LEGO - Série Audio - À la recherche de la Grande Notice - Episodes 1 à 4.

Durée: 48m4s

Date de sortie: 01/12/2022

Il y a mille ans, lors de l’Énorme Eclipse, La Grande Notice s’est divisée en trois morceaux dispersés aux quatre vents. Depuis, tout va de travers dans le monde de LEGO. Jusqu’au jour où Mila et son frère Gabriel fabriquent quelque chose qui fonctionne parfaitement ! Si bien que Sylvia Ratavia, la plus prodigieuse voyante du monde leur annonce quelque chose d’incroyable : ils sont le duo dont parle la prophétie !  Les seuls capable de lever la terrible malédiction.


A la recherche de la Grande Notice a pu voir le jour grâce à LEGO. Thomas Le Petit-Corps l’a écrite. KarineTexier et Arnaud Guillou l’ont raconté. Mathieu Genelle l’a réalisé. Montage, création musicale et sonore : Le Phonarium. Enregistrement : Abel Chéret.



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La série que vous allez écouter a été créée pour fêter les 90 ans de la brique Lego.
Peu l'autoner dans leur éli, tous les habitants de Lego ville dorment paisiblement.
À l'image de Gabriel et Mila, ils ont des rêves plein la tête et la bouche mollement entre ouvertes.
Dehors, le jour s'étire timidement pour succéder à la nuit.
Tout n'est que silence.
Et puis tout à coup, les haut-parleurs de la ville se décident à cracher bruyamment de la musique.
C'est si brusque que tout les gocities sursautent.
Déjà souriant, Gabriel saute dans ses chaussons en chantonnant.
Dans le lit voisin, c'est une autre affaire.
La tête enfouie sous son oreiller, Mila râle.
C'est pas vrai ! S'il n'arrive pas à les réparer qu'il les débranche, c'est maudit truc !
Prends la vie du bon côté, on va pouvoir faire plein de choses !
Tu parles.
Mila, tu sais bien que...
tous les objets marchent de travers et on doit faire avec.
Je sais.
N'empêche.
Oh, c'est trop pénible.
Allez, debout ! C'est l'heure du petit neige !
Gabriel sort gaiement de la chambre.
Mila le suit en grommelant.
Dans la cuisine,
deux tartines sont propulsées par un gripein survitaminé.
Deux tranches noircesse et fumantes se pulvérisent au plafond.
La cafetière, elle, fait couler une boisson pétillante comme de la limonade,
alors que l'ampoule du plafond se prend pour une boule à facette.
Gabriel se dirige vers le frigo.
Gabriel, attention, ce matin, il est brûlant.
Tout sourire, Gabriel enfile un gant pour se protéger.
Hier soir, j'ai mis des restes de malice du con.
Vous avez du popcorn au petit déjeuner.
J'adore le popcorn !
Et en plus, le lait est déjà chaud. C'est super pratique, quand même !
Mila t'a toujours pas compris comment fait son petit frère pour être toujours aussi content.
C'est vrai, quoi. C'est pénible que tout aille de travers.
Grincheuse, elle s'assied et attrape le jus d'orange.
Le bouchon fait de la résistance et avec son unique main, elle n'arrive pas à le dompter.
Car c'est comme ça, Mila n'a qu'une main depuis sa naissance.
Gabriel vient à son secours.
Pendant qu'elle se sert, il extire pas un dessin de sa poche depuis Jama.
Ma dernière invention, le grape main.
Regarde-lui !
Imagine tout ce que tu pourrais faire avec !
Tu sais bien que tout ce que l'on crée se met à dysfonctionner tout tout tard.
Quand ça ne vire pas, on giga échec.
Si on s'y met, tous les deux, ça va marcher.
Tous les deux ?
Tous les deux, dis oui, s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait.
Sans grand enthousiasme, Mila jette un œil au dessin.
En ajoutant à crocher ici, une plaque là, en inversant cette pièce là,
ça pourrait fonctionner !
Emporté dans son élan, elle griffonne le croquis, puis le temps fièrement à Gabriel.
Ça te va comme ça ?
Carrément ! Reste plus qu'à le faire riquer.
Le reste de la journée, Mila et Gabriel clips, assemblent et emboîte des pièces,
mais leur grape main ne fonctionne pas du premier coup.
Alors ils tentent de nouvelles combinaisons, une fois, deux fois, dix fois.
Le soir venu, leurs parents s'apprêtent à s'endormir lorsqu'un cri de joie éclate.
Leurs enfants déboulent et se plantent au pied de l'orille.
Bonbeur, réussis !
À faire un grape main qui marche !
Mila leur tend un pouce levé fait de briques et de broc.
Et ça marche.
Mieux que mieux !
Ta main semble fonctionner, là maintenant.
Mais demain, elle fera probablement n'importe quoi.
Ainsi va notre monde. Vous savez, non ?
Mila regarde sa main l'air triste.
Hé Mila ! Vu comment on s'est donné tous les deux à fond, je suis sûr qu'elle va continuer à marcher ta main.
Ouais, j'espère que t'as raison.
Le lendemain, encouragée par son frère, Mila joue avec son grape main.
Sans bouger de son lit, elle allume la lumière de leur chambre.
Dans la cuisine, elle attrape le pot de bonbons posés en haut de l'étagère
et saisit au vol les assiettes recrachées par le lave-vaisselle.
Malgré ses exploits, leurs parents n'en démorent de pas.
Le grape main finira par dérailler.
Sauf que les semaines passent sans qu'ils ne fassent des faux.
Mieux, il lui permet de faire des merveilles.
Un ballon s'envole ? Pas de problème.
