C'est l'histoire de Milidae.
C'est moi, Milidae.
Alors qu'il est transporté par le vent, un bout de ficelle ont encrié un bout de laine.
N'écoutant que son courage, il vole à son secours.
Il ne sait pas encore que le bout de laine va changer sa vie.
Tu veux bien m'installer ? Je vais te raconter.
...
Tout a commencé par un jour de grand vent.
Un bout de ficelle s'était échappé d'un emballage cadeau et dansait joyusement dans le vent.
Youhou, j'ai réussi ! Je me suis libérée du paquet cadeau !
Ha ha, je suis partie ! Ni vu ni connu !
Ils ne sont sans n'aide pas perçu !
De toute façon, tout ce qui les intéresse, c'est le cadeau.
Moi, je m'étais pourtant donné du mal pour m'enrouler autour du papier et faire un beau paquet.
Mais pfff ! Y'en a que pour le cadeau.
...
Alors, ils ont déchiré le papier.
Quand j'ai vu ça, moi le bout de ficelle, j'ai craqué !
La porte était ouverte et j'ai profité d'un courant d'air pour m'enfuir.
Et maintenant, je suis libre !
En score !
Mais... Mais qu'est-ce que j'entends ?
En score !
Je crois que quelqu'un a besoin de moi.
Pas de panique, j'arrive ! Vous avez appelé le bout de ficelle ? Je suis là !
Annonça le bout de ficelle en freinant d'un coup sec.
Alors, qu'est-ce qui se passe ?
En quoi puis j'ai trutile ?
Face à lui. Se tenait un bout de laine tout entortillé et accroché à une clôture grillagée.
Oh, mon pauvre bout de laine ! Tu tiens emmêlé dans le grillage !
Et tu ne sais plus comment t'en sortir ?
Ah là là là ! T'as de la chance d'être tombée sur moi !
Moi, la ficelle, je suis la reine d'élévation.
Voyons, voyons !
En plus, t'as fait des nœuds ! Oh, quel mêlit mêlot !
Attends, je vais tirer sur ce bout-là.
Ah, bah oui, ça devrait des faire ce nœud !
Hop, on peut...
Oui, oui, oui !
Mais alors que le bout de ficelle essaye de libérer le bout de laine,
un cri person retentit.
Ah !
Le bout de laine hurle comme jamais.
Au début, le bout de ficelle a cru qu'il avait mal.
Mais en fait, non. Le bout de laine est juste en colère.
Très en colère.
Ah !
Mais enfin, t'as rien compris !
Je ne veux pas que tu me libères !
D'ailleurs, je ne suis pas prisonnière.
Je me suis accrochée exprès au grillage.
Ce coquin devant souffle comme un fou pour m'en marquer avec lui.
Mais moi, je ne veux pas !
Ah bon ?
S'étonne le bout de ficelle.
C'est pourtant sympa de voyager dans les airs.
Mais tu pourrais venir avec moi, et on pourrait...
Ah non !
Le coupe aussitôt le bout de laine.
Moi, je reste là.
Et si tu peux m'aider à m'accrocher un peu plus, ça m'arrangerait.
Le bout de ficelle, toujours sympa et prêt à rendre service,
accepte et s'enroule autour du bout de laine pour l'empêcher de s'envoler.
Le vent, lui, continue de souffler.
Euh bon ?
Et si tu me racontais des blagues pour passer le temps ?
Bah désolé, j'en connais pas.
S'excuse le bout de laine.
Alors, tu pourrais me raconter une histoire ?
Un conte de fées, une légende.
Oh là là !
Oh, t'en connais pas non plus !
Ah non mais moi, je vais pas rester des heures accrocher comme ça avec toi, à m'ennuyer.
Je ne connais pas d'histoire.
Mais si tu veux, je te raconte ma vie.
Avant de me retrouver accroché ici, il m'est arrivé un tas d'aventures extraordinaires.
Le bout de ficelle qui s'apprêtait à partir s'installe confortablement,
et ses yeux se mettent à pétiller.
Je t'écoute.
Déclaire-t-il les oreilles grandes ouvertes,
et le bout de laine commence à raconter sa vie.
Je suis née il y a très longtemps, sur la toison d'un bouton.
Enfin, d'ailleurs, c'était plutôt une rubine.
Elle s'appelait bouclette.
Je poussais sur son dos.
On s'entendait bien, elle et moi.
On passait notre temps dans le champ.
