3 histoires pour enfants de 4-5 ans

Durée: 32m17s

Date de sortie: 28/07/2023

Voici une sélection d’histoires pour enfants de 4-5 ans : 

- Le loup qui faisait peur

- Les trois petits cochons et le loup de st quirin

- Coco et Mela 


Encore une histoire est un podcast raconté par Céline Kallmann, réalisation Alexandre Ferreira, production Benjamin Muller

Retrouvez Encore une histoire sur Instagram, Facebook et Twitter.

Bonjour à tous, bonjour les enfants. Voici dans cet épisode trois histoires pour les enfants de quatre et cinq ans.
Le loup qui faisait peur, les trois petits cochons et le loup de Saint-Kyrin.
Coco, aimez-la.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une nouvelle histoire. Ça s'appelle le loup qui faisait peur.
Une histoire écrite par Benjamin Mulair, interprétée par Céline Kalman, avec la participation exceptionnelle de Johann Fagianelli et de Monsieur Jean.
Les enfants jouent ensemble, les parents s'entraident pour réparer les maisons et pour organiser les potagers.

Ici, on aime pêcher, se raconter des histoires et se promener dans les bois.
Tous les dimanches, chacun s'affaire pour préparer des salades, des gâteaux et mettre en place le barbecue.
Et tout le monde se retrouve sur les hauteurs du village, devant la chapelle, pour manger.
Ces fêtes se prolongent jusqu'à la tombée de la nuit.
Les plus âgés racontent des aventures toutes plus captivantes les unes que les autres.
Les petits construisent des cabanes.
Bref, dans le village de Saint-Kyrin, tout le monde est heureux ou ne vit bien.
À un seul petit détail près, depuis quelques jours, à la tombée de la nuit, les habitants entendent ceci.
Au début, certains se demandaient d'où s'affnait.
D'autres faisaient semblant de s'en moquer.
Mais à force, il fallut bien se rendre à l'évidence.
Un loup avait emménagé dans la forêt de Saint-Kyrin.
Et ça faisait peur, très peur.
La mère du village, Mme Kyoch, convoqua alors une assemblée extraordinaire devant l'église.
Évidemment, tout le monde répondait présent.
L'inquiétude gaitait.
« Mes amis, dit-elle, je sais que vous êtes inquiet, je le suis aussi.
Il y a effectivement un loup qui s'est installé ici.
Nous ne savons pas encore où, mais vu ses cris, il a l'air méchant, très méchant.
Alors je viens vous annoncer deux choses.
La première, c'est que nous allons annuler jusqu'à nouvel ordre nos barbecues des dimanches.
Ah non ! Ah non ! Non !
Si vous plaît, non, si vous plaît, écoutez-moi.
La deuxième, c'est que je vais monter une petite équipe.
Et qu'à la prochaine blème lune, nous partirons pour capturer ce loup.
Qui veut venir ?
Qui veut m'accompagner ?
Ouh ! Allez les coucheuses !
Bon, j'ai compris.
On va donc tirer au sort.
J'ai besoin de quatre personnes.
Quelques jours plus tard, l'expédition était prête.
Madame Kyoch et quatre villageois partirent un soir.
Armées de bâton, d'un filet et d'une torche pour s'éclairir.
Pour trouver le loup, ça ne va pas être compliqué, dit la mère.
Il suffit de suivre ses cris.
Chut !
Il est derrière ce rocher.
Il est derrière ce rocher.
Vous deux, faites le tour.
Toi, monture ces arbres.
Et toi, reste ici.
Et moi, je vais passer par là.
À mon top, au lui j'ai dessus le filet.
Ok ?
Ok Madame Kyoch, ok.
Je... oui, d'accord, oui.
J'ai peur, j'ai peur Madame Kyoch, j'ai peur.
Allez, on y va !
Dit-elle, décidément, très courageuse.
Chacun se mit à sa place, prêts à capturer la bête.
Attention.
Je suis chôte à la mer.
Un, deux, trois.
On y va !
Tu vas voir ce que tu vas voir !
Chacun sauta sur le loup.
Là, ici, mais...
