Bonjour les enfants, aujourd'hui je vais vous raconter une histoire que personne ne connaît encore.
Une histoire écrite spécialement pour vous, qui est mes podcasts.
Ça s'appelle l'Atelier secret du Père Noël. C'est parti !
C'était deux jours avant Noël. Personne n'y croyait plus et pourtant ce matin-là, il avait neigé.
10 centimètres de neige, et qui tenaient au sol.
Louise Aynineau avait enfilé leur combinaison de skis.
Ils avaient bien l'intention de se rouler dans la neige jusqu'à épuisement.
Les deux enfants s'étaient préparés tout seul, en secret, dans leur chambre.
Ils étaient sortis par la porte du garage restée ouverte.
Les deux coquins n'avaient pas prévenu leurs parents.
Louise A, la grande soeur, avait fourré ses poches de goutté, au cas où.
Et Nino, lui, s'était chargé de prendre une gourde. On ne sait jamais.
Bon, les deux enfants n'allaient pas très loin, juste dans le jardin derrière la maison.
Regarde, Nino. Regarde. J'ai bien l'impression qu'il y a de la lumière.
Mais oui, tu as raison. Qu'est-ce que c'est ?
Je ne sais pas. Comment veux-tu que je le sache ?
J'ai peur, Louisa. J'ai peur.
Au fond du jardin, une fine lumière sortait effectivement du grand tronc du chêne.
Un arbre majestueux qui avait dû être planté là il y a une bonne centaine d'années.
Viens, Nino. On avance doucement à pas de loup.
Comme quand on va piquer des bonbons dans la cuisine.
Surtout ne pas faire de bruit.
De toute façon, il n'y avait pas de bruit. Il marchait dans la neige.
Une fois devant l'arbre, les enfants remarquaient un poignet.
Une poignet sur un arbre ? Mais qu'est-ce que ça pouvait bien être ?
Louisa tirait dessus et une petite porte s'ouvrit.
À l'intérieur, il y avait une rampe, comme chez les pompiers.
Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Elle rigola nerveusement.
Bon, eh bien viens, on descend, dit Nino.
Allez, accroche-toi à la rampe.
Yaaaaaah !
De la peur, les enfants passaient à l'excitation.
Cinq mètres plus bas, ils arrivaient dans une pièce remplie de paquets cadeaux.
De scotch, de bolduque.
Ha ha ha ! Du bolduque ! cria Louisa.
Bah, c'est quoi ?
Mais tu sais, c'est le ruban que le père Noël met autour des paquets pour faire joli.
Ha, du bolduque ! C'est marrant comme beau ça.
Bolduque, bolduque, bolduque !
Arrête, Nino, arrête de faire la baisseille.
Ok, bolduque.
Qu'est-ce que c'est que cet endroit ?
Tu te rends compte ? Sous notre jardin ?
Ils entendiraient à ce moment-là un bruit étrange.
Comme des petits pas qui allaient très vite.
Tu l'avais passée ? dis Nino.
Oui, qu'est-ce que c'était ? Un chat ? Un rat ? demanda Louisa.
Ce n'était ni un chat ni un rat, mais un lutin.
Ils s'arrêtent à nette en voyant les deux enfants.
Ici, je vais y rester sous forme.
T'as compris quelque chose ?
Euh, non, strictement rien.
Vous pouvez répéter s'il vous plaît ?
Oui, oui, oui. Ah oui, pardon.
Vous ne parlez pas les langues des lutins.
Je vous demandais comment vous êtes arrivés jusqu'ici ?
Vous ne savez pas que c'est un endroit totalement interdit aux enfants ?
Vous n'étiez peut-être pas au courant ?
Bah non, aucune idée.
Là, Chani, non.
Oh bah, monsieur le lutin, maintenant qu'on est là, dites-nous quand même où on se trouve.
C'est quoi ici ? On est sous notre jardin, hein, salore.
Bon, venez, suivez-moi !
Dis-le, lutin.
Mais on fait vite, vous avez de la sens ?
Il n'est pas là aujourd'hui.
Qui n'est pas là ?
Mais le père Noël, voyons.
Oh, enfin, il est allé se faire couper la barbe.
Elle a totalement poussé ces derniers mois qu'il marçait dessus.
Une fois, il est même tombé dessus.
Et faisait pas le malin, je peux vous le dire.
Et puis, et la mère Noël était pour content.
Va te couper la barbe, lui disait.
Va te couper la barbe.
Le lutin en a alors les deux enfants dans une pièce encore plus grande que la précédente.
À l'intérieur, des jouets à non plus finir.
Des trains électriques, des poupées, des camions, des voitures, des ballons de foot, des jeux de société.
Des cartes Pokémon.
Il y en avait partout.
Louisa et Nino n'en croyaient pas leurs yeux.
Wow, tous ces jouets, mais il y en a des milliers.
C'est exclamant Nino.
Exactement.
Répondi le lutin.
C'est ici que nous retapons les oeilles.
Des oeilles dont des enfants se sont sévarrés.
Nous les réparons, nous les nettoyons, et nous les offrons à d'autres enfants.
Comme ça, bah, pas de cassis, pas de cassis, pas de cassis, pas de cassis.
C'est le maire Noël qui dit ça tout le temps.
Ah, génial. Je peux peut-être vous donner d'autres voitures ?
Dis Nino.
Elles sont pas cassées, mais je vous préveille.
Très bonnes idées, Nino. Nous en reparlerons plus tard.
Il faut faire vite. Le père Noël ne devrait plus tarder.
S'il vous voit ici, il va se déconcentrer et aura du mal à finir le travail qu'il a à faire jusqu'au 24 soir.
Et vous le savez, il a beaucoup, beaucoup de travail.
Je vais vous faire passer par une autre sortie.
Mais surtout, vous devez me promettre une chose, par un moment de ce que vous avez vu et entendu.
Premier jour et, premier jour et, Monsieur Lutin.
Vous allez filer maintenant, hein.
Vous allez aller, allez, ouste. On y va.
Louise a et Nino ressortir de l'autre côté du jardin.
En prenant un tunnel qui les amnade directement dans la niche du chien.
Ruff, ruff, ruff.
Pardon, Toulouse. Excuse-nous, Toulouse. On s'est perdu. On jouait à cache-cache.
Les enfants rentraient chez eux.
Avec un secret qu'ils étaient bien décidés à garder. Rien que pour eux.
Je vais quand même avoir du mal à pas le raconter à mes copains, hein.
Dis Nino. Pfff ! répondit Louisa.
De toute façon, ils te croiront jamais.
Mais nous, on s'en fiche. On sait que c'est vrai.
Voilà. C'était l'Atelier secret du Père Noël.
Une histoire écrite et racontée par Céline Kalman.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Müller
et réalisé par Alexandre Ferréra.
Si cette histoire vous a plu, n'hésitez pas à en parler partout autour de vous.
A vos cousins, à vos copains et même à votre maîtresse
ou à votre maître, qui sait, pendant les temps calmes,
elle vous fera peut-être écouter encore une histoire.