Lila et les sales gosses - épisode 1- Bataille contre les double C

Durée: 14m14s

Date de sortie: 16/03/2023

Voici le premier épisode de Lila et les sales gosses : une nouvelle série imaginée par Thomas Le Petit-Corps.


Le père de Lila devient le directeur d’un collège de campagne réputé pour être une fabrique à sales gosses. Et le pire pour Lila ce n’est pas de déménager loin de sa ville adorée, ce sont les élèves de ce satané collège, du moins c'est ce qu'elle pense !


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Thomas Le Petit-Corps. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix : Studio Module. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Camille Sainson.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous voit raconter le premier épisode de Lila et les Salsgosses,
qui s'intitule « Bataille contre les double C », une série imaginée par Thomas Le
Petit-Corre.
Eh bien voilà, j'y suis.
C'est encore plus nul que ce à quoi je m'attendais.
Et pourtant je m'attendais vraiment à un truc moisie.
Tout est horrible dans ce collège.
Les bâtiments sont crasseux, il y a des mauvaises herbes partout, et le portail de l'entrée
est complètement rouillé.
Mais le pire dans tout ça, ce sont les autres enfants.
Pantalons troués, morvonnais ou l'air énervé.
Ah, ils font peur à voir.
J'imagine que c'est pour ça qu'on surnomme cet endroit « Lusine à Salsgosses ».
Il y a deux mois, quand mon père m'a annoncé qu'il avait eu une promotion comme directeur,
je l'avais félicité.
Puis il a ajouté…
C'est… au collège de la dernière chance.
Ouais, très bien.
Et alors ?
Bah, y'a alors en tant que directeur, j'ai un logement de fonction.
Ouais, je vois.
Et alors ?
Et alors ?
Comme c'est à plus de 100 km de l'endroit où nous vivons actuellement, avec ta mère,
nous avons pris la… la décision de déménager.
Quoi ?
Ce jour-là, je m'étais dit que j'allais prendre mon indépendance, trouver un petit
boulot, louer une chambre minuscule, payer mes premières factures, la belle vie, quoi.
Ce serait toujours mieux que de quitter la ville que j'aimais pour me retrouver dans
un trou paumé et être inscrite à « Lusine à Salsgosses ».
Malheureusement, du haut de mes onze ans, j'ai vite compris que mon plan était bancal.
Et c'est comme ça qu'aujourd'hui je suis devant ce portail pour ma première journée.
Allez, on respire un grand coup et on y va.
Ça y est, je suis dedans.
À partir de maintenant, je dois toujours surveiller mes arrières.
J'ai entendu dire qu'ici, les élèves adoraient faire des blagues affreuses.
Je n'imagine même pas ce qu'ils me feraient s'ils apprenaient que j'étais la fille
du nouveau directeur.
Ça doit être mon secret le plus secrètement gardé.
Hier soir, pour me rassurer, papa m'avait dit…
Ne t'inquiète pas, si tu as le moindre problème, envoie-moi un SMS et je volerai à Terez-Skousse.
Mais ce n'était pas possible, sinon ma vie allait devenir un enfer.
Restons concentrés.
Je suis au milieu de la cour, dans une position vulnérable, le danger est partout.
Hé, c'est toi la nouvelle ! Hein ? Quoi ? Non ?
Oula, tranquille, tranquille, on ne veut pas te faire de mal, hein ?
Encore une de l'extérieur qui croit qu'on est givré ? Ah, super !
Bref, moi c'est Samuel et lui c'est Bernard.
Elle a dit qu'il s'appelait Bernard ?
Un drôle de prénom pour un sixième.
Et il porte une salopette et un chapeau de paille.
Bon, très bien.
À côté, Samuel est presque habillé normalement.
A part qu'elle a les cheveux verts et une énorme paire de lunettes sur le bout de son nez.
Toi c'est Lila, c'est ça ?
Euh ouais, pourquoi ?
T'es dans notre classe et la professeure principale nous a demandé de te faire visiter la cour.
Je n'ai rien le temps de dire que Samuel et Bernard donc démarrent leurs explications.
Sur ta gauche, c'est le terrain de sport.
Foot, basket, tennis, on y joue tout.
Et parfois en même temps.
Mais attention, si tu poses le pied à l'intérieur, ça rigole plus.
Les participants sont prêts à tout pour gagner.
Tu vois, c'est sapin sur ta droite.
Et bien derrière, tu arriveras dans une cachette où tu pourras trouver tout ce dont a besoin.
Antisèche, lance-boulette, carte à jouet.
Devant nous, ce sont les gradins.
C'est ici que sont postés les guetteurs.
Ils surveillent tout ce qui se passe dans la cour et on informe les cadors.
Les cadors.
Mais c'est comme ça qu'on appelle les éveils les plus cool du collège.
On les admire un peu parce qu'ils sont stylés, mais on en a surtout vachement peur.
Et leur chef, Big Ben, c'est pas rigolo.
