Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui, vous allez découvrir la 16e histoire d'envoler
Comté, Paula et l'album Oublié. Paula est une grand-mère qu'elle aime beaucoup,
à qui elle écrit souvent et avec qui elle partage beaucoup de photos. Si tu es un peu
comme Paula, alors tu vas adorer Néveo. Néveo c'est un journal que nos mamies et papies
peuvent recevoir tous les mois dans leur boîte-l'être et qui est alimentée par vous.
Via une application, toute la famille peut y ajouter des photos du quotidien qui seront
ensuite imprimées puis envoyées à vos proches. Et c'est aussi un formidable moyen de rester
en contact avec toute sa famille. Bon on ne vous en dit pas plus, on vous laisse découvrir ce fabuleux
journal sur neveo.io. Et maintenant on part à rencontrer Paula. Bonne écoute !
Il y a des souvenirs tellement bien cachés que tout le monde les a oubliés. Certains dorment dans le
recoin d'une boîte, d'autres attendent qu'on les regarde collés dans un album. Mais si tu
t'enloreilles, tu pourras peut-être entendre tout au fond d'un grenier la drôle de ritournel des années passées.
Allez Paula, dépêche-toi un peu, on va louper notre train.
Presse Lisa sur le pas de la porte. Oui j'arrive !
Répond Paula. Elle enfonce son bonnet sur sa tête et s'engouffre par la porte de son appartement.
Avec sa mère Lisa, elle descend les neuf étages et Paula compte les lumières qui s'allumulent
par une sur le tableau au-dessus de leur tête. Au quatrième étage, la porte s'ouvre et un petit
garçon s'avance dans l'ascenseur. C'est Alban, le meilleur ami de Paula. Elle a de la chance car c'est
aussi son voisin. Et salut ! s'écrit-il en reconnaissant Paula et sa mère. Vous allez où ?
On va voir ma grand-mère à la campagne, la pauvre. Elle s'est cassée la cheville. Du coup,
elle doit déménager. Sa maison est devenue trop grande pour elle. On va l'aider à faire ses cartons.
Explique Paula avec tristesse. Ah bon ? Et où est-ce qu'elle déménage ? Dans une maison de retraite.
Chez nous, c'est trop petit pour l'accueillir. Mais c'est à la campagne et on viendra l'avoir souvent.
Précise Lisa. Alban hoche la tête. Son regard croise celui de Paula et il
devine que cette histoire l'appréoccupe. L'ascenseur s'ouvre devant le ray de chaussée. Paula fait un
signe de la main en direction de son ami. Sa mère est déjà dehors. Toutes les deux cours en direction
de la gare en bas de l'avenue. Elles arrivent en trompe sur le quai. Le train est déjà là. Elles ont
tout juste le temps de sauter dedans que les portes se referment. Ouf, c'était moi une ! Sourit Paula
en s'assayant sur un siège. Derrière les vitres, le paysage défilé. D'abord des immeubles, puis
petit à petit des maisons, des arbres. Au fil des minutes, le verre de la végétation remplace le
gris des habitations. Des champs d'olivier, une rivière. Paula aimerait ouvrir la fenêtre du
train pour remplir ses poumons de cette nature. Elle ferme les yeux et elle imagine qu'elle court au
milieu des lavands. Mesdames et messieurs, nous arrivons en gare de cucurons les olivettes. Prochets
narrés cucurons les olivettes. Paula secoue le bras de sa mère qui s'est endormie. Le train
grince et s'arrête devant une toute petite gare. Paula et Lisa descendent. Le coeur du village
bat tranquillement. Des milliers de gouttes d'une fontaine chantonne sous le soleil d'hiver et une
légère brise souffle sur les platanes de la place. Paula et sa maman remontent une petite rue en
porte. Tout en gros, il y a un portail bleu bordé de roses de Noël. C'est la maison de Suzette,
la grand-mère de Paula, la mère de Lisa. Elle ouvre le portail et s'approche de la maison.
Toutes les fenêtres sont grandes ouvertes et un air de guitare électrique fait trembler les murs.
Paula regarde par la fenêtre du salon. Suzette, sa grand-mère, se tient au milieu de la pièce avec
une guitare décorée de flammes rouges et noires entre les mains. Elle se déchaîne sur les cordes,
les cheveux au vent. Paula éclate de rire. « Mamy Z, mais qu'est-ce que tu fais ?
Ah, vous êtes là tous les deux ! » sourit sa grand-mère en les apercevant.
« Mais maman, cette guitare est trop lourde pour toi. Le docteur a dit que tu devais te reposer. »
La gronde Lisa enfonçant les sourcils. « Ah, celui-là, si je l'écoute,
je me légume comme un vieux satifié dans mon fauteuil toute la journée. »
Ronchonne Suzette en posant la guitare sur un vieil implique à bosser.
« Mais rentrez donc, la portée ouverte ! » ajoute Telle.
Lisa et Paula rentrent dans la maison. Un gros matou gris aux yeux jaunes vient se frotter contre la jambe de Paula.
