Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Nouvelle histoire aujourd'hui.
Ça s'appelle La jeune fille plus sage que le juge.
Livre écrit et illustré par Mariana Kojan-Egulesko et Cécile Beck
aux éditions Alba Michel-Jeunesse.
Il était une fois, un petit village où vivaient une nombreuse fanine.
Le père et la mère se désespéraient,
voyant jour après jour que leurs chaumières étaient trop étroites pour les enfants qui grandissaient.
Un beau matin, la fille est née dite à son père.
Père, nous avons quelques économies.
Pourquoi ne pas demander à notre voisin de nous vendre le loupin de terre en friche
qui se trouve derrière notre maison ?
Nous pourrions y construire une nouvelle maison et profiter du terrain pour jardiner ?
Le père savait que l'intelligence était donnée à tout le monde,
mais aussi que sa fille en avait reçu le double.
Ainsi, ce laissait-il guider par son conseil.
Mais le fermier voisin hésitait.
Il se disait que ce miséreux ne serait jamais à même de construire une nouvelle chaumière.
Cependant, l'argent est convaincant, pour un pauvre comme pour un riche.
Le fermier accepte à l'offre, se fit payer jusqu'au dernier sous,
et, en échange, c'est d'à au paysan le bout de terrain inculté aride.
Quelle ne fut pas la joie des grands et des petits dans la chaumière ?
Ils furent tous des projets, et le soir même,
ils se mirent à creuser les fondations de leur nouvelle maison.
Mais, au malheur, le lendemain matin, leur joie s'envola.
Dans la nuit, une des vaches de leur riche voisin était tombée dans le fossé qu'ils avaient creusée,
et c'était rompu le coup.
Le fermier se précipite à chez eux.
C'est ainsi que tu l'entends me remercier de ma générosité.
Tu vas me rembourser le prix de cette vache, et sans attendre.
Mais, je ne sais pas où trouver tant d'argent !
Lui répondait le paysan.
Tu sais bien que je t'ai tout donné lorsque j'ai payé la terre.
C'est un accident !
Tu n'as pas d'argent, mais tu fais creuser un énorme trou pour une énorme demeure.
Quel menteur !
Si tu ne me paies pas ma vache, je te traîne devant le juge.
Et le fermier claque à la porte derrière lui.
Le paysan, qui ne cessait de se lamenter, se tourne vers sa fille.
J'ai suivi ton conseil, et voilà ce qui nous arrive à présent.
C'est à toi de m'aider à trouver une solution.
Ne vous en faites pas, mon père.
Allez chez le juge, s'il le faut.
Mais auparavant, écoutez bien ce que je vais vous dire.
Le lendemain matin, les deux voisins prirent la route qui menait à la vie.
Sur son chariot, le fermier gardait un air fort décidé.
Quant au paysan, il marchait dans la poussière,
mais il avait repris courage grâce au conseil de sa fille.
C'est ainsi qu'ils arrivaient devant le juge avant midi.
Le fermier se mit tout de suite à se plaindre.
Monsieur le juge, ne vous laissez pas impressionner par l'homme que voici.
Il a l'air humble et modeste, mais il n'en est rien.
Il m'a abusé.
J'ai fait un geste charitable en lui cédant un bout de terre
pour qu'il puisse y construire une nouvelle maison.
Mais il a creusé un énorme fossé de formation.
Comme pour construire un palais.
Alors ma vache est tombée dans le trou et c'est cassé le coup.
J'exige qu'il me paye ma vache.
Mais il s'obstine à me répondre qu'il n'a pas de quoi me dédommager.
Alors comment peut-il construire un palais ?
Il doit payer.
Monsieur le juge, commença le paysan.
Ce que mon voisin vous raconte n'est qu'en partie vrai.
Il me reste à vous dire l'autre moitié de la vérité.
Il m'a effectivement vendu ce loupin de terre
et je lui ai payé tout ce qu'il avait exigé.
Je lui ai donné toute mes économies et je n'ai plus un sous.
Le fossé pour les fondations est profond,
mais ce n'est pas par Xenorgah et que je l'ai creusé.
Je veux seulement que ma nouvelle chômière soit assez solide pour abriter mes enfants.
Non, je reconnais que j'aurais dû couvrir le trou pendant la nuit,
mais de son côté, le fermier aurait pu mieux garder sa vache.
J'ai de mes mètres tords devant vous.
Ainsi je me sens la conscience tranquille.
Le juge qui était forçage en dépit de son jeune âge déclara.
Je vous ai écouté tous les deux avec attention.
Mais avant de me prononcer sur les faits, je vais vous poser trois questions
auxquelles vous réflécherez trois jours durant avant de me répondre.
Voici la première.
Qu'est-ce qui est le plus grand ?