Est-ce qu'elle a d'un mur ? Trop facile.
Faire une corde assautée géante ? C'est comme si c'était fait.
Un matin, alors que Mila et Gabriel sont en train de jouer au foot dans leur jardin,
une roulette toute brinque ballante s'arrête devant chez eux.
Une vieille dame, haute comme trois briques en descend.
En voyant le grape main, un sourire ajoute une nouvelle ride à son visage chiffonné par le temps.
Sacré nom d'une boule de cristal.
Cette main fonctionne bel et bien.
La rumeur disait vrai.
Oui, on la construit ensemble.
La prophétie disait donc vrai.
La prophétie ? Quelle prophétie ?
Et qui êtes-vous ?
Sylvia Ratavia, la plus prodigieuse voyante du monde.
Et j'ai un message pour vous.
Et vous êtes factrice aussi ?
Mais non, Lastico, vous êtes le duo dont parle la prophétie.
Mais de quelle prophétie vous parlez à la fin ?
Un jour, deux jeunes âmes créatives,
suigniront pour assembler des morceaux de la grande notice perdue
et mettre fin à la malédiction qui pèse sur nous.
Mila, tu penses à ce que je pense ?
Ouais, elle déraille complètement.
Vous n'apprenez donc rien à l'école ?
Bon, il y a mille ans, lors de l'énorme eclipse,
la grande notice s'est divisée en trois morceaux dispersés au quatre vents.
Sans ce parchemin sacré, impossible de fabriquer quelque chose
qui ne soit pas banquale ou dysfonctionnel.
Alors, pourquoi on a réussi, nous ?
Parce que vous êtes le duo dont parle la prophétie.
Et qui nous dit que cette légende est vraie et que la grande notice existe ?
Parce que je sais où trouver l'un de ces morceaux.
Alors pourquoi vous ne l'avez pas déjà récupérée ?
Parce qu'il se trouve dans un endroit que vous seuls pouvaient atteindre.
Vraiment ? Et c'est où ?
Rendez-vous dans la forêt des Myriades.
Trouvez Gustave, mon ami, il vous aidera à le récupérer.
Bien, ma mission s'achève ici. Allez, bonne chance, mes enfants !
Le soir même, allongé dans leur lit, Gabriel et Mila n'arrivent pas à dormir.
Mila ? C'est fou, non ? Il y a une prophétie qui parle de nous.
J'imagine qu'on n'a pas trop le choix, alors.
Sauf que cette forêt, c'est pas la porte à côté.
Ouais, on va en avoir pour des jours à pied.
Ah, c'est bien.


On invente un truc !
Deux planches montées sur des réacteurs bricolés à partir de saches cheveux, flottent devant eux.
Comment on va appeler ces merveilles ?
Des aéroscaites. J'adore !
Il faut mieux dormir.
Une grosse journée nous atteint demain.
C'est plutôt deux grosses journées qu'il passe à planer sur les routes jusqu'à l'imposante forêt des myriades.
La végétation y est soudain si dense qu'ils doivent continuer à pied.
La route fait place à une piste puis s'enfonce dans le noir.
Pour y voir clair, Gabriel et Mila démontent et combinent leur lampe pour assembler loupiottes, un drone lumineux.
Reste que les chemins sont bien trop nombreux. Mila a alors une idée.
A l'aide de son grape main, elle se hisse jusqu'à la cime d'un arbre.
Là-haut, elle aperçoit un autre arbre plus grand que tous les autres avec de la lumière.
Peut-être y trouvront-ils Gustave ?
La forêt est un vrai dédale.
Malgré les passages réguliers par les cimes des arbres, les enfants tournent en rond.
Un bout de force couvert des gratinures, il décide de faire une pause et s'adosse contre une grosse pierre dufteuse.
Si douillette que les enfants s'y verraient bien dormir juste un instant.
Sauf que d'un coup, la pierre se mette à bouger puis se dresse sur deux pattes.
Ce n'est pas une pierre mais un ours qui l'étoise de toute sa hauteur.
Vêtu d'un long manteau et d'une paire de bottes, la bête s'avance vers eux.
Mila se jette devant Gabriel, prêt à en découdre.
La créature plonge une pâte dans l'une de ses nombreuses poches et leur jette une poudre à l'odeur à infecte.
Il nous a saissades ?
Eh, on n'est pas comestibles !
Je viens de soigner vos blessures.
N'importe quoi !
On n'a plus une seule égratignure.
J'aimais me la patate.
C'est grâce à ma poudre de ravi gorentin.
Merci.
Sauf erreur, vous n'avez rien à faire dans cet endroit de la forêt.
Eh ben, vous avez peut-être raison, mais on cherche quelqu'un.
Un certain Gustave.
C'est Madame Ratavia qui nous a dit de le chercher.
Sylvia, cela fait bien longtemps que je n'ai pas entendu ce nom.
Vous le connaissez ?
Nous sommes de vieux, de très vieux amis.
Alors vous êtes ?
Gustave, c'est moi.
Mais pourquoi vous envoie-t-elle ?
D'après Madame Ratavia, vous savez où se trouve l'un des morceaux de...
La grande notice.
Ouais, c'est ça.
Je vais vous y conduire, mais je vous préviens.
Ce ne sera pas simple.
La nuit enveloppe la forêt des Myriades.
Devant Gabriel et Mila, Gustave trace la route.
Sans lui, Mila en est persuadé qu'il serait encore en train de tourner en rond.
Vous avez grandi ici, Monsieur Gustave ?
En effet, j'ai grandi ici.
Et tu peux me tutoyer.
Et tu connais cette forêt par cœur ?
