Bonjour à tous, bonjour les enfants.
J'ai le grand plaisir de vous annoncer aujourd'hui la 4ème partie de la Cité d'Angèle.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Mulair,
réalisé par Alexandre Ferréra et raconté par Céline Gall.
C'est parti !
Au bout de 5 heures de route, le van commence à tout sauter.
Il s'arrête à net, sur la route, au milieu de nulle part,
ou plutôt en plein désert.
Louis, bercé par la musique jusque-là, avait fini par s'endormir.
Il se réveille à brusquement.
« Qu'est-ce qui se passe là les gars ? Ne me dites pas que vous me faites le coup de la panne ? »
demanda Louis.
« Bah qu'est-ce qui se passe ? Le moteur a trop chauffé, c'est ça ? »
ajouta Lily.
Ben se racla la gorge.
Et répondit.
« Ben, c'est malheureusement plus simple que ça.
Je crois tout simplement qu'on ait tombé en panne d'essence.
« Quoi ? En panne d'essence ? »
cria Jake depuis l'arrière du van.
« Tu plaisantes, mon gars ? »
Pénélope et Dolores crièrent en cœur.
« On t'avait dit, Ben, de t'arrêter à la dernière station.
Tu nous as dit qu'on était larges.
« Eh ben, j'ai...
Ouais, j'ai pas assuré les gars.
En fait, le compteur fonctionne mal.
Je voyais qu'on avait encore de quoi tenir jusqu'à la prochaine ville.
« J'aurais dû vous écouter, pardon. »
Louis prie alors la parole.
« Ecoutez, les gars, ma petite aventure depuis quelques jours m'a enseigné une chose.
« Lorsqu'on croit qu'on est perdu et qu'on est au fond du trou,
« c'est à ce moment-là qu'on trouve des ressources pour s'en sortir.
« Ça s'appelle la bonne étoile.
« Faisons confiance à notre bonne étoile.
« Oui, tu as raison, » répondit Lily.
« Déjà, sortons du van et essayons de trouver un coin à l'ombre pour réfléchir.
« Évidemment, les téléphones dans cet endroit perdu ne captaient pas.
« Pas du tout même.
« La petite bande était vraiment en plein milieu du désert.
« Un désert sec, tout blanc, avec très peu d'arbre.
« Il faut reconnaître que ce désert était magnifique.
« Mais l'idée d'y passer plusieurs heures inquiétait tout le monde.
« Lily ferma le coffre du van.
« Bon, on va attendre que quelqu'un passe.
« Ça finira bien par arriver, en espérant que ça prenne pas trop de temps.
« Le problème, reprit Ben, c'est que nous sommes sur une petite route.
« Ça m'étonnerait qu'il y ait beaucoup de passage.
« On verra bien, reprit Lily.
« Dans le coffre, il nous reste 4 litres d'eau.
« C'est pas beaucoup, je sais.
« Et vu la chaleur, il faisait plus de 40 degrés.
« On va devoir rationner l'eau qui reste.
« On boit par petite gorgée, toutes les demi-heure,
« pour ne pas risquer le coup de chaud.
« La petite bande allait s'asseoir à l'ombre d'un arbre un peu plus haut.
« Jack avait pris avec lui son violoncelle.
« On ne va pas laisser dans le van.
« Le bois va chauffer et mon instrument va exploser.
« Oui, tu as raison.
« Tu n'as qu'à jouer quelques notes.
« Ça nous fera passer le temps.
« Malheureusement, aucun véhicule n'était passé.
« Et cela faisait maintenant une heure
« que le petit groupe était d'arrêter l'art.
« Rien, ni personne, pas même un oiseau.
« En fait, ma bonne étoile est peut-être en train de tourner,
« pensée à lui intérieurement.
« Mais après 30 minutes supplémentaires d'attente,
« le miracle se produit.
« Au loin, une musique sourde se fit entendre.
« « Vous entendez ? » dit Penelope.
« J'ai l'impression d'entendre de la musique.
« Penelope a fait raison.
« La musique sera prochée d'eux.
« Sans perdre un instant, Louis, Lily, Ben et les autres
se leverdent un coup et se précipitèrent sur la route.
« La musique approchait, de plus en plus.
« Mais il ne comprenait toujours pas d'où elle venait.
« J'espère au moins que c'est quelqu'un de cool qui s'approche,
dit Bola.
« « Oh, vu la musique, ça ne peut que être quelqu'un de cool ?
» répondit Lily.
Tout le monde stressait et était surexcité.
