Bonjour à tous, bonjour les enfants. Un épisode exceptionnel aujourd'hui,
puisque vous allez pouvoir écouter en une seule fois la deuxième saison des vacances extraordinaires.
D'ailleurs, j'ai une très bonne nouvelle. Si cette histoire vous plaît les enfants,
sachez qu'elle va sortir en livre disponible partout.
Vous pouvez précommander ce livre avant le 14 juin,
et puis après vous le trouverez dans toutes vos librairies ou sur internet.
Vous allez voir les illustrations sont exceptionnelles.
Histoire écrite par Benjamin Mulair et Céline Calman, réalisée par Alexandre Ferrerat.
Mathias ! Melissa ! Oui ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Couriez ! Il y a une lettre pour vous.
Voilà un an que Mathias et Melissa avaient réussi à mettre Elliot à l'abri,
sur l'île de Calmada, après des vacances extraordinaires.
Cette année, c'était plutôt bien passé. Mathias venait de terminer son année de CE1.
Il savait désormais très bien lire, avec d'excellentes notes en sciences,
en particulier lors du cours sur les dinosaures.
Il était inscrit dans un club d'escalade, son prof était dit tirambi qu'à son égard,
c'était le meilleur. Et pas mal de filles étaient amoureuses de Mathias.
Mais lui, ça ne l'intéressait pas vraiment.
J'ai le temps avant de trouver le grand amour.
Disait-il à ses parents, quand il lui parlait des filles de sa classe.
Melissa, elle venait de terminer son année de CM2.
Ses résultats étaient très bons. Elle avait notamment adoré les cours d'anglais,
avec madame Smith.
Where is Brian ? Brian is in the kitchen.
Melissa faisait de l'athlétisme. Imaginez, elle cours le 100 mètres au 15 secondes.
Record à son âge.
Melissa passait beaucoup de temps à dessiner et à écouter de la musique,
avec son casque vissé sur les oreilles.
Bon, elle commençait à demander à ses parents de lui offrir un portable,
mais il refusait systématiquement.
« Tu as le temps, Melissa. Tu es trop jeune. »
Voilà ce qu'elle lui répondait.
« N'importe quoi. » pensait-elle.
Cette année, Mathias et Melissa avaient lu énormément de livres qui parlaient de dinosaures,
et regardaient quelques films aussi.
Mais bon, certains faisaient quand même très peur.
Et en plus, les dynos des films ne ressemblaient pas franchement à Elliot.
Bref, ce fut une bonne année pour Mathias et Melissa.
Les deux enfants s'étaient jurés de ne plus jamais parler de lui,
pour ne pas le mettre en danger.
Jusqu'à ce jeudi soir de juillet,
les enfants étaient en vacances depuis quelques jours.
« Mathias ! Melissa ! »
« Oui ? »
« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Couriez ! Il y a une lettre pour vous ! »
Les enfants dévalèrent les escaliers.
« C'est moi qui loue. Non, c'est moi ! »
« Non, c'est moi. C'est toujours toi qui voulait l'être. »
« Pas question. Attention, c'est fissuré. »
Chut, calmez-vous, les enfants.
Vous n'avez pas la déchirée de cette lettre. Elle est juste un peu abîmée.
Qu'est-ce qu'il voulait en voir, d'ailleurs ?
La maman retourna l'enveloppe.
Mais il n'y avait rien au dos. Aucune adresse.
Melissa eut d'alors un pressentiment.
« Mathias, je te propose qu'on aille ouvrir la lettre dans ma chambre. Entre nous. »
« Ah ! Mais non, moi, je veux l'ouvrir maintenant. »
« Mathias ! »
Ajoutes Melissa en lui faisant un gros clin d'œil.
« Je t'assure, on devrait l'ouvrir juste tous les deux. Hein ? Juste toi et moi. »
Mathias comprit alors qu'il valait mieux être discret.
« Ah oui, d'accord. Melissa, je te suis… »
Les deux enfants venaient de refermer la porte de la chambre de Melissa.
Elle déplaça la grosse commode devant la porte
pour que personne ne puisse pénétrer à l'intérieur.
« Laisse-moi lire, s'il te plaît ! »
dit Mathias.
« S'il te plaît ! D'accord, vas-y. »
Les feuilles délicatement pliées. Ils commencent à lire.
« Bonjour les enfants, c'est pas tout. Oh, Melissa, Melissa, c'est pas tout ! »
« Fais-y-as-tu-il. »
« Shhh ! Mathias, voyons ! Maman va t'entendre, tu te rappelles la dernière fois. »
« Shhh ! Oui, tu as raison. Donc je reprends. »
« Bonjour les enfants, c'est pas tout. »
« Voilà un nom qui vous avait réussi l'exploit de maître
à l'abri notre petite Théliote sur l'île de Calmatta.
Mais nous avons un problème. Malheureusement, les scientifiques l'ont retrouvée.
Par je ne sais quel moyen et l'ont capturé. »
« Je sais où il se trouve. Il est enfermé dans un hangar qui se trouve au fa fond de la franche côté,
à la frontière avec la Suisse, dans une petite ville appelée Brontarlier.
Théliote est retenue dans le hangar d'un aérodrome désaffecté.
Les scientifiques ont pris possession de cet endroit laissé à l'abandon depuis des années.
Selon les informations que j'ai pu obtenir, Théliote est maltraité.
Il réalise des expériences qui le font souffrir. Il faut absolument le sortir de là.
Et je sais que vous êtes les seuls à pouvoir réaliser cette mission périlleuse.
Je compte sur vous, plus que jamais. »
« Hein ? Qu'est-ce qu'elle a dit ? Brontarlier, tu sais où c'est toi ? »
« C'est où ça ? La franche comptée. »
« Donc on regarde sur Internet. Allons voir sur l'ordinateur de papa et maman. »
Les enfants sortirent discrètement de la chambre et se rendirent dans le bureau de leurs parents.
Ils allumèrent l'ordinateur et ta paire.
« Brontarlier, où est-ce ? »
Mais l'Issa trouva rapidement la réponse.
Brontarlier est une commune française située en Bourgogne, Franche-Contée,
à 800 mètres d'altitude dans le massif du Jura.
Deuxième ville, la pliote de France, après Brienson.
Ces habitants sont appelés les pontissaliens et les pontissaliennes.
« Ouais mais d'accord mais c'est mou. »
Attends, ça vient.
Cette ville est réputée pour un climat montagnard en hiver.
Il fait jusqu'à moins 36 degrés et elle se trouve à 1h17 de la frontière suisse entre Tinet.
« Hum, entre Tinet ? »
Demande à Mathias.
« Bah oui, c'est ce qui est écrit. »
Bon, je vous oser. Ça doit être à 3h de route de chez nous.
« Dimez-lui, Issa. »
« Je sais ce qu'on veut faire, Melissa. »
Dis Mathias.
« On va demander à Bastien de nous emmener et voilà. »
Bastien, c'est le grand cousin de Mathias et Melissa.
