Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter le deuxième épisode de Lila et les Stalgos,
qui s'intitule « Le tournoi des trois bêtises », une série imaginée par Thomas Le Petit
Corps.
Et voilà, une nouvelle journée qui commence dans l'usine à Stalgos.
Ce que j'appelle l'usine à Stalgos, c'est le collège où mon père a été nommé directeur.
Avant d'y être inscrite, je n'avais entendu que des horreurs sur cet endroit.
Alors, c'est vrai qu'il y a des enfants un peu agités, turbulents ou carrément imprévisibles.
Mais c'est ça que je trouve cool ici.
Aucune journée ne se ressemble et on n'est jamais déçu par les idées de nos camarades
en matière de bêtises.
Et puis, je me suis surtout faite de nouveaux amis.
Samuel, une fille aux cheveux verts, est Bernard.
Alors non, malgré son prénom, ce n'est pas un papy.
Il a 11 ans comme moi et lui, sa passion, c'est les tracteurs.
Bon, je l'aurais pas encore dit que mon père, c'est le directeur du collège.
Je ne suis pas sûr qu'il voudrait encore qu'on soit copains après ça.
Mais un jour, je le ferai.
Pour l'heure, il est temps d'aller en cours.
A peine je franchis le portail que Samuel et Bernard me foncent dessus.
Lila, Lila, pria qu'on fait n'importe quoi.
Ah oui, briac, c'est le nouveau qui est arrivé dans notre classe à Samuel, Bernard et moi.
Il a atterri chez nous parce qu'il s'est fait renvoyer de tous les autres collèges.
Au comme trois pommes, ce fou furieux s'est mis en tête de s'en prendre au cador,
les élèves les plus branchés du collège.
Il n'arrête pas de leur faire les pires blagues possibles.
Et vu qu'il est rapide comme les clairs et malin comme un singe,
les cador n'arrivent jamais à lui mettre le grapeen dessus.
Qu'est-ce qu'il a fait encore ?
Il a affiché des photos de toute la bande des cador, Big Ben compris dans tous les couloirs.
Des photos ? Et alors ?
Il passe leur temps à se prendre en photo les cador, c'est pas si grave.
Non mais là, c'est des photos de petits, quand ils étaient en maternelle et en primaire.
Avec des coupes de cheveux, mais atroces et des habits, mais qui sont plus du tout à la mode.
Et pour les cador de se faire afficher comme ça, c'est l'horreur.
Big Ben et sa bande, ils sont foudrages.
Je jette un œil vers le sommet des gradins, là où les cador se retrouvent.
Ils ont l'air d'être en pleine réunion.
D'un coup, je vois Big Ben qui se redresse et qui me pointe du doigt.
Aussi sec, l'un de ses acolytes descend de son perchoir et se dirige vers moi.
Samuel et Bernard s'écartent pour le laisser passer.
Big Ben veut te voir.
Ah ouais, pourquoi ?
Discutent pas.
Ah super argument.
Ok, j'arrive.
Oh Lila, t'es sûr que tu dois y aller ?
Ouais, ouais, vous inquiétez pas, je vous rejoint dans cinq minutes.
J'entre sur le territoire des cador.
J'ai déjà eu affaire à Big Ben, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il sait s'y prendre pour coller la frousse.
Quand j'arrive devant lui, il fait signe assez larbin de nous laisser seul.
Tu me dois un service.
Un service ? Ah bon, pourquoi ?
Arrête avec tes excuses, bidon.
Je t'ai filé un coup de main la dernière fois.
Eh, je suis le seul à savoir que ton père, c'est le dire-l'eau.
Alors si tu veux pas que ça s'ébrouite, tu vas devoir honorer ta promesse.
Ouais, bon ok.
Tu veux quoi ?
C'est brillac, là.
Je veux que tu le calmes, et tout de suite.
Quoi ?
Mais ce garçon, il est imbré.
S'il a pas peur de vous, je vois pas pourquoi il m'écouterait moins.
C'est pas mon problème.
On en a marre qu'il planque des peluches dans nos sacs pour qu'on ait la honte.
Qui remplissent nos casiers de moussarrasées,
ou qui s'amusent à écrire des déclarations d'amour à la CPE,
en se faisant passer pour l'un de nous.
On en a marre.
Donc, tu trouves une solution.
T'as jusqu'à demain soir.
Quand je quitte les gradins,
je me dis que je suis dans une sacrée galère.
Je regarde ma montre,
les cours ne commencent que dans dix minutes.
J'ai le temps d'aller parler à Brillac.
