Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui vous allez décourir l'épisode 4 et dernier épisode
de Paula et l'album Oplier.
Cette histoire a été un peu particulière, vous avez entendu des voix que vous n'aviez
jamais entendu avant.
Ce sont les voix de Paulette, Louis, François et Elizabeth, de les pattes Pierre et Marie-Curie
de Rétier en Bretagne, une maison remplie de joie et de personnes âgées qui vivent.
Ici on reçoit souvent des journaux de neveo, c'est toujours un moment festif et joyeux.
On se partage des journaux de chacun et d'une pour savoir ce que deviennent leurs enfants
et petits-entre-moi.
Souvent on voyage de journaux en journal et c'est merveilleux, j'adore ces jours-là.
Voilà tout est dit, alors pour envoyer de la joie vos papiers et mamies, rendez-vous
sur neveo.io et maintenant on part rencontrer la mamie de Paula.
Il y a des souvenirs tellement bien cachés que tout le monde les a oubliés.
Certains dorment dans le recoin d'une boîte, d'autres attendent qu'on les regarde collés
dans un album.
Mais si tu t'enloreilles, tu pourras peut-être entendre tout au fond d'un grenier la drôle
de riz tournel des années passées.
Dans la tête de Paula c'est comme un grand tourbillon, un manège lancé à toute allure
qui se sentit et s'envole.
Grâce aux recherches d'Alphonse, elle a découvert qu'elle avait une arrière grande
tante de cent ans encore en vie, une dénommée Louise qui habite au fin fond de l'Écosse.
Et elle n'a qu'une hâte, partir à sa rencontre.
Paula pense aux milliers de questions qu'elle pourrait poser à Louise.
En cent ans, elle a dû en voir des choses extraordinaires.
Dans la cuisine de la maison de Suzette, Ali et Alphonse dévorent de croissants dorés
pendant que Suzette avale un café noir.
Il faut qu'on prenne la boîte avec nous.
Tu sais, celle où est rangée le petit miroir et la drôle de pièces creuses.
Peut-être que Louise pourra nous expliquer à qui appartenait ces objets.
Oui tu as raison et on prendra l'album avec nous.
Peut-être qu'elle sera ce qui est arrivé aux photos de Churé.
Mais j'espère surtout qu'elle pourra nous dire à qui appartient ce médaillon gravé
d'un E.
Albon entre dans la cuisine en se frottant les yeux.
C'est bon tu as fini ta nuit la main à mot.
Se moque Paula gentiment.
Oui parce que nous pendant ce temps on a eu le temps de planifier un voyage en écosse.
En écosse ? Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Demande Albon en ouvrant des urons.
Paula lui tend un croissant et lui explique ce qu'elle fait sa découverte en fouillant dans les recoins d'internet.
Moi aussi je veux venir avec vous en écosse.
On a commencé cette enquête ensemble.
On va la finir ensemble.
Oui trop bonne idée.
Il y a de la place pour tout le monde dans le bus.
Ah oui ? Même pour deux grands-pères curieux ?
Demande Alie en se liçant le moustache.
Oh bien sûr !
Saurie Suzette.
Merveilleux.
J'espère seulement que je ne me suis pas égaré dans mes recherches.
Et que Louise habite bien en écosse.
Il y a le fonce.
Mais comment ça se fait que ça a été aussi difficile de le retrouver ?
Questionne Paula.
Ah ben ça j'en sais rien.
C'est comme si quelqu'un était passé derrière.
Oui, facez tous ces traces.
C'est assez étrange.
Nous verrons bien.
Allons faire une bralise.
Exulte Suzette.
Hein ? Quoi ? Quelle valise ?
Paula se retourne.
Sa mère se tient dans l'entrebaillement de la porte.
Et il les regarde avec des yeux comme des sous-coupes.
Ah oui, j'avais oublié ce petit détail.
Grimas Paula.
Il va falloir convaincre Lisa et ça ne sera pas une mince affaire.
Paula prend doucement la main de sa maman.
