Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui je vais vous raconter une nouvelle histoire.
Ce s'appelle « Rougir d'amour », histoire écrite et produite par Benjamin Mulair.
Encore une histoire est un podcast réalisé par Alexandre Ferrera et raconté par Céline Calman.
Charlie adore jouer dehors.
Il pourrait passer ses journées entières au parc, au square ou dans la forêt,
grimper aux arbres, faire des cabanes, jouer au foot ou chercher des escargot.
Mais ce qu'il préfère par-dessus tout, c'est se promener avec Elia, la voisine.
Comme lui, elle a 8 ans.
Comme lui, elle a le droit de jouer dehors après l'école.
Et comme lui, elle adore observer les coxinelles et les grenouilles le long de l'étang.
Charlie et Elia peuvent passer des heures allongées dans l'herbe,
à chercher des trèfles à 4 feuilles.
Ils sont forcément trop se parler.
Ils ne sont pas très bavards, Charlie et Elia.
Ils communiquent en se faisant des sourires et des clin d'œil.
Cela fait des mois qu'ils cherchent un trèfle à 4 feuilles.
Ils n'en ont encore jamais trouvé.
Mais ils ne désespèrent pas.
Charlie est très amoureux d'Elia.
Mais il est bien trop timide pour le lui dire.
Ses parents lui demandent souvent d'ailleurs.
Alors, vous vous faites des bisous quand vous vous baladé avec Elia ?
Et il rigole bêtement.
Généralement, Charlie érogie et va dans sa chambre se cacher sous sa couette.
Charlie adore jouer dehors.
Charlie adore se promener avec Elia.
Malheureusement, depuis quelques jours, Charlie ne peut plus sortir.
Il est coincé chez lui.
Et ça va encore durer de longues semaines.
Charlie s'est cassé la jambe en tombant d'un arbre.
Il jouait avec Léon, Sémila, les voisins, à celui qui allait monter le plus haut.
Charlie a gagné, mais en redescendant, il a glissé et paf !
Direction l'hôpital.
Radio, tibia cassée, un gros plâtre, des médicaments.
Et c'est quelques mots du médecin griffonné sur un papier.
Pendant au moins un mois, mon petit gars,
tu n'as plus le droit de sortir de chez toi.
Tu dois rester au repos. Repos straight.
Forcément, Charlie l'a très mal vécu.
La première journée, il l'a passé dans son lit, seul à pleurer.
Son papa entrait de temps en temps dans sa chambre
et s'agassait de voir son fils dans cet état.
Dans la vie, on assume ses actes.
Tu as voulu faire le malin dans les arbres.
Et bien voilà le résultat.
Alors reprends-toi et arrête de chigner.
Charlie attendit que son papa sorte et murmura.
Dans la vie, on assume ses actes.
Na na na na na na. Arrête de chigner.
Na na na na na.
Au bout de quelques jours, Charlie décida de faire le poids.
Bon, se dit-il.
Faut que je me reprenne.
Je ne peux donc pas sortir.
Ok.
Je ne peux pas jouer au foot.
Ok, c'est pas si grave.
Je ne suis peut-être pas près de refaire du vélo, à la limite.
Mais ce qui me manque le plus, c'est pas tout ça.
Ce qui me manque le plus, bah oui.
C'est Elia.
Charlie demanda à sa maman.
Dis, tu pourrais me prêter ton téléphone ?
J'aimerais appeler quelqu'un.
Ça dépend, tu veux appeler qui ?
Euh, quelqu'un.
répondit Charlie.
Oh, ne me dis pas que tu veux appeler ton amoureuse quand même.
Demanda à sa maman.
Charlie se senti rougir.
Alors, il laissa tomber.
Non, non, pas du tout.
Écoute, c'est pas grave.
Je vais aller faire la sieste.
Je suis fatiguée.
Charlie retourna dans sa chambre.
Et en regardant par la fenêtre,
il y a une idée.
Elia habite dans l'immeuble juste en face de chez lui.
De sa chambre, il peut voir la sienne.
À vol d'oiseau, elle est à peine à une dizaine de mètres.
Il ouvre et alors la fenêtre et tente à sa chance.
Elia ?
Elia ?
Elia !
Le père de Charlie dans le salon, la pla.
Qu'est-ce que tu dis ?
T'appelles qui ?
Euh, non, non, rien.
répondit Charlie.
Qui devinait quoi ?
était en train de rougir.
Je suis en train de chanter.
La la la la la la la la la la la.
Ok, fais-moi une brise s'il te plaît.
On n'est pas à la plage ici.
Quel papa à bas joie.
Charlie du donc trouver une autre idée.
Comment contacter Elia sans que ses parents ne s'en rendent compte ?
Il eut d'abord l'idée de faire une grande affiche.
