Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taisitoire, taisitoire, taisitoire ! Est-ce que je peux avoir une histoire si elle te plaît ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ? Bon d'accord.
Tu te souviens que, parti Chassé, le prince Zick Fried s'était retrouvé devant un lac baignet de brume, sur lequel Najed on signe.
Et bien, voici ce qui arrive.
Chapitre 3 La métamorphose
Sans faire un seul bruit, Zick Fried s'accroupit derrière un buisson, en s'efforçant de ne pas faire craquer la moindre brindille.
Dans un froissement de plume, les signe se posèrent sur le lac et fleurant l'eau de leurs grandes ailes blanches.
Un frisson parcouru l'onde.
Au loin, le soleil, pareil à une boule de feu incandescente, semblait sombré dans les eaux profondes.
Le cœur battant, le prince épaula son arbalète et il se prépare à tirer.
Mais au moment même où le soleil disparut derrière l'horizon, un éclair de lumière éblouissante embrasa le lac.
Le plumage des oiseaux tomba et, à la place des grands signes, qui se tenaient là, un instant auparavant,
apparurent 11 jeunes filles minces et graciles, vêtues de robes d'une blancheur irréelle.
Le prince se frotta les yeux pour être sûr qu'il ne rêvait pas.
Les jeunes filles avançaient vers le rivage, en glissant sur l'eau.
Leurs voiles translucides ont du l'an dans leurs yages.
Elles semblaient flottées, suspendues entre le ciel et l'eau, et leur pas ridait à peine la surface noire du lac.
Quand elles touchèrent terre, elles se mirent à danser dans la pâle clarté qui tombait des étoiles,
si vaporose et si légère que leurs pieds menus ne faisaient que frôler le sol.
Siegfried n'osait pas faire un geste, de peur que ce spectacle céleste ne se dissipe comme un rêve.
Parmi toutes les jeunes filles, il en remarqua une dont les cheveux rous tombaient en cascades jusqu'à terre.
Une mince couronne, un simple fil d'or, était posé sur sa chevelure et un rayon de lune éclaboussait de lumière sa polétheuse.
Sa beauté était telle, que l'on eut dit un ange déguisé en oiseaux.
Faisant fille de toute prudence, le prince sortit de sa cachette et se jeta au pied de la jeune fille.
Qui êtes-vous mademoiselle ? demanda Siegfried. Êtes-vous femme ou oiseau ?
La jeune fille lui sourit avec tristesse.
« Je suis la princesse Odette, » dit-elle.
« Fille du roi et de la reine d'un royaume aujourd'hui engloutie. Il y a très longtemps.
Un sorcier nous a jeté un sort et nous a changé en signe pour l'éternité.
Telle est désormais notre sort. Nous volons tant que dure le jour, mais, lorsque vient la nuit, nous reprenons notre apparence humaine.
Ne pouvez-vous donc être sauvé ? demanda Siegfried.
Seul l'amour éternel d'un homme pourrait me délivrer et sauver mes compagnes, répondit Odette.
Mais, qui voudrait épouser un signe ?
« Moi ? » dit le prince. « Mon cœur déjà vous appartient.
Demain, il y aura un bal à la cour. Je vous choisirai comme épouse et vous promets de vous être fidèle jusqu'à la mort.
Viendrez-vous, princesse ? »
Elle voulu lui répondre. « Mais déjà, les premiers feux de l'horreur incendient à l'horizon.
Et le prince, vite avec horreur, la princesse se recrogvillait dure elle-même et, poussant un cri qui lui déchira le cœur,
reprendre sous ses yeux son apparence de signe. »
Et en un instant, les 11 aussi aignent avait pris leur vol et ils s'évanouirnt dans les premières lueurs de l'aube,
sans que le prince lui pu faire un seul geste pour les retenir.
Zicfride reste à seul et, perdu dans son rêve, il ne vit pas que sur un arbre mort se tenait un oiseau de proie noir comme l'enfer
qui avait observé toute la scène et qui déployait à présent ses larges ailes pour s'enfuir vers le lointain.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ? Je te la raconterai plus tard tes promis. À bientôt !
C'était Le Lac des Signes, une histoire écrite et racontée par Elodie Fondaci sur la musique de Piotr Tchaikovsky.
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