Voici la deuxième.
Qu'est-ce qui est le plus rapide ?
Voici la troisième.
Qu'est-ce qui est le plus geste ?
Vous reviendrez m'exposer les solutions de ces trois énigmes dans trois jours.
Entendu ?
En soutant dans son chariot, le fermier se dit,
« Le juge est de mon côté, je le sens.
Il a inventé ces trois énigmes pour m'aider.
Ne faisons-nous pas partie de même monde ? »
Le pauvre amus rentra chez lui le cœur serré.
Il s'adressa de nouveau à sa fille.
« J'ai fait comme tu m'a conseillé,
mais ce sera aussi à toi de résoudre ces énigmes. »
« Ne vous faites pas de soucis, mon père.
Trois jours, c'est long.
J'aurais eu d'ici là le temps de vous donner les réponses correctes. »
Le rassure à sa fille.
Le troisième jour arriva.
Le fermier et le paysan se rendirent à nouveau chez le juge.
Sur de lui, l'homme riche répondit à la première énigme du juge.
Qu'est-ce qui est le plus grand ?
Rien dans ce monde ne peut être plus grand que mon cochon.
Que je nourris pour la fête de village.
Il a déjà trois doigts de grâces sur le dos.
Le juge lui adressa alors ses deuxièmes énigmes.
Qu'est-ce qui est le plus rapide ?
Et le fermier de se rongorger.
« Rien ne peut égaler en rapidité, mon étalon,
que j'ai acheté au marché annuel.
Quand je lui lâche la bride, il s'élance comme un éclair. »
Enfin, le juge lui soumit la troisième énigme.
Qu'est-ce qui est le plus juste ?
Rien ne peut être plus juste que votre jugement.
Je sais que vous êtes très justes.
Sans pressa de lui répondre le fermier.
Le juge se tourna alors du côté du pauvre homme.
Maintenant, c'est à toi de répondre.
Première question.
Qu'est-ce qui est le plus grand ?
Le plus grand dans ce monde
ne peut être que la terre noire mouillée par la pluie
et par notre sueur.
« C'est la terre qui nous nourrit tous, » répondit le paysan.
« Et qu'est-ce qui est le plus rapide ?
Rien ne peut être plus rapide que la pensée, » répondit le paysan.
« Et qu'est-ce qui est le plus juste ? » demanda enfin le juge.
« C'est la mort, car elle ne fait pas la différence
entre riche et pauvre quand elle nous emporte. »
Après réflexion, le juge déclara.
« Je vous ai écouté tous les deux et j'ai examiné vos faits.
Dès deux côtés, j'ai trouvé une faute.
Toi, le paysan, tu aurais dû couvrir ton fossé par mesure de précaution.
Et toi, le fermier, tu aurais dû mieux surveiller ta vache.
En ne le faisant pas, tu t'es causé des dommages à toi-même.
Et c'est à toi d'en subir les conséquences.
D'après vos réponses aux énigmes que je vous ai soumises,
j'ai pu juger de votre caractère.
Toi, fermier, tu souffres d'orgueil.
C'est pourquoi tu te crois le centre du monde.
C'est à cause de cette orgueil que tu as voulu profiter de ce pauvre homme.
C'est le point sur lequel tu perds ton procès.
Mon conseil pour toi est d'apprendre à respecter tes voisins, pauvres ou riches.
À la fin du procès, le juge me signe au paysan de s'approcher.
Tu as parlé avec beaucoup de sagesse, brave homme.
Je venais au moins savoir si tu as pris conseil auprès de quelqu'un.
Rouge de confusion, le paysan avoue à la vérité, comme il se doit devant le juge.
Alors celui-ci lui dit, je demande à ta fiannée de venir me voir,
mais dit-lui de respecter ses conditions.
Elle ne doit arriver ni nu, ni vêtue, ni à cheval, ni à pied,
ni par le chemin, ni en dehors du chemin.
Tu as bien compris ?
Je l'attendrai ici même, demain avant midi.
Le pauvre homme rentra au courant à la maison.
Il dit à sa fille,
« Tu as tout vigné jusqu'ici, mais tu ne pourras pas être plus sage que le juge.
» Et il lui répéta les conditions imposées par ce dernier.
La jeune fille se montra confiante.
Et pourquoi ne serais-je pas plus sage que lui ?
Ce n'est pas parce qu'il est juge qu'il est le plus sage du monde.
Reposez-vous, mon père,
et vous verrez demain comment je vais m'y prendre.
Au petit matin, la jeune fille défie ses longues tresses qui brillaient au soleil levant.
Et s'envlopa ainsi dans ses cheveux.
Elle se recouvrit d'un fin filet de pêche.
Ensuite, elle sortit de l'étable leur unique bouc et s'installa sur son dos.
