Bonjour à tous !
Aujourd'hui je vais vous raconter une nouvelle histoire.
Ça s'appelle qui pour remplacer le père Noël ?
Une histoire écrite par Benjamin Muller et racontée par Céline Calman
avec la participation de Romeo.
Ce matin, il s'est passé quelque chose d'extraordinaire, d'incroyable même.
On en parlera encore dans des centaines d'années, c'est certain.
Comme tous les jours, le père Noël s'est réveillé très tôt.
Comme tous les jours, il est allé remettre du bois dans la cheminée de sa grande maison.
Il a jeté un œil par la fenêtre, où il a pu constater qu'il neigeait.
Comme tous les jours au Pôle Nord.
Il a préparé un thé à la mère Noël, qui était encore au lit.
Alors qu'elle se réveillait, il lui annonça la nouvelle.
Mère Noël, ma décision est prise. Je vais prendre ma retraite.
La mère Noël manqua de s'étouffer en avalant une gorgée de thé brûlant.
Mais au fond d'elle, elle savait bien que ce jour-là finirait bien par arriver.
Le père Noël continua.
Ça me plaît toujours autant les cadeaux, la vie au Pôle Nord,
les reines, les lutins, tout ça.
Les enfants bien sûr, mais je me dis que il est temps de passer la main.
Je suis sûr qu'on va trouver un petit jeune qui va réussir à prendre le relais.
Et moi, j'ai envie et besoin de vacances.
Des vacances ? demanda la mère Noël.
Oui, j'ai envie d'aller au Guadeloupe avec toi.
Profiter du soleil, bronzer un peu, boire un petit coup au bord de la piscine.
Reposer quoi ? Après tout, j'ai le droit aussi, non ?
La mère Noël le rassura.
Évidemment que tu es à droit, c'est une mal idée.
Allons en parler immédiatement à M. Brioche.
M. Brioche, c'était le lutin en chef, celui qui organisait tout dans l'atelier du Père Noël.
C'est lui qui recevait les lettres et faisait en sorte que chaque enfant soit satisfait.
Bon, je ne vous cache pas que M. Brioche n'était pas franchement ravi de cette nouvelle.
Ah, Père Noël, tu prends ça retraite ? Quelle cosique cette histoire !
Mais bon, la décision du Père Noël était prise. M. Brioche était bien obligée de l'accepter.
Il fallut au plus vite organiser le grand casting pour remplacer le Père Noël.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre. Bientôt, le monde entier ne parle à plus que de ça.
Coup de tonnerre. Le Père Noël prend sa retraite. On vient d'apprendre, nous sommes en émission spéciale.
Santa Claus est retiren. Nous devons trouver une nouvelle Santa Claus.
La question maintenant était de savoir qui aurait les épaules assez larges pour leur remplacer.
Emmanuel Macron avait d'ailleurs réagi, regrettant le départ annoncé du Père Noël.
Même Donald Trump avait commenté la nouvelle.
Qu'est-ce qu'il a fait aujourd'hui ?
Déclara-t-il.
Cela dit, je ferai un meilleur Père Noël, Chloe. C'est chacune de temps.
Quelques jours plus tard, les lutins se réunir pour analyser les candidatures qu'ils avaient reçues.
Et elles étaient nombreuses. Des milliers de lettres.
Les lutins prièrent le temps de décortiquer chacune d'entre elles.
Car il fallait faire passer un entretien d'embauche.
L'embauche de Noël.
Les lutins avaient réfléchi au profil idéal.
Le nouveau Père Noël devait surtout ressembler au précédent.
Ils avaient sélectionné trois personnes, qui d'après leur CV, leur profil, pouvaient éventuellement correspondre.
Le premier candidat se présenta.
Bonjour, monsieur Brioche.
Ok, allez-vous.
L'homme s'assit face à la dizaine de lutins, qui devait décider si oui ou non,
il pouvait devenir le nouveau Père Noël.
Il s'agissait d'un monsieur très grand, très gros et très rare à l'heure.
A peine assis sur sa chaise, il commença à se plaindre.
Oh, franchement, tellement long le trajet pour venir jusqu'ici.
Interminable.
Et puis bon, merci la météo.
Je déteste la neige.
J'ai froid.
Regardez mon nez, il est tout rouge.
Ah mais, regardez mon nez, je ne le sens même plus.
Et mes doigts, mais ils sont gelés mes doigts.
S'il vous plaît, vous ne riez pas un plaid.
Je vous dis que j'ai froid.
Les lutins se jeter des regards sceptiques.
Et l'un de lui demanda.
Oui, oui, oui, c'est vrai qu'il fait froid, mais on s'habitue.
Vous voulez un petit thé pour vous réchauffer ?
Ah non, sûrement pas.
Je déteste le thé.
Alors un café ?
Bah, t'es content.
Un jus de pomme ?
J'ai une tête à boire un jus de pomme.
Monsieur Brioche comprit alors tout de suite que notre gros ralor ne ferait pas l'affaire.
Merci d'être venus tout faire nous.
Nous vous rappellons, monsieur Niet.
On vous rappellera, monsieur Niet.
Ouais, c'est ça. Salut.
Les lutins fiertent entrer le deuxième candidat.
C'était une femme habillée tout en noir.
Des petites lunettes rondes, les cheveux tirés en arrière,
avec un chignon relevé.