« Ah, salut Cosmos ! »
Lisa ferme les fenêtres du salon. « Tu sais que c'est bientôt l'hiver, maman ? »
Suzette hausse les épaules. « Pour laisser entrer le soleil, ça réchauffe les coeurs.
Et puis en plus, je suis en plein rangement. Il y a de la poussière partout.
D'ailleurs, je retrouvais cette petite merveille au grenier. »
Fait-elle en tapotant la guitare. « Eh bien, figurez-vous que le rock, c'est comme le vélo. Ça ne s'oublie pas. »
Demande Paula. « Et commun ? On s'y met le chèque si tu veux ? » s'exclame Suzette.
« Non, une autre fois. Il faut qu'on t'aide à faire les cartons aujourd'hui. » rappel Lisa.
« Mais cartons ? Quel carton ? » « Ben, tes cartons ? Tu sais bien. Il faut que tu choisis ce que tu veux emporter pour la maison de retraite.
« Ah oui, la maison de retraite. Au fait, à ce sujet, je n'y vais pas. »
On a quitté de bonbons d'un tiroir et on le tendant à Paula.
Paula croque dans un réglisse et se tourne vers sa mère.
« La suite de la discussion promet d'être intéressante. »
Pense-t-elle avec Malice. Lisa ouvre des urons.
« Mais comment ça ? Tu n'y vas pas ? On a signé les papiers, t'achembrais prête, hein ? »
« On ne s'inquiète pas. Ils trouveront bien quelqu'un pour y habiter à ma place. Non, non, je reste ici. Je suis bien mieux chez moi. »
Lisa fronce les sourcils. Paula avale un deuxième bonbon.
« Mais enfin, maman, on en a déjà discuté. Tu ne peux pas rester toute seule ici avec ta cheville cassée. Les escaliers, c'est trop dangereux. »
« Oui, je suis bien d'accord avec toi. Je ne vais pas rester toute seule. D'ailleurs, ils ne devraient pas s'arrêter à arriver. »
« Que quoi ? Qui ça qui arrive ? »
« Ben, les copains qui vont vivre ici avec moi. Je crois que les petits jeunes, ils appellent ça décoloque. Bref, nous veillerons les uns sur les autres et nous partagerons les factures. »
« De coco, coco » Lisa cherche ses mots encore un petit moment, puis elle capitule et se laisse tomber sur le canapé. La sonnette de l'entrée retentit.
« Ah, les voilà » s'écrit Suzette en boitillant jusqu'à la porte.
« Vous allez voir, ils sont adorables. » Elle ouvre la porte et deux vieux messieurs entrent dans la maison.
L'un est très grand et porte un chapeau melon et l'autre est petit avec une grande moustache et une boucle d'oreille.
Il tient un panier duquel se dégage un délicieux parfum.
« Voici Alfonci et Ali. Je les ai rencontrés au club de Coîchers et ils vont habiter ici avec moi.
Alfonce prendra la chambre du pouloir et Ali sait de durer que chaussée, que tu es désorganisée. »
Explique Suzette.
« Enchanté mesdames » fait le grand monsieur en retirant son chapeau.
« Bien le bonjour » sourit le petit monsieur d'un air malicieux.
« Je vois que Suzette vous a sorti des bonbons. Elle ne mange que ça. Elle déteste se faire la cuisine. Mais avec moi à la maison, ça va changer.
Annonce-t-il en sortant de son panier une magnifique tarte aux champignons doré à souhait.
« Et oui, Ali était un cuisinier très réputé dans le temps. »
fait Suzette en sortant cinq assiettes du buffet. Ali sert de généreuse part de tarte.
Lisa, qui n'a pas dit un mot depuis l'entrée d'Alfonce et d'Ali, regarde le bout de tarte dans son assiette comme s'il allait prendre feu d'une seconde à l'autre.
« Allons, maman, bouc la tarte. »
« Elle est à d'être gentil. Et puis, si ma misé a trouvé un moyen pour ne plus être seule chez elle, c'est le plus important. Non ? »
« Oui. J'imagine que tu as raison. »
Sous-pire Lisa et elle croque dans sa part de tarte.
« Hum. Je dois bien admettre qu'avoir un cuisinier sous son, toi c'est pas mal. Cette tarte est délicieuse. »
« Bon, eh bien si tout le monde est à corps, c'est bien mieux. »
« Parce que l'on a du pain sur la planche. Il faut faire du tri dans cette maison pour qu'elle pense à aller à la place pour enlever leurs affaires. »
« Bien sûr. On va vous aider. »
C'est Cripola. Les cinq terminent leur repas et Suzette entraîne Paula de son pack laudicant dans le jardin derrière la maison.
« Bon, pendant que les deux découchent un peu cette maison, tu vas m'aider à faire des sacs de choses dont je vais me débarrasser. »
« Je vais déjà commencer. J'ai mis des trucs dans le bus. »
Paula saute de joie. On voit là une bonne excuse pour traîner dans le bus de sa grand-mère.