Bien sûr que non.
Cette forêt bouge en permanence.
Elle change au gré du vent.
Alors comment tu sais où on va ?
Il me suffit d'écouter les oiseaux, d'observer la mousse sur les troncs et de sentir les parfums.
Moi, tout ce que je sens, c'est qu'une douche ne me ferait pas de malin.
Tout en marchant, Gustave cueille une fleur et la fourre dans la poche de son manteau.
Tu fais une collection de fleurs ?
Oh non.
Mais grâce à toutes ces plantes, je peux fabriquer mille choses.
Des potions de charismes, des brevages contre les pieds qui sentent le fromage
et des mixtures qui vous font doubler de carreur.
Gabriel pense aux siens de pieds.
Ils ne doivent pas sentir la violette.
C'est alors que, remontant le cours d'une rivière,
il découvre une grande mare dans laquelle défèrent l'une cascade.
On va se baigner !
C'est très joli, mais on n'est pas là pour piquer une tête.
Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent.
Avec un grand sourire, Gustave disparaît derrière l'écran d'eau.
Mila et Gabriel se regardent, les yeux ronds comme des sous-coupes.
Mains dans la main, le frère et la sœur franchissent la cascade.
De pas plus tard, ils rouvrent les yeux.
Même pas trempés, ils accèdent à une clairière
où déambulent des dizaines d'ours.
En levant la tête, ils voient les cabanes perchées dans les arbres alentours.
Il y en a des bariolets, des biscornues, des toutes petites et des suspendues.
Comme à Légoville, toutes ces constructions sont bringues ballantes.
Dans cette clairière, le plus impressionnant,
c'est le châtaignier gigantesque qui se trouve au fond.
Si imposant, qu'en faire le tour, prendrait au moins 15 minutes.
Waouh, c'est trop trop beau ici.
C'est vrai qu'on y est bien.
Bon, est-ce que c'est de grande notice ?
La patte de Gustave, posée sur sa bouche,
Gabriel marmonne des paroles incompréhensible.
Chut, malheureux. Ne parle pas de ça à la légère.
Qu'est-ce que j'ai entendu ?
Un ours au poil grisonnant s'approche d'un air crâche.
Rien du tout, chef.
Mon invité me demandait si nous avions une grande police.
Pas du tout. Je voulais voir la grande notice.
Dans ma cabane, tout de suite.
La cabane du chef surplombe la place du village.
Dans la pièce principale, le vieil ours fait les sans pas.
Écoutons-moi, Gustave.
J'en ai râle pelage de des histoires.
À force de nous bassiner avec ton histoire de notice,
tu nous portes de la poisse.
C'est à cause de ce fichiboute papier que l'arbre totem est malade.
Euh, vous parlez du châtaignier géant ?
Oui. C'est à son sommet qu'une partie de la notice s'est retrouvée.
Et maintenant, il est dans un si mauvais état
qu'on ne peut plus y grimper pour l'enlever.
On peut vous aider, nous ?
Ah oui. Et bien, si vous avez une idée, allez-y.
Mais ne venez pas pleurer s'il vous arrive des bricoles.
En attendant, digue à pisser !
Dépiter les trois compagnons redescentes par les chelins stables
accrochés à la maison.
Le chef se trompe. C'est à cause d'un champignon toxique,
si l'arbre va mal.
Et un grand chaman comme toi n'a pas de quoi le guérir ?
Si.
Mais avec toutes les constructions qui se cassent la figure,
impossible d'appliquer mon remède jusqu'en haut.
On va s'en occuper.
Gabi, quelque chose me dit que t'as un truc en tête.
De quoi parlez-vous ?
Avec ma sœur, on peut créer des tas de trucs méga solides.
Si seulement.
Et mon grape-main, alors ? Il m'obéit aux doigts et à l'œil.
Non, d'une boule de poêle. Vraiment ?
Vrai de vrai.
Desdemain, on va vous aider. Mais en attendant...
C'est l'heure de se doucher !
Le lendemain, encore mal réveillé, le chef du village ouvre ses volets.
Il se frotte les yeux.
Une fois, deux fois, trois fois.
Mais n'en revient toujours pas de ce qu'il voit.
Ours et oursonne marchent vers l'arbre totem,
portant des briques de toutes les formes et de toutes les couleurs.
À son pied, les invités de Gustave les encastrent, les assemblent et les emboîtent.
Le long du tronc se trouve le début d'un escalier en colmaçon.
Le chef ne prend pas la peine d'enlever son peignoir,
et furax, il se précipite vers Gustave.
Arrêtez ça !
Vous savez bien que plus rien ne tient à rôter en ce bamonde.
Le premier qui grimpe là-dessus va se tordre une pâte.
Chef, je vous promets que Mila et Gabrielle sont des petits génie de la construction.
Très bien. Prouvez-le !
D'un geste expert, Mila envoie son grappement,
cueillir une fleur qu'elle glisse sur l'oreille du doyen.
Gabriel s'amuse à faire des looping avec loupiotte,
son mini-drone, sous les acclamations de la foule.
Le chef dégare pied en marmonnant dans ses poils,
sa patrête toujours sur la tête.
Grâce à toutes les pièces qu'on leur apporte, Mila et Gabrielle font des merveilles.
En fin d'après-midi, devant l'engouement de tout son village,
le chef vient même leur donner un coup de pâte pour achever l'escalier.
Il ne reste qu'une chose à faire, monter.
Seulement après un millénaire à voir la moindre invention s'effondrer, dégringoler au culbuter,
personne n'ose, excepté Mila, très vite rejointe par Gabriel et Gustave,
portant en guise de sac à dos un énorme pot rempli de baumes guérisseurs.
