Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous raconter, Boris le fabricant de Doudou.
Mélade est survoltée.
Aujourd'hui, il assiste au duel de catch ultime, le plus grand match de catch du monde.
Le challenger, Mike la Voltige, le plus virvolte en des catchers, dont le tornado CISO, son
coup fatal, a eu raison de tous ses adversaires.
Face à lui, le champion des champions, Boris le rêveur, un colosse de 2,20 mètres célèbre
pour ses entrées spectaculaires et son terrible gros câlin, une prise dont personne ne peut
se défaire.
Si Boris sort vainqueur, il sera champion pour la 25e fois d'affilée.
Il deviendra alors la légende des légendes, le catcher suprême.
Le public est en ébullition.
Dans un concert d'explosion pyrotechnique, Mike la Voltige fait son entrée.
Il enchaîne les pirouettes et avec son incroyable salto, il passe par-dessus la 3e corde pour
atterrir pile au centre du ring.
La reine plonge dans l'obscurité.
Le silence se fait.
Un spot éclaire un coin de la salle.
Un géant en bonnet de nuit apparaît, flottant sur un nuage cotonneux.
Il tient délicatement, ours-i-nous, son doodou ours entre ses bras.
C'est Boris le rêveur.
La foule l'ovationne.
Il flotte jusqu'au ring, baille, s'étire, puis saute de son nuage pour se retrouver
pile face à Mike la Voltige, qui, bien qu'ayant l'air d'un nain, n'est pas du
tout impressionné.
Les spectateurs sont en délire.
Boris dépose avec le plus grand soin ours-i-nous sur le bord du ring.
Mais l'âde remarque alors quelque chose d'étrange.
L'une de ses pattes est totalement décousue.
Il a un mauvais pressentiment, qui se confirme dès que la cloche sonne.
Mike la Voltige fonce sur Boris le rêveur, qui essaye de l'attraper, mais il est trop
mou.
Son adversaire en profite pour se glisser dans son dos et lui assainer un droptique,
un coup de pied joint dans le dos.
Le géant vacille.
Mike la Voltige se jette aussitôt dans les cordes pour prendre de l'élan et lancer
son tornado ciseau.
D'un bon, le catcheur enroule ses jambes autour du coup du champion avant de les rabattre
au sol.
Le géant s'écroule.
Mike la Voltige semble étonné d'avoir réussi et même surpris de voir le colosse
avoir du mal à se relever.
Tout le monde retient son souffle.
Boris va se relever, c'est obligé !
Mais non, il n'y arrive pas, comme s'il n'avait déjà plus d'énergie ou d'envie.
Oh, c'est impensable !
Mike la Voltige se ressaisit et se jette sur lui pour l'immobiliser.
L'arbitre compte.
Un, deux, Boris doit se ressaisir.
Trois, oh, c'est fini !
Mike la Voltige est le nouveau champion incontesté, mais il a l'air déçu.
Ah, le public est concerné, les huets ne tardent pas à voler.
Mélade, lui, est effondré.
Fiasco, indigne, honteux, un femme abjecte !
Une vague de colère déferle contre Boris.
De bon matin, Mélade a les oreilles rivées sur catch radio.
Le catch, c'est un spectacle, Leila.
Et là, on n'a même pas eu une minute de combat.
Kills, Gandalf !
Surtout vu le prix des places.
Mais d'après vous, Philippe, est-ce une fin de règne pour Boris le Rêveur ?
En tout cas, rien, oui.
Quelle intimité ! Gâcher le plaisir de millions de fans de catch.
Comment une télécone a-t-elle pu tomber aussi bas ?
Nous devrions bientôt le savoir.
L'association internationale de catch a ouvert une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.
J'espère que Boris le Rêveur est aigné à faire des excuses publiques.
Au fan, comme à Maï que la voltage,
Le pauvre a l'impression de ne pas mériter ce titre.
Quelle gâchie !
S'en est trop ! Mélade coupe la radio.
Impossible que Boris ait perdu son raison.
Il a forcément eu un souci.
D'un coup, l'image d'oursinou, son doodou ours abîmé,
surgit dans son esprit.
Mais ouais, c'est obligé !
Raison de plus pour lui envoyer plein de bonnes ondes.
Mélade bondit de son lit, saute sur sa chaise de bureau,
et se met à écrire une lettre de soutien à son idole.
Une fois terminé, il ne lui reste plus qu'à la glisser dans sa boîte aux lettres,
qui se trouve à seulement en cinq pâtés de maison de chez lui.
Après quelques coups de pédale, Mélade aperçoit une foule en colère,
massée devant la maison de Boris le Rêveur.
