Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires, les petites histoires, les petites histoires de Tellming !
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter à la découverte d'Orora, une histoire écrite
par Thomas.
Toi aussi, le soir venu, tu as déjà regardé le ciel en rêvant de planètes lointaines,
d'étoiles filantes et d'extraterrestres bariolées, en te demandant ce qui se passait
tout là-haut à des centaines d'années-lumière de la Terre ? Eh bien tout là-haut, dans l'immensité
intergalactique, vogue le buveur de vent.
Le buveur de vent est le plus grand vaisseau que l'humanité est construite.
Bijoux de technologie, fonctionnant à l'énergie solaire, il parcourt l'univers.
À son bord, ce n'est pas une armée de cosmonaute qui s'y trouve, ni même des commandants
augradés, mais bien deux enfants de neuf et dix ans.
Le premier s'appelle Raph, passionné de jardinage, c'est lui qui s'occupe du potager qui lui
permet de se nourrir.
Banane, haricot, papaye, ce petit génie à la main verte fait pousser tout ce qu'il
veut.
Et son acolyte de toujours, c'est Célia, une jeune fille capable de combiner les plus
impressionnantes figures de gymnastique avec des techniques d'armes arciaux redoutables.
À eux deux, il forme le binôme parfait, celui que les terriens ont choisi pour trouver
une planète capable de fournir les ressources nécessaires à la Terre, qui, soyons honnêtes,
commence à en manquer cruellement.
Mais pourquoi envoyer deux enfants dans l'espace, vous demandez-vous ?
Tout simplement car aucun adulte ne voulait perdre son temps avec ça.
Trop occuper à regarder la télé, jouer à la console ou ingurgiter des litres de
soda.
Du coup, pour remédier à ce problème, les scientifiques ont sélectionné deux bébés
orphelins et les ont confiés à Newton.
Newton, c'est l'ordinateur de bord du vaisseau, une intelligence artificielle
surpuissante que la solitude des premières années a légèrement rendu taré.
D'ailleurs, quand on parle du loup, la sirène de Newton se déclenche pour convoquer
ces deux passagers.
Raph pose son arrosoir, Celia arrête de martyriser son punching ball et il se retrouve en
salle des commandes.
Préparez-vous, préparez-vous !
Qu'est-ce que tu racontes ?
Du choc, du bada-boom, du barouf !
Newton, tu peux pas essayer d'être clair pour une fois ?
Relèvez les tablettes et attachez vos ceintures !
Il est encore en train de fondre un boulon, j'ai retourné m'entraîner moi.
Quel drôle d'engin ! C'est bien, attends !
Sur l'un des 14 écrans du tableau de bord, Raph pointe une sphère bleutée teintée de verre.
Tu crois que c'est elle ?
Newton, identification de la planète située au coordonnée JD2-4BZ.
C'est auroro, c'est auro, c'est auroro !
Non, d'une queue de comètes !
Nous y sommes !
Vite, tout le monde a son poste ! Calcule de la trajectoire cosmique, activation du bouclier
atmosphérique et lancement du réacteur protothermique !
Bien reçu, j'enclenche les airbags !
C'est parti !
Propulsion dans 10, 9, 8...
Les enfants bondissent sur leur siège, une combinaison sort des accoudoirs pour les recouvrir comme du papier cadeau
et une triple ceinture de sécurité les maintient en place.
Un ronflement remplit le vaisseau.
Le buveur de vent vibre du sol au plafond.
Écrasé par l'accélération, Célia et Raph se retrouvent scotchés à leur dossier.
Par égard pour nos héros, je vous épargne leurs cris, les pleurs et parfois même les grossiertés
qui ont été proférées durant cet arrivée sur Aurora.
Tout ce que je peux vous dire, c'est que Raph et Célia ont été secoués.
Plus qu'une paire de chaussettes dans une machine à laver, plus qu'une boule de neige dans une avalanche,
plus encore qu'un grain de sable emporté par les vagues.
Pour vous donner une idée de ce qu'ils ont vécu, agitez la tête de gauche à droite le plus vite possible
et multipliez cela par 377.
Quand le buveur de vent touche le sol, le vacarme est insupportable.
La taux se froisse, le train d'atterrissage hurle à la mort et les aires aux freins tournent à plein régime.
Mais contre toute attente, le vaisseau finit par s'arrêter.
Les yeux écarchillés, la bouche entre ouverte, Raph et Célia se regardent.
On est vivants ?
Alors soit c'est ça, soit on est au paradis des astronautes.