Au fur et à mesure de leur ascension, l'ours applique le soin sur le tronc.
Le trio grimpe encore et encore, et tout est soufflé, arrivant en haut de leur construction.
Le regard, plein d'émotion, Gustave tartine la dernière zone malade de l'arbre tautem.
C'est alors que l'escalier se mette à trembler, puis à tonguer.
Je pensais que tout ce que vous construisiez tenait la route.
Euh, ben, normalement.
Parce que là, si on tombe de cette hauteur, on va s'aplatir connes des fruits pourris.
Bois, hois, accrochez-vous, je vais nous.
Mila n'a pas le temps de finir sa phrase.
La marche sur laquelle se trouve Gabriel cède, précipitant le garçon dans le vide.
Sa sœur lance son grappe main et l'attrape par le pied.
Gustave veut l'aider, mais une secousse le fait basculer à son tour.
De justesse, Gabriel la grippe par la patte.
Vous allez tomber. Laissez-moi.
Oh, deux questions. Vous n'êtes pas un fruit pourri.
Le visage tout rouge et les yeux fermés par l'effort, Mila tente de les retenir.
Mais ils sont trop lourds. C'est pied des râpes.
Elle est prête à jeter.
Soudain, le poids n'est plus là.
La tristesse l'envahit.
Gustave et Gabriel ont lâché.
C'est alors que l'incroyable se produit.
Porté par les branches de l'arbre totem,
Gustave et Gabriel la rejoignent tout sourire.
Mila se laisse entraîner avec eux jusqu'à la cime.
Une fois arrivée, un ramot tapote l'épaule de Gustave.
Une fleur blanche et clos,
et l'ours la trappe avec la plus grande délicatesse.
De leur côté, Mila et Gabriel restent bouchebés devant l'immense
entre la debranche qu'ils découvrent en haut du tronc.
C'est une cabane ?
Ah non, ça, c'est un my.
Hein ? Mais l'oiseau qui a construit ça doit être aussi gros qu'un veau.
Oula, brigand est bien plus grand que ça.
Brigand ?
C'est un tout congéant que j'ai recueilli quand il était encore riqui-quit.
Si je l'ai baptisé ainsi, c'est parce qu'il chappare de tout ce qu'il trouve.
Un jour, je l'ai vu revenir dans son my avec un morceau de la grande notice.
Mais l'arbre était déjà trop faible pour que je puissie grimper.
Ça veut dire que pour attraper la notice, on va devoir entrer là-dedans.
Bien sûr, mais un conseil, soyez discrets.
Brigand n'aime pas trop qu'on le dérange.
Sur la pointe des pieds, les trois amis pénètrent dans le repère de l'oiseau.
À perte de vue se trouvent des trésors et des montagnes d'or.
Au beau milieu de ces objets précieux, Gabriel aperçoit le parchemin.
Déconcentré, il pose le pied sur une brindille qui cracque.
Tout le monde se fige, rien ne se passe.
Jusqu'à ce que Brigand surgisse dans le ciel, poussant un cri terrifiant.
Aussitôt, le volatil plonge sur eux.
Gustave ne bronche pas et brandit la fleur offerte par l'arbre totem.
En la voyant, Brigand agit de ses ailes colossales et se pose en faisant trembler les branches.
Il observe la fleur, s'approche et... la gobe d'un coup.
Oh la la la, mais nous aussi, il va nous gober tout cru !
Brigand et Fleur le font de Gustave de son énorme bec coloré.
Ils poussent à leur un cri joyeux et s'envolent.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Cette fleur que l'arbre totem m'a offerte est la première depuis bien longtemps.
Lorsque Brigand l'a vu, il a compris que son arbre était guéri.
Regardez, je crois que la notice vous attend.
Et merveilleux, Gabriel et Mila découvrent le parchemin jaunis par le temps.
Une formule incomprète liée d'inscrite.
Avec l'aide des branches, le triompe regagne le plancher des ours.
Tout le village les porte en trianfe.
Bravo, vous avez eu le courage de s'entourcer.
Aujourd'hui est un jour de fête, mais je dois vous prévenir.
Lorsque vous étiez là-haut, quelqu'un est déguisé comme nous, s'est approché de votre escalier.
Et pendant que personne ne regardait, il a enlevé la brique principale, celle qui soutenait tout le reste.
C'est peut-être un protecteur de la grande notice qui voulait nous empêcher de l'approcher.
Je pense plutôt qu'on doit pas être les seuls à vouloir mettre le grabe main dessus.
Je vous conseille de vous rendre sur l'île de Maladon.
Une rumeur raconte que la seconde partie de la notice pourrait s'y trouver.
Mais les enfants, me permettez-vous de vous accompagner.
Avec plaisir, Gustave. Qui de mieux qu'un ours pour veiller sur notre trésor ?
Alors des parts du village des ours, Milet et Gabriel courent entre les arbres,
bondissent de pierre en pierre et s'émerveillent devant les papillons multicolores.
Mais après plusieurs jours de randonnée, leur motivation s'évapore.
La tête baissée et les yeux mi-clos, Gabriel avance en traînant des pieds.
Devant lui, Milet, Peste, Rale et Ronchon. Parfois, les trois en même temps.
Oh, Gus, quand est-ce qu'on arrive à la fin ?
Si je me fais encore piquer par une orti, mon corps anti ne sert à plus qu'un énorme bouton.
Allez, soyez positifs.
Si t'avais autant d'ampoule que moi sur les pattes, t'aurais du mal à garder le sourire.
Pas de panique. On devrait arriver maintenant.