Il a 20 ans, il est militaire.
Mais là, il est en vacances.
Donc ça fait longtemps qu'ils t'ont prévu de passer le week-end ensemble.
Tous les trois.
« Tu te souviens qu'on va camper avec l'Hist Weekend pendant que papa et maman vont au mariage de leurs copains,
Guiraud et Delfine ? »
Donc Bastien va gentiment nous déposer à Pontarlier.
« Et je te le dis moi. Et Yotte ne fera pas long feu dans ce hangar pourri. »
« Ouais, j'espère parce que quand Pato dit qu'elle a été maltraité, je m'attends vraiment au pire. »
« Oh là là, c'est horrible. »
Les enfants avaient raison de s'inquiéter pour leur petit dinosaure,
qui dans son hangar se sentait bien seul face aux scientifiques.
« Alors mon petit Théliot, tu vas être bien sage.
C'est juste une prise de sang pour savoir ce que tu as dans le ventre. »
« Bastien ! L'Hilista ! Venez m'aider ! »
« Ha ha ! Moi tu n'as pas besoin d'appeler personne de tant en tant ici. »
« Laissez-moi ! Laissez-moi ! »
Oui, Iliot avait grandement besoin de ses amis.
Qui heureusement allait rapidement le rejoindre pour tenter de lui venir en aide.
« C'est tout droit, je te dis. Mais non, regarde sur la carte.
Pour tarder, il faut tourner d'abord à gauche et ensuite, ce sera tout droit.
Tiens, regarde, c'est écrit sur le panneau juste là. »
« Les gars, c'est moi qui conduis. Je gère. Laissez-moi rouler tranquille. »
Le plan de Mathias et Melissa avait parfaitement fonctionné.
Leurs parents étaient persuadés que les enfants passaient le week-end à camper avec leurs cousins.
Mais une fois dans la voiture, les deux enfants avaient tout raconté à Bastien.
Qui, sur le moment, était assez sceptique.
Ils ne croyaient pas un mot de ce que leur racontait Mathias et Melissa.
« Ouais, un dinosaure qui parle, qui va sur une île, qui se fait enlever par des scientifiques pas sympas.
Oui, j'attends de voir. Mais ok, je vous emmène les gars. »
Il est comme ça, Bastien. Un grand gars qui ne mesure plus de 2 mètres.
Il a toujours été le plus grand de sa classe. Il est très costaud et très très cool.
Il n'aime pas du tout qu'on lui mette la pression.
« Laissez-moi rouler tranquille, je vous dis. On va le trouver, votre hangar. »
« On peut peut-être lui demander ? »
Déclara Melissa. Bastien garasse sa voiture sur le bas-côté et claque-sona.
« Excusez-moi, madame. Est-ce que vous sauriez, par hasard, où se trouve l'aéroport désaffecté de Pont Arlie ? »
Demanda Melissa.
« Oh, il n'est pas loin l'aéroport. Alors, voyez le rond-point là-bas. Vous avez surtout droit, après vous allez à droite, puis à gauche, puis à droite,
puis au carrefour, vous allez à gauche, puis vous tournez à droite. Vous ne trompez pas là, parce que là, il faut prendre la première,
bien la deuxième à gauche, et puis après, à droite, puis à gauche, puis à droite, puis à gauche, et puis va vous y serrer.
« Ok, merci beaucoup, madame. »
Bastien va démarrer la voiture.
« Sympa cette dame, non ? »
« J'ai rien compris, moi. »
S'exclame Amatiace.
« Sympa, mais pas hyper clair. »
Puis au bout de quelques minutes, aperçure un panneau.
« Aérodrome tout droit. »
Mathias était emballée.
« Génial, on y est presque. Elliot, on arrive. Tiens bon, mon gars. »
Au même moment, dans un dérangard.
Bon, le dinosaure, on va faire une nouvelle expérience aujourd'hui. Tu vas voir, une expérience assez originale.
« Bon expérience, bon expérience, Elliot fatigué. »
« Mais si, tu vas voir, tu ne vas rien sentir. »
Enfin, presque rien.
Deux scientifiques supplémentaires arrivaient à ce moment-là, et attachaient Elliot à un siège gigantesque.
Tout en l'attachant avec des menottes, l'un des scientifiques lui demanda, « C'est-tu ce que c'est que cette chose ? »
« Non, qu'est-ce que c'est ? »
« Ça, c'est une pluie, Elliot. »
Et c'est Rafi, notre plus jeune scientifique, qui va se charger de mener l'expérience avec la pluie.
Rafi venait d'intégrer l'équipe des scientifiques du laboratoire de recherche des choses bizarres.
Après six années d'études, deux stages, un en Afrique du Sud et l'autre en Antarctique.
Rafi mesurait un mai 1973, portait des petites lunettes carrées, avait des cheveux bruns et des yeux bloc-clairs.
Il avait un sourire éclatant et paraissait beaucoup moins méchant que ses collègues.
Il s'approcha des liotes et lui glissa à l'oreille.
« Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer. L'expérience d'aujourd'hui n'a rien à voir avec les précédentes.
Mes collègues veulent simplement savoir si un dinosaure, c'est rire. »
Allez Rafi, arrête un peu de tes mesbasses.
Commence l'expérience pendant que je vais nous chercher des sandwichs.
« Patrick, tu veux un quoi ? Autour pour moi ! »
« Ok, et toi Michel ? Pourquoi Yacht ? »
« Pourquoi Yacht comme d'habitude ? Avec des corps mishos ! »
« Et toi Rafi, tu veux manger quoi ? »
« Moi, ça ira, merci, je ne suis pas très fin, non, merci, ouais. »
Le chef des scientifiques sortis est Rafi une débutale expérience.
Expérience qui consistait tout simplement à chattouiller les pattes déliottes avec la plume.
Et à votre avis, c'est chattouilleux un dinosaure ?
« Oui ! »
Et la réponse est donc oui.
Oui, un dinosaure est plus que chattouilleux, on peut le dire.
Et Yacht était mort de rire.
Un rire communicatif et qui raisonnait à des centaines de mètres à la ronde.
Le rire parvint jusqu'aux oreilles de Mathias et Melissa et de leur cousin Bastien.
« Ça c'est Eliott, c'est sûr, je le reconnais, c'est mon Eliott. »
« Oui, tu as raison, c'est bien lui, on va finir par le retrouver. »
« Et c'est beaucoup plus facile que ce que j'imaginais. Bastien, garde-toi là, on va finir à pied. »
« Euh, moi les gars, je reste dans la voiture au cas où, ok ? »
Bastien était très gentil, mais sur ce coup-là, pas très courageux.
« Mais non Bastien, tu viens avec nous, on a besoin de toi. J'ai un plan, écoute bien. Tu vas te faire passer pour un livreur des pizzas. »
« On va aller en acheter une là, juste à côté. Nous, on peut pas le faire, on est trop petits. »
« Oui, ok, mais je prends une pizza, quoi ? »
« Bah je sais pas, spécialiste local, oh et puis on s'en fiche. »
Bastien sortit de la voiture et se rendit dans le restaurant, juste à côté.
