Les magiciens de l'hopital !

Durée: 10m7s

Date de sortie: 24/11/2022

Alors qu'il récite la fable du renard et du corbeau, Adame est pris d'une violente douleur qui lui fait perdre connaissance. Lorsqu'il rouvre les yeux, il se trouve dans une grande pièce blanche parfumée à l'eau de javel...


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Cécile Rubin. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Quentin Laville.


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter les magiciens de l'hôpital, une histoire
écrite par Cécile.
Maître Renard, par l'odeur à l'aîcher, lutte un peu…
Une aiguille transperce l'estomac d'Adam.
Son ventre se torbrousse quement si fort qu'il s'écroule à genoux.
Alors que sa vue se brouille d'une pluie d'étoiles, il aperçoit la maîtresse précipiter
vers lui affolée.
Des bruits de chaise mélangés à décrits d'effroi et de surprise lui transpercent les
tympans.
Une atroce douleur se répand partout dans son corps, Adam à l'impression de mourir.
Un instant, il se sent floté comme en apesanteur.
Et puis plus rien.
Quand il rouvre les yeux, Adam est dans une grande pièce blanche immaculée.
Une odeur de javel insupportable lui pique les narines.
Ses mains se crispent sur un drage jaunâtre aussi doux que du carton.
Il est allongé sur un lit, cerné de barre de métal.
Un « bip, bip, bip » bat la mesure.
Il tourne la tête et découvre une machine reliée à son doigt.
Le cœur d'Adam s'emballe, les bipres doubles ponctués de ronchonnements et de bruits
caractéristiques de quelqu'un qui s'excite sur un clavier.
Adam tourne sa tête de l'autre côté.
Un homme est assis dans une chaise inconfortable à côté de la fenêtre, le nez plongé dans
son ordinateur.
« Papa ? »
« Ah, attends, tu es réveillé.
On est dans ta chambre, à l'hôpital d'Ellila.
Mais pourquoi ? Je vais mourir ? »
« Pas du tout.
J'ai vu les docteurs tu à la pindiscite.
« J'ai quoi ? »
« C'est un petit bout de ton intestin qui va pas bien et qui te fait mal.
Demain, un chirurgien va t'opérer pour tout remettre en ordre.
« M'opérer ? Ils vont m'ouvrir le ventre ? »
« Oui, mais c'est une opération banale.
Et puis ils vont t'endormir.
Comme ça, tu ne sentiras rien du tout. »
Une infirmière les interrompt pour leur annoncer que les heures de visite sont malheureusement
terminées.
Son père s'en va.
Adam se retrouve seul dans cette immense chambre blanche, un plateau repas en face de
lui.
La nourriture à goût de rien.
De l'autre côté de la porte, l'équinement de chariot il n'est pas pressé l'inquiète.
Soudain des pleurs étouffées éclatent.
Adam se terre sous ses draps, espérant que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve.
Il ferme les yeux le plus fort possible pour tenter de se réveiller.
D'un coup les bruissesses.
Adam jette un tout petit coup d'œil.
Il est toujours dans cette horrible pièce j'avais lisée.
Doucement, trop doucement, la porte de sa chambre s'en trouvera.
Un infirmier entre, un sourire figé avec beaucoup trop de dents jaunis.
Il sort de sa poche une seringue gigantesque.
Adam, bondi aussitôt de son lit, se prend les pieds dans les barreaux et patatra.
Théorisé et douloureux, le garçon se pelotonne sur le carrelage froid et ferme à nouveau
les yeux encore plus forts.
Le silence nocturne l'enveloppe.
Adam est à nouveau seul.
La douleur de son ventre se réveille, mais un frisson beaucoup plus intense parcourt
tout son corps.
Adam est terrifié par l'opération.
Il doit s'enfuir.
Malgré son ventre qui tiraille et grâce aux antidouleurs que l'infirmier lui a donné,
il réussit à se précipiter hors de sa chambre dans un couloir silencieux éclairé par des
spots orangés.
Au croisement de deux allées, il sent comme une présence.
Du coin de l'œil, il aperçoit une ombre qui s'approche de lui.
Adam recule.
Ses pieds s'emmêlent et le voilà qui tombe sur les fesses.
Adam est tout fin cri.
Un rire discret retentit.
Adam se fige.
La bouche grande ouverte.
Devant lui se dressent une fillette pâle comme la lune, les joucreuses.
Elle jette sur lui un regard serné qui n'a rien de fatigué, bien au contraire.
Il est malicieux, est rieur et d'un bleu éclatant.
C'est la première fois que je croise quelqu'un au beau milieu de la nuit.
T'es quoi ?
Bah, une enfant comme toi.
Ah, alors tu veux pas me faire de mal, comme l'autre type avec sa seringue géante ?
Oh là, ils ont dû te donner un truc extra fort contre la douleur.
Y a pas de seringue géante ici.
D'ailleurs, pourquoi t'es sortie de ta chambre ?
Pour m'enfuir.
T'enfuir ? Mais pourquoi ?
Bah, parce que j'ai pas envie de mourir.
Genre, tu vas mourir.
J'aimerais bien savoir de quoi.
Du nappin d'Hydcite.
Je crois pas qu'on puisse en mourir.
Ah ouais ? Parce que t'es docteur ?
Non, mais ici, c'est un peu ma deuxième maison.
Parce que t'es parent travail ici ?
Non, je passe presque tout mon temps ici à cause de ma maladie et des traitements.
Et pourquoi tu te balètes dans le couloir en pleine nuit ?