Ah, j'ai pas le droit de le faire !
Il était en fête, moins gros, et moins effrayant que prévu.
Et surtout, il ne se débattait pas.
Mais enfin, mais qu'est-ce que vous faites ?
Laissez-moi tranquille, vous êtes fous ou quoi ?
Tais-toi !
Dix villages ois.
Ici, on ne veut pas du lourd.
Et on t'emmène avec nous.
Mais non, vous me faites peur.
Laissez-moi partir, je ne vous ai rien fait.
Vous savez, je sais que les loups font peur à tout le monde,
mais en vrai, c'est juste dans les histoires pour enfants
qu'ils dévorent les habitants.
Parce que dans la vraie vie, nous, on est gentils,
on est tranquilles, on veut dévourer personne, je vous le jure.
Madame Crock était embêtée.
Certes, elle avait réussi à capturer le loup,
mais était-il vraiment méchant ?
Elle n'en était plus vraiment sûre.
Elle eût alors une idée.
Pour interroger le loup, et pour vraiment savoir s'il disait vrai,
il fallait l'emmener voir Monsieur Jean.
Monsieur Jean, c'était un peu le justicier du village,
l'enquêteur qui posait les bonnes questions,
et avec qui il était impossible de dire n'importe quoi.
Il faisait trop peur aux menteurs.
Les villageois allèrent donc directement chez lui.
Monsieur Jean ?
Monsieur Jean, vous êtes là ?
Monsieur Jean, c'est Madame Crock.
Êtes-vous ici ? Êtes-vous chez vous ?
Oui.
Qu'est-ce que tu me veux ?
Pourquoi tu viens m'embêter en pleine nuit ?
Laisse-moi entrer, on a besoin de toi.
On a capturé le loup, il dit qu'il est gentil.
J'ai besoin de savoir si c'est vrai.
Ça peut pas attendre demain.
Bon, d'accord, entrez.
Installe le loup ici.
Comment tu t'appelles ?
Bon, alors tout le monde m'a toujours appelé le loup.
Monsieur le loup, c'est comme vous préférez, Monsieur Jean.
En vrai, mon prénom, c'est Joanne.
Appelez-moi Joanne.
Bon, Monsieur le loup, je vais pas y aller par quatre chemins.
Est-ce que t'es un loup méchant ?
Mais alors là, non, non, non, non, non, non, non,
mais pas du tout, pas du tout.
Monsieur le loup, les yeux dans les yeux.
On est tous les deux ici.
Est-ce que tu es sûr que tu n'es pas un peu méchant ?
Que tu ne viens pas ici, dans l'idée de manger des enfants ?
Ou de voler le potager ?
Répondez.
Répondez, Monsieur le loup.
Mais non, je vous assure que non.
Déjà moi, je suis vegan.
Je ne mange pas de viande, je digère pas,
donc surtout pas d'enfants.
Et puis je n'ai jamais rien volé à personne.
Faites-moi confiance, Monsieur Joanne.
Si vous m'acceptez dans votre village, je pourrais vous aider.
Je suis très fort pour construire des ponts ou des cabanes.
Et puis je joue aussi très très très très bien de la guitare.
C'est trop bien pour qu'il y a des fêtes.
Eh, vous voulez que je vous fasse écouter ?
Non, non, c'est bon, je te crois.
Tu m'as convaincu, tu peux rester.
Un kyoch, c'est bon, il peut rester.
C'est ainsi que Monsieur le loup
optint l'autorisation de rester à Saint-Querain.
Mme Kyoch raconta que Monsieur Jean lui-même
était sûr que le loup était gentil.
Rapidement, les villageois furent rassurés
et le loup acceptait.
Saint-Querain redevint alors ce petit village calme
que tout le monde avait toujours connu.
Avec des enfants qui jouent,
des adultes qui s'entraident,
et certains dimanches après-midi,
un loup qui sort sa guitare
et qui offre des spectacles exceptionnels
à tous ceux qui aiment la bonne musique.
Les 3 petits cochons et le loup de Saint-Querain
Il était une fois 3 petits cochons.
Ils vivaient chez leurs parents.
Un matin, la maman leur dit
Bon, mes petits chats, je vous aime de tout mon cœur,
mais là, il va falloir partir, vivre votre vie.