Gustave écarte une branche tout fue, dévoilante une plage de sable fin,
caressée par un océan turquoise.
A l'ombre des palmiers, devant une rangée de caoutchouc, des gens réparent leur planche de surf.
Gabriel et Nila quittent leurs habits en courant et se précipitent en souvêtement vers la mer.
Venant du large, une ombre inquiétante nage vers eux.
Terrifié, Gabriel, qui a de l'eau jusqu'au ventre, veut s'enfuir.
Mais il s'emmène les pinceaux et tombe à l'eau.
Mila l'aide à se relever en observant la fiette et le dauphin qui les ont rejoint.
Bonjour vous deux. Vous êtes nouveau ?
Euh, ben oui, enfin euh...
Moi, c'est Inès et lui, sérieur.
Bienvenue sur la plage de Malavie.
Wow, c'est super beau ici.
C'est le plus bel endroit du monde.
Wow, vous connaissez un ours ?
Bien le bonjour.
Bonjour, et euh... Vous venez apprendre à surfer ?
Non, on cherche l'île de Maladon.
Oh, vous voyez ce volcan tout là-bas ?
Eh bien c'est Maladon.
Mais pourquoi t'es triste ?
Avant mon peuple était très proche des habitants de Maladon,
mais depuis que nos navires se brisent à la moindre vague, on ne peut plus leur rendre visite.
Devant l'air désespéré de leurs nouvelles amis, Mila et Gabriel échangent un regard malicieux.
Grande sœur, quelque chose me dit que tu penses à un truc.
De quoi vous parlez ?
Mon frère et moi, on est plutôt bricoleurs.
Oui, et on va conspire un bateau pour voguer sur les flots.
C'est gentil, mais je doute que ça marche.
Détrompe-toi, ce que fabrique ces deux malins fonctionne à la perfection.
Vraiment ? Ah, bah vous avez besoin de quoi ?
De tout ce qui flotte.
Inès siffle dans ses doigts.
Aussitôt, les plagistes répondent présent et écoutent les indications de la fillette.
Les surfers s'activent et entassent devant Gabriel et Mila une montagne de briques, des plates, des lisses,
et d'autres avec deux petits plots sur le dessus.
Les enfants, deux clipsés, assemblés, emboîtés.
Sous le regard impressionné de la foule, le navire prend forme.
Quelques heures plus tard, la voile est installée et le palace est prêt.
Avant qu'ils ne prennent la mer, Inès leur confie un cadeau pour les maladoniens.
Un coquillage en forme d'étoiles symbole de leur amitié.
Un douvant pousse l'embarcation vers l'horizon,
à leur côté, rigueur multiplie les cabrions.
Ils sont au milieu de leur traverser, lorsqu'une tempête à décoiffer un ours se lève.
Les vagues triple de taille s'agitent comme des chevaux sauvages.
Une rafale plus violente que les autres déchirent la voile de bas en haut.
Le masque brise en mille morceaux.
Les trois compères ne se laissent pourtant pas abattre.
À contre-coeur, les enfants démontent loupiottes et le transforment en piège avant.
Avec les restes du ma, ils construisent une hélice que Gustave attache à l'arrière du palace.
Relié à l'ancien drone qui capte les bourrasques, elle propulse le bateau vers l'avant.
Ils franchisent les vagues et font l'océan plus vite qu'en espadon.
Si vite qu'ils s'échouent sur l'île de Maladon,
l'approux planté dans le sable devant un comité d'accueil auri.
Méfiant, les maladoniens encerclent l'embarcation.
Encore toutes tremblant, Gabriel soulève le coquillage offert par Inès.
Des hurra et des hippie-pi-piou-pla retentissent.
Le trio est emmené au village et une grande fête est organisée.
Un petit garçon répondant au nom de Lito s'amuse à caresser Gustave comme si c'était une peluche.
Sous ses chatouilles, l'ours ne peut s'empêcher de rigoler.
C'est sympa, mais on doit trouver la grande motise, nous.
T'es raison, Frangine. Gustave, on y va ?
Oui, j'arrive.
Perché sur le haut de sa tête, Lito lue gratouille les oreilles.
Prit d'un fourrier lourde bascule sur le côté.
Le premier fragment de la notice s'échappe alors de sa poche.
Une étincelle s'allume dans les yeux du garçon.
Je n'ai pas les mains avec moi.
Ils suivent donc l'enfant jusqu'à une grotte qui entaille le pied du volcan.
Est-ce que vous cherchez se trouver ici ? Bonne chance.
Moi, je dois rentrer au village.
Bon, on sait ce qu'il nous reste à faire.
Sinon, on retourne sur la plage boire du jus de Goyav.
La grande notice est là, je la sens.
L'ours attrape trois bouts de ma, malaxe une pâte avec les bays jaunes d'un petit arbuste.
Il induit les bâtons de cette colle jonnâtre et, à l'aide d'un silex, les enflamment en un claquement de doigts.
Munis de leurs torches, ils pénètrent dans la caverne.
A l'intérieur, les murs sont couverts de peintures effrayantes.
Ils flottent un Roland d'œufs pourris et ils font plus chaud que dans un four.
En avançant, ils tombent sur un chariot vieux et poussiéreux, posés là, sur des rails.
Mila se hisse à l'intérieur.
Montez !
Tu... Tu crois que c'est une beauté ?
Si on veut trouver la notice au plus vite, oui.
Tu vas voir, c'est comme un malège.
Ah, trop bien.
Gabriel la rejoint tout souriant, tandis que Gustave pousse le wagonnet avant de sauter dedans.
Après une peinte super rapide, les looping et les virages s'enchaînent.
