Bonjour petit astronaute, aujourd'hui tu vas écouter Calypso et la boîte à étoiles
épisode 2.
Cette fameuse boîte à étoiles ressemble d'ailleurs à celle de Yoto.
Elle est cubique, contient deux petites molettes et fonctionnent en y insérant quelque
chose.
C'est d'ailleurs ce que cherche à découvrir Calypso.
Mais surtout, cette boîte à étoiles regorge de possibilités, tout comme l'enceinte
yoto.
C'est bien plus qu'une boîte à histoire, alors amuse-toi à découvrir toutes les
façades de ton enceinte.
Et tu verras que tu peux y insérer des cartes pour écouter des histoires, des contines
ou encore découvrir de nouveaux mots.
Tu peux aussi utiliser ton enceinte yoto en guise de radio, de veilleuse ou d'horloge.
Utilisez les molettes pour augmenter ou baisser le son, changer de chapitre ou encore faire
apparaître de petits pictogrammes selon ce que tu écoutes.
Enfin, tu peux brancher des écouteurs pour être dans ta bulle ou bien écouter en stéréo
pour que toute la famille en profite.
Et écouter des histoires à plusieurs grâce à la boîte à étoiles, c'est un peu la
mission de Calypso.
Alors ouvre grand, grand, grand tes oreilles et bon écoute !
Calypso écoute les étoiles qui s'allument une à une au-dessus de la planète Cascara.
Elles sent la magie de l'espace qu'ils appellent et les astres mystérieux de sa galaxie qui
trace leur chemin dans le ciel.
La nuit est tombée sur la cabane de Calypso.
Un rayon de lune se glisse entre les planches du toit jusqu'à sa natte.
Dehors, les feuilles des arbres s'entremêlent et murent mûr leurs champs du soir.
Calypso se tourne, se retourne et se blottit sous sa couverture de coton.
Toute sa famille est endormie sur des nates à côté d'elle.
Calypso attend le sommeil mais il ne vient pas.
Pour s'endormir, elle essaie de visualiser sa planète Cascara qui tourne dans le ciel.
Une chouette hulule au loin.
Elle tend l'oreille.
Derrière les bruits de la nuit, elle croit deviner autre chose.
Un murmur mystérieux, comme un petit chan conchuchotte.
Un son qui ne la quitte pas depuis qu'elle a découvert la boîte à étoiles.
Calypso se redresse sur sa natte et regarde en direction de la petite boîte blanche au
bouton orange qui est posée sur le sol à quelques pabelles.
Elle a vraiment l'impression qu'elle l'appelle.
Je ne suis pas folle, j'entends bien quelque chose.
Pourtant j'ai déjà essayé de faire parler cette boîte mais il ne s'est rien passé.
Elle glisse une main hors de sa couverture et attrape doucement la boîte.
L'objet dégage une douce chaleur et Calypso a l'impression qu'une lumière diffuse l'entour.
Comme un peu plus tôt, elle essaie de tourner les boutons, d'appuyer dessus, mais rien ne se passe.
Allez, je sais que t'as des choses à raconter, des histoires, des légendes s'il te plaît.
Elle s'allonge sur le dos, rappe à la couverture au-dessus de sa tête et pose la boîte sur son coeur.
Tout à coup, elle sent comme une petite brûlure sur sa peau.
C'est crité l'enseau redressant. Elle repose la boîte sur le sol.
Mais la sensation de picotement et de chaleur est toujours là.
Ce n'est pas la boîte qui l'a brûlée.
Calypso passe sa main dans le col de son pyjama et étouffe un cri de surprise.
Sa petite feuille d'arbre éternelle est toute chaude.
Elle l'apprend dans le creux de sa main.
Ça alors, elle est un sel.
Comme si on l'a touchant, la boîte l'avait réveillée.
Elle la décroche de son cou et la rapproche de la boîte.
Celle-ci se met alors à briller et à grésiller comme le vieil radio.
Le bruit réveille ses lignes.
Oh ! Qu'est-ce qui se passe ?
Marmonne sa soeur tout en dormit.
Mais Calypso ne lui répond pas.
Elle fixe la boîte fascinée.
Alors qu'elle la scrute, elle remarque une petite fente sur le dessus.
Sans réfléchir, elle glisse la feuille d'arbre éternelle dans la fente.
Aussitôt, la boîte s'allume et projette sur le mur de la cabane une nuée d'étoiles.
Une voix grave et douce retentie dans la pièce.
Elle réveille au béron et Théya, les parents de Calypso et son grand-père Issa.
Tous s'approchent de la natte pour écouter la voix.
Bonsoir, passeuse d'histoire.
Je crois que tu t'appelles Calypso. C'est bien ça ?
Calypso avale sa salive. Elle se sent tout à coup très intimidée.
Oui, je m'appelle Calypso. Et toi ?
J'ai autant de noms qu'il y a d'étoiles.
Mais si tu veux, ce soir, tu peux m'appeler Adriel.
Mais, c'était le nom de ma grand-mère ?
Je sais. Et je sais aussi que c'est elle qui t'a offert cette feuille d'arbre éternelle que tu portes autour du cou.
Tout comme toi, elle était passeuse d'histoire.
Et cette feuille qu'elle t'a léguée est beaucoup plus qu'un porte-bonheur.
Calypso, sans sa gorge se serrée, et les larmes montaient dans ses yeux.
Sa grand-mère lui manque tous les jours.
Et ce soir, elle a un peu l'impression qu'elle se trouve en leur compagnie.