Vivre des aventures, vivre sans nous, en somme.
Elle s'attendait à ce que ces petits cochons
se mettent à sangloter et pleurer,
comme des petits bébés.
Mais ce fut tout l'inverse.
Iha ! Iha !
Enfin, la vraie vie !
C'est exclamant le premier des petits cochons.
C'est pas trop tôt !
A nous, les panneiges, les soirées de Saint-Anime,
à nous, les bonbons, à foison.
Le deuxième petit cochon était sur la même tonalité.
Enfin, la liberté !
Les courses de voiture, les courses de vélo,
tous les jours, à nous, les glaces,
à longueur de journée.
Iha ! Iha !
Le troisième petit cochon, lui,
réagit de manière plus réservée.
Très bien, mère.
Je vais aller préparer mes affaires.
J'ai une valise solide.
Je viendrai vous voir tous les dimanches.
Je vous aime, mère.
Les deux premiers petits cochons couraient dans tous les sens.
La maman essayait de leur parler.
A nous, la vraie vie !
Les enfants !
Les enfants !
Les enfants !
Il faut que je vous prévienne d'un danger.
Un gros danger.
Le troisième petit cochon, qui s'appelait Auguste,
lui répondit.
Oui, mère.
Je vous écoute.
Jean, Coco,
écoutez ce que maman a nous dit.
Mes enfants,
je me dois de vous dire
que dans la forêt de Saint-Querain,
il y a un loup,
un grand méchant loup.
Il n'a qu'un objectif.
Vous mangez,
vous, mes trois petits amours,
mes trois petits chats,
mes trois petits cochons,
mes trois petits poussins.
Sangle tatel.
T'inquiétement,
on n'en fera qu'une bouchée de ton loup.
Puis répondit Coco.
Ah oui, qu'une bouchée.
On va la valer tout,
ça va être trop facile.
Sexclamaggio.
Nous serons très prudents, mère.
Ne vous inquiétez pas.
Nous ne l'approchons pas.
Nous avons de toute façon l'intention
de construire une maison très solide.
Faites de briques et non de brocs.
À aucun moment,
il ne pourra pénétrer dans notre demeure.
Oh, je suis rassurée, mon Auguste.
Prends bien soin de tes frères.
Oui, meurs,
je ne les lâche pas d'une semaine.
Allez-y, mes enfants.
Allez-y,
dit-elle en sanglotant.
À dimanche prochain.
Ciao, ma'am, a plus d'envis.
Répondir-t-en,
le coeur Coco et Joe.
Après avoir marché une bonne partie de la journée,
Auguste dit à ses frères.
Nous y voilà,
la forêt de Sainte-Kirin.
C'est ici que nous allons construire notre maison,
dans cette clair-guerre juste là.
Nous avons six heures,
et pas une de plus.
Notre demeure doit être terminée avant la tombée de la nuit.
Sinon, le loup va.
Coco coupe pas la parole à son frère.
On connaît la chanson.
Nous y es-tu,
que fais-tu,
je mets ma chemise, etc.
Joe reprit de plus belle.
Nous y es-tu,
que fais-tu,
m'entends-tu ?
Les deux petits cochons éclatèrent de rire.
Insouciant,
et persuadés qu'ils ne risquent rien.
Auguste comprit alors qu'il serait tout seul
à construire la maison.
Mais qu'il n'avait pas le choix.
Pendant ce temps-là,
dans la forêt de Sainte-Kirin,
le loup est ré.
Et devinez quoi ?
Il avait faim, évidemment.
Tout ce qu'il trouvait sur son chemin
finissait dans son estomac.
Mais qu'est-ce que c'est beau ?
Oh, c'est goûtu !
Je vais m'en reprendre une petite louche.
Auguste, lui,
continuait de transporter dans une brouette
ses briques achetées chez le paysan voisin.
Il surveillait ses frères de loin.
Joe et Coucou dansaient et chantaient à tue têtes.
Auguste était parvenu à monter le premier mur de la maison.
Il ne lui en restait plus que trois
avant de finir le toit.
Pendant ce temps-là,
dans la forêt de Sainte-Kirin.
Je me ferais bien une petite sieste, moi.
J'ai bien mangé.
J'ai un spas-palapate.
Et il bailla un an plus finir.
Il s'endormit au pied d'un immense arbre.
Son chapeau sur les yeux.
Auguste avait bâti les quatre murs de la maison.
Il avait emprunté une échelle
pour terminer le toit.
Il ne lui restait plus qu'à poser la charpente
et les tuiles.
Il était confiant.
Ce soir, lui et ses deux frères
dormiraient en sécurité.
Du haut de son échelle,
il continuait à surveiller Joe et Coucou.
Les deux petits cochons avaient tellement dansé et chanté
qu'ils étaient exténués.
Ils cherchèrent alors un arbre
pour s'y adosser et faire la sieste.
Mais pour bien faire,
ils devaient prévenir leurs frères.
Auguste !
On va faire une sieste sous un arbre