Quelques secondes plus tard,
apparu de derrière la colline, un véhicule,
une vieille caravane jaunie par le temps,
à l'intérieur, deux hommes.
Le premier, celui au volant, avait une cinquantaine d'années.
Il était chaud et avait une grosse perte de lunettes noires.
À côté de lui, un autre homme, mais bien plus jeune,
la trentaine environ.
Lily fit alors des grands signes avec ses bras.
Et Louis cria.
« S'il vous plaît ! Arrêtez-vous s'il vous plaît !
»
Le conducteur baissa le son de la musique.
« Stoppez le véhicule au niveau du groupe.
« Ouais, salut ! » dis le passager.
« Qu'est-ce que vous faites-là ? On plant milieu du désert ?
» Ben expliqua alors la situation.
« On est tombés en peine d'essence.
Ça va faire trois heures qu'on attend.
On n'a quasiment plus d'eau.
Je ne vous cache pas qu'on commence vraiment à désespérer.
« Ah ouais, tu m'étonnes ? » répondit le passager du campignes.
« Ça je comprends. » Ben nous a alors lui demandé.
« Vous seriez d'accord de nous déposer à la ville la plus proche
pour qu'on s'achète un peu d'essence,
prendre un taxi pour revenir ?
Ce serait vraiment sympa de votre part.
» Le conducteur qui n'avait toujours pas dit un mot
et qui observait la scène sans bouger,
éteint alors le contact.
Il quitte à son siège et se dirigea à l'intérieur du campignes-carts.
Louis n'était pas vraiment rassuré.
« Qu'est-ce qu'il fait dans son campignes-carts ?
Et pourquoi il ne répond pas ? » se dédie là.
« Jake, et si on était tombés sur des criminels ?
Tu imagines ? »
Jake non plus ne faisait pas le malin.
La porte arrière du véhicule s'ouvrit.
Et toujours sans dire un mot,
l'homme s'approcha du groupe
et déposa au pied de Ben un gros bidon.
« Hé, c'est quoi ? » demanda Lily en mâchant un chewing-gum.
« C'est de l'eau, on en a dans notre van, hein ? »
Le passager répondit alors.
« Bah, à ton avis, hein, c'est de l'essence.
On a toujours un petit stock avec nous.
Prenez-le, ça nous fait plaisir.
« Incroyable ! Le retour de la bonne étoile. »
Ben ne se fit pas prier.
Il était à la fois soulagé de pouvoir repartir,
mais pas totalement serein devant l'homme aux lunettes noires.
Qui était resté muet, on devinait son regard plissé.
Et il se grattait le menton.
Il était vraiment effrayant.
Le passager est toujours sur son siège,
compris que tout le monde était un peu tendu.
Alors il tenta de rassurer le petit groupe.
« Moi, je m'appelle Jesse, et lui, c'est Walter.
Il ne parle pas beaucoup, mais il est sympa, je vous assure.
On est deux chimistes.
On traverse l'État pour donner des cours dans différentes universités.
« Ça, alors, pensais-lui.
J'aimerais pas avoir un prof comme ce Walter.
» Ben versa alors les quelques litres d'essence dans le réservoir
et tenta de démarrer le val.
Après deux ou trois essais.
Ouf, ça fonctionnait.
« Voilà les gars, voilà les filles ! » répondit Jesse.
« Vous avez de quoi tenir quelques kilomètres ?
Dans 40 kilomètres vers le sud,
vous allez tomber sur la petite ville Devonstone.
Là-bas, mettez bien le plein et pensez à remplir un bidon ou deux, au cas où.
Walter baissa alors ses lunettes noires
et jeta un regard noir à tout le monde.
Il se retourna,
rentra dans son campignacard,
toujours sans dire un mot.
Il met le contact
et démarre tranquillement.
« Allez, salut les gars ! »
crée Yad Jesse.
Et la musique reprit,
comme si de rien n'était.
« C'est de la la, c'est de la ! » dis Ben.
« Ouais, c'est bien, faut le dire vite.
Et Walter, franchement, ne me rassurait pas.
« C'est clair, dit Paula.
« Allez, on y va.
Tout le monde reprit sa place dans le combi,
plus que jamais soulagé.
Au bout de quelques minutes de route,
le van du à nouveau s'arrêter.
Mais cette fois,
pas à cause d'une panne d'essence, non,
à cause d'un troupeau de bisons
qui traversait la route.
C'était très impressionnant,
mais heureusement sans danger.