Devant lui, un homme commandait des sandwichs.
« Alors, on a un sandwich au ton, un cancoyote et avec ceci, je vous mets une baguette pour ce soir ? »
L'homme en costume noir répondit sèchement.
« Non, pas de baguette, mettez-moi un sandwich au poulet et trois bouteilles d'eau. »
« Très bien, monsieur, et avec ceci ? »
« Oui. »
« Ce sera tout ? »
« Oui. »
« Ça fera 10,99 euros, tout roux. »
« Oh, pitié, je vous rajoute une saucisse de mortaux. »
« Chez que le Rafi l'aime bien ça. »
« Et donc, ça fait longtemps qu'il est pas venu me voir le petit. »
« Mais bon, vous, les scientifiques, chez que vous arrêtez jamais, hein. »
« Allez, à demain. À qu'il tourne ! »
Bastien, qui se trouvait juste derrière, n'en revenait pas.
« Si, scientifique, elle a bien dit scientifique. »
« Euh, bonjour, je vais prendre une pizza, chorizo, coûture d'asperge. »
« Euh, pas besoin de la cuire, hein, et garder la monnaie. »
« Faut que j'y aille. »
« Oh, ben, y'a vraiment des gens. »
« On l'aura tout vu. »
« Dis voir, Martine. »
« Y'a un gars, là, qui commande une pizza, il me laisse un billet, pis il n'a reparti sans rien. »
« Il a juste pris le carton, on dit, non. »
« On aura tout vu, je t'ai dit. »
Bastien s'engouffra dans la voiture. Le coeur a son à l'heure.
« Mathias, Melissa, les scientes, les scientes, les scientes... »
« Quoi ? Mais qu'est-ce que tu veux dire, Bastien ? »
C'est nerveux, Mathias.
« Les siens, les siens, les scientifiques, quoi. »
« Y'en a un qui était juste devant moi dans la boulangerie, il commandait des sandwichs. »
« Faux suis, c'est le gars-là au costume, il vient de tourner à droite. »
« Ok, super, bien joué, Bastien. Suivons-le. Il va nous mener tout droit à L. »
Discrètement, Mathias, Melissa et Bastien le suivent en voiture dans les petites ruelles de Pont-Parlier.
Le scientifique grimpe pas dans un grand van noir.
« Je me souviens de ce van, c'est celui qui nous suivait l'été dernier, dans le tourpincar avec Romy Marjoliette. »
« Parce que Mathias, il n'oblie pas ce genre de détails. »
Il accélera, puis au bout de quelques minutes, quitte à la ville,
pris une petite route qui l'emmena directement devant un énorme engard.
« C'est là, voilà, Eliott est ici. »
Dis Melissa.
« Garce-toi, là, Bastien. On va élaborer le plan. »
Bastien gara la voiture sur le bas-côté, et Melissa lui explique à la suite.
« Donc, Bastien, tu prends le carton de la pizza et tu essaies d'entrer discrètement par la porte du hangar. »
« Oui, ok, après, répondit Bastien. »
« Après, euh... »
Déclarent Mathias.
« T'improvises. »
« C'est ça votre plan ? » demanda-t-il.
« Ok, j'aime bien l'idée. Allez, à toute ! »
Bastien sortit de la voiture et se dirigea courageusement vers l'entrée du hangar.
Alors qu'il marchait, il entendit à nouveau ce rire si...
unique, étrange, bizarre.
« Rire »
Bastien se positionna.
Mathias et Melissa l'observaient.
Il ouvrait la porte en toute décontraction et s'introduisit dans le hangar.
Les minutes qui suivirent furent, comme vous pouvez l'imaginer, interminables pour Mathias et Melissa.
« Imagine qu'elle se fasse capturer. » demanda Mathias.
« Ah oui, j'avais pas du tout pensé à ça. » répondit Melissa.
« Donc il faut que j'improvise, que j'improvise... »
« Ouais, ok, pas de problème ! »
Bastien venait de pénétrer dans le hangar.
Il s'orientait en suivant les rires et les cris,
sans vraiment trop savoir comment il allait procéder pour récupérer Elliot.
« Rire »
Pendant ce temps-là, dans la voiture, Mathias et Melissa s'inquiétaient de plus en plus.
« On a fait une erreur. On n'aurait jamais, jamais, jamais du le laisser y aller seul. »
« Ouais, je suis d'accord, il est gentil, Bastien, mais bon, c'est vrai que... ouais, quoi. »
« Bah, que quoi ? »
« C'est pas Jason Bond, quoi. »
« C'est costaud, mais on n'avait pas sûr qu'il soit capable d'être discret. »
« De se fofiler et nous ramener y autres aussi. »
« Ouais, je suis d'accord. Bon, on verra bien. »
Au moment où Melissa termina sa phrase,
et alors que les enfants avaient les yeux rivés sur l'entrée du hangar,
quelqu'un frappa sur la vitre avant de la voiture.
Ce qui fit sursauter Melissa et Mathias.
Dehors, une femme leur faisait coucou.
Melissa baissa la vitre.
« Hé, les enfants ! Bonjour ! »
« Bonjour ? » répondit Melissa.
« Je peux vous aider ? Qu'est-ce que vous faites là, Sturcy ? Vous êtes perdus ? »
« Euh, non, non, madame, tout va bien. En fait, notre cousin travaille dans ce hangar,
et il a dû venir récupérer ses affaires qu'il avait oubliées,
et il nous a demandé d'attendre sagement dans la voiture. »
« Bon, restez pas dans la voiture, venez chez moi. J'habite juste là, là, dans la maison bleue.
Et puis, si vous avez un petit creux, j'ai tout ce que vous voulez.
C'est moi qui tiens une déboulangerie de la ville.
Moi, c'est Nathalie, mais on m'appelle Lanat.
Et vous, c'est quoi vos petits noms ? »
« Euh, moi, c'est Melissa. Et moi, Mathias. »
« Oh, ben, c'est rudement mignon, dis donc, c'est rudement mignon.
Bon, ben, restez pas dans la voiture, venez donc chez moi.
J'ai des pas au chocolat, j'ai des croissants nature, pis y'a même de la pizza.
Un gars aujourd'hui, il est venu dans ma boulangerie, et puis il est reparti qu'avec les cartons.
Y'a des gens bizarres quand même. Y'a des gens bizarres.
« Ben, justement, nos parents, ils nous ont toujours appris à ne pas suivre des inconnus.
Donc, ben, on va rester ici et attendre sèchement notre cousin. »
« Oh, ben, vous avez bien raison. Mais n'hésitez pas, hein.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis juste avec mes chats.
J'en ai cinq, si vous voulez venir les voir.
Bon, il faut pas demarrer une mouche, hein. Faut pas demarrer une mouche.
