C'est l'histoire de Milidae.
Coucou, c'est moi Milidae.
En plein été, le petit moineau décide de faire un régime car il se trouve trop gros.
Il va perdre quelques grammes, puis encore quelques grammes, puis encore quelques grammes.
Tu as bien installé ? Je vais te raconter.
Tout a commencé par un bel après-midi d'été.
Un petit moineau s'était perché sur une branche et il chantait sous l'œil conquis
du soleil qui braquait ses rayons sur lui, tel des projecteurs.
C'est alors qu'un corbeau de barca est croissant.
Surpris, le moineau sautillait tout au bout de la branche, mais sur cette partie,
le bois était si fin et si sec que la branche craquait.
Le moineau manqua de tomber est s'envola aussitôt sous les croassements moqueurs du corbeau.
Vexez, le moineau s'éloigna du corbeau.
Mais toute la journée, les paroles blessantes du corbeau raisonner dans la tête du moineau.
Le moineau passa de fenêtre en fenêtre pour observer les reflets de sa scie.
Il se regardait de tous les côtés.
De face, de profil, de dos, il faisait une drôle de tête et claqué du bec.
« Ça alors, le corbeau a dit vrai.
Je me suis empaté, on dirait.
Mais oui, mais oui, j'ai pris du ventre.
J'ai un gros coup et mes ailes sont lourdes, trop lourdes.
À partir de maintenant, je mange légers. »
Les jours suivants, le moineau ne mangea presque pas.
Il piqueura juste quelques grains de blé, décrétant à chaque fois qu'il était rassasié.
Il trouvait toujours qu'il avait trop mangé.
Et un matin, alors que le soleil se levait, il aperçut le moineau qui s'agitait.
Il avait sauté le petit déjeuner et voltait d'un arbre à l'autre.
« Tu fais quoi ? » s'étonna le soleil.
« Ça ne se voit donc pas.
Je suis en pleine séance de gym. »
Le moineau passait la journée à voler vite, de plus en plus vite,
sous le regard du soleil qui commença sérieusement à s'inquiéter.
« Eh bien moineau, vas-y, Molo.
Tu vas t'épuiser si tu continues comme ça.
Allez, pose-toi.
Bois un coup et mange un morceau pour récupérer. »
Le moineau s'arrêta au bord de la rivière et y buit plusieurs gorgées d'eau glacée.
« Ça fait du bien, hein.
Et tu peux même attraper quelques boustiques pour t'en déjeuner. »
« Merci, mais je n'ai pas faim. »
Déclara le moineau en observant avec des yeux horrifiés son reflet dans l'eau.
« Mais pourquoi tu fais cette tête-là ?
T'as vu quelque chose dans l'eau ? »
Salarma le soleil.
« Oui, j'ai vu un monstre, un gros patapouf. »
S'exclama le moineau en se regardant.
Il se mit alors à sauter, sauter, sauter sans arrêté.
Puis soudain, il manqua de tourner.
« Mais qu'est-ce que tu as ? » s'inquiéta le soleil.
« Je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai la tête qui tourne. »
Annonça le moineau.
« C'est normal, tu as l'estomac vide. Tu n'as rien mangé. »
Ce fâchâ le soleil.
« C'est faux ! » hurla le moineau.
« Je mange à ma faim, et là, eh bien je n'ai pas faim, c'est tout. »
C'est quand même pas compliqué à comprendre.
« Bon, bah puisque c'est comme ça, moi je vais me coucher. »
En pleine journée.
Demanda le soleil surpris.
« Oui, je t'ai assez vu pour aujourd'hui. Salut ! »
« Oh, je n'aime pas beaucoup ça. »
Il n'y a pas de temps à perdre.
« À tous les animaux je répète, à tous les animaux je répète. »
« Réunions d'urgence. Rendez-vous à la prairie. »
L'heure était grave.
Les animaux de la campagne étaient là, et se demandaient bien pourquoi le soleil les
avait convoqués en plein milieu de journée.
« J'ai maquette pour le petit moineau. » expliqua le soleil.
« Ils dorment en pleine journée. Et j'ai vraiment l'impression qu'ils ne veulent plus rien manger. »
« Est-ce que de votre côté vous avez aussi remarqué quelque chose de bizarre ? »
« Ça, oui. »
Confirmèrent aussitôt les moustiques, les chenilles et les larves.
