Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud va vous raconter « A qui me tête en l'air ? » Une histoire
imaginée par Thomas.
Debout, sur son estrade, Mme Joïel s'adresse à ses élèves.
Sur le tableau derrière elle, une montagne est dessinée et plusieurs indications sont
notées.
Demain, c'est le grand départ pour la classe de neige.
Il ne faut pas perdre une miette de ses explications.
Pourtant, assis au second rang, un garçon se tortille sur sa chaise.
Son épaisse touffe de cheveux bouge au rythme de ses gesticulations.
A qui me a l'impression d'être là depuis des heures ?
Il aime beaucoup Mme Joïel, mais il a envie de se lever, de courir, de gambader.
Il se retient pour écouter sa maîtresse, mais un oiseau se pose devant la fenêtre.
A qui me le regarde et ses pensées s'envolent ?
Ça doit être trop bien d'être un moineau.
Tu construis des cabanes dans les arbres, tu gazouilles toute la journée, tu vires
volte, la vie rêvée quoi.
A qui me, tu m'écoutes ?
Oui Mme Joïel.
Bien.
Donc demain, départ à 7h, alors vous prévoyez un petit encas pour la route et…
les rire des élèves de la classe voisine déconcentre A'Kim.
Comment ça se fait qu'il rigole comme des baleines à côté ? D'ailleurs, pourquoi
m'ont dit rigoler comme une baleine ? Vu comment c'est gros, ça doit faire un sacré
affût quand ça se marre.
Peut-être même que ça fait des vagues.
La maîtresse voit A'Kim divaguer à nouveau, se tortiller et tripoter son stylo en faisant
des petits clics agaçants.
Elle s'éclarit la gorge pour capter son attention.
Les regards de ses camarades se posent sur lui.
A'Kim se sent mal à l'aise.
Il sait qu'il dérange tout le monde, mais c'est plus fort que lui.
Soudain, il a chaud.
De plus en plus.
L'étiquette de son t-shirt le gratte.
Ses lacets sont trop serrés.
Il a l'impression qu'il va exploser.
La sonnerie retentit enfin.
A'Kim bondit de sa chaise et court entre les rangs en enlevant ses chaussures.
Mme Joïel l'appelle à son bureau tant que les autres élèves quittent la classe.
A'Kim, qu'est-ce qui s'est passé cette fois ?
Je sais pas trop.
Il y a d'abord eu l'oiseau, et puis il est rire, et puis il est regard, et puis j'ai eu chaud, et puis...
D'accord, j'ai compris.
Tout ça t'a perturbé et tu as eu envie de te lever.
Oui, je crois que c'est ça.
Très bien.
Tu sais, quand on arrivera à la montagne, il faudra bien écouter ton moniteur pour apprendre à skier.
Surtout que ce sera la première fois que je monte sur des skis, et je suis pas sûr de réussir, et puis je...
Calme-toi, A'Kim.
Tout va très bien se passer.
Allez, tu peux sortir maintenant.
A'Kim, par en courant, se cogne contre une table et rejoint son père devant le portail de l'école.
Le lendemain, A'Kim est devant le bus.
Il fait encore nuit, et son écharpe ne le protège pas tout à fait du froid.
Les autres élèves sont déjà installés.
Sa mère l'embrasse une dernière fois, et il grimpe dans le véhicule à la recherche d'une place, ou sa soir.
Mais personne ne veut de lui comme voisin.
Lucas pose son sac à côté de lui, Chloé est en ses jambes sur la place libre à côté d'elle,
Jade fait semblant de regarder par la fenêtre, et Nathan lui fait carrément nom de la tête.
A'Kim fait demi-tour, et s'installe à côté de la maîtresse.
Normal, qu'on ne veuille pas d'un zébulon comme lui pendant tout le trajet.
Il n'empêche que cela le rend triste.
Le bus démarre.
Les heures et les paysages défilent.
Pour occuper les enfants, Mme Joïel met un film.
Les pensées d'A'Kim s'éparpillent, et il perd le fil.
Après une interminable succession de lacets, ils arrivent enfin à la station de ski.
Les enfants se regroupent autour des moniteurs venus les accueillir à la sortie du bus.
Pour A'Kim, c'est sa première fois à la montagne.