Bon, ben, beaucoup rage les enfants, hein.
Et n'hésitez pas, peut-être à plus tard.
« Nathalie la Boulanger retourna donc dans sa maison en agitant les bras pour saluer les enfants. »
« Très sympa, cette Nathalie.
Ouais, ouais, sympa, mais bon, euh...
Quoi mais bon ? Mais tu vas pas la critiquer, quand même.
Non, mais bon, j'ai trouvé qu'elle partirait jamais. Elle est un peu bavarde, quoi, c'est tout. »
Pendant ce temps-là, dans le hangar, Bastien avait enfin réussi à localiser Elliot,
qui se trouvait seulement à quelques mètres de lui, devant les scientifiques qui poursuivaient l'expérience.
« Alors, dinosaure, on va maintenant te vergooter différentes plantes
pour voir celles que tu préfères et celles que tu détestes.
Et si tu es bien sage, ça ira vite.
Bafaa, bafaa ! »
Bastien essaya alors de s'approcher discrètement,
sans faire de bruit, pour mieux analyser la situation.
Sauf qu'en voulant se faux filer sous une bâche derrière Elliot,
il trébucha et s'étala de tout son long,
juste devant les scientifiques, faisant voler des boîtes de conserve et des bouteilles en verre.
Franchement, il n'aurait pas pu faire plus discret.
« Mais c'est qui, lui ? » demanda le chef des scientifiques.
« Bon, j'en sais rien ? » répondit un autre.
« C'est un pot à toit ? » demanda-t-il à Rafi.
« Bah, pas du tout. Je le connais pas, moi, ce grand Gugus. T'es qui, toi ?
« Bah, bonjour, déjà ? » dit Bastien,
qui essaye à te gagner du temps pour trouver une bonne excuse ?
« J'aime beaucoup cet endroit, c'est très sympa. Et votre peluche, là, hyper réaliste ! »
« Oui, bonjour. Mais donc, t'es qui ? Tu sais que c'est une propriété privée ici ! »
« Oui, oui, je sais bien, mais euh... »
Bastien se rappela qu'il avait avec lui le carton de pizza.
« Bah, je suis libre de pizza. C'est bien vous qui avez commandé une pizza,
saucisses de mortaux, brocoli, chamalot ? »
« Non, non, vous vous êtes trompés. Barrez-vous d'ici avant que j'appelle la police.
Rafi, tu le raccompagnes s'il te plaît. »
« Oui, oui, oui, bien sûr, chef. »
Pendant que Rafi et d'Abbastien se relevaient et leur accompagnent vers la sortie,
les enfants eux... patientaient toujours.
« Bon, qu'est-ce qu'on fait ? On va voir. Attends encore deux minutes ! »
À ce moment-là, les enfants furent à nouveau surpris.
« Ah ! Oh ben, vous allez arrêter d'avoir peur ? C'est moi, c'est la nate.
Bon, je me suis dit que, vûleur, vous deviez sûrement avoir un petit creux.
Alors je vous ai ramené tout à tas de spécialités de ma boulangerie. Alors je vous explique.
Ça, c'est de la contoie, c'est de la galette contoie. C'est comme un flanc mais en moins épais,
puis en moins meilleure. Il y a de la fleur d'oranger dedans.
Bon, ben là, il n'y a pas de fèves, on n'est pas en janvier.
Ça, c'est de la sèche contoie, c'est comme des baignets.
Connaissez les baignets ? C'est bon les baignets.
« Ah oui, merci. »
« Puis, j'ai aussi rapporté un peu de comté. C'est le fromage de la région, bien sûr.
Mon frère, il bosse là-bas dans une fritière, c'est comme ça qu'on appelle ça.
C'est comme ça qu'on appelle ça.
Bon, c'est celui-là, il a vôtre quatre mois d'affinage.
C'est le meilleur.
À vômenter, il y a des nouvelles, ça pique un peu sur la langue.
Puis, des fois, ça fait des afts.
« Ouais, mais merci, merci, mais on n'a pas trop vain. »
« Ah, puis j'allais oublier, je vous ai ramené du pont du Pont Arlie.
Bon, c'est de la alcool biatchine ou...
Bon, c'est vrai que vous êtes un petit peu jeune.
Ben, vous donneriez la bouteille à votre cousin ou à vos parents.
« Oh, ben, oh, ben voilà, la rafie. »
À ce moment-là, Bastien et Rafi sortirent du hangar.
Bastien était blême, complètement abattu.
« Bah, qu'est-ce que tu fais là, mon rafi ?
Tu viens peut-être me voir à la boulangerie, dis-donc.
T'as eu la saucisse de mortaux que j'ai donnée à ton collègue aujourd'hui ?
« Pfff, puis vous, ben, vous devez être le cousin.
Vous devez être le cousin.
Mais, attendez, c'est pas vous qui êtes venu me prendre des pizzas
en partage juste avec les cartons ?
Vous étiez sacrément pressés, dis-donc.
Bon, je comprends plus rien.
« Euh, oui, oui, oui, c'est moi, oui.
« Bah, restez pas là, vous déboirez un petit coup à la maison, on va discuter. »
Mathias se tournait alors vers son cousin et lui chuchotait à l'oreille.
« C'est une bonne idée, c'est l'occasion de parler avec lui,
que de qui tu sais, on pourra avoir des infos sur Iote. »
Tout le petit groupe se dirigeait alors vers la maison bleue de la boulangerie.
Alors qu'elle servait à rafraîchissement aux enfants,
Bastien décida de passer au plan B, en posant tout un tas de questions à Rafi.
Notamment sur cet étrange animal qu'il avait aperçu dans le regard.
Rafi était bavard.
Très bavard.
« En fait, bon, c'est un dinosaure, un vrai de vrai, il est très gentil.
Mais le problème, c'est que mon patron me demande tous les jours
de lui faire subir des tests.
Ça fait des semaines que je songe à le libérer, mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse tout seul ?
« Un dinosaure ? Non, mais on aura tout vu. »
La personne d'elle déclara.
« Rafi, tu n'es plus tout seul, on est cinq.
On va y arriver. Il faut qu'on t'explique.
Ce dinosaure est s'appellé, tant qu'on est bien, c'est notre copain.
Le Matthias, il ne va jamais oublier son petit délute.
Et si on est ici, c'est pour le libérer. À cinq, on va y arriver.
Moi, je veux bien faire des sandwichs, si vous voulez.
Je peux mettre... Bah, que si je peux mettre dedans, il me reste la concoillotte du point de côté.
J'ai deux, trois cornichons qui traînent, puis j'ai le pain de... J'ai le pas de ce matin.
Il est encore bon, il est encore bon.
Oui, oui, Nat, merci beaucoup. Mais donc, Rafi, tu serais d'accord pour nous aider ?
Évidemment, les enfants, bien sûr, mais... Mais c'est quoi votre plan ?
T'inquiète pas, on a pensé à tout.
J'espère bien, les enfants, parce que mon patron, il est... Il est vraiment méchant.