On est vivants ! On est sur Aurora ! Tu te rends compte, Célia ? On l'a fait !
C'est génial ! Grâce à notre découverte, on va pouvoir sauver la Terre.
Newton appelle le général Krapowicz.
Oh, le général Krapowpourri.
Oui, oui.
Newton ne parle pas comme ça de notre supérieur.
Il y a un établi avec Krapowpourri.
Krapowicz, j'écoute.
Général, c'est un grand jour.
Nous sommes enfin arrivés sur Aurora.
Et alors, cette planète est exploitable ?
Il y a du pétrole, des métaux, du charbon.
Mais nous venons tout juste d'attirer, général.
Eh bien, dépêchez-vous d'aller l'explorer.
Doit-je vous rappeler que la Terre est menacée.
On n'a plus de quoi fabriquer de la pâte attardinée.
Les métaux pour fabriquer nos écrans sont bientôt épuisés.
Et on n'a presque plus de kérosène pour prendre l'avion.
Dans moins d'une heure, j'ai tous les chefs d'étal qui débarquent dans mon bureau.
Je dois leur apporter des réponses.
Vous avez raison, on y va.
Euh... Général Krapowicz ?
Quoi ?
Vous nous confirmez que cette planète est inhabitée ?
Bien sûr.
Nos scientifiques n'ont identifié aucune trace de civilisation d'une de ce nom.
Au travail maintenant.
Oh ! Elles y sont avec Krapowicz terminée.
Il est pas très sympa parfois.
Comme le dit Newton, il a son petit caractère.
Allez, enfile ton casque, on va faire un grand pas pour l'humanité.
Munis de leur combinaison high-tech et de leurs outils d'analyse,
Célia et Raph ouvrent la porte du vaisseau,
dévoilant un paysage de cartes postales.
Un ruisseau sillonne la vaste clairière dans laquelle ils se sont posés.
Derrière, une forêt aux arbres gigantesques s'étend à perte de vue.
Quand ils descendent, ils aperçoivent une cascade d'eau
dévalée des falaises aux pierres dorées.
Pour parfaire ce spectacle, 3 soleils flottent dans le ciel.
Même les photos que Newton nous a montrées de la Terre
ne sont pas aussi belles.
C'est magnifique.
Newton, l'air est-il respirable ?
Affifi, affifi, affirmative !
Soulagé, Raph et Célia appuient sur un bouton à leur poignée
et leurs casques disparaient à l'intérieur de leur combinaison.
C'est tellement mieux que les recyclés du vaisseau !
Allez, t'as entendu le général ? Commençons nos recherches.
Oui, oui, à vos ordres, chef !
Pendant les heures qui suivent, Raph et Célia prélèvent, analysent et mesurent.
Y a-t-il du pétrole dans le sol ?
Oui, des litres et des litres.
Du gaz aussi, il y en a à foison.
Et démineraient alors des tonnes.
Absorber par leurs examens, les enfants se sont aventurés dans la forêt
sans s'en rendre compte.
Le nez penché sur son tube à essai, Raph se réjouit de leur trouvaille.
Cette fois, le général va bien être obligé de nous féliciter.
Tous les voyants sont overs pour qu'ils envoient ces extracteurs de matière.
Hein, Célia ?
Oh là là, mais pardon, madame la chercheuse !
Je voulais pas vous déranger dans vos grandes découvertes.
Raph, s'il te plaît !
Eh mais détends-toi !
Cette planète fourdira à la terre tout ce dont elle a besoin.
Je sais pas si tu te rends compte, mais on vient de sauver l'humanité là.
Trace de vie détectée !
Hein ?
Qu'est-ce que je te disais ?
Quand le garçon relève la tête, il remarque qu'un trop grand nombre de perdues les observe.
Des créatures de leur taille, à la peau violette et orange, sont prêtes à bondir sur eux.
Leurs cros apparen, laissent penser qu'elles goûteraient bien à ces deux touristes de l'espace.
Avec ces bestioles en travers de leur route, impossible de rejoindre le vaisseau.
Aussi immobile que ces plans de tomates, Raph observe Célia dégainer sa machette laser le plus discrètement possible.
D'une pirouette, la fillette se jette sur le monstre le plus proche et abasse à l'âme sur sa tête.
Dans un fracas assourdissant, l'arme se brise contre la peau de l'animal comme un vulgaire curdan.
Célia, t'as un autre plan ?
Oui, on court !
Les deux spationnaux te scellent à travers les bois.
Grâce à leur chaussure à propulsion, ils font des bonds de géants.