Dès qu'il essaye de se forfiler, on le repousse sans ménagement.
Tempille ! Il n'aura qu'à poster sa lettre ou revenir plus tard.
Un peu déçu, Mélade repart.
Et de re plus loin, il croise un géant sur une trottinette
bien trop petite pour lui.
Même en capuchonnée portant de grandes lunettes noires
qui masquent son visage, il en est certain, c'est Boris le Rêveur.
Mais que fait-il ici ?
Et surtout, habillé comme ça.
Il décide de le suivre à bonne distance, jusqu'à la recyclerie de ses parents.
Mais pourquoi ?
L'ex-star du catch semble hésiter à entrer.
Mais là de s'approche...
M. Boris ?
Euh, non, non, c'est pas moi.
Je sais que c'est vous.
Tenez, je voulais vous donner ça.
Qu'est-ce que c'est ?
Le géant ouvre délicatement l'enveloppe et lit la lettre.
Tu me réconfortes alors que j'ai été en dessous de tout.
Merci énormément et désolé pour le fiasco.
Vous n'excuserais pas ?
Même les meilleurs ont le droit de perdre.
Mais pas comme ça.
Je suis sûr que vous devez avoir une bonne raison.
Le champion regarde ses chaussures l'air triste.
Si vous êtes là, c'est que vous voulez réparer quelque chose, non ?
Eh bien... Oui.
Papa et maman savent tout réparer.
Et moi aussi d'ailleurs.
T'es pas en travail là ?
Oui, et je suis sûr qu'ils seront ravis de vous aider.
C'est très gentil, mais je préfère me débrouiller seul.
Dites-moi ce dont vous avez besoin.
C'est un vrai bazar à l'intérieur, et les allées seront trop étroites pour vous.
Ouais, je risque de faire l'effet d'un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Ouais.
Enfin, non, non, non.
Et puis, vous avez l'air de ne pas avoir envie qu'on vous remarque.
Donc bon...
Les sourcils de Boris font des vagues.
Ils pèsent le pour et le contre.
Entendu.
Je dois réparer quelque chose de spécial.
Une machine à coudre à pédales.
Elle appartenait à mon arrière-grand-mère qui était une fine couturière.
Juste avant mon match, j'ai voulu l'utiliser pour réparer Ursinou, mais elle s'est cassée.
Vous... couzé ?
Bah ouais, c'est un pastan.
Un catecheur couturier ?
Pourquoi pas ?
Voyant Mélate perdu dans ses pensées, Boris s'empresse aussitôt de lui avouer quelque chose d'incroyable.
Bon, c'est aussi un secret.
Enfin, était, puisque désormais nous le partageons.
Je peux compter sur ta discrétion ?
Oui.
Boris luitant la liste de pièces qu'il recherche accompagnée de photos.
Mélate s'en saisit et fonce à l'intérieur de la recyclerie.
Après une attente interminable pour Boris, il revient avec un caba rempli de pièces de rechange.
Merci... Mélade.
Eh bien, merci Mélade.
Il y a quelque chose ?
On n'a pas trouvé exactement le même volant, ni le même bitogno pour remplir les bobines de fil.
Il va falloir bidouiller.
Par contre, j'ai la bonne courroie.
Ne vous inquiétez pas, on vous a dessiné un plan.
C'est pas ça, j'aurais préféré qu'elle soit comme avant.
Eh, c'est bidouille, c'est un peu comme vos cicatrices de combat.
Votre machine aura une seconde vie unique.
C'est le plus important, non ?
Tu as raison.
Sauf que je ne sais pas si je vais réussir à suivre vos instructions.
Alors je vais vous aider.
Je suis né dans une boîte à outils.
Eh bien, c'est mon jour de chance.
Mais là, ne revient pas.
Pour rentrer chez Boris,
il s'arrête deux rues plus hautes devant une grande ville-là.
Un vieux monsieur flanqué d'un vieux bouledogue leur ouvre.
Au fond de son jardin, un cabanon.
À l'intérieur, des piles de bûches.
Boris en tire une, une trappe s'ouvre dévoilant une échelle,
menant à un tunnel, s'étirant sur une bonne centaine de mètres jusqu'à une autre échelle.
Au bout, une lourde plaque que Boris soulève sans la moindre difficulté.
Il émerge dans l'âtre de l'immense cheminée d'un salon sale de sport.
Wow ! Bienvenue chez moi.
Après une enfilade de couloir, il arrive dans un cul de sac.
Curieux.
Boris frôle un quoi du mur pour révéler une porte cachée.
Une lumière blanche filtre à travers l'embrasure.
Tu es le premier à découvrir mon jardin secret.
Une salle secrète baignée de lumière.