Maman, écoute-moi.
Ce qui s'est passé est très important pour notre panne.
Aujourd'hui, on a peut-être la chance de rencontrer la tante de mamisette.
La sœur de sa mère.
Et aussi de découvrir qui est eux.
Et de comprendre plein de ce chose.
S'il te plaît, laisse-nous partir.
S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît.
Lisa regarde Paula et soupire.
Bon, je comprends. C'est d'accord.
Mais vous partirez la semaine prochaine, parce que ce sont les vacances.
Moi, je ne pourrai pas venir avec vous, j'ai trop de travail.
Alban, il faudra que tes parents soient d'accord, bien sûr.
Paula n'en revient pas. C'était si facile.
Comme si sa maman avait lu dans son cœur à quel point ce voyage était important pour elle.
La semaine passe à une vitesse d'escargot.
Paula n'a que le voyage en tête.
Elle sait que sa grand-mère est en train de réparer le bus et des d'Alphonse et d'Ali.
Elle a tellement hâte de s'asseoir derrière Suzette et de la regarder conduire.
Ces deux petites mains ridées posées sur l'immense volant.
Le samedi des vacances est enfin là.
Paula et Alban sont prêts.
Ils allaient accompagner jusqu'à la maison de Suzette.
Dans le jardin, le bus brille de mille feux sous les rayons du soleil.
Qu'est-ce que vous lui avez fait ?
C'est merveilleux Paula.
Oh ça, on lui a juste donné un petit coup de jeûne avec toi ou de pinceau.
Sourit Suzette. Paula et Alban montent dans le bus.
Allez, si tout le monde est prêt, on est partis. Accrochez vos ceintures.
S'exclame Suzette en se glissant sur le siège de la conductrice.
Alphonse redresse son chapeau et Alie machouille un bâton de réglisse.
Paula tient sur ses genoux la boîte à souvenir et l'album.
Elle a accroché le petit médaillon libellule, gravé d'un E autour de son cou.
Le bus crachote et vrombit.
Les pneus crissent sur les petits cailloux.
Elisa leur fait de grands signes de la main.
Bon voyage ! Soyez prudents !
Paula envoie un bisou à sa mère à travers la vitre.
Le bus passe le portail et l'aventure commence.
Suzette prend un premier virage sur les chapeaux de roue, puis le bus s'envole sur un dos d'âme.
Ha ha ha ! Tu me pales d'un ralentisseur.
Ça décolle le pot-potin et s'armelle les idées en place.
Rissu Zette. La boîte sur les genoux de Paula a laissé chaper un petit teintement.
On pourrait peut-être regarder un peu mieux le contenu de cette boîte.
Propose Paula.
C'est vrai, il y avait cette histoire de pièces creuses !
Se souvient Alban.
Paula ouvre la boîte avec précaution et pose les objets sur la petite tablette devant elle.
Alban prend la pièce entre ses doigts et l'ouvre en deux.
C'est étrange quand même cette histoire.
À quoi peut bien servir une pièce creuse ?
S'interroge à l'île.
Il prend le petit miroir de poche dans sa main et l'ouvre.
Il se lisse tranquillement à la moustache en se regardant dedans.
Il incline un peu le miroir et soudain, son regard se fige.
Ça alors, regardez !
S'exclament-il entendant le miroir à Paula et Alban.
Paula se crue de son reflet.
Elle voit juste ses yeux et son nez en gros plan.
Pange-la un peu sur le côté.
Paula suit le conseil d'Ali et elle n'en croit pas ses yeux.
Dans l'angle du miroir, des lettres et des chiffres apparaissent.
Mais c'est incroyable !
Elle tend le miroir à Alban.
Oui ! C'est complètement fou ! On dirait un code !
Alphonse y jette un œil.
Tu as raison. Ça m'a tout l'air d'être un message codé.
Voilà qui est intrigant.
A six au volant du bus, Suzette n'empère pas une miette.
Une pièce creuse, un miroir codé,
je ne sais pas qui appartenait ses objets dans cette boîte.