Elle était très classe.
Bonjour madame. Merci d'être venus.
Alors pourquoi posez-vous que vous pouvez remplacer hypernoël ?
J'ai toutes les qualités requises.
J'aime l'ordre, la propreté, les cadeaux bien emballés.
J'aime que les chaussures soient faites dans les règles.
Avec moi, ce sera un cadeau par enfant maximum.
Et si l'enfant n'a pas été sage une fois pendant l'année,
il n'aura rien.
Vous m'entendez ? Rien.
Rien du tout.
Qu'est-ce que vous appelez un enfant passage ?
Demanda un lutin.
C'est très simple.
Un enfant qui ne fait pas son nez, qui ne se brosse pas les dents,
qui ne roche pas ses vêtements, qui ne fait pas ses devoirs,
ou qui répond à ses parents.
Ça, c'est le pom pom.
Ça me renvole.
Bien cet enfant, il n'aura rien.
Rien du tout.
Très bien.
N'arrive d'être venue.
Quelle est votre nom, en fait ?
Je suis Madame R...
R...I...E...N...Rien.
Ça t'attend, j'ai le troisième grand-dilla.
Bonjour.
Un petit garçon m'entra alors dans le salon.
Mais qui ?
Tu as qui, il y a...
Qui est-ce que...
Demanda, Monsieur Brioche.
J'ai cinq ans et demi, et je veux devenir le plus gentil
et le prochain Père Noël.
D'accord, mais...
Tu parosantes au courant ?
Quoi, tu postes-tu pour devenir le Père Noël ?
Évidemment qu'il sent un courant.
Je les en ai informés dès que j'ai lu votre annonce dans le journal.
Je serai les meilleurs des Pères Noël
et je serai les meilleurs lutins de la Terre.
Pourquoi donc ?
J'offrirai à chaque enfant des cadeaux
et ils seront très jolis comme les fleurs.
Tout le monde aura des Wooster Pokémon.
Des Streams.
Le maillot d'un papé, le film des Pokémon.
Le CD d'angèle.
Une photo de moi et le balèche de l'un trop propre.
Un livre pépapique.
Oh oui, bon programme.
Dis-le un des lutins.
Celui, on charge de l'argent.
Mais ça fait un petit peu beaucoup ça, non ?
Ha ha, mais c'était que le début.
Je pense à ajouter également pour chacun
une dizaine de livres.
T'es tantumé, Nana.
T'es de Velestor
et un vélo de cron.
Ouais, dis-le, lutin.
D'accord, c'est intéressant.
On te laisse retourner avec tes parents.
On reviendra vite vers toi.
Tu t'appelles comment, au fait ?
Je m'appelle Gaspar, coeur sur la main.
Très bien, Gaspar.
À plus tard.
Mais respect, cher lutin.
Et voté pour moi.
Les lutins étaient bien embêtés.
A l'évidence, aucun des trois candidats
n'avait le profil du père Noël parfait.
Le premier était trop à l'heure.
La deuxième, beaucoup trop strict.
Et le troisième, beaucoup trop généreux.
Mais il fallait faire vite.
Il ne restait que deux jours
avant le début du marathon.
L'ouverture des lettres,
la lecture des listes,
répondre aux enfants,
tenter de trouver tous les cadeaux fabriqués,
ensuite les emballer.
Bref, une montagne de travail.
Et aucun père Noël à l'horizon.
À ce moment-là,
une sonnerie se fit entendre.
Allô ?
dit monsieur Briach.
Allô ? Allô ? Allô ?
Oui Chachou, c'est moi.
Je suis avec la mère Noël.
Nous sommes au bord de la plage.
On boit un petit cocktail.
Je suis allé pêcher tout à l'heure.
Il y a un gros poisson.
Ah, ça fait du bien.
Oui, oui, oui.
Je me doute.
Ça fait du bien les vacances.
Je me doute.
Ça fait du bien, mais je m'ennuie déjà.
Je ne peux pas imaginer que Noël se fasse sans moi.
Vous m'avez trouvé un remplaçant ?
Par hasard.
Nous sommes sur le point de vous trouver un remplaçant.
Nous avons presque trouvé.
Nous sommes en train de délibérer, monsieur Noël.
Mais si jamais je reviens,
est-ce que vous seriez d'accord pour me reprendre ?
Monsieur Briach fit semblant désiter.
Bon, attendez.
Je demande aux autres.
Vous avez quoi ?
Bon, je suis vrai qu'on vous aime bien, Père Noël.
Bon, on dit d'accord.
Nous n'avons qu'à déchiser qu'au sillon de votre entretien.
Quand est-ce que vous rentrez alors ?
Eh bien, envoyez-moi Méran.
Nous pouvons être là dans nos heures, hein ?
Père Noël.
Ok, mon petit père, Noël.
Je vais vous dire quelque chose.
Vous nous avez manqué.
Vous aussi, mes petits lutins.
J'arrive donc.
Eh, je vous préviens.
On va se faire tout le monde tout de suite.
On va refrapper le temps perdu.
On va tout de suite.
Voilà.
C'était qui pour remplacer le Père Noël ?
Une histoire écrite par Benjamin Muller,
racontée par Céline Kalman,
avec la participation de Romeo,
réalisation Alexandre Ferréra.