Alors forcément, quand il pose son pied sur une plaque de verglas, il dérapent.
A'Kim glisse, hurle, toute la classe se retourne vers lui.
En grand écart, il tente de garder l'équilibre.
Mais finit par basculer la tête la première dans la poudreuse.
Malgré la neige qui lui rentre dans les oreilles, il entend les rires moqueurs des élèves.
A'Kim, ça va ?
Euh, oui, oui.
L'institutrice l'aide à s'extirper et le prend par la main.
Il s'approche du restant de la classe, mais Mme Joïel continue de marcher.
Je vais te présenter ton moniteur.
Tu vas l'avoir rien que pour toi.
Ah bon ? Et je vais pas dans un groupe avec les autres ?
Non, pas tout de suite.
Mais c'est pas juste. Pourquoi ils sont tous ensemble ? Et moi, je me trouve tout seul.
À deux pas de là, un jeune homme au pantalon rouge et avec une grosse paire de lunettes posées sur le front, leur souris.
Voici Carl. Carl, voici A'Kim. Bon, je vous laisse faire connaissance.
Bonjour, bonhomme. Ne t'inquiète pas.
Dès que tu maîtrises la base, on ira schier avec tes copains.
Allez, viens avec moi. On va te choisir ton matériel pour ta première leçon.
Quoi ? On commence déjà ?
Bien sûr. Surtout qu'à la fin de ton séjour, tu vas passer ta première étoile,
le diplôme dont tous les pros ont besoin pour députer.
Casque, combinaison, chaussures de robocop, ski. A'Kim est équipé.
Carl lui explique les bases du chasse-neige.
Mais le moniteur parle vite et A'Kim rêve.
Carl termine son discours et fait signe à A'Kim de glisser vers lui.
Le garçon trop occupé a pensé à la taille de l'igloo qu'il pourrait construire
avec toute cette neige n'a rien écouté. Il se penche en avant et…
patatra ! C'est tale de tout son long.
C'est bien pour une première fois.
Mais c'est pas drôle et je me suis fait mal.
On va descendre côte à côte. Tu gardes tes skis bien parallèles,
tu fais attention à tes cars, tu lèves tes bâtons à mi-hauteur. D'accord ?
Oui, oui.
Les premiers maîtres se passent bien. A'Kim apprécie même cette sensation de glisse.
Autour de lui, les montagnes sont magnifiques.
C'est impressionnant de si haut-sommet, ils dépassent même les nuages.
C'est possible de les escalader. Si on arrive tout en haut, ça veut dire que nous aussi,
on serait au-dessus des nuages. Un peu comme les oseaux du coup.
A'Kim, regarde devant toi.
A'Kim pivote sur lui-même. C'est ce qu'ils se prennent dans ceux de Carl
et ils tombent tous les deux à la renverse.
Neige dans le cou, bonnet de travers et gants au moins.
Une bouffée de chaleur s'empare d'A'Kim qui explose comme un volcan.
Je suis nul, j'y arriverai jamais.
Je ne suis pas d'accord. Tu y étais presque. La prochaine descente sera la bonne.
Non, non et non, je veux arrêter.
Carl est surpris par la réaction de son élève.
Madame Joïel lui a bien dit qu'A'Kim pouvait être impulsif,
mais il ne s'attendait pas à une telle colère.
Le monitor s'assoit en silence et se plonge dans ses souvenirs.
Comment était-il enfant ?
C'est vrai qu'il s'énervait souvent lui aussi, surtout quand on lui dictait des consignes interminables.
Ce qu'il voulait lui, c'était courir. Carl a une idée.
J'ai un nouvel exacice pour toi. Tu enlèves tes skis, tu montes jusqu'au sapin-labai,
tu redescends. Quoi ? À pied ? Oui, à pied.
Et c'est tout ? C'est tout.
À Kim commence son ascension. Oh, les premiers pas sont pénibles.
Mais arrivé à l'arbre, il se sent bien, apaisé.
Quand il rejoint Carl, sa colère a disparu. Il a l'impression que son esprit est aéré.
Comme une pièce où on aurait ouvert les fenêtres.
Parfait ! Maintenant, ça te dit de remonter sur tes skis.
Et si je retombe ? Eh bien, ça n'est pas grave. On est là pour apprendre.
Tu feras une pause et on réessera plus tard.