Ils passent toute leur écrée sur l'esplanade en haut des gradins, près des tables de ping-pong.
Et pour les enfants comme nous, interdiction est montée.
J'ai mille questions à leur poser, mais une sonnerie atroce retentie.
Les élèves arrêtent de jouer, de bavarder ou de courir et l'air à peurer.
Ils font se se mettre en rang derrière des lignes blanches tracées au sol.
Moi, je suis Samuel et Bernard.
Soudain, dans un grand fracas, les portes bâtantes du collège s'ouvrent et deux silouettes
massives en sortent.
Les mains dans le dos, comme des généraux de l'armée, ils inspectent les enfants.
C'est qui eux ?
Parle-moi un fort, il pourrait t'entendre.
C'est Colin et Corinne, ces deux anciens élèves qui sont devenus surveillants.
La légende raconte qu'ils sont arrivés ici quand ils avaient dix ans et qui n'en sont jamais repartis.
C'est eux qui font la loi.
Du coin de l'œil, je les vois s'arrêter devant une fille à minuscules, tremblante comme une feuille.
Votre pied dépasse de la ligne, jeune fille.
Sans oser lever les yeux, elle se dépêche de reculer.
Dans la cour, il n'y a plus un bruit.
Tous les regards sont rivés sur les surveillants et l'élève.
Vous êtes donc si saute que vous n'êtes pas capable d'obéir à une consigne si simple.
Vous avez quoi, la place du cerveau ? La bouillie ?
Quand je vois la fille de mon âge commencer à pleurer, ma bouche s'ouvre sans que je lui demande quoi que ce soit.
Ça va, elle n'a pas fait exprès.
En une fraction de seconde, je deviens le centre d'attention de tout le collège.
Les deux surveillants foncent vers moi, telles de rapaces sur leur proie.
Oups !
Qu'est-ce que t'as dit ?
Oh, mais c'est la nouvelle !
Une petite prétentieuse qui vient de la ville et qui pense pouvoir tout se permettre, c'est ça ?
Pas du tout ?
T'asé vous !
Lorsque vous êtes dans votre rang, vous n'avez pas le droit de parler.
Ah ! Je sais pourquoi elle se croit au-dessus de tout ! C'est la fille de...
Oh non, non, non, non, pas ça !
Heureusement, elle n'a pas le temps de finir sa phrase.
Les professeurs arrivent dans la cour et nous emmènent en classe.
Mais quand je me retourne, je vois Collin et Corinne me dévisager avec un sourire qui ferait peur à un tyranosor.
La matinée défile et je me rends compte de plusieurs choses.
Ici, les enseignants craignent les élèves.
Quand j'en parle à Samuel et Bernard,
ils m'expliquent que c'est à cause de toutes les atrocités que Collin et Corinne racontent sur eux en salle des profs.
Et ce tissu de mensonge a fini par les convaincre qu'ils avaient à faire à de véritables monstres.
Mais Collin et Corinne ne se sont pas arrêtés là.
Ils ont aussi fait installer des caméras dans chaque salle de classe pour pouvoir nous surveiller depuis leur bureau.
C'est simple, ce n'est pas un collège, mais une prison.
Et comme dans chaque prison, du moins de ce que j'en ai vu à la télé, la nourriture est dégoutante.
Assise dans le selfe, Bernard et Samuel à côté de moi,
je dévisage mon plat qui ressemble plus à de la cervelle de boulot qu'aux poissons que c'est censé être.
Ah, on s'y fait !
Il faut juste mettre beaucoup de poivre pour moins sentir le goût.
Ce ne sera pas pour aujourd'hui.
Je m'apprête à sortir de table quand une main s'abat sur mon épaule.
Oh non, Collin et Corinne.
Hop, hop, hop, hop, hop, Gamin. Pas si vite.
On termine son assiette avant de partir.
Ah non, désolé, j'ai pas très faim.
Tu veux que je dise à tout le selfe que tu es la fille du nouveau directeur ?
Ah ouais, j'ai hâte de voir ce que dirait tes petits camarades.
Ah non, non, non, non, non, non, non, non, s'il vous plaît.
Alors maintenant tu diras sois et tu me manges.
J'y crois pas. S'il y a des salgosses ici, c'est bien les double C.
J'essaie d'oublier les regards des autres élèves et le goût atroce dans ma bouche et j'obéis.
Boucher après boucher, la colère monte.
À 17h, je suis de retour dans mon nouveau chez moi.
Cette journée de cauchemar est terminée.
Enfin, presque, car cet après-midi, j'ai eu une idée.
Une idée de me venger de ces deux horribles personnages.
Et ce, dès demain.
Alors, au boulot.
Le matin suivant, je me lève aux orores et avec la discrétion d'un ninja,
je pique la clé passe-partout de mon père.
Celle qui ouvre les casiers des élèves.
En deux temps trois mouvements, je distribue les tracts que j'ai confectionnés la veille.
Deçus, on peut lire.
Marre des double C, rendez-vous au sel, faite 12h30.
La guerre est déclarée.
Avant que les cours commencent, j'ai presque tout donné.
Mais pour que mon plan soit sûr de réussir, je dois avoir le soutien des cadors.
