Seules

Durée: 10m18s

Date de sortie: 15/06/2023

Devant le grand porche de l’école primaire, les enfants se bousculent et dévalent les marches du perron pour rejoindre le bus ou le parking où les attendent leurs parents. Chloé cherche sa mère. D’ordinaire, elle se gare toujours au même endroit sous les tilleuls, mais aujourd’hui, pas de voiture rouge...


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Andorys. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Studio Module. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Zaza la Colombienne.

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Les petites histoires de Telming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous va vous raconter,
seule une histoire imaginée par Andoris.
La sonnerie retentie dans la cour de récréation
et les portes des classes s'ouvrent à la volée.
Les courses sont terminées pour aujourd'hui.
Devant le grand Porsche de l'école primaire,
les enfants se bousculent et dévalent les marches du Pérou
pour rejoindre le bus ou le parking où les attendent leurs parents.
Au revoir, à demain.
Chloé salue ses amis de la main et cherche à sa mère.
D'ordinaire, cette dernière se garde toujours au même endroit,
sous les tilles-hulls.
Mais aujourd'hui, pas de voiture rouge.
C'est étrange.
Maman n'est jamais en retard pour venir la chercher.
C'est qu'après, il faut se rendre à l'école maternelle
pour récupérer Manon.
Alors il n'y a pas trop de temps pour traîner.
Chloé s'assoit sur le trottoir,
adossé au tronc d'un tilleul.
Peu à peu, les gens s'en vont et le parking se vide.
M. Pinçon, le maître de Chloé s'approche avec sa sacoche à la main.
Eh bien Chloé, tu rentres pas chez toi ?
Si, si, M. Pinçon. J'attends juste ma mère.
Ça m'ennuie de partir entre les sans-seuls.
Est-ce que tu veux que je l'appelle pour vérifier quel est ton route ?
Ou que j'attends avec toi le temps qu'elle nous rejoigne ?
Oh non, non, c'est pas la peine. Merci beaucoup.
Je vais attendre tranquillement.
Je suis certaine qu'elle sera là bientôt.
Très bien. Si tu es sûr de toi.
M. Pinçon s'en va et Chloé reste seul.
Tout est calme.
Malgré ses paroles assurées, la petite fille doit bien reconnaître qu'elle est inquiète.
Maman n'a jamais été aussi en retard.
Lorsqu'elle finit par arriver, d'ordinaire, il reste des parents.
Mais pas cette fois-ci.
Chloé se demande ce qui a bien pu l'artarder
et surtout si elles seront à l'heure pour récupérer Manon.
La maîtresse risque de se fâcher.
Elles détestent quand les parents ne sont pas ponctuelles.
Le temps passe lentement et la voiture rouge n'arrive toujours pas.
Enfin, lorsque l'église sonne,
indiquant qu'il est déjà quatre heures et demi,
Chloé se décide.
Elle se lève et prend la direction de l'école maternelle
pour aller chercher sa petite soeur.
S'il est arrivé quelque chose à Maman,
c'est à elle la grande de prendre soin de Manon.
À cette idée, le cœur de Chloé se sert,
mais elle n'a pas le temps d'être inquiète.
D'école de Manon n'est pas tout près.
Le long du chemin, Chloé court presque,
malgré son sac trop lourd sur ses épaules.
Lorsqu'elle arrive enfin, Mme Carrel est furieuse.
Il n'y a plus que Manon avec elle
et elle attendent toutes les deux devant la grille qui est fermée.
Pardon, Mme Carrel.
Je suis désolée de vous avoir fait attendre.
Mais t'es venue toute seule ?
Où est ta mère, Chloé ?
Maman, elle n'a pas pu venir nous chercher,
mais ne vous en faites pas, Mme Carrel.
Manon et moi, on va rentrer à pied.
À pied ? Mais vous habitez hors de la ville.
Ça va vous prendre un temps fou.
À quoi pense votre mère ?
Mais non, mais c'est pas si loin. On va se débrouiller.