Et berlui, le père, pénat a trouvé ses mains.
C'est comme ça que tu vas te rendre devant le juge ?
C'est ce qu'il m'a demandé de faire, père, répondit la jeune fille calmement.
Mais avant de franchir la porte, elle lui demanda un service.
Père, pourriez-vous m'attraper le chat ?
Car je voudrais l'emmener.
Le pauvre me soupira d'inquiétude.
Mon Dieu, que veut-elle faire de ce chat ?
La jeune fille prit l'animal dans ses bras et emprunta la grande route.
Vous le constatez ?
Elle respectait bien les conditions du juge.
Ni nu, ni vêtue, ni à cheval, ni à pied.
Assise sur le dos du bouc.
Elle n'allait ni par le chemin, ni en dehors,
car l'animal zigzaguait, comme bombe y semblait,
d'une touffe d'herbe à l'autre, d'une branche d'abrisseaux à l'autre.
En route, les gens qu'elle croisait se signaient devant cette merveille.
Et une bande de badeaux l'accompagna jusqu'à la ville.
Dans la région, on n'est pas prêts d'oublier le spectacle
qui se déroula devant la maison du juge.
L'apparition de l'étrange équipé avait ameté tous les chiens des environs
qui avouaient d'un armenace.
Alors, la jeune fille lâcha son chat,
qui prit aussi tout la fin.
Les chiens passaient tous.
Devant la foule rassemblée, elle alla ensuite frapper à la porte du juge.
Le juge parut en haut des marches du perron,
et la jeune fille lui expliqua,
« Je suis venue comme vous l'avez demandé.
Alors, il ne put contenir son rire.
Sois la bienvenue dans ma maison, jeune fille à l'esprit si vif.
Veux-tu partager mon repas ? »
Les gens de maison préparèrent vite un bain pour cette jeune fille audacieuse,
puis lui donnaire de beaux vêtements en soiant dans telles.
Elle se présenta devant le juge, toute fraîche comme une rose au petit matin.
Le juge l'invita à passer à table.
« Je ne saurais vous dire ce qu'il se racontait,
mais ce qui est sûr, c'est qu'il décidaire de se marier le plus vite possible.
Il vécure longtemps heureux ensemble. »
Mais voilà qu'un jour, le juge fut appelé loin de la ville.
Sur le pas de la porte, il dit à sa femme avant de la quitter.
« Je serai bientôt de retour. Je sais combien tu es sage.
Mais en mon absence, garde-toi de prononcer quelques jugements que ce soit.
Je t'interrogerai à mon retour pour voir si tu as respecté cette consigne.
Deux plaisantins qui avaient du vent du départ du juge se mirent d'accord
pour jouer un tour à la sage épouse.
Ainsi, le soir, alors que la jeune femme se reposait sur la terrasse,
elle vise approcher les deux gaillards.
Le plus grand, après avoir fait un clin d'œil à son compère,
lui demanda poliment.
« Est-ce que votre mari est à la maison, madame ?
Nous avons une affaire à régler et nous aurions besoin de lui. »
La jeune femme leur répondit.
« Le juge est absent pour le moment. Le plus petit des deux dit alors.
« Ça ne fait rien. Nous allons voir quel sera le jugement de sa femme.
» Et le grand ajouté.
« Imaginez, madame, qui est-elle ?
Comme je devais me rendre au volat, une roue de mon chariot s'est cassée.
« Impossible de continuer mon chemin avec trois roues seulement.
« Je suis donc allée chercher mon voisin que voici
et je lui ai demandé de me prêter une roue.
Ce qu'il a fait sur le champ.
« Je suis donc repartie dans mon chariot, sur quatre roues, tirée par ma juvant.
« Mais sur le chemin du retour, voilà que ma juvant a mis bas un poulain.
« Je vous avais oublié de vous dire que ma juvant était pleine.
« Je suis donc arrivée à la maison avec la juvant, le poulain et le chariot à quatre roues,
dont celle qui était à mon voisin, et que je suis allée lui rendre au citou.
« Il l'a prise, car elle était à lui.
« Mais figurez-vous qu'il m'a réclamé en plus de la roue le poulain.
« Et il ne cesse depuis de me répéter que sa roue était pleine quand il me l'a prêtée.
« Cependant, ce n'est pas sa roue qui était pleine,
« mais ma juvant, comme je voulais expliquer.
« « Ne le croyais pas, madame ?
» intervint le plus petit.
« Ou bien il est saut, ou bien il avante.
« Comment sa juvant aurait-elle pu mettre bas un poulain,
« alors qu'elle n'était même pas pleine, tandis que ma roue, elle l'était.
« Je m'en remets à votre justice.
« La jeune femme les avait écoutées sans sourciller.