Il est vraiment très méchant. Il est vraiment très, très méchant.
Vous ne savez pas jusqu'où il est capable d'aller.
Nous, non plus. Tu ne sais pas jusqu'où on est capable d'aller pour sauveiller.
Mathias, Melissa, leur cousin, Bastien et Rafi avaient passé une partie de la soirée chez la Nat, à élaborer leur plan.
Ce fut très long et laborieux. Tout d'abord parce que le plan était compliqué,
mais surtout parce que la Nat passait son temps à les interrompre.
En bas dit donc, j'avais pas envie. Il me reste un mot d'or au fin fort du frigo.
Je dois bien avoir quelques patates qui traînent, puis une gousse d'ail.
Merci, Nat, merci, mais on a pu vraiment fin avec tout ce qu'on a mangé cette après-midi.
Hein, mon Rafi ? Je te fais un petit mot d'or, une petite boîte chaude.
Puis je dois bien avoir une petite saucisse de mortaux qui traînent dans le congèle.
Ok, Nat, ok, merci, oui, merci.
Répondir à Rafi, qui n'avait pourtant plus vraiment fin.
Bon, Rafi, je t'explique le plan. Demain matin, à 8h précise, tu vas retourner à l'entrepôt.
Mathias était déterminé, prêt à sauver Elliot, quoiqu'il en coûte.
Tu vas arriver de bonne humeur. Tu diras bonjour à tout le monde, comme si de rien n'était.
Ok, ok, ça c'est possible.
Et celle-là que tu te leur diras, t'il lâche pour tout le monde !
J'ai apporté des croissants et des peints au chocolat.
Bastien semblait alors se réveiller.
Ouais, cool, je veux bien des croissants.
La Nat rétorca alors.
Ah non, ouais mon bastien, ce soir c'est boîte chaude pour tout le monde.
Puis y'a de la mortaux, pas de croissant.
Oui, oui Nat, oui.
Donc demain Rafi, tu apportes les croissants.
Sauf que... ces croissants sont un peu particuliers.
Ah ouais, des croissants au fromage qui puent, ça serait une bonne idée ouais.
Mais non, réfléchis un peu, ce sont des croissants aux poisonés.
On a repéré des champignons vénéneux dans le bois derrière l'entrepôt.
Oh, pendant mais un peu.
Et les scientifiques qui vont goûter leurs croissants.
Et deux minutes plus tard ils seront endormis.
Ils dormiront comme des bébés.
Nat, c'était d'accord pour nous aider à cuisiner ces croissants fiegers ?
Bah, pas qu'un peu, pas qu'un peu.
Bon bah j'ajouterai un peu de miel dedans, pour que ce soit goûtu.
Ah ouais, j'adore le miel.
Ok, la Nat.
Rafi reprit alors la parole.
Ouais, mais une fois qu'ils dormiront, on fait quoi des liotes ?
On a vu qu'il y avait un parc pas loin, où il y a des faux dinosaures.
On pourrait peut-être aller le cacher là-bas.
Bah oui Mathias, bien sûr.
Ce parc de dinosaures, je le connais, c'est Dinozo.
C'est un charbonnier les sapins.
C'est pas loin d'ici, hein.
Il y a plein de dinosaures, grandeur nature.
C'est incroyable, c'est incroyable.
Mais c'est une très bonne idée de cacher les liotes là-bas.
La Nat était en train de servir des saucisses et du fromage à toute la bande.
Quand elle lance ça à l'air de rien.
Bah, faut que je vous présente la Gigi.
C'est qui ça, la Gigi ?
La Gigi ?
Bon, enfin, vous connaissez forcément la Gigi.
C'est la chef de Dinozo.
Le parc à thèmes sur les dinosaures.
Tu la connais ?
Si je la connais, la Gigi.
Bah évidemment, c'est ma super copine.
Attendez, on va l'appeler.
Je vais lui demander si elle peut nous aider.
Et si elle est d'accord de cacher un petit peu les liotes.
La Nat sortit à l'heure son téléphone portable.
Un gros téléphone avec Antenne.
Comme on l'envoyait plus beaucoup depuis les années 1990.
Et elle composa le numéro.
Allô ? Allô ?
Allô la Gigi ?
C'est la Nat.
Comment que tu vas ?
Oh, ça va, la routine.
Et la mission n'est pas trop capricieuse, donc on profite.
Qu'est-ce que je peux faire pour toi, la Nat ?
La Nat explique à son plan à Gigi.
Et lui demanda s'il était possible de cacher les liotes dans le parc.
Le temps de trouver comment l'éloigner définitivement des scientifiques.
Gigi accepta sans hésiter une seule seconde.
Confirmez-moi, la Nat.
Tu me l'amènes demain, alors, ton vino.
C'est ça ?
Oui, c'est ça.
Admets-moi, Gigi.
La Nat raccroche à le téléphone et se dirigea vers la cuisine.
Bon, bah, c'est parti pour les croissants aux champignons vénéneurs.
Toute la nuit, Mathias, Melissa et la Nat cuisinaire des pâtisseries piégées.
Afin de sauver leurs amis, Elliot.
Il fallait absolument que le plan fonctionne,
car ils en étaient bien conscients.
Ils n'auraient pas de seconde chance.
Elliot devait à tout prix sortir de son hangar maudit au plus vite.
Les tests que les scientifiques pratiquaient sur lui étaient de plus en plus poussés.
Il fallait en finir et rendre sa liberté à Elliot.
Mathias, Melissa, Rafi !
Le lendemain matin, Rafi se présente à au travail, comme d'habitude.
Il ouvrit la grosse porte du hangar.
Salut les gars, vous êtes déjà au boulot ?
Oui, Rafi, qu'est-ce que tu crois ?
On est déjà là depuis une heure.
Un autre scientifique ajouta.
On n'a même pas pris le temps de petit déjeuner.
Trop d'expérience à réaliser aujourd'hui sur le dinosaure.
Rafi aperçut à l'horéliote, recroquevillé dans un coin,
attaché à un poteau.
Il semblait effrayé et affamé.
Il se tourna alors vers lui et déclara bien fort pour que tout le monde entende.
Hé, je t'ai ramené un croissant, Dino !
À vous aussi, les gars, venez boire un petit café !
Le croissant des liotes, évidemment, n'était pas empoisonné.
Contrairement aux autres.
Et il ne fallait surtout pas se tromper dans la distribution.
Hmm, merci Rafi !
T'as raison, ça va faire du bien.
Rafi fouilla dans le sac et choisit un croissant pour chacun.
Allez rigolez-vous bien les gars, moi je mange pas, j'ai un peu mal au vent ce matin, je sais pas ce que j'ai fait.
Je suis... je suis ballonné, quoi, voilà, je suis ballonné.
Calé au fond d'un fauteuil, Rafi observait chacun des membres de son équipe.
Angloutir le croissant jusqu'à la dernière miate.
Il n'y avait plus qu'à attendre les premiers effets.