Gustave se cramponne au chariot comme une moule à son rocher.
Gabriel rie aux éclats, sa sœur aussi, juste avant de voir les rails disparaître un peu plus loin.
Trois ans !
Bah quoi ? T'as peur maintenant ?
Y a un trou énorme, droit devant, on va s'écraser !
Bon, un petit bon de miel !
Quelqu'un a eu le dé ?
Peut-être, un bruit d'ici, vos torches vers l'arrière du chariot.
Pourquoi furent ?
Fais ce qu'on te dit, Gabi !
Gustave extirpe une poudre violette de sa poche et la lance sur les flammes.
Elles deviennent bleues, vertes, roses et atteignent une taille colossale.
Le chariot accélère d'un coup et s'envole par-dessus le gouffre.
Dans un fracas à réveiller un loire et la terrie de l'autre côté du précipice,
roulant à vitesse grand V vers un énorme rocher en bout de piste.
Mila arponne la parois avec son grape main et en tirant de toutes ses forces,
parvient à le stopper avant la catastrophe.
Eh ben, bonjour les sensations fortes !
À gauche de l'énorme rocher, un tunnel !
Regardez, y a une lumière au bout de ce tunnel. Je sens même un courant d'air !
Encore une nouvelle attraction !
Prudence, les enfants, prudence !
Le tunnel se termine au bord d'un lac couleur argent.
Éclérés par les rayons du soleil, il se trouve sous le cratère du volcan à l'air libre.
Ah, y a quelque chose qui brille au fond !
Vivez !
Peut-être la première, Gabriel plonge en éclaboussant Gustave et Mila.
Il le voit descendre, encore et encore, jusqu'à disparaître dans les profondeurs.
Quand il remonte, le garçon est à bout de souffle.
C'est un coffre énorme ! Il est trop lourd !
Oh non, on est si proche du but !
Attendons, une éclaircie se fasse dans notre esprit.
Gustave se met en position du lotus, Gabriel essorce son t-shirt et Mila balance une pierre dans l'eau
qui ressort aussitôt, suivie d'un gloussement.
Rieur !
Mila, tu crois qu'il pourrait emmener ton grape main jusqu'au coffre ?
Mais ouais, c'est génial, Sagabi !
Mila confie le bout de son grape main à Rieur.
Immédiatement, le dauphin comprend ce qu'il doit faire.
Une fois le coffre bien accroché, le trio se met à tirer.
Ah yes, la saucisse !
Oh yes, la saucisse !
En sueur, il sort le coffre de l'eau.
D'un air solennel, Gabriel ouvre et découvre la seconde partie de la grande motif.
Fier de ce qu'ils ont accompli, les trois compères se prennent dans les bras.
Quand il relève la tête, le bout de parchemin n'est plus là.
Gabier, c'est toi qui l'as ?
Pas du tout, Gustave. Tu l'as rangée dans une poche.
Non, je pensais que c'était vous ou moi ?
Là-bas, il y a quelqu'un qui s'enfuit !
Mila se lance à ses trousses, mais le voleur casse un pilier dans le tunnel et la galerie s'écoule.
Gustave se met à creuser, mais rien à faire. Ils sont prisonniers.
Gabriel a envie de pleurer, tandis que sa soeur bout d'orage.
Le rire du dauphin résonne une nouvelle fois à leurs oreilles, leur redonnant espoir.
Mais oui, si Ryeur est arrivé jusqu'ici, c'est qu'elle n'autre entrait.
Avec les pièces du coffre, on pourrait se fabriquer...
Des palmes !
Et avec cette plante, la Maxibusa Aspirusa nous auront des poumons gonflés comme des ballons.
Ah, c'est tout risque.
En faisant mille et une grimace, ils goblent les feuilles.
D'un coup, ils ont l'impression de pouvoir tenir en apnée des heures.
Confiant, ils se jettent à l'eau et guidés par Ryeur émergent à l'air libre.
Au loin, un homme rame sur une barque trouée.
Ryeur lui fonce dessus.
Prit de panique, le fuit a renfi l'un sac à dos équipé de fusée.
Sa machine démarre dans un nuage noir et il s'élève dans le ciel.
Au lieu de filer bien droit, l'engin zigzag tangue et pétarade avant d'emporter son pilote comme une flèche très haut dans le ciel.
Un porte d'ocuments flotte à côté de l'embarcation.
Mila le récupère.
Soulagée, elle y découvre la seconde moitié de la grande notice qui n'a pas eu le temps de prendre l'eau.
Gabriel examine les autres papiers et parcourt le carnet de bord du voleur.
Apparemment, cette vieille serpillière s'appelle Lord Brony.
Ce nom me dit quelque chose.
Je crois qu'il sait auto-proclamer le plus grand archéologue du monde.
Il cherche aussi la grande notice et vu ce qu'il a écrit ici, c'est lui qui détient la dernière partie.
L'onde du neutruve de Grizzley.
Parfait.
Hein ? T'as pas compris ce que j'ai dit ?
Bien sûr que si.
Au moins maintenant, on s'est oilé. Direction, le repère de Lord Brony.
Dans les rues de Légoville, les feux rouges changent de couleur sans prévenir, les bornes incendies arrosent les passants,
et les haut-parleurs crachent de la musique à n'importe quel moment.
Au milieu de ce désordre habituel, personne ne prête attention aux trois compères dissimulés derrière un journal.
Assis sur un banc, Mila, Gabriel et Gustave surveillent un immeuble gigantesque, celui dans lequel se trouve Lord Brony.
Ils ont beau se demander comment entrer sans se faire remarquer.
Il n'y a rien à faire. L'endroit est une vraie forteresse.