dans la forêt.
Ok ?
Auguste leur répondit depuis le toit.
Oui, mes frères,
mais faites attention à vous.
Le loup n'est sûrement pas loin.
Ouais, ouais, c'est bon.
On a compris.
Les deux petits cochons
pénétraient dans la forêt de Saint-Quirain.
Forêt qui regorgait de baies,
de framboises,
de murs,
de fraises, des bois.
Un paradis pour les amoureux des fruits.
Ils se goient à un frère
comme des petits cochons qu'ils étaient.
Puis, après avoir rempli leur estomac,
ils choisirent le plus bel arbre de la forêt.
Le tronc était tellement immense
qu'il fallait faire dix pas pour en faire le tour.
Flemard,
nos deux petits cochons s'assoupir sans regarder
ce qu'il y avait de l'autre côté du trou.
Mais vous, les enfants,
vous avez bien compris qui était de l'autre côté.
Et oui, le loup.
Ils auront flèque depuis vingt bonnes minutes.
Oh mon frère !
Joe et Coco s'endormirent sans prétère attention.
À ce bruit étrange.
Une heure plus tard,
les deux frères ouvrirnt les yeux au même moment.
Et ils restèrent
bougebés.
Ce tenait juste devant eux.
Le loup.
Le loup de Saint-Kyren.
Hé, salut les gars.
Vous êtes nouveaux ici ?
Coco répondit le premier d'un air détaché.
Ouais.
Et qu'est-ce que ça peut te faire d'abord ?
Rien.
Je demandais ça comme ça.
Joe reprit.
Non seulement !
On est nouveaux.
Mais en plus,
on n'a pas peur de toi, nous.
Bah pourquoi vous auriez peur de moi ?
Coco répliqua.
Bah notre maman nous a dit
t'avais l'intention de nous manger.
Tout cru.
Ah non, non, non, non, non.
J'aime pas manger des petits cochons, moi.
Je mange que des fruits et des légumes.
Et cinq ?
Cinq fruits et légumes par jour.
Ah bah comme nous, quoi.
Tout ce qui est venu en des poissons,
on a arrêté l'année dernière.
Hé, dis-le-le.
T'as un peu de temps là où t'es pressé ?
Ah bah moi j'ai tout le temps, ah vous savez.
J'ai pas grand chose à faire.
Si ce n'est rentre, visite à ma maman.
Oh ma maman.
Et tous les dimanches.
Coco répondit.
Ah toi aussi ?
Décidément.
Nous on l'a quitté ce matin.
Notre troisième frère est en train de construire
une maison en brique.
Où nous allons vivre pour le reste de nos jours.
En brique.
Tu sais pourquoi ?
Bah non, pourquoi ?
Bah pour y être en sécurité, pardon.
Pour que tu ne puisses pas souffler dessus et la détruire.
Ça te rappelle une histoire, non ?
Ah bah oui.
Elle me poursuit partout, cette histoire.
Et ça commence à me fatiguer.
Tu as du temps et nous aussi.
C'est parfait.
On va faire une blague à notre frère.
Ok ?
J'adore les blagues.
Ouais.
Tu vas nous courir après dans la clairière
et faire semblant de vouloir nous manger.
Ok ?
Ok ?
C'est très amusant comme jeu.
Je vais jouer au grand méchant loup.
Au !
Mais bon, comme je suis gentil,
je ne suis pas vraiment sûr d'y arriver.
Mais si tu vas y arriver.
Le loup se mit à courir derrière les deux picochoues
qui hurlaient et faisaient semblant d'avoir peur.
Mais nous, mais nous !
Auguste !
Mais nous !
Ah mais nous !
Le joueur de la trappe !
Mais nous !
Auguste se trouvait en haut de l'échelle
quand il a perçu ses deux frères
poursuivies par le loup.
Il faillit perdre l'équilibre.
Oh !
Oh mes frères !
Mes frères !
Je vais venir vous sauver, ne vous inquiétez pas.
J'arrive !
Mais il était trop tard.
Le loup de Saint-Kirin avait réussi à pénétrer dans la maison
précédé par les deux picochoues.
Auguste, du haut de son échelle,
tentait de rassurer ses frères.
Joe !
Coco !
Je...
Je suis là !
Euh...
Vous ne craignez rien !
Il essayait de se convaincre lui-même,
vous l'aurez compris.
Et soufflé,
le loup et les deux picochoues
commencent à rire sans pouvoir s'arrêter.
Oh !
Oh !
Oh !
Oh !
Oh !
Oh !
Auguste ne comprenait absolument pas ce qui se passait.
Coco reprit ses esprits.
Auguste,
tu viens en veux te présenter quelqu'un ?
Quelqu'un de bien, hein ?
Voici le loup,
le loup de Saint-Kirin.
Un loup qui ne mange que de légumes
et des fruits.
Tout ce que maman nous a racontés,
il est donc faux.
Hum hum !
Auguste, interloqué,
répondit.
Mais comment être sûr qu'il ne ment pas ?
Mais c'est l'histoire de ma vie.
On croit toujours que je suis méchant,
alors que moi,
je n'ai jamais mangé personne,