Allô, Mathias, Melissa, on a un problème, un très gros problème.
Qu'est-ce qui se passe, Rafi ?
Héliott, bah, ils sont endormis, les aussi.
Le plan s'était pourtant déroulé exactement comme prévu.
Rafi avait distribué les croissants empoisonnés à ses collègues qui s'étaient très vite assoupis.
Mais quelques instants plus tard, un ronflement sorti de nulle part avait fait sur sauté Rafi.
Le dinos s'était endormi profondément.
Rafi n'en revenait pas. Il avait pourtant bien suivi les instructions.
Je comprends pas, j'ai essayé de réveiller Eliott, mais il bouge pas d'un d'un cheveu.
Enfin, je sais pas si on dit un cheveu pour un dinosaure, il bouge pas d'un poil, quoi.
Écoutez-moi son ronflement.
Énorme ce ronflement. On dirait pas pigeon quand il fait une sieste.
Ah oui, je me souviens le jour de Noël quand il avait bien un peu trop de portaux avec ton tour Alex.
Après il avait fait une sieste et un ronflement tellement fort qu'on aurait dit un Airbus à 380 qui décollent.
Ouais, et ben moi je sais déjà que je ne boirais jamais d'alcool. J'ai jamais envie de ronfler comme ça.
Rafi, qui était toujours au téléphone, prie alors la parole.
Hého, les deux là. Vous parlerait des ronflements de papy-jons une autre fois et puis il faut rappel qu'Eliott, bah lui, il a pas vu de portaux.
Et toujours est-il qu'il dort ? Alors comment on fait ? Je peux pas le porter tout seul moi.
Ok, il bouge pas, on arrive. Bostard avec nous on va déplacer Eliott et on va le sauver.
On va lui confier sa matillasse.
La Nath proposa d'accompagner la petite bande dans le hangar.
Promis, je resterai discrète pour pas réveiller les autres scientifiques.
Euh non Nath, non vraiment. On t'adore mais j'y crois pas à ta discrétion.
Attends-nous plutôt ici.
Comme vous voulez Eliott, comme vous voulez. Mais vous savez, la Nath, elle sait ne pas faire de bruit.
Quand j'étais petite, on m'appelait le mime Marseau.
Sérieusement, toi le mime Marseau. Mais, il disait pas un mot le mime Marseau.
Ah oui, c'est vrai. Non, on m'appelait comme ça parce que je fais serrir tout le monde.
C'est vrai, vous avez raison, j'ai jamais été capable de pas parler.
Bon bah, je vous attends là. Et si vous voulez, je vous fais un bon petit plan.
Il y a une bonne tartiflette de chez moi, vous m'en donnerait des nouvelles.
J'en s'en livre déjà.
D'un coup, comme à ressort, Bastien se leva du canapé et lance un.
Allez hop, finis de discuter là, on y va.
Je suis hyper motivé pour récupérer ce petit Eliott.
Rafi, on arrive. Tu nous ouvres la porte du hangar, on sera là dans deux minutes.
Ok, je vous attends, mais alors faites vite parce que franchement, j'ai vraiment peur que les ronds flements d'Eliott réveillent les autres.
Melissa, Mathia, Sébastien quitter la maison de la Nath et se diriger vers le hangar.
Ils le contourner, puis arrivent vers au niveau de la porte arrière. Rafi leur ouvrit la porte.
Allez, venez, vite, vite, venez, les autres vont se réveiller, surtout ne faites pas de bruit.
C'est compris ?
Sur la pointe des pieds, Mathias, Melissa et Bastien pénètrent vers le hangar.
Mathias Chuchota.
C'est dingue, je m'attendais à un véritable laboratoire scientifique, quelque chose de classe, mais en fait c'est un peu le bazar ici.
Ah ouais, on dirait un chambre.
Hé, oh, t'arrêtes.
Ma chambre c'est peut-être le bazar, mais moi au moins j'ai pas un pli jamais trouvé.
Chut, désévoil les enfants, n'oubliez pas notre mission, on doit récupérer Eliott.
Bastien, qui était à côté de Rafi, prie alors la parole.
C'est vrai qu'il y a beaucoup de poussière ici, hein.
Et moi, ben, je suis allergique à la poussière, donc il y a un légéris que je...
Bastien, fille alors, le plus gros éterdument, jamais entendu, dans toute la franche comté.
Bastien, tu peux pas être plus discret ?
Ouais, désolé.
Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de poussière ici.
Et en fait, j'ai vu un allergologue il y a pas longtemps,
il m'a dit que je devais éviter les endroits humides avec de la poussière.
Or, ici il y a beaucoup, beaucoup de...
Oh, Bastien, soit arrêtes, soit tu sors.
C'est sûr que tu vas les réveiller.
Ouais, pardon les gars.
Je vais faire un effort.
La petite bande traversa alors le hangar et arriva enfin auprès d'Eliott.
Mathias et Melissa étaient très surpris de voir à quel point il avait grandit.
Depuis le jour où il l'avait déposé sur l'île de Calmada.
Bon, il ne faut plus perdre de temps, il faut le porter.
Bastien, tu vas y arriver ?
Bastien s'approcha alors d'Eliott et essaya de le soulever.
Ah, j'y arrive pas.
Il est vraiment trop lourd, quoi.
Rafi, viens, aide-moi.
Malheureusement, Eliott était vraiment trop lourd.
Impossible à soulever.
Comment on va faire ?
C'est alors que le bruit de la porte du hangar suffit en timbre.
Visiblement, quelqu'un venait d'entrer et s'apprêtait à tomber nez à nez avec notre petit groupe.
On va se faire prendre.
Des bruits de pas se rapprochaient dangereusement de toute la petite bande.
C'est qui, ne me dites pas que c'est Emmanuel Macron quand même.
Mais pourquoi tu dis ça ? Non mais sérieux, pourquoi il viendrait ici ?
Ah oui, pas faux.
Les bruits de pas étaient de plus en plus marqués.
Ils approchaient, approchaient encore, quand tout à coup...
Hé, pas salut tout le monde ! Regardez ce que je vous apportais.
C'est bruit. C'était Lanate qui n'avait pu s'empêcher de venir retrouver ses amis.
Elle avait eu la brillante idée d'apporter avec elle un caddie pour transporter Elliot.
Alors ça, bien joué, Nat. Un caddie.
On va pouvoir mettre Elliot dedans, bien joué. Mais où est-ce que tu as eu ça ?
Oh, bien ailleurs, j'ai fait mes courses au fuperu à côté de Pontarlier.
Et comme je suis copine avec le directeur, il acceptait que je rentre avec le caddie
pour m'aider à ramener chez moi les pâques de lait.
Parce que, ben, c'est lourd, hein, les pâques de lait.
Donc, bref, le Fred, ben, c'est son nom.
Au directeur, il m'a dit, oh, bon, honnête, t'as conborqué un caddie,
tu me le ramèneras à un de ses quatre, hein.