D'après Bernard,
il a établi ses quartiers dans les vieilles toilettes inutilisées du dernier étage.
Je monte, je frappe et j'entre.
Boulon, les yeux pétillants de bêtises
et avec un sourire de roublard,
Brillac m'accueille.
Ben alors, tu t'es perdu ?
J'aurais préféré.
Je viens te demander d'arrêter d'ennuyer les cadors.
Tu vas avoir des problèmes, sinon.
Des problèmes ? Ah ah ! Mais bien sûr !
Pourquoi tu t'en prends à eux ?
Parce que je supporte pas les élèves qui proutent plus haut que leurs fesses
et qui se croient mieux que tout le monde.
Mais avec la prochaine blague que je leur prépare,
je vais les mettre plus bas que terre, une fois pour toutes.
Si tu fais ça, ça va être la guerre.
Ah ah ah ! Et alors ?
Ça m'amuse, moi.
Mais t'as rien de mieux à faire ?
Non.
À moins que tu ne acceptes de participer au tournoi des trois métises.
C'est quoi, ça ?
La règle est simple.
Dans trois cours, on doit se débrouiller pour faire rire toute la classe.
Le gagnant marque un point.
Si tu gagnes le tournoi, j'arrête avec les cadors.
Si je regagne, tu devras m'aider à leur faire les pires blagues possibles.
Ouais, toute manière, je n'ai pas vraiment le choix.
Ok, vendu.
Briac sort un cahier de son cartable,
arrache une page qu'il découpe en plein de morceaux
sur lequel il écrit le nom des cours.
On ferme les yeux et chacun notre tour on tire un bout de papier.
Sport, histoire géo et... art plastique.
Lila, le tournoi des trois métises commence...
Maintenant !
Briac a raison.
Notre premier cours de la journée, c'est le sport avec Monsieur Clopio.
En plus, ce matin, c'est endurance.
On doit courir 30 minutes sans s'arrêter.
Comment amuser la galerie ?
Ah, je sais !
Faire toute la course en marche arrière.
Notre prof donne le top départ et je me lance à reculons.
Je vois Monsieur Clopio me regarder d'un air atterré.
Autour de moi, les autres élèves rigolent bien.
Briac contre-attaque.
Il s'approche de Gérald,
un garçon qui déteste le sport et qui devient rouge après le moindre effort.
Hé Gérald, c'est un cours de sport ici,
pas un concours de sosie de tomates.
Des riquadements se font entendre par-ci par là.
Oh et puis, tu transpires tellement que tu ressembles à une piscine.
Si t'es contenu comme ça, on va devoir nager plutôt courir.
Si, Déré, je vois les autres élèves éclater de rire
en entendant les méchancetés de Briac.
Même Monsieur Clopio esquit sans sourire.
Heureusement, Samuel et Bernard gardent leur sérieux.
Briac insiste.
Gérald est sur le point de pleurer.
Je préfère abandonner.
Bon, c'est bon, la Briac, hein. T'as gagné. Arrête maintenant.
Un, zéro.
A peine le cours d'histoire géocommence
que je comprends la stratégie de Briac.
C'est un bêtis il s'amuse à répéter
tout ce que dit Monsieur Loufet, notre professeur.
L'enseignant essaye de le faire taire, mais dès qu'il dit un truc,
Briac le répète en boucle sous les éclats de rire des autres élèves.
S'il continue comme ça, elle va gagner.
Alors je mets mon plan à exécution.
Je me lève et saute sur l'estrade en brandissant ma règle,
un haume de chevalier en papier sur la tête.
Oyez, oyez, moi, Lila, cœur de cochon,
je viens pourfendre les manants anti-popes cette terre.
Tous les regards sont braqués sur moi.
Plus personne ne rigole.
Même Briac et Monsieur Loufet se taisent.
Le truc, c'est qu'après cette première improvisation,
je ne sais plus quoi dire.
C'est là que mes deux amis volent à ma rescousse
en me rejoignant sur scène.
Qu'en est-il, malotry ?
Moi, Bernard John Deere et ma duchesse...
Samuel de bouillon cube !
Allons-vous châtir !
Samuel et Bernard s'approchent
et une bataille d'épées imaginaires
commence sous les rires de nos camarades et de Monsieur Loufet.
Au bout d'une lutte épique,
je parviens à terrasser mes deux ennemis
et les applaudissements retentissent.
Avec Bernard et Samuel,
nous allons notre public et regagnons notre place.
Quand je passe près de Briac, je lui dis...
Un partout, dernière manche, demain en dessin.