Mme Carrel, regarde sa montre.
Je vous aurais bien ramené chez vous, les filles,
mais je ne peux pas, je dois aller chercher mon fils au lycée.
Et je vais déjà être en retard.
Ne vous en faites pas pour nous. Je sais comment rentrer.
Tout va bien se passer.
Bon, ben très bien. Au revoir, Chloé.
Et soyez prudente.
Mme Carrel, par à son tour, laissant Manon et Chloé seuls devant l'école.
Manon se retient bravement de pleurer
et sert fort la main de sa grande-sœur.
Chloé, elle est où ma mort ?
Pourquoi elle n'est pas venue ?
Est-ce que tu penses qu'elle nous a oubliés ?
Mais non, bien sûr que non, petit lapin.
Doit y avoir une bonne explication.
Tu penses qu'il lui est arrivé un accident ?
Je suis certaine qu'elle va très bien.
Mais pour être sûr, il faut rentrer à la maison.
Mais moi, j'aime pas marcher, ça me fatigue.
On pourrait pas faire du top, plutôt.
Ah non, ça s'appelle du stop.
Et c'est hors de question.
Il faut jamais monter dans la voiture de Jean qu'on ne connaît pas.
Tu le sais, ça.
Allez, on y va maintenant.
La maison de Manon et Chloé est juste à la sortie du village.
Elle ne se trouve pas très loin,
mais c'est quand même un sacré bout de chemin à faire pour deux petites filles,
chargées de leur sac d'école.
Chloé réconforte sa sœur,
l'aide à enfiler les bretelles de son sac à dos lapin,
la prend par la main et se met en route.
Au début, Manon avance sans faire d'histoire,
mais elles ont à peine passé le premier carrefour que la petite fille
commence à sous-pirer.
Chloé, je suis fatiguée et j'ai mal au pied.
Oui, ben moi aussi, mais regarde, on est presque arrivé à la boulangerie.
On prendra le chemin de l'étend et on sera à la maison en rien de temps.
Ah, est-ce qu'on ne pourrait pas demander à la boulangère de nous ramener chez nous ?
Elle travaille la boulangère, elle n'a pas que ça à faire.
Allez, courage !
Tiens, pour faire passer le temps pendant qu'on marche,
on n'a qu'à faire un concours d'oiseau.
C'est celle qui envoie le plus qui a gagné.
Pendant tout un temps, le jeu garde Manon occupé.
Elle désigne tous les corbeaux et les martines à quelle croise.
Chloé, elle est beaucoup moins attentive et tient très mal le score.
Même si elle se montre courageuse, elle commence à fatiguer et l'inquiétude la gagne.
Lorsque les deux enfants arrivent au bord de l'étend,
elles ont à peine fait la moitié du chemin.
Manon s'arrête nette et se mette à pleurer pour de bon.
Je suis fatiguée, j'en ai marre de marcher, puis j'ai faim.
Ah, s'il te plaît Manon, ne pleure pas.
Moi aussi, je suis fatiguée, mais il faut qu'on rentre à la maison.
On va pas rester ici.
En plus, on dirait qu'il va pleuvoir.
Comme pour lui donner raison, le vent se lève,
charger d'humidité et les premières gouttes de pluie se mettent à tomber.
Manon n'en pleure que davantage.
Chloé a bien du mal à ne pas pleurer elle aussi.
Elle se demande si c'était une bonne idée de quitter l'école.
Peut-être aurait-elle dû rester sur le parking.
Et si Maman est arrivée depuis qu'elle s'en partie,
qu'est-ce qu'elle a pu penser en ne les trouvant pas ?
On aurait dû faire du top.
Non, il ne faut jamais faire de stop Manon.
Mais j'aurais sans doute dû accepter l'aide de Monsieur Pinson.
Ouais, c'est trop tard maintenant.
Il faut rentrer toute seule sinon on risque d'avoir des problèmes.
Et puis on va attraper froid.
Je veux ma maman.
Allez, viens. Allez, viens.
Je vais te prendre son mondeau.
Chloé s'accroupit et laisse Manon s'accrocher à elle
avant de lutter pour se remettre sur ses jambes.
Que c'est lourd !
Chloé n'aurait jamais cru que sa sœur serait si difficile à porter.