je suis gentil, moi.
Dis, le loup,
de mon batcho,
tu habites toujours chez ta maman ?
Ben oui,
je sais pas construire de maison moi,
je suis dans une tannière !
Auguste répondait alors.
Eh bien,
tu n'as qu'à habiter avec nous,
et comme ça,
plus personne ne croira que tu es méchant.
Quand dis-tu ?
Ah ben moi, ça me va,
ça me va tout à fait.
Oh, je suis content,
trois nouveaux copains d'un coup
et des petits cochons,
oh, je suis content.
Oh, ça me donne envie de chanter.
Premre-nous,
dans les pois,
peint à quelle élu gentil il est pas.
Et c'est ainsi que le loup
et les trois petits cochons
devinchent les meilleurs amis du monde.
J'ai eu, je ti,
wa, wa, wa, wa, wa, wa, wa, wa, wa, wa, wa, wa, wa.
Ouais !
Bonjour à tous,
bonjour les enfants,
j'espère que vous êtes en forme.
Aujourd'hui,
je vais vous raconter
une nouvelle histoire.
Elle s'appelle
Coco et Mela.
Une histoire d'amour
écrite par Benjamin Mulair
réalisée par Alexandre Ferreira
et racontée par moi-même
Céline Calman.
Cette histoire se passe au mois de juillet
en Italie,
sur une plage,
une très belle plage
du nord-ouest du pays.
Dans la région des Cinque-Terres,
des Cinque-Terres,
comme on dit là-bas,
le long de la Méditerranée.
C'est une région magnifique
avec des villages colorés
où les maisons sont collées les unes aux autres,
au bord de la plage,
dans la montagne
et même sur les falaises.
Il faut le voir pour le croire.
Ici, le paysage
semble avoir été imaginé par un peintre,
un peintre italien évidemment.
Sur cette plage,
l'été,
il y a beaucoup de monde,
des familles
avec des enfants qui font des châteaux de sable
ou qui ramassent des coquillages.
Oh, regarde-tu, il est là comme il est beau !
Des personnes âgées,
à l'abri du soleil,
sous leur parasole,
qui lisent ou font des mots croisés.
Des groupes d'amis
en pleine partie de cartes,
des adolescents
qui y jouent au foot sur le sable
ou au volet, dans l'eau.
Mais surtout,
sur cette plage,
il y a
coco.
Ah, allez, allez, coco !
Coque belle, coco briscoque !
Pour être sincère,
il ne s'appelle sûrement pas coco,
mais tout le monde l'appelle comme cela.
Pourquoi ?
Car c'est lui
qui vend les noix de coco
sur la plage.
Tous les jours,
à partir du 1er juillet
et jusqu'au 31 août,
il est là.
Il arpente la plage
debout en bout.
Bienvenue, évidemment,
en proposant au vacancier
de lui acheter de la bonne noix de coco
bien fraîche.
Ah, allez, allez, coco !
Coque belle, coco briscoque !
Avec sa belle et grosse oie,
personne ne peut le manquer.
Et c'est vrai que les gens
en rafolent de ces noix de coco.
Coque belle, coco briscoque !
Belle noix de coco,
noix de coco fraîche.
Ça change des glaces
ou des chouchous,
habituellement vendus sur les plages.
Et ça rafraîchit beaucoup plus.
Et puis coco,
il est sacrément beau,
sacrément charismatique,
même s'il semble un peu mystérieux.
Mais surtout,
ces noix de coco
sont magiques.
On les appelle
les coco de l'amour.
Chaque été,
des célibataires
tombent amoureux,
les uns des autres,
au moment où ils goûtent
une coco belle ou coco frisco.
Vous ne me croyez pas, les enfants ?
Vous voulez que je vous raconte
comment ça se passe ?
J'ai moi-même assisté
à l'une de ces scènes,
cet été,
sur cette plage.
Devant moi,
il y avait un jeune homme.
Il devait avoir 17 ou 18 ans.
Il était seul
sur sa serviette
et il lisait un livre.
Bon, entre nous,
il était plutôt beau garçon,
voire même très beau garçon.
Des cheveux chatin-milons
attachés en queue de cheval,
des yeux verts
et la peau bien bronzée
par le soleil des vacances.
Mais
il avait l'air d'être assez triste.
Pas la grande tristesse,
mais
Tristan diront-nous.
Vers 14 ou 15 heures,
Coco est passé devant nous.
Le jeune homme a cherché
une pièce dans son sac,
s'est levée
et il est allé acheter
un morceau de noix de coco-bélot
coco-frisco.
Au même moment,
une jeune fille est arrivée
de l'autre côté de la plage.
Elle aussi
voulait acheter un peu de noix de coco.
J'ai observé la scène,
car une amie qui habite là-bas
m'avait dit
« Tu verras,
quand deux célibataires
du mémage achètent
en même temps
des coco à coco,
eh bien, il se passe quelque chose,