« On peut passer tranquille à côté de lui. »
« Il n'a même pas regard peau, non ? »
« Monsieur fait la fine bouche. À croire qu'on n'est pas assez bien pour lui. »
« Il ne mange ni moustiques, ni chenilles, ni larves. »
« Enfin, nous, ça nous arrange bien. »
« Merci, boignons. »
« Peut-être que c'est normal. »
« Ça l'aura un pigeon. »
« Mais c'est très inquiétant. »
« Moi, rrr, je l'ai invité à manger chez moi dernièrement. »
« Elle n'a rien piquer, rien du tout. »
« Pourtant, rrr, rrr, j'avais mis les petits plats dans les grands. »
« Des bonnes graines de tournesol, du maïs, concaissés, et même des cacahuètes, des cortiquets. »
« Et ben, il n'a touché à rien. »
« Rrr, rrr, il s'est contenté de boire de l'eau. »
« Encore et encore. »
« Et ensuite, eh bien, il est parti. »
« Rrr, mais le pire, c'est qu'il m'a remercié pour ce bon repas. »
« Il m'a même dit qu'il avait bien mangé. »
« Et que grâce à moi, il avait fait un gros dodot. »
« Oh, la, la, la, la. »
« Rrr, rrr, rrr, mais je le répète. »
« Il n'a pas touché à une cacahuète. »
« Il y a quand même quelque chose qui cloche chez lui. »
« Rrr, roucoula, le pigeon. »
« Ça, c'est sûr. »
« Rêpica, le sanglier. »
« L'autre jour, il était tellement fatigué qu'il n'arrivait plus à voler. »
« Alors, il s'est posé sur mon dos et on s'est promené ainsi. »
« Mais au beau milieu de la promenade, il s'est excusé et m'a dit que je devais être épuisée de le porter. »
« Je lui ai dit « Mais, mais arrête, moineau, moi je pèse 100 kilos et toi, 40 grammes. »
« Elle a, elle s'est énervée, il a hurlé qu'il ne pesait pas 40 grammes, mais 20 grammes, »
« et que c'était déjà beaucoup trop pour un moineau. »
« Ensuite, il s'est envolé depuis, je l'ai pas revu. »
« Alors, c'est bien ce que je crée, liais. »
« Bon, vous pouvez retourner à vos activités, je vais m'en occuper. »
Acompagné par ses rayons, le soleil chercha le moineau dans les moindres recoins.
Et c'est dans un petit nid qu'il le retrouva tout recroquevillé.
Il avait perdu des pluies et grelotait.
La caresse du soleil réchauffa son petit corps froid.
« Viens dans mes bras et parle-moi, petit moineau. Dis-moi ce qu'il ne va pas, comment tu te sens ? »
« Tu sais, je suis là et je t'écoute. »
Le moineau susurra quelques mots au soleil, puis il s'endormit.
La nuit, la lune prit le relais et veilla sur lui.
Puis au matin, le soleil revint.
« Mon petit moineau, je t'ai apporté un grain de blé.
Allez, fais-moi plaisir, mange-en juste un petit morceau.
Il faut que tu te rends plumes, sinon tu vas devenir léger comme une plume.
Et alors, tu t'envoleras haut dans le ciel, si haut que tu risques de te brûler les ailes et de ne plus jamais redescendre.
Et moi, eh bien j'ai envie de t'entendre chanter le matin quand je me réveille. »
Le petit moineau regarda le soleil et picera à moitié le grain de blé.
Cela prit un bon bout de temps jusqu'à ce que le petit moineau remange normalement.
Mais le soleil était patient et sa patience fut récompensée.
Un jour, le petit moineau l'invita à manger.
Et là, le soleil compris que c'était gagné.
Le petit moineau piqueurait des graines en chantant.
Il avait retrouvé l'appétit et le goût de la vie.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas.
Tu peux retrouver Milide en t'abonnant à son podcast, Les histoires de Milide.
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C'est super facile.
Il suffit de taper dans la barre de recherche les histoires de Milide.
Tu peux y écouter toutes ces aventures.
Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Yes, trop bien.
Alors, ça t'a plu ?
C'était un appétit d'oiseau écrit par Christine Pompéi.
Allez, ciao, bisous.
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Milide.