Visiblement, la quarantaine de bisons
qui passaient par là
n'en avait strictement rien à faire
de cette petite bande de musiciens
dans son vall.
« C'est gentil, les bisons ? »
demanda Lou.
« J'en avais jamais vu avant.
Euh, franchement, je sais pas, mon chat. »
répondit Lou.
« Tu veux aller leur demander ?
Non, non, c'est grave ! »
dit Lou.
« Je préfère rester avec vous dans le van.
Le petit groupe finit par rejoindre
la ville des Vanstown en toute fin d'après-midi.
« Encore une sacrée journée ! »
se dit Lou.
« Quand je pense que ce matin,
j'étais encore à Strom,
à près de 2000 km d'ici.
Ben mit le plein d'essence
et en profita pour acheter quelques bouteilles d'eau
et des bonbons qu'il distribue à tout le monde.
Bon, je vous avoue les gars
que j'imaginais qu'on ferait une pause
un peu plus près du Grand Canyon.
Mais avec le retard qu'on a pris,
je pense qu'on va devoir changer un peu nos plans.
Je vous propose qu'on dorme ici.
Il y a un petit motel pas très loin.
On reprend la route demain
et on ira directement à Las Vegas
pour arriver à l'heure pour le concert.
Ça va, tout le monde ?
Super idée !
Oui, super !
Génial, ouais.
En plus, moi, je suis vraiment fatiguée.
J'ai envie de prendre une bonne douche
et de dormir dans un vrai lit.
Tout le monde était vraiment enthousiaste.
Mais Louis déclara.
Euh...
Moi, ça me dit bien, mais
je vous avoue que j'ai très peu d'argent.
Ah ! Mais tu plaisantes, Louis.
On t'invite, évidemment.
Jax se chargea des réservations.
Deux chambres pour tout le monde.
Histoire de ne pas se ruiner.
Dans l'une d'elles,
il y avait cinq lits,
les uns à côté des autres.
Ce serait parfait.
Lily, je t'asse et chaussure à l'autre bout de la chambre
et saute sur le matelas,
comme une enfant.
Woohoo !
Pas mal, la litrie.
Jake allume à la télé.
Louis demanda à Ben.
Du coup, je te dois combien pour la chambre ?
J'ai un peu d'argent, je te l'ai dit.
Ce serait normal que je participe.
Mais non ! répondit Ben.
On te l'a déjà dit, t'es notre invité.
Gardes ton argent pour acheter un petit cadeau à Angèle.
C'est une bonne idée, ça, non ?
Angèle.
Oui, Angèle.
Louis pensait à elle en permanence.
Où était-elle ?
Seraient-elles bien là pour le rendez-vous ?
Allait-il se retrouver ?
Et qu'est-ce qu'il ferait après ?
Oui. T'as raison, Ben.
Je vais lui offrir un cadeau.
Je pensais à une figurine de bison,
ou un cours de chimie avec Walter.
Ce serait bien, non ?
La blague de Louis firire tout le petit groupe.
Encore une journée très chargée,
qui heureusement se terminait bien.
Demain, c'est un autre jour.
Pense à Louis.
Et surtout, si tout se passe bien,
demain, je ne serai plus qu'à quelques heures de route de Los Angeles.
À quelques heures de route d'Angèle.
À quelques heures de route de mon étoile.
Los Angeles.
La cité des anges.
La cité d'Angèle.
La ville du cinéma.
Où il fait beau et chaud toute l'année.
Louis croyait plus que jamais en sa bonne étoile.
Il finit par s'endormir,
en rêvant, une fois de plus, d'Angèle.
Voilà, c'était la quatrième partie de la cité d'Angèle.
Vous l'avez compris, les enfants,
il y aura bien une cinquième partie.
Cette histoire a été écrite par Benjamin et Céline,
et réalisée par Alexandre Ferréra.
Encore une histoire,
est un podcast produit par Benjamin Mulair,
réalisé par Alexandre Ferréra,
et raconté par Céline Kalman.
Je le répète, n'hésitez pas à nous mettre plein d'étoiles
sur les plateformes d'écoute,
ça nous aide vraiment pour la suite.
On vous embrasse très fort les enfants
et on vous dit évidemment à bientôt
pour la cinquième partie de la cité d'Angèle.
J'ai aussi une très bonne nouvelle.
Tommy va bientôt revenir
et il y aura également très bientôt
la suite de Rosa Parks.
Vous êtes très nombreux à nous demander
la fin de l'histoire,
sachez qu'elle arrive.
Je vous embrasse les enfants, à bientôt.