Qu'il fixerait sous sa fenêtre.
Mais c'était trop risqué.
Les voisins allaient le voir.
Tout le monde comprendrait qu'il était amoureux d'elle.
Non, trop risqué.
La nuit suivante, Charlie la passa à réfléchir.
Comment la contacter ?
Discrètement, sans téléphone et sans hurler.
Il réfléchit.
Il réfléchit encore.
Et au petit matin, il eut comme un éclic.
Il avait trouvé.
Charlie prit une feuille en papier.
Qu'il commença à plier, déplier, puis replier encore.
Un peu dans tous les sens.
Pour en faire à la fin un magnifique avion en papier.
Voilà ! C'est parfait !
Se dit-il.
L'avion était très beau.
Deux belles ailes bien symétriques.
Et il volait parfaitement bien.
Charlie écrivit alors un petit mot.
Qu'il scotcha à l'avion.
Bon, je n'aurais qu'une chance, se dit-il.
Car si mon avion n'atterrit pas dans sa chambre,
alors il tombera dans la rue.
Quelqu'un lira le mot et je serai démasqué.
Je dois être bon sur ce coup-là.
Charlie ouvrit alors la fenêtre.
Ouf ! Celle d'Elia était ouverte elle aussi.
Il y avait tout de même du vent.
Les conditions de vol seraient plus ou moins compliquées.
Charlie vérifiait que son mot était bien attaché.
Puis se mit en condition.
Ouskan, décollage immédiat.
Attention, dévue de l'opération.
Un mot pour Eya.
Dans 5, 4, 3, 2, 1, décollage !
Charlie lança l'avion de toutes ses forces.
Qui décollat très haut dans le ciel.
Avant bantamé un changement total de direction.
Il pica son nez vers le bas, pris un virage à 90°.
On dirait que son de l'immeuble d'en face
est passée par la fenêtre de Chella.
Au terme d'un vol parfaitement maîtrisé.
Du grand art, se dit Charlie.
Elia, qui lisait dans sa chambre,
vit l'avion à terrir à ses pieds.
Elle se rendit vers la fenêtre et vit Charlie.
Tout rouge évidemment.
En observant l'avion, elle découvrit le mot.
Qu'elle ouvrait avec délicatesse.
Le message était très court.
Tu me manques.
Elia ennulait l'arme aux yeux.
Elle alla à la fenêtre et envoie à Charlie
un baiser avec la main.
Ce baiser, c'était de loin la plus belle chose
que Charlie ait jamais reçu.
Il s'allongea sur son lit
avec des papillons dans le ventre
et des paillettes dans les yeux.
Un bisou, se disait-il.
Elle m'a envoyé un bisou.
Le lendemain, Charlie passa sa journée
à couder à la fenêtre,
dans l'espoir de voir Elia.
Malheureusement, ses volets restaient fermés,
du matin jusqu'au soir.
Ce fut la plus longue journée de la vie de Charlie.
Mais où est-ce qu'elle est ?
se demanda-t-il.
Et pourquoi ne m'a-t-elle pas fait coucou ?
En fin de journée, Charlie s'allongea sur son lit
et commença à jouer avec son petit harmonica.
Charlie pensait à Elia forcément.
Quand tout à coup,
un magnifique avion en papier
entra dans sa chambre
et se posa sur son bureau.
Il n'en croyait pas ses yeux.
Il jeta un œil vers l'immeuble d'Elia.
Elle était là,
encore plus belle que la veille.
Un grand sourire au lèvre.
Charlie prit donc l'avion entre ses mains.
Il était parfait, assez gros,
coloré avec soin.
Et surtout était collé sous ses ailes
une petite enveloppe en carte.
Charlie sentit son cœur battre
et en ouvrant l'enveloppe,
découvrit une feuille
où était inscrit
le plus beau des messages.
« Je t'aime.
Oh moi aussi ! »
se dit-il.
Charlie allait remettre ce bout de papier dans l'enveloppe
quand il découvrit au fond de celle-ci
la plus belle des choses qu'il n'avait jamais vu.
Elia avait glissé dans l'enveloppe en carton
un trèfle à quatre feuilles,
un vrai de vrai.
« C'est le plus beau cadeau du monde ! » se dit-il.
« Et de loin ? »
Charlie se mit à la fenêtre
et cria à Gorge déployé
et sans rougir cette fois
« Moi aussi je t'aime Elia !
Je t'aime ! »
Voilà ! C'était « Rougir d'amour »,
une histoire écrite et produite par Benjamin Muller.
Encore une histoire
est un podcast réalisé par Alexandre Ferreira
et raconté par Céline Calman.
N'hésitez pas à nous laisser des messages sur notre compte Instagram
ou sur toutes les plateformes où vous nous écoutez.
À bientôt les enfants !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org