Et puis, il a commencé à faire chaud, très chaud.
Et la bouclette n'en prouvait plus de moi.
Et un jour, elle m'a annoncé.
Mais, mais, mais, coute Malaine, toi et moi, ça ne peut plus durer.
Mais, mais, mais, j'ai besoin de respirer.
Lais-toi, tu as besoin de voir du pays.
Tu ne vas pas passer toute ta vie, mais au milieu du troupeau.
Ensuite, tout a allé très vite.
Un tondeur est arrivé.
Et je suis partie, en jetant un dernier regard vers bouclette.
Elle sautillait dans le pré, légère et guirette.
J'avais du mal à la reconnaître.
Elle s'appelait toujours bouclette.
Mais elle n'avait plus de bouclette.
Et moi, à la laine, on m'a emmené loin.
J'ai suivi les conseils de bouclette, et j'ai voyagé.
J'ai vu du pays.
Mais raconte, s'exclame le bout de ficelle, surexcité.
Alors, j'ai commencé par prendre un bon bain pour être toute propre.
Parce que, entre nous, elle était gentille, la bouclette.
Mais elle n'était pas toujours très nette.
Donc, ce n'était pas du luxe de m'allager.
Et pareil pour la coiffure.
Ah la la la, si tu avais vu ma tête, à l'époque, tu ne m'aurais pas reconnu.
Donc, on m'a démêlé.
Puis, peignée.
Et ensuite, j'ai même pu faire une teinture.
J'ai hésité entre le rouge cerise, le bleu ciel, le jaune soleil.
Et finalement, tada, j'ai choisi le jaune canari.
Ah, c'est joli, non ?
Ah oui, très joli.
Réponds le bout de ficelle.
Et ensuite, j'ai rencontré deux aiguilles à tricotée charmante,
qui m'ont refait une beauté et m'ont transformé.
On a magnifique pu le torsader.
Elles m'ont présenté à Enzo, qui m'a emmené dans son école, au parc.
Puis, Enzo m'a prêté à sa sœur, Joanna.
Elle m'adorait, car elle trouvait que moi, la laine, j'étais toute douce.
Elle me faisait pleins de câlins et de compliments.
C'était mon pu le préférer.
Et là, ça joue.
On m'a mis dans la machine à laver.
Et le programme s'est emballé.
Oh la la la, et t'as survécu ?
Ah oui, mais quand je suis ressortie, j'étais devenue tout petit.
Alors, Joanna m'a gardé comme pu le pour poupée.
Ah ouf, mais qu'est-ce que tu fais là alors ?
En plus, sans vouloir te fâcher, tu ne ressembles plus du tout à un pu le pour poupée.
Je sais, c'est parce qu'il m'est encore arrivé d'autres aventures.
Un jour, Joanna a enlevé le pu le de sa poupée dans le parc,
et elle m'a oublié.
Un chien qui passait par là a alors eu la mauvaise idée de jouer avec moi.
Et je me suis retrouvée avec des bouts de laine par-ci par là.
Et un petit morceau de laine est parti dans le nid d'une famille oiseau.
Un chien a pris un autre bout pour s'en faire un doux doux.
Et moi, j'ai atterri ici.
J'en ai assez.
Ça suffit.
Pour moi, l'aventure s'est finie.
Wow, je suis impressionnée !
s'écria le bout de ficelle.
Mais non, tu ne vas pas rester ici toute ta vie.
Je te rappelle que tu es un bout de laine jaune canari.
Allez, viens avec moi.
Je t'emmène pour un nouveau voyage.
Le bout de laine attrapa alors la main du bout de ficelle,
et ensemble, ils s'envolèrent Bratsu-Bratso.
Ha ha ha, tu me fais rire.
Depuis ce jour, les deux amis sillonnent la région.
Et quand ils sont fatigués, ils cherchent un endroit pour se poser.
Ils rêvent alors qu'un enfant leur bricole une petite maison
où ils pourront s'installer et se raconter des histoires.
Alors, si tu aimes faire des bricolages,
il se peut que le bout de ficelle et le bout de laine en tortillier passent de voie.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas, tu peux retrouver Mil-ID en t'abonnant à son podcast,
Les Histoires de Mil-ID.
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Il suffit de taper dans la barre de recherche les histoires de Mil-ID.
Tu peux y écouter toutes ces aventures.
Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Alors, ça t'as plu ?
C'était Boutabou, écrit par Christine Pompéi.
Allez, ciao bisous !