Puis bon, ben, je pensais lui ramener le caddie demain.
Mais voilà, quitte, hein, ben, je me suis dit qu'on pouvait peut-être s'en servir.
Ok, Nat, super. Mais tes histoires, elles sont quand même tout le temps très longues.
Allons, nous perdons plus de temps.
Bastien, Rafi, Melissa et Mathias, empoignèrent Elliot par les chevilles et sous le bras.
Ils comptèrent jusqu'à trois et le soulevert dans un effort surhumain.
Un, deux, trois, on soulève, oh, lisse !
Nat tenait le caddie.
Elle avait eu la brillante idée d'y mettre une grosse couverture
pour qu' Elliot ne se fasse pas mal aux fesses et pour le cacher une fois à l'intérieur.
Elliot était tellement lourd qu'il faisait grincer les roues du caddie.
Nat et Rafi, le poussère en dehors du hangar
et le fièroulé dans le camion de livraison de la Nat.
Elliot était sauf.
Tous ensemble, ils avaient réussi à le libérer des griffes des scientifiques.
On a réussi, on a réussi, Elliot est libre !
Elliot est libre !
Elliot, Elliot !
Mathias et Melissa se serrèrent dans les bras, tellement fiers de ce qu'ils venaient d'accomplir.
Je t'avais dit qu'on y arriverait, je suis très fière de nous.
Oui moi aussi, mais la mission n'est pas terminée.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Alors que tout le monde s'installait à bord du camion
et que l'indate démarrait tant bien que mal le moteur.
Allez, go go go !
Allez vas-y vas-y !
Fonce, la Nat, fonce !
La Nat, fonce, fonce, fonce !
La porte du hangar s'ouvrit d'un coup.
Oui les enfants, à ce moment précis, les scientifiques sortirent, furieux, prêts à en découdre.
Leur chef cria alors.
Ils sont où ?
Ils s'enfuient !
Ils ont pris le dinosaure !
Vite, alerte générale !
Vous inquiétez pas les enfants, dans une autre vie j'étais pilote de course.
Bon, sur console de jeu hein, mais quand même.
Vous inquiétez pas, ils vont pas nous rattraper.
Derrière eux, les scientifiques les suivaient de près,
dans leur camion noir flambant neuf.
Ils vont nous rattraper, c'est sûr, vous avez vu le camion qu'ils ont ?
Bastien prie alors la parole, avec son phlegme légendaire.
Vous inquiétez pas, j'ai pensé à crever leurs pneus.
Ils vont avoir du mal à nous suivre, pendant des kilomètres et des kilomètres.
Bien joué !
Incroyable, Elliot était en train de se réveiller.
Elliot !
Mathias !
Melisa !
Mecompaaaan !
Mathias et Melisa, lui sautèrent dessus.
Elliot, tu nous as tellement manqués.
Ne t'inquiète pas, on va te mettre à l'abri.
Et cette fois, personne ne pourra t'attraper.
Toute la petite bande avait donc une longueur d'avance sur les méchants scientifiques.
L'idée ingénieuse de Bastien leur permettrait de fuir sans être poursuivi.
Dans la voiture, Mathias, Melisa, Lanat, Rafi, Bastien et évidemment Elliot.
C'est vrai que tu conduis sacrément bien Lanat.
Dis Rafi.
Oh, ben merci mon Rafi, ça me fait plaisir.
Oh Lanat, qu'est-ce que tu conduis bien ?
Merci, merci mon Rafi Nier.
Oh, vous savez pas bien, t'en finis les deux là.
Dis la note en rigolant.
Les écoutent pas mon Rafi.
Les écoutent pas mon Rafi Nier.
Rafi Nier, bisous, bisous.
Tout le monde riait à gorge déployé dans le camion.
Sauf Lanat, qui a force de rougir, ressemblait à une tomate.
Pour changer de sujet, elle allume à la radio.
C'était le groupe du moment, celui qui cartonnait.
Le groupe geste barrière.
Je me lave les mains, tu te laves les mains.
J'étais ernu dans mon coude, j'étais ernu dans ton coude.
J'avance hier comme un par sanitaire et n'oublie surtout pas les gestes barrières.
Lanat souhaita alors changer de station de radio.
C'est vraiment nul, je comprends pas que des gens aiment ça.
Entrez fouillant le bouton de la radio, elle tomba sur un autre groupe qui marchait.
Très fort à ce moment-là aussi.
Les coups s'empêteurs.
Nous sommes les coups s'empêteurs pour vous servir.
C'est pas possible la musique des jeunes d'aujourd'hui.
De mon temps, on écoutait du Daniel Balavoine.
Tiens, par exemple, ça c'était quelque chose.
Je ne suis pas un héros.
Faut pas croire ce que disent les journaux.
Je ne suis pas un héros.
C'était bien.
Connaissez, tu connais toi mon Rafi.
J'ai une bonne nouvelle, je crois qu'on a smêlé les méchants scientifiques.
Dis Lanat satisfait.
Bravo Manat, ça c'est grâce à ta conduite parfaite.
La félicite à Rafi.
Ta conduite parfaite Manat.
Après une heure de route, Elliot s'écria depuis le fond du camion.
Pipi, pose Pipi.
Elliot, faire Pipi.
Bastien qui semblait à moitié endormi depuis le début du trajet,
ranchérit ça.
Euh ouais, moi aussi, je veux bien faire un petit pissou.
Pas de problème, on va s'arrêter sur le bas-côté.
Euh non, désolé, je n'arrive pas à faire Pipi à l'air libre.
Regarde-la une pancarte.
Il y a un air de repos dans 5 km.
C'est parfait non ?
Oh ben oui, ça va aller.
Et en plus j'en profiterai pour mettre de l'essence.
Même si bon en ce moment, qu'est-ce que c'est cher ?
Rafi qui regardait Lanat avec les yeux de l'amour lui lança.
Si tu veux Nat, je m'en chargerai de mettre l'essence.
Oh, ben merci mon Rafi.
Nya nya nya, merci Rafi Nouninou.
Le petit groupe arriva enfin sur l'air de repos.
Nat garera le camion devant la pompe à essence.
Et Rafi, à l'ail mettre le plat.
Pendant ce temps-là, Bastien, les enfants et Elliot se dirigeaient vers la station.
Afin qu' Elliot reste incognito,
il lui avait mis quelques vêtements et un chapeau.
Seul problème, les vêtements n'allaient pas du tout ensemble.
Et n'était pas franchement à sa taille comme vous pouvez l'imaginer.
Les chaussures, des claquettes trop petites pour Elliot,
dont les gros doigts de pied vert sortaient de tous les côtés.
Le pantalon, un petit jogging,
qui avait embarqué Mathias avec lui.
Un jogging de handball très joli certes,
mais troué au niveau des genoux.
La chemise est celle de Melissa,
une très belle chemise à fleurs,
en gros jaune et blanche.
C'est sympa quand on se balade sur la plage l'été,
mais assez bizarre le reste de l'année.