Mais il faut bien continuer.
Elle avance, longant la route en prenant garde de ne pas tribucher.
Manon s'accroche à son sac en sanglottant.
Chloé ne sait pas si elle va réussir à te dire le coup jusqu'à la maison,
qui est encore un peu plus loin après le panneau du village.
Mais elle met un pied devant l'autre,
en essayant de ne pas penser à tout ce qui lui reste de chemin à parcourir.
Peu à peu, la pluie se met à tomber de plus en plus fort
et elle ruisse elle sur le visage de Chloé qui ne peut pas les suyer,
car elle retient sa sœur.
La route monte lentement.
Le sol, le gorgé d'eau du bas-côté la fait glisser à chaque pas.
Peu à peu, elle sent l'épuisement la gadier qu'en soudain.
Manon lui tapote la tête.
Chloé ? J'entends une voiture.
Le cœur de Chloé bondit dans sa poitrine.
Elle se retourne, mais malheureusement c'est une voiture grise
qui s'approche lentement sous la pluie.
Oh, c'est pas maman.
Chloé ne répond pas.
La voiture ralentit de plus en plus.
La petite fille sent la panique la gagner.
Que leur veut le conducteur ?
Vite, Manon, descend, on va dans la forêt.
Allez, allez, allez, mais pourquoi il fait tout noir dans les bois
et il y a de la boue ?
La voiture est presque arrivée à leur auteur
et il n'y a plus aucun doute elle va s'arrêter.
Chloé attrape la main de sa sœur et l'entraîne de l'autre côté du fossé
jusqu'à l'horizon bois.
Cour !
Une portière claque derrière elle.
Chloé, Manon, c'est moi.
La voie arrête nette les deux enfants dans leur course.
Après un instant d'incrédulité, elle revient en arrière.
Manon est la première à réagir.
Maman !
La petite fille saute par-dessus le fossé
jusque dans les bras de sa mère, debout près de la voiture grise.
Chloé les rejoint plus péniblement,
se rendant compte qu'elle est à bout de force.
Oh là là, monte et vide dans la voiture les filles.
Vous êtes trempée.
J'étais très inquiète quand je vous ai pas trouvé à l'école.
Je suis tellement désolée de vous avoir raté.
Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
Pourquoi t'étais pas là et qu'est-ce que c'est que cette voiture ?
Maman, aide les filles à s'installer tout en leur répondant.
J'ai eu un souci avec la voiture.
Alors le garagiste est venu la chercher
et ça a pris plus de temps que prévu pour me trouver une voiture de près.
J'étais en retard pour venir à l'école,
mais quand j'ai vu que vous étiez pas là, j'ai eu très peur.
Oh pardon maman.
Et puis après, je me suis dit que ma grande fille avait dû prendre les choses en main
et j'ai voulu vous rattraper sur la route.
T'as très bien agi, Chloé, t'en fais pas.
Ah oui, vraiment ?
Bien sûr. Ramener ta soeur était une bonne décision.
Et de ce que j'ai vu, tu étais très prudente.
Et il s'en est fallu de peu que je sois obligé de vous courir après dans le bois.
C'est parce que j'ai pas reconnu la voiture.
Oui, je m'en doute.
Allez, c'est fini.
On va rentrer à la maison, boire un chocolat chaud et manger des biscuits.
Oh oui, je meurs de faim.
Moi aussi, mais j'ai surtout très envie de me faire couler un bombain,
si ça vous en eut pas.
La douche que j'ai prise était un peu froide.
Etant dit que la pluie s'abat sur la forêt,
tout le monde éclate de rire dans la voiture.
Voilà, l'histoire est finie.
Avec l'équipe, on aimerait beaucoup que vous nous disiez ce que vous avez pensé de cette histoire.
Dites-le-nous par mail à l'adresse Hello à rebase.telming.com,
sur Instagram,
ou pour celles et ceux qui nous écoutent sur Spotify
en cliquant sur le bouton Répondre, situé sur la page de l'épisode.
Merci d'avance.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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