Elle ferme les points et ravale ses larmes.
Je comprend ta tristesse.
Elle est précieuse, car elle te relit à ta grand-mère.
Ne cherche pas à la cacher ou à la faire taire.
C'est ta plus grande force, car elle prouve que ton cœur est grand Calypso.
Les larmes roulent sur les jours de Calypso.
Céline se rapproche et prend la main de sa sœur dans la sienne.
Bonsoir, Céline.
Est-ce que tu peux me voir ? demande Céline à intriguer.
Non, pas vraiment. Mais je peux te ressentir.
Tout comme je ressens les présences d'Issa, Oberon et de Teia.
Issa lisse sa barbe et s'éclairce il la voit.
C'est un grand honneur. Je ne pensais jamais vivre un instant pareil.
Murmure-t-il en direction de la boîte ?
C'est grâce à Calypso.
Je vais maintenant poser la question que je dois poser à chaque passeur ou passeuse histoire.
Calypso, sois-tu que je te raconte l'histoire de ta planète ?
Oui, bien sûr !
Une lumière rose amplie doucement la pièce et la voix commence à raconter.
Cascara ne ressemblait pas à la planète que vous connaissez.
Alors bien sûr, les mêmes rivières qu'aujourd'hui coulaient à Flo.
Un petit vent soufflé sur ses collines.
Elle avait aussi les mêmes déserts et les mêmes montagnes.
Un beau soleil éclairé et ses trois douces lunes gravités autour d'elles.
Mais c'était une planète sans vie.
Pas le moindre petit arbre, pas la moindre petite pouce, pas le moindre petit bourgeon.
Cascara avait tout, sauf la vie.
Car sans végétaux, les animaux ne pouvaient pas se nourrir et survivre.
Évidemment, des peuples étaient arrivés sur la planète.
Ils avaient essayé de s'y installer.
Mais chaque graine de plante qu'ils mettaient dans la terre,
chaque arbre qu'ils essayaient de planter, rien ne poussait.
Ou alors, s'ils poussaient, les végétaux ne survivaient guère plus de quelques jours.
Pourtant, ils avaient de l'oxygène, de l'eau et du soleil.
Au bout de quelques semaines, les peuples finissaient toujours par se décourager,
de ne rien voir pousser et repartez vers d'autres planètes.
Un jour, un vieux vaisseau tout cabossé se posa sur la plus haute colline de Cascara.
C'était une tribu qui cherchait une nouvelle planète pour y vivre.
Voilà plusieurs mois que ses membres erraient dans l'espace, à bord de leur vaisseau, et ils étaient épuisés.
La personne la plus jeune de l'équipage était une petite fille qui n'avait peur de rien et qui s'appelait Ayanna.
A peine arrivée sur Cascara, les gens de sa tribu se atterrent de planter des graines,
avec un si beau soleil et une aussi pure, faire pour ses des plantes serait un jeu d'enfant, pensait-il.
Mais rien ne poussait et tout dépérissait.
Les gens de la tribu se désespéraient, une nuit, alors que les trois lunes étaient pleines,
Ayanna écouta son cœur et quitta le campement.
Elle suivit son intuition et le rayon de Naos, la plus petite lune.
Elle grimpe à tout en haut de la montagne Tijka, cette nuit-là.
Les lunes brillaient si fort que leurs lumières en étaient presque aveuglantes.
Leur rayon se superposait et formait comme un puits de lumière au sommet de la montagne.
Ayanna prit une petite graine qui traînait dans sa poche et la déposa délicatement au creux des rayons de lune.
Puis, elle rentra au campement.
Le lendemain, un arbre magnifique se dressait au sommet de la montagne Tijka.
Les rayons de lune étaient si puissants que l'arbre avait poussé en une nuit.
Les gens de la tribu se mirent alors à planter, les graines, les soirs de plainte lune,
et peu à peu, la planète se couvrit d'une végétation incroyablement luxuriente.
Des animaux qui avaient dorénavant de quoi se nourrir s'installèrent dans les forêts et de nouvelles espèces apparues.
Et c'est ainsi que Cascara devint la planète des arbres et votre peuple, le peuple des arbres.
La voix de la boîte s'éteint, Calypso se coula tête.
Elle a l'impression de sortir d'un rêve.
C'est comme si l'histoire que la boîte vient de lui raconter était en elle depuis toujours
et qu'elle remontait doucement à la surface.
Merci Adriel de nous avoir transmis cette histoire.
De rien, j'ai été créée pour ça.
J'ai juste une petite question.
D'où vous n'est la tribu d'Aiana, celle qui s'est installée sur la planète, le peuple des arbres ?
Je ne peux pas répondre à ta question.
Pourquoi ?
L'histoire de ton peuple et de ses origines, aimée les à celle d'autres peuples.
Je ne peux pas te la raconter à toi seul.
Mais ces autres peuples, ils vivent sur d'autres planètes ?
Oui, et tout comme le tien, eux aussi ont perdu leurs histoires.
Calypso, ce n'est pas un hasard si j'ai atterris sur ta planète, sous tes yeux hier soir.
Je dois rendre leurs histoires à tous les peuples de cette galaxie et j'ai besoin de ton aide.
Calypso a la tête qui tourne.
Elle lève les yeux vers le ciel.
Elle sait qu'elle va bientôt partir pour un grand voyage interstellaire.
Et l'espace qui s'ouvre devant elle, la pétrifie.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté, une création originale écrite par Lucille Petit.
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À très vite !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org