Mais cette personne avait des secrets.
Peut-être que Louise pourra nous en dire plus.
En tout cas, j'espère.
La journée passe entre parties de cartes
et fournées de petits gâteaux préparés par Alice.
Le soir tombe et les phares projectent leur lumière orangée sur la route.
C'est l'heure de se coucher.
Si tout se passe bien, demain, quand ils se réveilleront,
Suzette leur aura fait traverser la manche.
Paula se blottit dans sa couchette.
Le ronronnement du bus l'a bers et elle s'endort.
Et sofard ! Qu'est-ce que tu fais au milieu de la route ?
Et voilà ! C'est à droite !
Nous instaîchons la poêle dure.
Paula ouvre les yeux et bondit de sa couchette.
Suzette est accrochée au volant les sourcils français.
Il ne s'est pas conduit à faire ici.
Mais non, mamie Zette, c'est toi !
En Angleterre, on conduit à gauche.
Par la barbe, Zinc Casse-sur, mais tu es en raison ?
J'avais complètement oublié.
Oh là là, je débloque.
Il est temps de faire une pousse.
Elle garde le bus sur le côté de la route.
Une fine pluie ricoche sur le pare-brise.
Alice fait sauter des crêpes pour le petit déjeuner.
Alphonse s'assoit à la table.
Bon, je vais repenser à cette histoire de messages codés.
Et j'ai fait quelques recherches cette nuit.
Paula sent son coeur qui tape dans sa poitrine.
Tu l'as décodé ?
On peut dire ça.
Voilà ce que ça donne.
Transfaire du colis prévu mardi 15.
Et utiliser la fréquence 99.3 pour autre information.
Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Demande Albon.
Ça, j'en sais rien.
Mais ça m'amuse tout ce mystère.
J'espère qu'on aura vite le fameux mot de l'histoire.
Souris Alphonse.
Ce qui est sûr, c'est qu'il ne va pas nous arriver tout cuit sur un plateau.
Allez, on reprend la route, direction Plochmachin.
Plochton, mamie Z.
Bon, je n'arrive pas à le revenir.
On dirait le bruit que fait une venteuse à toilettes.
Et Suzette démarre à fond les ballons.
Le bus roule toute la journée sous la brune.
Derrière les vitres, des fils, des vaches, des châteaux, des moutons, des lacs et des rivières, des immeubles de briques rouges.
Et enfin, au fond d'une vallée, un panneau tout ordu annonce Plochton.
Un timide rayon de soleil éclaire la campagne Cossais.
On est arrivé.
Bon, et maintenant, comment on leur trouve cette Louise ?
Il ne doit pas y en avoir. 50, des grands-mères de 100 ans dans ce village.
On pourrait demander dans ce pub.
Sugérat-Leban, au montrant une devanture vert et or sur le port du trottoir.
Bonne idée. Venez avec moi, les moufflés. Vous avez connu de quelque chose comme vous en voulez, non ?
Et Suzette en enfilant son imperméable.
Paula et Alban se regardent.
L'anglais n'est pas leur matière préférée à l'école, mais les deux enfants suivent Suzette dans le pub.
Ça sent les frites et le poisson. Des rires montent de tous les coins.
Paula et Alban s'avancent vers une serveuse.
La serveuse les regarde, les réintriguées, puis elle aperçoit Suzette et un sourire éclaire son visage.
Vous voulez quelque chose pour drinker ?
Je crois qu'elle te confond avec quelqu'un d'autre.
Elle n'est pas Ernestine. Elle est Suzette.
C'est une jolie ? Elle est Ernestine.
Ernestine, live.
Merci. Bye-bye.
Ok, bye.
Alors que Suzette prend le volant, Paula explique.
Je sais. Mais oui, tu as raison, Alban.
Ce n'est pas la même petite fille qu'on voit sur les photos.
Il y a Louise avec sa médaille papillon et Ernestine avec sa médaille libéluse.
