La maison du podcast présente
« While » le podcast animalier est une série audio du magazine Pirouette,
un mag super chouette pour les enfants de 5 à 8 ans qui aiment comme toi grandir et apprendre avec le sourire.
Salut nos petits aventuriers et bienvenue dans « Wide » le podcast animalier.
Un podcast pour partir à la découverte de tous les animaux à travers le monde.
Un reportage avec un animal étonnant et un guide qui nous emmènera sur ses traces.
Tu es prêt ? Attention, c'est parti !
Libéré... élitré...
Professeur, mais qu'est-ce que vous faites, déguisé en princesse avec軟 robe et ses deux grosses sweat.
Je fais comme le mérou. D'abord je suis une fille et ensuite hop j'enlève ma robe
et avec mon slip et mon chapeau d'explorateur, je me transforme en garçon.
Comme le mérou ? Mais qu'est-ce que vous racontez ?
Je te parle du mérou. Tu sais... ce gros poisson avec une grosse bouche.
Tu sais c'est un poisson extraordinaire !
Il peut même se transformer en fille !
Ou en garçon ! Comme ça lui chante !
Ah bon ? Vous me faites des blagues, professeur ?
Tu ne me crois jamais !
Non, d'un poule-peu géant !
Eh bien vas-y, plonge ! Tu verras bien !
Ok, professeur, vous avez raison !
Je vais en avoir le coeur net !
Jean-Phill, mon masque, et mes palmes !
Et je pars en exploration à la recherche du mérou de l'île de Pancro !
À la une, à la deux...
...
Ça y est ! J'ai vu mon premier mérou !
Fantastique ! Mais il n'avait pas de perruques, ni de jupes, comme le professeur !
Je vais demander des explications à Vincent, là-bas, le garde-moniteur de Pancro.
Vincent, je viens de voir un mérou, mon premier, et il n'était pas tout seul, il était accompagné d'une muraigne ?
Ouais, c'est ça, une petite muraigne...
...Souvent le mérou et la muraigne, en fait, ils collaborent pour chasser.
Donc on va souvent les retrouver dans le même trou.
Tu peux nous raconter un peu la vie du mérou, c'est quand même un poisson assez exceptionnel.
Déjà, il peut être énorme !
Ouais, le mérou, il peut atteindre facilement 1,50 m.
Et la vie du mérou, c'est environ 40 ans, 40, 50 ans, ça dépend les individus.
Et il a une vie un peu particulière par rapport à nous autres humains.
Donc on dit qu'il a un armarphrodisme protogine, ça veut dire qu'il a les deux sexes,
mais qu'il utilise d'abord le sexe femelle, puis le sexe mâle.
Il est fille et il se transforme en garçon.
Alors, plus exactement, pour être plus précis, quand il est, il est immature, c'est-à-dire qu'il est ni fille ni garçon.
Quand il grandit vers l'âge de 5 ans, il devient femelle.
Et au cours de sa vie, jusqu'à l'âge de 12 ans, si les conditions de milieu le permettent, il devient mâle.
Donc les plus gros individus sont très généralement démâles.
Alors, qu'est-ce que tu veux dire si les conditions de vie le permettent ?
Mais, typiquement, si dans un milieu où il va avoir énormément de gros individus,
il peut rester femelle encore un peu plus longtemps, parce que le milieu sera saturé de mâle.
Donc il t'adapte en fonction des besoins, quoi ?
Et même un mâle pourrait redevenir femelle.
Un jeune mâle peut redevenir femelle.
Si jamais, il n'y a plus assez de femelles.
Si on ne fait que pécher des petits poissons, donc des femelles, un jeune mâle peut redevenir femelle.
Incroyable ! Là, celui qu'on a vu, il a une couleur un peu... Il a un peu tacheté jaune.
Ouais, alors les jeunes individus ont une livrée un peu différente des adultes.
Ils sont beaucoup plus tachetés jaunâtre.
Et ils perdent un peu cette livrée au cours de leur vie.
Les gros mérous, moi, tels que je les connais, c'est plutôt bleu, vert sur la dorsale.
Le bleu vert, en fait, ça va être dû aussi à la profondeur.
En fait, on perd vachement de couleurs quand on plonge.
Mais ils perdent vraiment ces tâches, ces grosses tâches jaunâtre.
Elles sont plus petites, elles sont toujours.
Ils ont toujours cette dorsale orangée.
Souvent, elles sont repliées.
Donc quand ils sont petits, ils ont souvent peur.
Donc ils ont souvent la dorsale levée, donc on la voit plus facilement.
Mais les gros ont toujours ça.
Sauf qu'ils sont un peu plus diffus, un peu plus univrés, un peu plus unis.
Et les très très gros mâles, ils deviennent argentés.
Ils ont une tâche argentée au niveau de Louis.
Ils débordent sur le reste du corps.
C'est souvent les mâles dominants qui ont ça.
Donc c'est les mérous argentés.
Le mérou, ça fait vraiment poisson extraordinaire.
Est-ce qu'il a aussi un comportement particulier ?
Alors le mérou, c'est un peu l'emblème de Porcro.
Il a un comportement un peu particulier.
Parce que comme c'est le prédateur ultime des côtes,
il n'y a personne qui le mange.
Donc il va avoir un comportement avec les plongeurs, avec nous.
Très particulier.
Il va venir nous voir très facilement.
Il n'a vraiment pas peur.
Sauf quand il est petit, forcément il est plus petit.