Au milieu, une vieille table en bois recouverte d'un énorme bric à braques,
morceaux de tissu, de mousse, de coton et tout un tas de boutons et de rubans.
Son doudou ours est posé dessus, attendant d'avoir sa patte enfin raccommodée.
À côté, l'antique machine à coudre à pédales cassée.
Mémé fabriquait les plus beaux doudous de la terre.
En m'offrant ursinou, elle m'a aussi transmis à passion.
Mais celle du catch a pris le dessus.
Mais vous continuez quand même à en fabriquer.
Eh oui, c'est deux que je tire ma force.
Voici, chaque doudou que je fabrique est expédié à un enfant qui a besoin de douceur.
Et quand votre machine a cassé, ça a été la panique.
Ah ah, pas qu'un peu.
Un doudou, c'est un trésor, un concentré d'enfance.
Il m'en reste tellement à confectionner.
Je ne peux pas imaginer le faire avec une autre machine que celle de Mémé.
Et en plus de ça, la patte d'ursinou s'est déchirée.
Je vois pas le rapport.
Et quand j'avais ton âge, je lui racontais tout.
C'était le premier à qui j'ai confié mon rêve de devenir le plus grand catcheur du monde.
La voir à mes côtés m'a toujours permis de me souvenir de mes rêves.
Et parce que sa patte s'est déchirée, votre rêve devrait s'arrêter ?
C'est... c'est idiot, n'est-ce pas ?
Bah, un peu.
Je vois pas pourquoi on devrait arrêter de croire un rêve qu'on a la chance de vivre éveillé.
Un vu comme ça, t'as raison.
De tant plus qu'avec tes talents de bricoleur, tout veut rentrer dans l'ordre.
Mélade se mette à l'ouvrage.
Et en quelques tours de clé à molette, la vieille machine à coudre revit.
Le champion la regarde avec des yeux d'enfant.
Merci, Mélade, pour tout.
Le géant s'installe.
Alors, avec la plus grande délicatesse, la langue légèrement tirée,
il répare ours-y-nous avant de façonner un nouveau doux-doux.
Mélade est subjugé par la finesse du géant.
Tu as un... un doux-doux ?
Oui, un petit chien. Il s'appelle Rourou.
Si un jour tu as besoin, je serai là pour t'aider à le rafistoler.
Lorsqu'il rentre chez lui, Mélade ressort son Rourou
qu'il avait délaissé sous prétexte d'être devenu un grand.
Il le sert fort contre lui et se sent gonflé d'une énergie nouvelle.
Au déjeuner, après deux coups de fourchette, il demande à ses parents...
Quand vous étiez petit, vous aviez un doux-doux ?
Oui, un petit fantôme. Qui s'appelait fantôme ?
Moi, c'était Smurf. Elle n'a pas en plus tout rapiécé.
Et vous les avez encore ?
Je sais plus que j'en ai fait.
On a passé l'âge, tu sais.
Passer l'âge ? Pour troquer des rêves d'enfants contre une collection de soucis ?
Moi, c'est un peu nul, non ? Une idée jaillie.
Vous vous souvenez à quoi il ressemblait ?
C'était un bout de tissu à petit carreau blanc et bleu.
Il avait une tête ronde, bourrée de cotons avec deux petits boutons pour les yeux,
un noir et un jaune. La bouche, c'était juste un trait de crayon.
Smurf était un lapin blanc rapiécé avec plein de carré de tissu.
Ses oreilles étaient super longues et douces.
Le repas englouti, Mélade file dans sa chambre, s'assied à son bureau et allume quatre radios.
L'important quand on se casse les figures, c'est de se souvenir de ses rêves pour mieux se relever.
Mélade sourit et écrit une lettre un peu spéciale,
une commande pour Boris, le fabricant de Doudou.
Quelques jours plus tard, un colis arrive chez Mélade.
À l'intérieur, les copies conformes de Smurf et fantôme.
En les découvrant, la légèreté de l'enfant se refit surface dans le cœur de ses parents.
Après ça, et grâce à Mélade, Boris reçut de plus en plus de commandes
et décida de mettre fin à sa carrière.
Et depuis, il cou a plein temps et permet aux petits comme aux grands
de ne jamais oublier leurs rêves d'enfant.
Voilà l'histoire est finie.
Dites-moi ce que vous en avez pensé en m'envoyant un message vocal avec vos parents,
par Instagram ou par mail, à l'adresse helloatelming.com
H-E-L-L-O à Robaz
T-A-L-E-M-I-N-G.com
Et si vous avez une idée d'histoire qui vous trotte dans la tête, n'hésitez pas à me la partager.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.