Je vais donc vers les gradins, mais un guetteur m'arrête.
Pour une nulose comme moi, interdiction de grimper.
Va dire à Big Ben que j'ai un marché à lui proposer.
Le garçon hésite, puis accepte de parler à son chef.
Une minute plus tard, il revient et m'escorte jusqu'au chef des cadors.
Assez sur la dernière des tables de ping-pong, il m'attend.
Pour le rejoindre, je dois passer devant tous ces acolytes
qui me jettent des regards de mépris par poignée.
Une fois face à lui, Big Ben me dévisage de la tête au pied.
Alors ? Tu veux conclure un marché avec moi ?
T'as pas peur, toi, dis-donc ?
Je m'installe en face de lui et lui explique mon plan.
Midi arrive.
Tous les élèves sont dans le self, moi y compris.
Je ne sais pas pourquoi, mais main tremble légèrement et mon cœur danse la zoom bas.
Entre les tables, l'air sévère, Colin et Corinne inspectent les assiettes dans un silence pesant.
Tic-tac-tac-tac-tic-tac.
C'est l'heure. Personne ne bouge.
J'imagine que c'est à moi de donner le top départ.
Je prends mon courage à demain, avec une grande cuillerée de purée de brocoli,
et je l'envoie en plein visage de Colin en criant,
BATALLE DE BOUFFE !
Alors que je m'attends à un déferlement de nourriture, il ne se passe rien.
Je suis seul, debout au milieu du self, les autres élèves sont médusés,
et les deux surveillants me foutent droit du regard.
Doucement, Colin s'avance vers moi de la purée dégoulinant le long de son front.
C'est à ce moment que Big Ben et son équipe entrent en jeu.
Les cahdors catapultent leur nourriture sur les double C.
Voyant qu'ils sont de la partie, tout le monde s'y met.
Même Samuel et Bernard s'en donnent à cœur joie.
Rapidement, Colin et Corinne se font submerger par un mélange d'endives,
de longues de veaux et de bouts d'un noir.
Ils doivent faire basculer une table pour s'abriter derrière.
Pour moi, la seconde étape de mon plan démarre.
Je m'écarte discrètement du champ de bataille et envoie un SMS à mon père.
Papa, au secours, gros problème au self.
Je retourne vers mes camarades et compte jusqu'à 30 dans ma tête,
puis je donne le signal en sifflant entre mes doigts.
Tout de suite, les projectiles cessent de pleuvoir et le calme revient.
D'abord méfiant, les deux surveillants jettent un œil par-dessus la table.
Puis, pensant que nous n'avons plus de munitions,
ils se redressent pour nous faire face.
Bonne de petits morveux !
Vous ne payez rien pour attendre.
On va vous en faire voir de toutes les couleurs.
On va vous pendre par les pieds.
Vous enfermez dans un placard.
Vous vous faire récupérer les toilettes matin, midi et soir.
Vous vous faire faire le tour de la courant slip.
Vous allez souffrir comme vous n'avez jamais souffert.
Malgré toutes ces menaces, on continue de sourire.
Et pour cause, juste derrière les doubles C,
le nouveau directeur les regarde,
stupéfait par les atrocités qu'il vient d'entendre.
Colin Corrine, dans mon bureau.
Quelques jours plus tard,
avec tous les élèves et les profs de l'usine à Salgos,
nous sommes réunis dans la cour.
Sur une estrade, fier comme un coque,
mon père prononce un discours.
Comme vous le savez, suite à l'incident du self,
Colin et Corrine Tincré ont été renvoyés.
Aujourd'hui, je souhaite donc insister sur une chose.
Nous sommes des adultes comme les autres,
et vous êtes des enfants comme les autres.
Et ensemble, nous allons tout faire
pour que ce collège devienne un établissement comme les autres.
Une salve d'applaudissement accueille sa déclaration.
Tu trouves pas que le directeur
iraissant ma quelqu'un qu'on connaît ?
Bah t'as raison, ma qui ?
Lila, t'as une idée toi ?
Euh... non, ça doit être un acteur célèbre.
Ouais, ouais t'as peut-être raison.
Ouf, je l'ai échappé belle.
Il y a déjà quelqu'un qui connaît mon secret ici,
et c'est bien suffisant.
En plus de cette information,
et de son aide pour la bataille du self,
Big Ben attend que je lui rende un service.
Décidément, il n'est vraiment pas facile en affaire.
Mais ça valait le coup.
Maintenant que les double-c ont disparu,
je crois que je vais me plaire avec ces sales gosses.
Voilà, l'histoire est finie.
Dites-moi ce que vous en avez pensé,
en m'envoyant un message vocal avec vos parents,
par Instagram ou par mail, à l'adresse
hello at tellming.com
H-E-L-L-O, à Robaz,
T-A-L-E-M-I-N-G.com
Et si vous avez une idée d'histoire
qui vous trotte dans la tête,
n'hésitez pas à me la partager.
Je vous embrasse, et je vous dis à bientôt.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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