Et le chapeau était le boc de Bastien.
« Elliot, tu me le rends après ? »
Elliot portait aussi les lunettes de soleil de Rafi.
Autant vaut le dire, il ne ressemblait à rien.
Melissa conduisait Elliot dans les toilettes de la station.
Et elle comprit soudain qu'elle était en train de vivre
ses derniers moments avec lui.
Il allait désormais vivre sa vie à Dinozo,
où tout le monde s'occuperait bien de lui.
« T'as fini Elliot ?
Oui, j'arrive ! »
s'écria le Dino.
Quand il sortit des toilettes,
Melissa le prie dans ses bras,
et les yeux brillants lui déclarent.
« Tu as tellement manqué mon dinomé.
Au moins ici, je sais que tu seras en sécurité
et protégé pour toujours.
« Maman, Melissa ! Maman, Melissa ! »
répondit Elliot.
En sortant des toilettes,
Elliot et Melissa tombèrent sur l'homme en charge du ménage.
Il était très grand et avait un air très sévère.
« C'est bon, vous avez fini ? » demanda-t-il.
« Oui, oui, merci.
« OK, bonne route ! » répondit l'homme
qui se tourne envers Elliot.
Lui lança,
« Bonne route, monsieur. Vous allez où ? »
Melissa s'approcha alors pour répondre.
« Euh, on va en Suisse, à Bern, la capitale. Bonne journée ! »
Mais l'homme dévisageait Elliot.
« Et le monsieur, là, il a perdu sa langue ?
Alors comme ça, vous allez à Bern ? »
Melissa était très inquiète,
et elle avait peur qu'Eliott soit démasqué.
« Pourvu qu'il ne répondrait rien. »
pensait-elle de toutes ses forces.
Malheureusement, Elliot répondit.
Sauf qu'étrangement,
il réussit non seulement à adapter sa voix pour être crédible,
mais surtout à tenir des propos totalement cohérents.
« Nous allons à Bern pour une exposition sur l'art contemporain.
Nous raffolons de l'art contemporain, c'est exquis.
« Ah, génial ! » répondit l'homme.
« Bonne journée, alors. »
Melissa n'en revenait pas.
Elliot s'exprimait parfaitement.
« Évidemment, Melissa, je sais parler parfaitement.
Je suis un dinosaure sur douée.
Moi, avoir faim ? Avoir faim ? »
Effectivement, son ventre gargouillait comme jamais.
Le ventre d'un dino qui gargouille,
eh bien, écoutez les enfants, voilà ce que ça donne.
« Bonne journée, Melissa. »
« Encore un peu de patience, mon dino. On est presque arrivés. »
Laura sur a Mathias, qui lui aussi, à ce moment-là,
prit conscience qu'il ne verrait bientôt plus son dino adoré.
« Je voulais te remercier, mon dino.
Grâce à toi, j'ai vécu les plus grandes aventures qui soient. »
« Ah, regardez ! Y'a le panneau de dinosaure ! »
C'est la prochaine sortie.
S'exclame à la natte.
Un silence de plomb s'installa dans le véhicule
et des sanglots timides se firent entendre.
« Ah, je ne sais pas où quitter. »
Le ventre s'est remis.
« Il n'y a rien de plus. »
« Il n'y a rien de plus. »
Mathias !
Eh, Melissa.
Je ne veux pas vous quitter.
On viendra de voir, une fois par un, il y a une.
On t'aime.
On va tout faire pour.
Les enfants s'aideraient, de toute leur force.
On t'aime.
On viendra de voir très vite, on te promet.
Il y a une émette de déclaration d'amour.
Mais moins les câlins.
Une pepe... Peu... Peu... Peu... Peu... Espirez !
Pardon, Elliot. Excuse-nous.
Lui dit Melissa, en lui faisant un bisou.
Elliot prenait la direction de l'entrée du dinosaud.
La directrice, Madame Gigi, était là pour l'accueillir.
Bonjour petit dinous, bienvenue chez toi.
Tu vas être bien ici, mon petit.
Bastien lui lança de loin.
Hé Elliot, tu m'écrieras une carte postale.
Mais en dinosaud, ça s'est pas écrit, Bastien.
Oui, enfin, jusque-là, on pensait qu'aucun dinosaud n'existait.
On a découvert qu'il savait parler.
Ça m'étonnerait pas qu'il sache écrire.
Moi, moi, pavot.
Imagine, il écrit un livre à moi, Elliot, en dinos, pas comme les autres.
Ou alors la première biographie du dinobogos.
Cela fit beaucoup rire le petit groupe.
Mais Mathias, à ce moment-là, prie un air beaucoup plus sérieux.
Et il lança...
Mais non, s'il écrit un livre, il s'appellera les vacances extraordinaires.
Ah ouais, génial.
Super idée.
Elliot !
Voilà, les enfants, c'était la fin de la saison 2 des vacances extraordinaires.
Si cette histoire vous plaît, les enfants,
sachez qu'elle va sortir en livre disponible partout.
Vous pouvez précommander ce livre avant le 14 juin.
Et puis après, vous le trouverez dans toutes vos librairies ou sur Internet.
Vous allez voir, les illustrations sont exceptionnelles.
Histoire écrite par Benjamin Mulair et Céline Calman.
Réalisé par Alexandre Ferreira.
Bon ben voilà, mon Rafi.
Dis la nat.
C'est l'heure pour nous de se dire au revoir.
Ah, tu vas me manquer, mon Rafi.
Tu vas me manquer.
Oui, nat, oui.
Enfin, enfin quoi ?
Tu as quelque chose à me dire ?
Ben, nat.
Oui, Rafi.
Je crois que...
Oui, Rafi.
Enfin, je veux te dire que...
Oui, Rafi.
Je t'aime, la nat.
Je peux plus te quitter.
Oh bon sang, alors, bon sang.
Ah bon sang, tu m'as fait plaisir.
Ben moi aussi, mon Rafi, je t'aime.
Je sais pas te le dire.
Allez, viens faire un gros bisou à la nat.
Oh oui.
Oui.
Oui.
Oui.
Et les deux là, promis, si vous vous mariez, vous nous invitez.
Ben évidemment, Mathias, quand t'as invité, évidemment.
Et vous inviterai Lyotte aussi.
Ben oui, évidemment, ce sera mon témoin.
Et vous savez quoi ?
Vous pourriez inviter tous les enfants qui ont écouté cette histoire.
Ça vous dit ?
Bonne idée, ben ça c'est une bonne idée, Sarah.
Je ferai une boîte chaude avec des patottes pour tout le monde.
Ça va être super.
On mettra un petit peu de concoillotte, de la mortau.
Enfin bon, les spécialités de la région, quoi.
Puis on invitera aussi Alexandre Ferreira, hein.
Ce qui paraît, il adore les patottes.
Bon ben, à bientôt tout le monde, hein.
Rendez-vous au mariage.
Et vive l'amour.