Mais il reste très curieux, même petit.
Donc souvent il va se mettre dans le trou,
mais il va nous regarder, il va laisser une petite marge de sécurité.
Mais un mérou adulte peut venir s'approcher
à même pas 50 cm de nous, très facilement.
C'est marrant.
Et qu'est-ce qu'il mange alors, le mérou ?
C'est un prédateur, donc il mange du poisson.
Essentiellement du poisson.
On entend souvent dire que ça mange du poule.
Aussi, comme nous, on mangerait des cacahuètes.
Mais ce n'est pas notre régime alimentaire.
Son régime alimentaire, ça reste du poisson.
On entend souvent dire que quand il y a du mérou,
il n'y a plus de poule.
Je vous invite à venir à Porcro.
Parce que du poule qu'on envoie, on envoie du très gros.
Et souvent, j'ai même des images de poule
accompagnées de mérou, de jeunes mérous.
Parce que le gros poule va sortir de la nourriture.
Et le mérou va servir de la nourriture
que le poule peut sortir pour se nourrir.
La collaboration entre le mérou et la murelle,
on les a vus, c'était tous les deux, c'était deux jeunes.
Ouais, c'était deux jeunes.
C'était une jeune murelle qui n'était pas très grande.
Un petit mérou, je dirais, d'une vingtaine de centimètres,
à peu près.
Les deux, surtout quand ils sont jeunes,
collaborent beaucoup pour chasser, pour se nourrir.
Justement, il y en a un qui rentre dans un côté du trou,
l'autre de l'autre.
Et ils bloquent le poisson qu'ils veulent manger
et ils le mangent à deux.
Alors, t'as bien vu que je te raconte pas que des carabistouilles ?
Oui, c'est vrai, professeur, vous aviez raison.
C'est marrant, je crois que je ne m'étais jamais vraiment intéressé
aux poissons en fait.
En vrai, ils sont aussi fascinants que les autres animaux ?
Mais bien sûr, ils ont tous leur petit caractère aussi.
Ha ha ha, comme moi.
Comment on fait pour les reconnaître ?
Il y a trois grandes familles, mais c'est Vincent qui va t'expliquer.
Donc on va avoir, on va dire, le poisson que les enfants dessinent,
vraiment arrondi tout ça.
Ça va être l'espare-idée, tout ce qui est ça, ça recommence,
ça ralentit tout ça.
Donc c'est vraiment des poissons qui ont une forme arrondie.
Oui, en fait, dès qu'on veut dessiner un poisson, naturellement,
c'est ce qu'on dessine.
Voilà, c'est ça.
Après, on va avoir les poissons qui font la gueule,
vraiment qui ne sont pas contents.
Donc ça, c'est les serrannidés.
Donc dedans, on va retrouver les serrants,
les serrants, les serrants chèvrètes et le mérou,
pour partir de la même famille.
C'est vraiment caractéristique des poissons qui ont de la bouche à l'envers, là.
Ouais, tout à fait.
Ils ne sont pas contents.
Ensuite, on va avoir les poissons allongés.
Donc on va avoir les labrider.
Donc dans les labrider, on va retrouver les girets, les crénilabres,
les labres, nous les labrider.
Et donc eux, c'est vraiment le poisson allongé.
En gros, ça va être les trois grandes familles
qu'on va retrouver sur les côtes de Méditerranée.
Hummm...
Professeur, mais arrêtez avec toute sa grimace.
Vous allez faire peur au mérou.
Je m'entraîne.
Un coup, je suis touron.
Je suis dans la famille des sparidés.
Et là, je suis pas content.
Je suis un serramidé.
Professeur, c'est votre téléphone.
C'est un message répondeur de nos petits auditeurs pour sapions.
Ah oui, bien sûr, bien sûr.
Vas-y, mets-le en route.
Je suis tout oui.
Je m'appelle Martin, j'ai cinq ans
et je voudrais savoir pourquoi les roquins ont des ailerons.
Pour nous faire peur quand on se bêne dans la mer.
Ah bon ? Mais c'est terrible.
Mais non, évidemment que non.
Les ailerons des roquins, ce sont des nageoires d'orçal
et une nageoire sur le dos, quoi.
Ça leur sert de boussole, de gouvernais
et ça leur permet de s'orienter si tu préfères.
Un peu comme le periscope dans les sous-marins, alors.
Pas tout à fait quand même.
En fait, les roquins avancent grâce à leur queue.
C'est elle qui les propulse en se balançant de gauche à droite.
Leur nageoire sur le dos, leur aileron, comme on l'appelle,
leur permet de stabiliser tout ce mouvement.
Sinon, il n'irait jamais droit.
Incroyable, professeur. C'est fou ce qu'on apprend de chose avec vous.
He he he, tu me flattes ma grande.
Je paris que ça peut obtenir un petit mâchemalot grillé.
Ah, professeur, mais oui, je veux bien.
Un mâchemalot, ça ne se refuse pas.
He he he, je sors mon paquet en réserve
que j'ai mis dans une poche imperméable.
Mais c'est quoi tous ces meraux autour de vous, professeur ?
Je crois qu'ils veulent vos mâchemalots.
Ah non, pas question.
Des guère-pissées, espèces de voleurs de nourriture de papy.
Et puis, c'est pas bon pour vous.
Ça vous fera mal au ventre.
Les mâchemalots, c'est pas pour les poissons.
C'est pour les sapiens.
Allez, ouste du malet.
Merci, ma grand-pie.
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