Mais leurs poursuivants ont une sacrée détente et connaissent le terrain comme leur griffes.
Pour les semées, Célia déclenche ses doubles holographiques.
Aussitôt, six projections, lui ressemblant en tout point, partent dans des directions opposées.
Ça ne suffit pas à tromper le flair des carnivores qui continuent de talonner leur repas.
Newton, démarre le vaisseau et viens nous chercher !
Vroom, vroom !
Oui, c'est une bonne idée !
Derrière eux, ils entendent le buveur de vent décoller. Bientôt, son ombre recouvre les enfants.
Le sas extérieur s'ouvre et l'engin entame sa descente pour qu'il puisse sauter à bord.
Ils sont presque sauvés, sauf que Newton ne remarque pas un arbre plus haut que les autres.
L'aile gauche s'encastre dans le tronc et le buveur de vent s'écrase une centaine de mètres plus loin.
Mais quel vieux !
Oupsie, oops !
Active tes gants adhésifs, on va passer par la falaise !
Célia en tête, il se lance à l'assaut de la paroi.
Il grimpe encore et encore, emporté par la peur.
Quand ils arrivent au sommet, les muscles lourds de fatigue, Raph regarde derrière eux.
C'est bon, les créatures ont abandonné.
Eh bien, on a eu chaud.
Euh, Raph ?
Heureusement que tu étais là, Célia.
Parle-moi fort.
Ah mais soit pas gêné, je le pense vraiment.
Chut !
Mais quoi encore ?
Trace de vie détectée !
Oh oh...
Raph se retourne et se retrouve face à 30 individus les dévisageants de la tête au pied.
Avec leurs deux bras, leurs deux jambes et leurs deux yeux, ils ressemblent étrangement aux humains.
Surtout s'ils en oublient leur peau bleutée et le tentacule qu'ils ont sur le front, l'un de s'avance pour s'adresser à eux.
Oh oh, la gazilla de la...
Ria de la...
Newton, qu'est-ce qu'il raconte ?
Langue en cours de traduction, Langue en cours de traduction, j'ai du mal à comprendre son accent.
Ah ah ah, voilà, vous devriez pouvoir le comprendre maintenant.
Ropura orruati purna somli rurus.
Nous vivons sur Aurora depuis toujours, qu'y êtes-vous ?
Nous venons en paix.
Notre planète est en train de mourir.
Nous sommes à la recherche de nouvelles ressources pour la sauver.
Il faut savoir vivre avec ce que l'on a.
Ce n'est pas le manque de ressources, le problème, si la manière de les utiliser.
Tout est question d'équilibre.
Nous avons besoin de votre aide.
Nous ne vous aiderons pas, nous ne vous combattrons pas, faites ce que vous vous semble.
Sans un mot de plus, les rurus retournent auprès de leurs hutes, installés sur le plateau qui domine la vallée.
Célia, tu crois pas qu'on devrait les laisser tranquilles ?
Si de nouveaux vaisseaux débarquent ici, ça va tout jambouler, non ?
Je... Je... Je n'en sais rien.
Pourquoi on se permettrait de voler cette planète ?
Imagine si un autre peuple faisait ça à la terre.
Ouais, t'as raison.
Appel en transe du général Krapapuri.
Oh non ! Mais qu'est-ce qu'on va lui dire ?
Je m'en occupe. Newton, accepte l'appel.
Je suis avec tous les chefs d'État.
Dites-moi que vous avez une bonne nouvelle à nous apporter.
Je suis désolé, général, mais Aurora n'est pas exploitable.
Pas de gaz, pas de fer, pas du radium !
Que dans le général ?
Nous avons la preuve qu'une deuxième planète comme la Terre n'existe pas.
Il va donc falloir y faire attention.
Quoi ? Mais vous vous prenez pour qui ?
Fin de la connexion avec Krapapuri.
T'as raison, Raph. Il est vraiment pas sympa.
Et qu'est-ce qu'on fait nous maintenant ?
Et si on partait explorer un nouveau monde ?
Ah, Fifi ! Ah, Fifi ! Affirmatif !
Voilà, l'histoire est finie.
Dites-moi ce que vous en avez pensé en m'envoyant un message vocal
avec vos parents, par Instagram ou par mail, à l'adresse
HelloAtTelling.com
H-E-L-L-O, à Robaz, T-A-L-E-M-I-N-G.com
Et si vous avez une idée d'histoire qui vous trotte dans la tête,
n'hésitez pas à me la partager.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
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