Encouragé par ses consignes simples et par la bienveillance de son professeur,
à Kim se lance. Ses jambes tremblottent, ses skis veulent partir de tous les côtés,
mais il reste concentré et réussit sa première descente.
Carl le félicite, lui propose de remonter la pente à pied et commence un nouvel exercice.
Au bout de quelques jours, à Kim est capable d'enchaîner 10 virages sans s'arrêter,
de freiner en dérapant et de faire une piste bleue sans tomber.
Carl, t'as vu ça ? J'ai pris une bosse !
J'ai sûr tu vu que tu as failli finir dans un sapin.
Oh, ça va. On est là pour apprendre.
Exactement. Bon, tu sais que demain, c'est le jour où tu vas passer ta première étoile.
Ah oui ? Et c'est obligé ça ?
Non, mais une fois que tu l'auras faite, tu seras super fier, et moi aussi.
Si je le dis.
Mais pour ça, tu vas devoir aller esquier avec les autres.
Moi, je suis bien juste avec toi.
Je serai là, ne t'inquiète pas. Tu en es largement capable.
Vraiment ? Vraiment.
Carl et Kim se tapent dans la main.
Le lendemain, le garçon rejoint ses camarades qui sont tous réunis.
Nathan l'accueille en lui faisant une grimace qu'Akim préfère ignorer.
Le plus vieux des moniteurs est un homme tout petit, tout sec et tout bronzé.
Il leur explique ce qu'il doit faire durant l'examen.
Mais il parle vite et avale ses mots.
Akim ne comprend pas tout.
Le soleil est bloui, il est chaud, il se sent pas bien, il va craquer.
À ce moment-là, Carl pose une main réconfortante sur son épaule.
Inspire en comptant jusqu'à trois, puis relâche tout. Et tu recommences.
Akim écoute ce précieux conseil. Son corps se détend, son esprit aussi.
Alors Carl lui redonne les consignes, lentement en le regardant droit dans les yeux.
Akim se sent bien. Cette fois, il a tout compris.
Devant lui, les élèves s'élancent.
Akim fronce les sourcils pour observer le moindre de leurs faises et gestes.
Virage à droite, virage à gauche, ligne droite.
Il est si concentré qu'il ne remarque pas que c'est son tour.
En bas de la piste, toute sa classe le regarde.
Akim souffle un grand coup.
C'est parti. Il négocie sa première courbe à la perfection.
Il enchaîne avec la seconde, puis la troisième.
Il prend de la vitesse et passe le drapeau rouge qui marque le quatrième tournant.
Akim slalom et zigzag comme un pro.
Alors qu'il attaque la dernière ligne droite, quelque chose retient son attention.
Waouh, un livre des neiges. Il est tout blanc. On dirait du dentifrice.
Mais il doit avoir froid ici.
Ou peut-être qu'il sait se faire du feu. Ou peut-être qu'il a un chauffage à la carotte.
Alors que les pensées d'Akim virvolte sont ce qui gauche se décolle du sol.
Il est à deux doigts de tomber. La panique s'empare de lui.
Il ferme les yeux, se concentre.
Il repense à la légèreté de l'oiseau devant la fenêtre de sa classe.
Au rire des enfants d'à côté. Au sommet majestueux des montagnes.
Toutes ces images l'aident à se calmer.
Akim repose son ski au sol et se penche en avant.
Il franchit la ligne d'arrivée comme une fusée et s'arrête dans un dérapage qui recouvre Natan de Neige.
Impressionné par ses acrobassies, ses camarades l'applaudissent en criant son nom.
Madame Joëlle le félicite. Carl le sert dans ses bras.
Le vieux moniteur s'approche de lui chrono en main.
« Nouveau record »
Parmi les élèves qui reprennent les hurra de plus belle,
Akim aperçoit Natan et son pouce vers le haut.
Il n'a jamais été aussi heureux de sa vie.
Voilà l'histoire est finie.
Dites-moi ce que vous en avez pensé en m'envoyant un message vocal avec vos parents
par Instagram ou par mail à l'adresse eloatelming.com
H-E-L-L-O à Robase
T-A-L-E-M-I-N-G.com
Et si vous avez une idée d'histoire qui vous trotte dans la tête, n'hésitez pas à me la partager.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.