Dépité, ils s'apprêtent à partir quand Gabriel voit une photo sur la couverture du journal.
Eh, c'est qui ces trois ours ?
La grande diva catérina caspieta, accompagnée de son neveu et de sa nièce, est à Légoville pour une série de représentations des noces de Figaro de Mozart.
Ah, intéressant !
Frangin, quelque chose me dit que tu penses à un truc.
Par la grande hibernation, d'en quoi vous allez encore m'embarquer ?
Mila et Gabriel prennent Gustave par la pâte et l'entraînent dans une boutique de vêtements.
Quand l'ours ressort de la cabine d'essayage, il porte un grand chapeau, une robe magnifique et des gants de veux lourds qui recouvrent ses griffes.
C'est fou ! Tu ressembles comme De Boul de Poil à catérina caspieta.
Hum, je ne suis pas bien sûr de votre plan.
Mais si, c'est une star comme caspieta demande à le voir.
Lord Brony sera tellement flatté qu'il acceptera.
Et on pourra rentrer sans problème. Allez, en route !
Hé, une minute. Ça ne marchera que si vous aussi vous faites un petit effort vestimentaire.
Lorsque Gustave pénètre dans le haut luxueux de l'immeuble, il est accompagné de deux oursons bien empotés.
Sous leur déguisement, Mila et Gabriel meurent de chaud.
Tout chancelant sur ses bottines à talons, Gustave s'approche de l'homme à l'accueil.
Le regard fixé sur un écran, celui-ci ne dègne même pas lever la tête.
C'est pourquoi ?
Je... je souhaite voir M. Brony.
Vous êtes marrante. Lord Brony ne reçoit pas d'inconnu.
Ah, euh... bon d'accord.
Assise-t-il d'une grande diva vieux ou non ?
De raison.
Non mais vous savez qui y suis.
Catérina caspieta, la plus grande décontatrice du monde.
Alors, y exélie de voir votre plateau. Émédiatement.
N'avrez madame, je... je vous avais pas reconnu. Je... je ne suis qu'un sombre vermisseau.
Oh, vous veuillez monter jusqu'au dernier étage. Je préviens Lord Brony de votre arrivée.
Sans un regard pour l'homme qui leur fait une courbette, le trio entre dans l'ascenseur.
Lorsque les portes se referment, ils éclatent de rire en repensant à la mine déconfite du réceptionniste.
Ils rigolent tellement qu'ils ne remarquent même pas qu'ils sont déjà arrivés.
C'est n'est qu'en essuyant leur larmes de rire, qu'ils voient Lord Brony les dévisager d'un air sévère.
Deux colosses sont plantées derrière lui.
Sans rien dire, l'archéologue continue de les scruter avant de leur adresser un sourire hypocrite.
Madame caspieta, quelle honneur de vous recevoir ici.
Après avoir déposé un baiser baveux sur la pâte gantée de Gustave,
Brony les guide jusqu'à une pièce au mobilier hors de prix.
Contre les murs, des étagères allant du sol au plafond accueillent des tas de reliques.
Des couronnes, des miroirs, des livres, des statues et des bijoux, il y en a partout.
Mila cherche la notice des yeux, mais elle n'est pas là.
Installez-vous, je vous prie alors, que me vaut le plaisir de cette visite ?
Ça cahier à vous dire est extrêmement confidentiel.
Donc, si vous pouvez dire à vos hommes, débarrasser le plancher ?
On ne vous inquiétait pas, ils sont brics comme des brics.
Dans ces cas, il y avait de voir vous laisser.
Non, non, non, attendez, Johnny, John, sortez.
Oh, dites-moi tout, dites-moi tout, qu'elle a cette petite cachoterie.
Voyez-vous, des connaissances ont placé mon certificé que vous étiez en possession d'une partie d'une pâche et même très ancienne,
que l'on nomme la grande notice.
A ma triste histoire, il aimerait mettre la pâte dessous.
Ah, je vois, malheureusement vous allez être déçus, chère madame. Je n'ai pas ce précieux parchemin.
Écoutez, monsieur Brony, je pense pouvoir vous faire une proposition que vous ne pourrez refuser.
Gustave attrape un bout de papier et un stylo dans son sac à main.
Dessus, il égriffonne une série de chiffres qui s'allongent en même temps que les yeux de Brony s'écarquille.
Oh, dis, oh, ah, ah, bon, je vais la chercher.
Brony se lève de son siège quand la sonnerie du téléphone retentit.
Agassé, l'archéologue décroche.
Au fur et à mesure de la discussion, son visage se transforme.
Lorsqu'il repose le combiner, il est aussi pâle que la lune et un rectus agit de ses lèvres.
Puis il esquit un sourire à terrifier un roquin.
Johnny, John.
Les hommes de main surgissent dans le bureau.
Lord Brony attrape une télécommande et la pointe vers la télé à l'autre bout de la pièce.
Sur la première chaîne, la diva Caspietta donne une interview en direct.
La mâchoire de Gabriel se décroche.
Gustave soupire tandis que Mila se frappe le front.
Lord Brony les dévisage et remarque alors qu'une oreille du déguisement de Mila s'est décrochée.
L'archéologue se jette sur elle et lui arrache son masque d'ourson.
Vous ? Vous êtes les trois enquiquideurs de la forêt de Myriad et de l'île de Maladon.
Mila, qu'est-ce qu'on fait ?
On passe à l'action.
Gabriel sort son aérosquête et saute dessus pour foncer vers l'archéologue.
Gustave déchire sa robe poussant un rugissement ferro-fré.
Les hommes de Brony sont pétrifiés.