un coup de foudre,
l'amour quoi.
»
Et effectivement,
c'est précisément
ce qui s'est passé.
Cette jeune fille
avait elle aussi
17 ou 18 ans.
Elle aussi
était très belle,
de longs cheveux blancs,
des yeux bleus,
un sourire de petit chat.
J'y ai assisté,
je n'inventerais rien.
Au même moment
où les deux
ont eu leur coco
belle au coco frisco
entre les mains,
il s'est passé quelque chose
d'extraordinaire,
comme s'ils avaient été touchés
par la foudre
ou plutôt
par la grâce de l'amour.
Il a posé ses yeux sur elle,
à moins que ce ne soit elle
qui a posé ses yeux sur lui.
Ils se sont parlé,
et je ne pouvais pas les entendre,
mais il souriait
tous les deux.
Vous savez ce genre de sourire
des gens qui sont un petit peu gênés,
mais qui semblent charmés.
Je les observais,
car je trouvais la scène très belle.
Ils ont parlé comme ça,
debout devant la mer
pendant quelques minutes,
avant que la jeune fille
lui propose de marcher,
le long de la plage.
Pendant ce temps-là,
Coco était repartie
et vendait ses coco à d'autres vénards.
Les deux romantiques ont marché
pendant un bon moment,
puisque je les ai vus revenir
en fin de journée.
Ils se sont assis
sur la serviette du garçon,
face au coucher de soleil,
et je l'ai vu,
elle lui a pris la main.
Il n'avait plus du tout
son air tristouné du matin,
mais plutôt l'air d'un jeune garçon
qui tombe amoureux.
Je suis rentrée chez moi.
Je ne sais pas s'ils sont
encore amoureux,
mais je n'en doute pas.
Le lendemain,
j'ai raconté l'histoire à mon ami,
celle qui m'avait parlé de Coco.
Elle m'a dit que ça ne l'étonnait pas.
Elle-même qui vit dans le ching-quetter
avait assisté à ce genre de scènes,
des dizaines de fois même,
avec d'ailleurs
des couples de tous les âges,
des couples d'ados,
des couples de jeunes adultes,
des couples de personnes plus âgées.
Le sort lancé par Coco
pouvait toucher n'importe qui.
Comment pouvait-on l'expliquer ?
Ce n'était pas forcément explicable.
Parfois, dans la vie,
on assiste à certaines choses
qui ne s'expliquent pas.
J'ai tout de même demandé à mon ami
si lui-même Coco avait une amoureuse.
Elle m'a répondu que c'était le grand mystère
que personne sur la plage
ne le savait.
Mais qu'il était probablement célibataire.
Ça, les enfants, c'était donc
pendant mes vacances,
pendant le mois de juillet,
sur cette plage en Italie.
Et devinez quoi ?
Mon ami m'a appelé ce matin.
Et vous ne savez pas ce qu'elle m'a raconté ?
Eh bien hier,
elle était sur cette plage
où elle disait un livre
en profitant de la douceur de la fin de journée.
Elle repère à Coco
qui était lui aussi,
sur le sable.
Il observait la mer depuis la plage.
Il n'avait pas sénoie de Coco
puisque ce jour-là,
eh bien il ne travaillait pas.
Il observait le ciel, les oiseaux,
quand tout à coup,
on m'entendit d'au loin.
Allez, allez, bella !
Bella mela bella fresca !
Une vendeuse sur la plage,
une vendeuse de pommes cette fois-ci,
de belles pommes
et de pommes fraîches.
Elle avait à peu près le même âge que Coco.
Il s'est levé,
s'est approché d'elle
et lui a acheté deux ou trois morceaux.
Ils sont restés là,
plantés tous les deux,
à discuter de longues minutes.
Mon amie ne sait pas ce qu'ils se sont dit.
Aucun des deux ne criaient cette fois.
Il semblait chuchotter.
Ce qui est certain,
ma terre racontait,
c'est qu'ils étaient rouges,
tous les deux,
rouges comme des fraises
ou comme des framboises,
ou comme l'amour.
Et qu'ils sont partis ensemble,
se balader le long de la plage.
Depuis,
mon amie ne les a plus revus.
Je ne sais pas vous les enfants,
mais moi j'ai hâte de retourner
dans les Qingwaterais.
J'aimerais tellement savoir plus
sur ce début d'histoire d'amour,
car, à mon avis,
c'est de ça dont il s'agit.
Une histoire d'amour
entre Coco et Mela.
Voilà !
C'était Coco et Mela,
histoire écrite par Benjamin Muller,
réalisée par Alexandre Ferreira
et racontée par moi-même.
C'est Lin Kallmann.
J'espère que l'histoire vous a plu les enfants.
N'hésitez pas, vous le savez,
à mettre des étoiles, plein d'étoiles,
cinq étoiles,
sur les plateformes de podcast
où vous demandez à vos parents de le faire pour vous.
Je vous embrasse très fort.

