébu.
C'est vous qui avez mis tout ce bazar là-haut ?
Oui, enfin.
Avec l'aide des esprits de l'air et de la terre.
Pourquoi vous faites ça ?
Pour protéger la porte de l'âme.
Elle permet aux esprits égarés de quitter notre monde en toute qui étude.
Alors vous étiez une sorte de guide quand vous étiez vivant ?
Le dernier d'une grande lignée de passeurs.
Nous étions les fantômes perdus à retrouver leur chemin.
Et en même temps, nous étions les protecteurs de cette porte sacrée.
C'est pour cela que ce chantier ne doit jamais voir le jour.
Même si vous n'êtes plus là pour les guider.
J'ai fait le serment sur mon lit de mort de continuer à guider les défins dans la mort.
Mais vous ne trouverez jamais le repos ?
Un maigre sacrifice pour apaiser ceux qui en ont besoin.
Mais si la porte de l'âme venait à être prisée, tout cela n'aurait servi à rien.
Comment ? Peut-on arrêter le chantier ?
Il suffit de racheter le terrain ?
Mais on dégut des enfants ?
Qui connaissent des personnes qui ont le bralon ?
Et pas qu'un peu.
Si les tricoteuses sont expertes pour résoudre toutes sortes de mystères,
elles sont aussi de savantes tireuses de ficelles.
Si bien que la vieille bâtisse de l'impasse du bosquet fut rachetée par un mystérieux investisseur,
elle laissait placer un splendide monument abritant la porte de l'âme,
autour duquel s'étendait un jardin des souvenirs ouvert à tous les habitants de la ville.
Voilà l'histoire est terminée.
Le prochain mystère que devront illucider Zélie et Timmy sera inspiré d'une idée de Léa, qui habite à Lausanne.
Vous allez voir, ça va être extra.
Si vous avez des idées pour la suite des aventures de Zélie et Timmy, partagez-les nous.
Pour participer, c'est super simple.
Demandez un coup de main à vos parents pour m'écrire ou m'envoyer un message vocal sur Instagram
ou par mail à l'adresse suivante.
Hello at Tellming.com.
H-E-L-L-O, à rebase, T-A-L-E-M-I-N-G.com
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A