D'un coup des poules, Lous les envoie Valdinghé.
Attrape les enfants et s'enfuit.
Ce que vous vous donne d'empoté, ils sont le reste de la grande notice.
Les trois amis plongent alors sous un bureau.
Gabriel le démonte pour le combiner avec une chaise à roulettes.
Son plan ? Faire un axi bélier.
De son côté, Mila clips toutes les fournitures qu'elle trouve pour fabriquer une armure de briques et de brocs à Gustave.
L'ours ne perd pas une seconde et confectionne un puissant somnifère à l'aide de ses plantes.
D'un côté, John et Johnny se rûvèrent eux.
De l'autre, une escouade de gros bras se rapproche aux pattes-courses.
Mila et Gabriel poussent le bureau monté sur roue de toute leur force et font une tombe dans le roi vert-croix.
Juché dessous, Gustave endorre les hommes de Brony à tour de bras.
Les malheureux tombent comme des mouches, mais des dizaines de leurs collègues surgissent de partout.
Le bureau bélier fonge dans tous les sens pour se fermer un chemin jusqu'à atteindre la cage d'escalier qui déva la toute vitesse.
Lorsqu'ils arrivent au rez-de-chaussée, le véhicule improvisé a perdu ses roues et s'échoue au milieu du hall.
L'armure de Gustave est en miette et les déguisements portés par Gabriel et Mila sont en lambeau.
La sortie est sous leurs yeux, mais elle est verrouillée.
Gabriel voit le réceptionniste, la clé dans une main leur lancer un sourire mauvais.
Trop tard, Brony et ses hommes les encerrent déjà.
Oh, cette fois je crois qu'on est fichus !
Je m'en occupe.
Gabriel, non !
Le garçon se jette sur Brony, mais l'un des gardiens l'empoigne par le col.
C'est bon, on se rend.
Bien !
Tenez-moi vos deux mensaux de la notice.
Je n'ai...
Oh fin, je vais être l'archéologue le plus célèbre de la planète.
Autour d'eux, éprouvés par la course poursuite, l'immeuble tremble.
Le sol se fichue, les tableaux accrochés au mur tombent et des bouts de plafond se décrochent.
Alors que tout le monde panique, Brony assemble les trois parties de la grande notice.
Ne vous inquiétez pas ! Avec ça, je vais tout réparer.
Alors, on va connaitre quoi ? Mais pourquoi je ne comprends rien ? C'est illisible ce truc !
Brony, seul les deux enfants dont parle la prophétie peuvent déchiffrer ce parchemin.
Quoi, bien ? Mais non, non ! Non, c'est impossible !
Le plafond s'affaisse de plus en plus.
Les vitres se brisent et la porte d'entrée vole en éclats.
Les gardes se précipitent dehors et Gabriel en profite pour sauter dans les bras de sa sœur.
Devant son incapacité à lire la grande notice, Brony est dévasté.
Gustave l'attrape par le col pour le faire sortir du bâtiment avec l'aide des enfants.
Dehors, tous les govilles regardent l'édifice tanguée.
Ils se balancent tellement qu'ils menacent de s'écrouler d'une seconde à l'autre.
M. Brony, si vous nous prêtez la grande notice, on peut encore faire quelque chose.
J'étais sûr de pouvoir y arriver.
Donnez-la nous ! On va essayer !
Les yeux dans le vide, Brony tend le parchemin à Gabriel et Mila.
A leurs yeux, la formule est claire comme de l'eau de roche.
En cœur, ils la prononcent.
D'un coup, la grande notice crépite s'illune avant qu'une vague de magies ne se répandent dans tous les riviers.
Sans plus attendre, les enfants dirigeent les ouvriers de fortune.
Voinsins, animaux et commerçants s'actifent tous ensemble pour stabiliser la construction.
Même Brony se retrousse les manches.
Une bride par ci, une bride par là.
Grâce à cet effort commun, l'immeuble cesse de trembler.
Mieux que ça, il est plus solide qu'avant.
Les habitants de Légoville crient de joie et se prennent dans les bras.
Avec un sourire béat, Lord Brony rejoint Gabriel et Mila.
Les enfants, je crois que vous avez réveillé quelque chose en moi.
Des pyramides, des temples, des amphithéâtre.
J'ai envie de construire toute ma vie.
Quelques semaines plus tard, le monde a déjà bien changé.
Les cafetières font du café sans bulles, les escaliers s'arrêtent de s'effondrer
et les bateaux naviguent sans finir six pieds sous-mère.
Devant leur maison, Mila et Gabriel disent au revoir à Gustave.
Sylvia rata via la grande voyante et là elle aussi.
Tu vas rentrer dans ta forêt maintenant ?
Pas tout de suite. Je crois que je vais faire un bout de route avec Sylvia.
Maintenant que ma roulette est d'appelon, je suis enfin pouvoir voyager.
Mais vous reviendrez nous voir.
Évidemment, à très bientôt les enfants.
Mila et Gabriel les regardent s'éloigner.
Avant d'aller s'écrouler dans leur lit, encore épuisé par cette fantastique aventure.
Mais le sommeil est de courte durée.
Car s'il y a bien une chose que les habitants n'ont pas souhaité réparer,
ce sont les haut-parleurs de Légoville.
Voilà, c'est la fin de notre série créée avec Légo.
Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout.
À la recherche de la grande notice a pu voir le jour grâce à Légo.
Thomas Le petit corps l'a écrite, Karine Texier et Arnaud Guillot l'ont raconté.
Mathieu Genel l'a réalisé.
Montage création musicale et sonore, Le Fonarium.
Enregistrement à Belle Chérée.

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Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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