« Après quoi elle leur répondit ?
« Je vous ai dit que le juge n'était pas à la maison.
« Si vous voulez, allez le chercher à l'écluse.
« C'est là que nous gardons nos provisions de grains de maïs.
« Mais il se trouve que les grenouilles de l'étant nous les mangent.
« Aussi est-il allé les chasser.
« Les deux coquins furent un instant interloqués,
« puis le plus grand murmura au plus petit.
« Entendu ?
« Et le plus petit de Marmonnais.
« Je te parfaite ma entendue.
« Alors il parla plus haut s'adressant à la dame.
« J'aimerais savoir depuis quand les grenouilles se nourrissent de grandes maïs ?
« Ça, je ne saurais vous le dire, répondit la jeune femme.
« Sans doute depuis qu'une roue peut mettre pas un poula.
« Les deux blagueurs démasqués et confus
se regardèrent à l'un l'autre en se grattant l'oreille.
« Vous êtes sage, madame ! reconnait-il.
« Nous vous en mentionnons d'avoir eu la bienveillance de vous occuper notre affaire.
« Voici le juge qui est rentretard, la nuit de son voyage.
« Sa jeune épouse l'attendait pour passer à table.
« Quelqu'un est-il venu en mon absence ?
« Quelque chose s'est-il passé ?
« Que je devrais savoir ?
« Sans qu'il le juge.
« Je ne sais pas si quelqu'un t'a cherché.
« Je ne sais même pas si quelque chose s'est passé pendant ton absence.
« Répondit son épouse en l'hiver son du vin.
« Écoute plutôt ceci.
« Et elle raconta l'histoire de la roue.
« Cependant, le juge lidait son verre.
« Mais après l'avoir écouté, il se mit en colère.
« Tu m'avais fait une promesse, et tu n'as pas tenu parole.
« Comment ? Je n'ai pas tenu parole ?
« Répliqua la jeune femme tout étonné.
« Tu as rendu un jugement en mon absence.
« Tu es sérieux ?
« Ce moqué de ces farceurs revenait donc à rendre un jugement ?
« Le juge était vraiment en colère.
« Tu plaisantes peut-être ? Mais c'était bien un jugement ?
« Insiste à-t-il.
« Ainsi, tu penses que j'ai manqué à ma parole,
« que je suis coupable, et que ton poids ne vu vaut l'oie devant moi.
« D'accord, conseille Datèle.
« J'estime alors qu'il me faut retourner vivre chez mes parents.
« Mais avant que je ne parte, finissons de dîner comme deux bons amis.
« Mangeons et buvons.
« Et, durant le repas, elle lui servit du vin en abondance.
« À la fin, elle demanda,
« Tu as toujours été généreux avec moi.
« Me laisseras-tu prendre quelque chose en souvenir ?
« Tu peux prendre ce que tu veux dans cette maison ?
« Répondis le juge avec un geste vague de la main.
« La jeune femme répliqua tout en lui versant encore du vin.
« Je te remercie de ta générosité,
« mais je ne prendrai que ce qui m'est le plus cher.
« À force de t'emboire et manger,
« le juge s'endormit profondément.
« Son épouse le charge à vaillamment sur son dos
« et le transporta ainsi chez son père.
« Que ne fut pas l'étonnement du juge
« en se réveillant le lendemain matin
« dans la choumière de ses beaux parents.
« Où suis-je ?
« s'exclamât-il tout en souffrantant les yeux avec stupéfaction.
« Où es-tu ?
« Chez les miens.
« Lui répondit sa malicieuse épouse.
« Hier soir en me chassant,
« tu m'as permis d'emporter ce que j'avais de plus cher.
« Alors voilà.
« Comme je n'avais rien de plus cher que mon époux,
« eh bien je t'emmenais.
« J'espère que tu n'en seras pas fâché.
« Le juge sortit à l'ordre du lit et l'embrassa.
« Ha ! j'ai les têtes bien remplies, lui dit-il.
« Pardonne-moi et accepte que nous rentrions chez nous.
« C'est maintenant, enfin, que je constate
« quelle immense intelligence et quel esprit pénétrant du possède.
« Un vrai trésor de sagesse.
« Et ils retournèrent dans leur maison.
« Son doutille vive-t-il encore leur bonheur.
«
Voilà, c'était la jeune fille plus sage que le juge.
« Livres écrits et illustrés par Marianne Akoj en Aigulesco et Cécile Beck.
« Aux éditions, Alban Michel-Jeunesse.
« Je vous conseille là aussi ce livre aux éditions
« Alban Michel-Jeunesse, les illustrations sont juste magnifiques.
« Encore une histoire est un podcast réalisé par Alexandre Ferreira,
« Produit par Benjamin Miller et raconté par Céline Calma.