Seulement, elle se ressemble comme de goutte d'eau, surtout sur de visées et photos en noir et blanc.
Ça va, m'amizette ?
Oui, oui. C'est juste que ces histoires de petites filles qui se ressemblent, j'ai des souvenirs qui reviennent.
Le bus s'arrête devant une petite maison au volet bleu. La puisse est remise à tomber. Tous les cinq descendent.
Suzette s'avance comme dans un rêve et toque à la porte.
Celle s'y s'ouvre et elle se retrouve néanée avec son double. C'est comme si la porte s'était ouverte sur un miroir.
Brudouille Suzette. Une larme coule sur sa joue.
La dame en face la regarde des murmures.
Ma Suzette.
Les deux vieilles femmes tombent dans les bras l'une de l'autre. Un lomb au m'en passe.
Elle lit et suit une petite poussière au coin de son œil et elle fonce se gratte la gorge en reniflant.
Alban, lui, pleure franchement. Paula a l'impression d'avoir réuni deux pièces d'un même puzzle.
Mais elle a encore tellement de questions. Ernestine les invite à entrer. Suzette présente tout le monde.
Et elle, c'est Paula, ma petite fille. Elle va te raconter ce que nous on fait ici.
Et Paula explique tout. Le vieil album avec les photos découpées, la boîte, la médaille. Comment Alfonça retrouvait la trace de Louise.
Et d'ailleurs, qui est Louise ?
Elle est là, dans le fauteuil, au coin du feu. Mais elle n'a plus tout sa tête. Et là...
100 ans ?
Oui, c'est ça. J'ai de bien renseigné. Maman, regarde, on a de la bugite.
Féernestine en tournant doucement le fauteuil.
Bonjour Louise. Oh ça alors. Ma mère Charlotte est morte il y a 30 ans.
Mais je suis certaine qu'elle aurait ton portrait cassé si elle avait vécu aussi longtemps.
C'est exclam Suzette.
Alors vous êtes cuisine. Et vos maman était jumelle. C'est pour ça que vous vous ressemblez autant ?
Oui c'est ça. Mais si on regarde bien, il y a quand même quelque différence. Attendez, je vais chercher quelque chose.
Féernestine en disparaissant dans le couloir. Paula observe Louise. Elle a les yeux fixés sur la vieille boîte à souvenir qu'elle tient dans les mains.
Féernestine revient avec un album. Elle l'ouvre. Des dizaines de photos découpées au déchiré sont collées sur les pages.
Mais ce sont tous les morceaux de photos manquant de notre album. Mais pourquoi est-ce qu'elles ont été déchirées ?
À cet instant, un son rock sort de la bouche de Louise et son doigt se tend vers la boîte. Féernestine s'approche de sa mère.
Qu'est-ce que j'ai à maman ? Tu veux boire cette boîte ?
Louise hoche faiblement la tête. Paula s'approche de la très vieille femme et ouvre la boîte.
D'une main tremblante, celle-ci attrape le petit foulard et un sourire éclaire son visage. Elle saisit le méroir et une larme roule sur sa joue.
Elle connaît cette boîte et tout ce qu'il y a dedans.
Ernestine hoche la tête.
Cette identité a été démasquée. Elle est venue me chercher et nous avons fui jusqu'à ce petit village perdu.
Pour ne pas qu'on nous retrouve, elle a effacé toute notre hanche et elle a déchiré les photos sur lesquelles nous apparaitions toutes les deux.
Mais oui, je me souviens maintenant. Nous étions comme deux soeurs.
Ce rappel Suzette. Paula regarde Louise qui a le nez dans son foulard de soie verte et les yeux perdu dans ses souvenirs.
Elle regarde Suzette et Ernestine qui se tiennent la main comme deux petites filles. Elle regarde Ali à le fonce et à le bon qui sourit.
Elle ne s'est jamais sentie aussi heureuse. C'est comme si chaque chose avait enfin trouvé sa place.
...
...
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté, une création originale écrite par Lucille Petit.
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A très vite !