Et oui, car Suzette a un bus au fond de son jardin.
Un vrai bus. Un magnifique bus jaune et vert qu'elle a transformé en petite maison sur roue.
Autrefois, elle était conductrice et mécanicienne de poids lourds.
Elle aimera compter qu'elle s'est démontée et remontée un camion les yeux fermés.
Pendant des années, elle a sillonné tout le pays pour livrer des légumes, des bouillois électriques ou des ordinateurs.
Et puis en fin de carrière, elle est devenue conductrice de bus.
Il fallait la voir conduire son bus à fond dans les descentes, des morceaux de roc grésillants dans les enceintes.
Elle est partie à la retraite en emportant son bus, qui de toute façon ne se laissait conduire par personne d'autre.
Et pendant des années, elle est partie en vadrouille à bord de sa maison sur roue.
Tous les étés, elle choisissait une nouvelle destination et partait à l'aventure.
Mais cela fait un moment que le bus de Suzette n'est pas sorti du jardin.
Paula tire sur la poignée du bus et la porte s'ouvre.
Elle tend sa main à Suzette pour l'aider à monter dans l'engin.
À l'intérieur, il y a du bazar dans tous les coins.
Des vieux livres sans piles sur les couchettes et des biblots traînent sous les banquettes.
Suzette et Paula commencent à remplir de grands sacs.
Soudain, le regard de Paula tombe sur un drôle de livre à la couverture toute tachée.
Elle l'entreouvre.
Une photo en noir et blanc tombe sur ses pieds.
Elle est à moitié déchirée. Il en manque une partie.
Sur la partie qui n'est pas déchirée, une petite fille d'environ trois ou quatre ans sourit.
Elle tienne en sa main une clé à molette.
« Mamizette, c'est toi sur la photo ? »
Demande Paula entendant l'image à sa grand-mère.
« Oh ben oui, on dirait bien.
Mes parents avaient un vieux coda qu'à souffler.
Ils ont pris plein de photos avec.
Comment tu te vunis que c'était moi ? »
« Ben, c'est la clé à molette.
T'avais déjà l'air d'être intéressée par la mécanique. »
« Ha ha ha, oui c'est vrai.
De si loin que je me rappelle, j'ai toujours une petite face de cambouie sur mes vêtements. »
Paula s'assoit sur la banquette du bus et feuillette l'album qu'elle tient dans ses mains.
Les photos s'enchaînent devant ses yeux.
Un homme qui sourit avec un bébé dans les bras.
Une jeune femme sur des skis devant la pointe blanche d'une montagne.
À côté de certaines photos, il y a des annotations à moitié effacées.
« Autonne 1961.
Ballade à cheval dans les sevens.
Goutté d'anniversaire, mais 1959.
Eté 1958.
Première vacance à la mer pour E et S. »
Mais à mesure que les pages défilent, quelque chose saute aux yeux de Paula.
« C'est bizarre.
On dirait que la moitié des photos sont découpées ou déchirées. »
« Ben, c'est un vieil albonne.
Une vue de verre qui dépend mieux.
Je ne sais pas.
J'ai l'impression que quelqu'un a découpé certaines photos.
Si ça t'intrise, tu peux l'emmener chez toi pour étudier la question.
Ah oui ? Trop cool !
Avec mon copain Alban, on adore résoudre des mystères.
Attends, c'est aussi une boîte pleine de vieilleries.
Ce souviens-suisette en ouvrant un grand sac et en sortant une boîte à chaussures toute cabossée.
Tiens, c'est à peu près tout ce qui me reste de mon enfance.
Paula prend la boîte entre ses mains.
Elle a l'impression que sa grand-mère vient de lui donner un trésor d'une immense valeur.
C'est vrai finalement.
Comment était Suzette quand elle était petite ?
Et ses parents ?
Elle espère que cette boîte va l'aider en savoir un peu plus sur sa famille.
Le soleil jette ses derniers rayons sur le citronnier du jardin.
La maison est propre et rangée.
Ali et Alphonse vont pouvoir s'installer.
Lisa a l'air toute contente d'avoir passé la primidie avec eux.
Paula et sa mère disent au revoir aux trois nouveaux colocataires.
Au revoir ma petite fille, reviens vite me voir.
Et t'aimes moi au courant de tes trouvailles.
Ça m'étrie aussi ces histoires de photos.
D'accord, je t'appellerai.
Bon, tu sais, le téléphone ici n'en fait qu'à sa tête.
Tu peux m'écrire des vêtes comme dans l'ancien temps.
Paula sourit et dépose un bisou sur la joue de Suzette.
Avec sa mère, elle se presse en direction de la gare pour attraper le dernier train.
Paula sert contre elle le vieil album et la boîte à souvenir.
Elle d'acune hâte, découvrir ce qui se cache à l'intérieur.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté,
une création originale écrite par Lucille Petit.
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À très vite !