Bonjour les enfants, ça y est, c'est l'heure de la nouvelle histoire.
Ça s'appelle le Pirate de cœur, un livre signé Sébastien Perez et Justine Brax
aux éditions Albin Michel Genès.
La mer était calme, d'un souffle paisible, le vent venu des terres chassait les embrins.
Les pieds dans l'eau, Louis regardait le soleil se lever, il inspira profondément.
Le garçon savait qu'il était temps pour lui de prendre le large.
Comme son père avant lui et son grand-père encore avant, Louis quittait sa famille.
Pour la première fois, il allait mettre à l'eau le bateau qu'il s'était construit.
Et, accompagné de son père au quai Alzao, il se laisseraient glisser seul vers son destin.
Comme son père avant lui et son grand-père encore avant, pour devenir comme eux un pire de la mer.
Un pirate.
Installé sur la petite embarcation, Louis regardait sa mère agiter son bouchoir.
Malgré la distance, il pouvait lire la fierté sur son visage.
Lorsque sa famille devint minuscule, le garçon se retourna vers l'horizon.
Le vent lui conduisait à vie valure.
Il observa sa boussole.
Il allait vers l'ouest, plus loin qu'il avait jamais été avec son père.
Son cœur était serré, mais son esprit excité.
Louis tenait un petit coffre en bois.
Il était vide, prêt à récueillir son premier trésor.
La nuit était tombée sur sa solitude.
Allongé dans le fond du bateau, il contemplait le ciel.
Les étoiles lui racontaient de formidables légendes.
Celle de son père qui voguait sur un gigantesque vaisseau pavillon noir,
tenant en respect tous les autres navires.
Ou bien celle de son grand-père qui avait amassé un trésor que les rois de tous les pays enviaient.
Et il ferma les yeux.
Bientôt, c'était certain, il est sorti comme...
Le levée du jour chauffait son visage.
Non loin de lui, sur une mer d'huile, un bateau de pêche flottait.
Louis s'en approcha silencieusement et grimpa à son bord en tenant fermement sa dague.
Je suis Louis le pirate et je viens ravir tout votre or.
Dit-il du ton le plus menaçant possible.
Les deux hommes du bateau le regardèrent en hausse en ressourcil.
Mon garçon répondait le plus vieux.
Nous ne sommes que de pauvres pêcheurs et nous n'avons qu'un sou.
Mais nous te le cédons volontiers.
Avec la mère impression d'avoir mendié son premier butin,
Louis le ranga dans son coffre.
Durant des jours et des nuits, Louis dériva, ne croisant que d'eau fin et poissons volants.
Le chant mélodieux d'une sirène le sortit soudain de ses rêveries.
Je suis Louis et je suis un pirate, cria le garçon, qu'as-tu à m'offrir ?
De son rocher, la jeune et belle créature pointa un regard noir dans sa direction.
Je ne possède que la vie et ce collier et je tiens particulièrement aux deux, répondit la sirène.
Les yeux de l'apprenti pirate brillèrent à la vue de ses perles.
Eh bien, je te laisse la vie !
Déclara-t-il.
Au sifflement de son maître, Alsao s'envola vers le cou de la belle et de son bac des robas-le-bigeaux.
La sirène, contrairement à celle des contes, était inoffensive et resta muette.
Le ciel grondait au loin.
Louis admiraient les nuages ce tintant de la couleur sombre des pirates.
Dans le champ des claires, un navire lui apparaît.
Nous y allons ! annonça-t-il à son péroquet.
La confusion régnait à bord.
Le capitaine titubait comme un ivrogne sortant d'une taverne.
Lui prenant la barre des mains et le chapeau de la tête, le jeune pirate hurla à l'équipage.
Si nous survivons à cette tempête, je ferai mis un ce bateau et vous deviendrez mes hommes.
Le garçon commanda vaillamment et contre toute attente sortit le navire du danger.
Après tout, n'avait-il pas du sang de pirates dans l'éven ?
D'eau à la proue, Louis regardait flotter son étendard.
Il pouvait être fier de lui.
Avec une dague au terrible tranchant et maintenant un couvre-chef digne de son rang,
un navire qui filait au vent et un équipage qui lui obéissait aveuglement,
le garçon avait tout d'un pirate comme son père avant lui et son grand-père encore avant,
mais son cœur restait serré.
La tempête les avait guidés vers une partie de l'océan que nul ne connaissait.
A la surface de l'eau, des milliers de méduses reflétaient la lumière bleutée de la lune.
Les méduses annoncent des fonds précieux.
Lui avait toujours dit son père, Louis plongea.
D'abord assommé par les décharges électriques des bêtes gélatineuses,
le jeune pirate coula comme pierre.
Puis, ouvrant les yeux, il le découvrit,
l'immense rubie d'un rouge vif comme le sang,
d'un éclat flamboyant comme un soleil de la forme d'un cœur.
À travers la pierre précieuse, Louis vit la mer prendre une couleur sang.
Il attacha la gème à son cou et regagna son bateau.
« Rejoignant les lignes marchandes ! » dit le pirate à ses hommes.
Il savait qu'il y croiseraient des bateaux remplis d'or et d'argent.
Prudemment, le garçon en choisit un, ni trop grand, ni trop petit.
« À la bordage ! »
De tout cœur, chacun de ses hommes lança à son tour le prix de ralliements ancestrales.
Puis, ils engagèrent une bataille sans merci.
Fort de cette première victoire, Louis le pirate sillonne à les mers,
pillant les navires, volant les rois et les rennes.
Tous craignaient maintenant cet écumeur qui exhiberait un joyeux flamboyant autour de son cou.
Louis avait créé sa légende et son coffre était rempli de pièces et de bijoux,
comme son père avant lui et son grand-père encore avant,
mais son cœur restait serré.
L'œil perdu vers l'océan, Louis restait toujours à la fu,
comme un puits qui se remplit sans cesse et qui jamais ne déborde.
Il cherchait de plus grande richesse, encore et encore.
Un jour, le pirate aperçut un petit bateau de pêcheurs qui passait non loin.
Il était si miséreux qu'il ne pouvait contenir aucun trésor.
Pourtant, Louis voulait s'en approcher.
Un garçon de son âge était à bord, les eaux saillant et les yeux noirsis par la fatigue.
Le pirate l'observa longuement, puis il alla dans sa cabine.
Il en revint avec son précieux coffret, débordant de richesse.
Le pirate offrit son bien aux jeunes pêcheurs.
Son cœur se décéra enfin.
Sa légende de Vincennes, du pirate au grand cœur.
Voilà, c'était le pirate de cœur,
un livre signé Sébastien Perez et Justine Brax.
Encore une histoire, est un podcast produit par Benjamin Muller,
réalisé par Alexandre Ferréra,
montage Théo Albaric, raconté par Céline Galman.
Si vous avez aimé le livre et demandez à vos parents de aller vous l'acheter,
non seulement vous verrez les images,
mais en plus, vous pourrez apprendre à lire.
Et oui, bientôt, une nouvelle histoire.
Un jour, faudra quand même que je raconte une histoire avec l'accent franco-on-toi,
parce que bon, bah faut que j'arrête de reniemer mes origines.