Le soir, je suis dans ma chambre
en train de faire les sans pas à la recherche de l'ultime bêtise,
celle qui fera ce tordre de rire tout le monde
et qui m'assura la victoire.
Parce que, si Briac l'emporte,
je vais devoir l'assister dans ses plans macavéliques
et ça, c'est hors de question.
En général, quand je suis face à un problème,
je m'installe à mon bureau et je dessine.
Et ça marche !
Après avoir grébouillé douze feuilles et usé six feutres,
mon idée de génie arrive enfin.
Le cours d'art plastique démarre.
Comme souvent, Mme Fuzin nous laisse faire ce que l'on veut.
Pour, je cite...
Pendant ce temps, elle y a magazine, les pieds sur son bureau.
Aujourd'hui, comme toutes les réserves de peinture
ont mystérieusement disparu,
c'est ce culture de pâtes à modeler.
Mais peu importe, je m'apprête à mettre mon plan à exécution
quand Briac bondit de sa chaise.
Regardez, j'ai fait une statue de Mme Fuzin !
Fier de lui, le garnement brandit une figurine
représentant une grosse larve
dont le visage ressemble à celui de notre enseignante.
En découvrant la caricature, personne ne rit.
C'est trop méchant pour ça.
Notre professeur, des visages briacs,
les yeux écarchillés et la bouche entre ouvertes.
Il va se prendre un sacré tirage de bretelles.
Mais non ! Au lieu de ça,
une larme perd le coin de l'œil de Mme Fuzin,
qui se lève et quitte la classe en pleurant.
Ta blague n'a fait rire personne.
Moi, ça me fait marrer.
Donc si tu fais rien, je gagne.
J'y crois pas.
Il vient de faire pleurer quelqu'un
et il s'en fiche comme de son premier slip.
Il va voir ce qu'il va voir.
Hé, les salles gosses !
Suivez-moi dans le gloire, j'ai une surprise pour vous.
Les 30 élèves de ma classe sont face à moi.
Ah, Lila ! Mais qu'est-ce qui se passe ?
Il se passe qu'aujourd'hui,
je vais apprendre à Briac ce que c'est qu'une belle bêtise.
Toi, Briac, tu sais faire rire les gens
qu'en étant méchants avec Gérald,
avec M. Loufette ou même avec Mme Fuzin.
Mais une vraie bêtise, une vraie blague,
c'est quelque chose qui amuse tout le monde.
Ouais, ben...
Pour l'instant, tu m'en dis pas mal.
Le moment que j'attendais arrive.
La sonnerie du collège Rotentie.
La cahue d'élèves et de professeurs se répandent le couloir.
Et moi, j'enfonce le bouton de l'alarme incendie.
Aussitôt, la sirene se déclenche
et les extincteurs automatiques du plafond
commencent à arroser tout le monde.
Sauf que là, ce n'est pas une simple pluie qui nous tombe dessus.
Non ! C'est une inverse multicolore.
Une pluie bariolée qui vient repeindre nos visages et nos vêtements.
J'imagine que c'est ce qui se passe
quand on verse toutes les réserves d'aquarelles
dans les réservoirs des extincteurs.
Eh oui, ça a du bon d'avoir un père directeur
qui laisse traîner son trousseau de clés partout.
Au début, tout le monde est stupéfait.
Personne ne rigole.
Puis, voyant les visages de ses amis
ou de ses collègues barbouillés de la sorte,
des sourires commencent à se dessiner
pour se transformer en véritable éclats de rire.
Chez les enfants, comme chez les grands.
Je m'approche de briques qui immobile
observe les gens qui s'aspergent de peinture.
Bon ! Cette fois, je crois que j'ai gagné.
Oui, je crois aussi.
Tu peux te dire à Big Ben que je lâche la fer.
J'ai trouvé une nouvelle occupation.
Ah ! Un truc pas trop méchant, j'espère.
Non ! J'ai juste envie d'apprendre et de drôle.
Briac prend son élan et se lance à plat ventre
dans une flacue colorée pour faire une glissade magistrale
dans tout le couloir sous une ola générale.
Tout le monde s'amuse.
Briac va arrêter ses sautises et je suis quitte avec Big Ben.
Tout est bien qui finit bien.
Enfin, jusqu'à ce que j'aperçoive mon père
derrière la fenêtre de son bureau
qui me dévisage d'un air étrange,
son trou saut de clé à la main.
Oh oh, j'ai intérêt à faire profil bas pendant quelques temps.
Voilà, l'histoire est finie.
Avec l'équipe, on aimerait beaucoup que vous nous disiez
ce que vous avez pensé de cette histoire.
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Merci d'avance. Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.