Suis-moi, je vais te montrer.
Juliette le tire par le bras, direction la Cafétéria.
Elle sort une clé, l'insère dans le distributeur, compose un code,
la machine s'arrête.
Quand elle se rallume, une cascade de friandises dégringole.
Bah, ça sort d'où ça ?
Quand on passe autant de temps ici, il faut bien avoir des avantages.
Wow ! Mais on va jamais réussir à manger tout ça.
C'est pas que pour nous.
Allez, aide-moi à amener tout ça dans la cuisine maintenant.
On va les planquer dans les plateaux-repas du petit d'âge.
Mais si quelqu'un s'en rend compte ?
Pfff, t'inquiète, il vérifie jamais.
Chocolat par-ci, guimauve par-là, sous un goblet ou derrière une assiette.
Aucun plateau n'est laissé au hasard.
Une fois la mission accomplie, Juliette se retourne vers Adam.
Qu'est-ce que tu veux faire maintenant ?
Bah, m'enfuir.
Dans cette tenue, on n'irait pas chercher un pantalon, d'abord.
Un vent frais passe sous la blouse d'Adam
et lui donne la chair de poule.
Il acquiesce.
En route vers sa chambre avec Juliette,
le garçon a le ventre qui se tord à nouveau,
et ça l'empêche d'avancer.
Le voyant d'épiter, Juliette le raccompagne
et lui promet que son opération va bien se passer.
L'an demain, un balle de docteur et d'infirmière éveillent Adam.
Pour lui, pas de petits déjeuners aux friandises,
mais un allé simple au bloc opératoire.
Adam a des crampes, de douleurs et de peur.
Dans les couloirs, il aperçoit des enfants grignoter leur friandise en cachette.
L'espace s'estompe à l'instant,
avant de revenir de plus belle,
des cadents pénètre dans une immense salle.
Autour de lui, tout le monde porte une blouse verte
et une charlotte en plastique sur la tête.
On lui plaque un masque sur le visage,
une infirmière lui demande avec un grand sourire
quel goût il préfère.
Sans réfléchir, il choisit chocolat.
Puis elle lui dit de compter jusqu'à dix.
Un, deux.
Lorsqu'il se réveille, Adam est de retour dans sa chambre d'hôpital
engloutie par la nuit.
La tête dans le gaz, il distingue
un nombre familier au bout de son lit.
Juliette, c'est toi ?
Ben oui, qui d'autre à cette heure-là ?
Alors, ça s'est bien passé ? Raconte !
Je me souviens de rien,
mais les infirmières m'ont dit que j'étais comme neuf.
Sauf que j'ai encore super mal et je peux pas me lever.
T'inquiète, j'ai la solution.
Juliette s'éclipse pour réapparaître une minute plus tard
avec un fauteuil roulant.
Et les voilà repartis pour une incroyable nuit, version Juliette.
Le lendemain matin, Adam se sent déjà un peu mieux.
Il n'a qu'une hâte être le soir.
Et il n'est pas au bout de ses surprises.
Cette nuit-là, Juliette déboule avec des centaines de ballons colorés agonflés.
Le lendemain, les enfants découvrent dans les couloirs
une véritable mère de Beaude-Rue Charquenciel.
Les nuits suivantes, Juliette et Adam
continuent de jouer les magiciens de l'hôpital,
cachés des paillettes dans les poches des infirmiers,
dessinés une fresque géante sur les murs,
envoyés des avions en papier remplis de gentils mots, soir après soir.
Adam se sent léger comme un cerf volant.
Jusqu'à cette dernière nuit,
où après avoir remplacé toutes les blouses des enfants
par des déguisements de super-héros,
Juliette le raccompagne.
C'était trop chouette d'avoir quelqu'un qui m'accompagne toutes ces nuits.
Au revoir Adam et bonne nuit.
C'est comme si la réalité venait de lui donner une gifle.
Adam réalise qu'il n'a pas eu le temps passé grâce à Juliette.
Désarsonné par la nouvelle,
les mots se bousculent dans sa tête et tout ce qui réussit à sortir n'est qu'intimide.
Bonne nuit, Juliette.
Alors qu'un joli soleil matinal s'étirent paraisseusement dans la chambre d'Adam,
son père entre, heureux à l'idée de retrouver son fils.
Adam s'habille sans réel entrains.
Sur le pas de la porte, il sent comme un nœud se serré dans sa poitrine.
Il regarde son père, lâche un...
Je reviens !
Et fonce vers la chambre de Juliette.
Elle est vide.
Son cœur tombe tout au fond de son ventre, ses lèvres tremblent et un torrent de larmes coulent sur ses joues.
Une main se pose sur son épaule et le fait sursauter.
Eh ben, qu'est-ce qui va pas ?
Juliette, elle n'est pas dans sa chambre.
Elle est... elle...
Elle a changé de service très tôt ce matin parce qu'elle était très fatiguée, mais elle va bien.
Je peux lui transmettre un message de ta part si tu veux.
Le visage d'Adam retrouve sa couleur.
Il sèche ses larmes, reprend sa respiration, demande une feuille et écrit.
On ne va quand même pas s'arrêter là.
Rendez-vous tous les jours aux heures de visite.
Voilà, l'histoire est finie.
Dites-moi ce que vous en avez pensé en m'envoyant un message vocal avec vos parents, par Instagram ou par mail, à l'adresse,
et si vous avez une idée d'histoire qui vous trotte dans la tête, n'hésitez pas à me la partager.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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