N'hésitez pas non plus à nous envoyer des messages.
Ça nous fait très plaisir
et ça nous encourage pour la suite.
À très vite !

Episode suivant:


Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

Encoreunehistoire

Encore une histoire revient sur scène le 27 juin à l'Alhambra à Paris!!! Réservation ici : https://www.ticketmaster.fr/fr/manifestation/encore-une-histoire-billet/idmanif/643458


"Encore une histoire" est le podcast numéro 1 des familles. Il est dédié aux enfants (et à tous ceux qui gardent une âme d'enfant) qui aiment se laisser emporter par de belles histoires.Chaque semaine, découvrez une nouvelle histoire adaptée d’un grand livre de littérature jeunesse ou une création originale. Ce podcast, produit par Benjamin Muller, interprété par Céline Kallmann et réalisé par Alexandre Ferreira, célèbre l’art de raconter des histoires.

Retrouvez des personnages emblématiques comme la Nat’Eliott le dinosaure, ou Tomy le mouton. Explorez nos grandes séries originales telles que "Les vacances extraordinaires""Les enfants naufragés" ou encore "La classe de neige infernale", des sagas captivantes qui passionnent petits et grands.

Et ce n’est pas tout : "Encore une histoire" existe aussi en livre ! Retrouvez vos histoires et personnages préférés en librairie pour prolonger le plaisir de l'audio par la lecture.

Que ce soit avant de dormir, en voiture, dans le train ou simplement allongé dans l’herbe, "Encore une histoire" invite petits et grands à voyager avec leurs oreilles. Offrez aux enfants un moment de calme et d’évasion, où qu’ils soient.

Alors, préparez-vous à rêver et à partager la magie des histoires !


Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Benjamin Muller', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Céline Kallmann', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Histoire pour enfant', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Alexandre Ferreira', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'livres jeunesse', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'histoire pour dormir', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'story', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'famille', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'bedtime', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Stories for Kids', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Fiction', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere