Bonjour à toutes et à tous, vous allez écouter Helio et les diamants des temps passés épisode 5.
La richesse du Jura, on la doit aussi à une grande source souterraine salée. Comme Helio et Nala vont le
découvrir dans cet épisode, le sel était autrefois appelé l'or blanc et chaque grain comptait.
Classez Unisco en 2009, la grande saline de Salin-les-Bains d'une galerie souterraine que l'on
peut visiter pour comprendre comment la source était exploité. Vous pourrez observer les
gigantesques poils à sel et admirer les grandes roues hydrauliques en bois. Le site JuraMuse.fr vous
en dira plus sur cet endroit exceptionnel. Bonne écoute !
6 trésors scintilles au fond d'une petite boîte. Chacun est un petit morceau du chemin.
Ils te mèneront jusqu'à la prisonnière des temps passés, perdus et oubliés.
Nala et Helio et Chloé se regardent. Ils sont toujours cachés, accroupis sous une grande fougère,
revenus près de 150 millions d'années en arrière par le pouvoir des pierres précieuses.
À quelques mètres d'eux, il y a un énorme dinosaure capable de laisser des empreintes
d'un mètre 50 de diamètre. Un vent humide et chaud balaille leurs cheveux. La terre tremble,
le dinosaure se rapproche. Tout autour d'eux, les bruits des animaux du jurassic se sont tus.
Chloé pose un doigt sur ses lèvres. Il est juste là.
Helio sert dans sa main la pierre blanche qu'il a trouvée par terre. Trois lettres sont inscrites
dans la pierre. Il l'élève doucement au-dessus de sa tête pour pouvoir lire les lettres dans la
lumière du soleil. « S ! La première lettre est un S ! Puis O ! » murmure-t-il.
« L ! » chuchotte Nala en pointant la troisième lettre.
« Celle ! » s'écriit Helio. Aussitôt, la pierre éclate en mille morceaux dans la main des lieux.
Un grand coup devant les emportes. Il tourbillonne quelques secondes dans un éclat de lumière,
et atterrisse doucement sur la passerelle du site des dinosaures de l'oule.
« O ! J'en reviens pas qu'on revienne du jurassic ! » s'exclame Nala en se redressant.
« Tu parles ! On a bien failli ne pas revenir ! J'ai pu apercevoir le dinosaure mystérieux juste
avant qu'on s'en vole. Il devait faire près de 20 mètres de long ! » Helio secoue doucement la
laillette. « On a fait la moitié. Il n'en reste plus que trois pierres et on pourra délivrer la
prisonnière. Oui. Et on se retrouve avec le mot « celle » comme seul indice. « Je ne vois pas trop
où est-ce qu'on pourrait trouver du sel. On est en plein milieu des montagnes. » Observe Nala.
Assez-vous, un éclat malicieux passe dans les yeux de Chloé. « Détrompe-toi. Le sel est en
à probablement sous nos pieds en ce moment. » « Comment ça ? » s'étonne Helio. « Il se trouve
que le Jura est connu pour ses sources d'eau salée depuis plusieurs siècles. On avait même créé une
route du sel pour qu'il puisse être transporté sans risque d'être dérobé par des contrebandiers.
Pas très loin d'ici, il y a la grande saline de Salin-les-Bains. Elle n'est plus en activité,
mais je crois qu'on peut la visiter. « Une saline ? » « Oui. C'est comme une immense galerie où le
sel des sources était prélevé. » « Et ça, allons-y ! » s'écri Nala en courant vers la voiture.
« D'accord. Mais après, je vous ramènerai chez vous, car il commence à être tard. »
Les trois amis prennent la route. Le jour s'étuile entre les montagnes et les recouvre d'un
voie l'oranger. Helio ouvre un peu la fenêtre. Les oiseaux regagnent leurs nits et chantent
leur dernier chant de la journée. Chloé arrête la voiture devant un grand bâtiment en pierre,
surmontée de deux immenses cheminées. Derrière se dressent un flanc de montagne. Helio a du mal
à croire qu'on ait pu extraire du sel depuis ce bâtiment. Helio prend la petite boîte contre
lui. Il sent les pierres qui roulent au fond des tiroirs. Tous les trois s'avancent jusqu'à l'entrée,
une lourde porte en bois au milieu des pierres. « Zut, c'est fermé ! » constate Chloé en tirant sur
la poignée. « Peut-être qu'on peut trouver une autre entrée ? » suggérait Helio. « Ah non,
certainement pas mon garçon ! » fait une voie aiguë et un peu grincante, juste derrière eux.
Ils se retournent et se retrouvent face à un petit homme habillé d'une grande tâche orange et jaune,
avec un drôle de chapeau sur la tête et une immense moustache. « Les hémisites sont terminées
pour aujourd'hui ? » ajoute-t-il en secouant la tête. Chloé s'avance et sort son badge de guide
de sa poche. « Bonjour, je suis guide à la maison du parc de Lajou et j'accompagne ces deux enfants sur
un projet. Un projet spécial pour euh… leur école. » « Un projet spécial ? » demande l'homme
en haussant les sourcils d'un air gubitatif. Nala s'éclaircit la gorge et lance d'une traite. « Oui,
tout à fait. Nous travaillons sur ce projet de sauvegarde, des coutumes et des métiers de la
région et nous aurions souhaité avoir accès à la saline. » Helio regarde son ami avec des urons.
Il a toujours été fasciné par sa capacité à broder les mots pour se sortir de situations
compliquées. Et ça marche. Le visage de l'homme se radoucit immédiatement. « Ah,
eh bien, c'est un très bon projet. Je vois que vous avez trouvé une belle laillette d'époque. »
Observe l'homme en souriant sous sa moustache. « Je me présente, je suis Seraphim,
le grand maître de la confrérie de l'or blanc. Venez, Venez, je vais vous faire visiter cet endroit
extraordinaire. » Propostile en sortant une grosse clé argentée de sa toge. La lourde porte
s'ouvre et elle pénètre dans une sorte d'immense couloir en pierre au plafond bouté. Helio se rapproche
de Seraphim. « Excusez-moi, Seraphim, grand maître, mais qu'est-ce que l'or blanc ? » « L'or
blanc, mais c'est le sel, car il est au moins aussi précieux que l'or. »
Lui répond Seraphim en faisant frétiller sa moustache. « Ou du moins, il l'était. Il a
fait la richesse de cette ville pendant près de mille de cent ans. À des époques où il fallait
faire des centaines de kilomètres pour en trouver sur les bords de mer. Alors qu'il y en avait
là, juste sous nos pieds, dans des sources plus salées que la mer morte. Venez, je vais vous
montrer comment tout ça fonctionne. » Seraphim les entraîne au fond de la galerie. Helio
t'en l'aurait il ya comme un bruit d'eau qui résonne sur les murs de pierre. Une immense roue
en bois tourne lentement devant eux. « Est-ce que vous entendez la furieuse ? » souffle Seraphim.
« La furieuse ? » « Oui, c'est la rivière d'eau salée qui est juste en-dessous de nous. Il y a
une pompe tout en bas qui fait remonter l'eau, regardez. » Mala et Chloé se penchent au-dessus
de la roue pour observer l'eau qui ruisselle dans un grand bac en pierre. Mais Helio, lui,
observe le mouvement de la roue qui tourne, tourne, presque en silence. Il est comme hypnotisé. La
voix de Seraphim lui parvient comme de très loin. « Il faut imaginer ce que c'était quand l'usine
tournait. Le travail des soigniers et des soignères qui faisaient chauffer l'eau dans de gigantesques
poils à la sel pour récolter le sel. Ça devait être impressionnant. »
Helio assoue dans l'impression qu'une autre voix se glisse à travers les paroles de Seraphim,
comme une mélodie. « Prisonnière des temps passés, perdu, oublié. »
Il sursotte. La prisonnière, les pierres précieuses. Vite, il ouvre un détiroir. Un petit diamant
blanc brille dans la pénombre de la galerie. Il le prend entre ses doigts. Il est étrangement chaud.
Sans réfléchir, Helio le jette dans la roue qui tourne. On entend comme un petit bruit de cailloux
qui décringole et qui tombe dans l'eau. Et voilà que la roue s'emballe. L'eau jaillit et éclabousse
les pieds d'Helio Nala-Cloé et Seraphim. Tout autour d'eux, des bruits de pierres que l'on racle,
des teintements de ferrailles et des écladoises entre elles. Helio ouvre les yeux. Face à lui,
la même roue en bois tourne doucement, mais une multitude de gens s'active autour d'elle.
Leurs chemises remontées sur les bras, des gouttes de sueur perlant sur leur front,
une puise l'eau dans des bacs en pierre et la verse dans une grande poêle.
Certains s'y flottent au chanton pour se donner du courage. Nala attrape Helio par la manche.
« T'aurais pu nous prévenir que tu allais jeter un diamant dans la roue quand même.
Et en plus, on a embarqué le gros maître de l'or blanc avec nous. »
Helio jette un coudoi à Seraphim. Celui-ci a sorti un petit calpain de sa poche et regarde avec le
plus grand intérêt ce qui se passe autour de lui. Il n'a pas l'air décontenancé le moins du monde.
« Ça va, je trouve qu'il a l'air de plutôt bien s'adapter. »
Sourit Helio.
« Allez, on y va. La journée est bientôt terminée. »
Encourage un désonnier en passant devant eux. Ils s'arrêtent et froncent les sourcils
en apercevant les enfants.
« Qu'est-ce qu'ils font là, les gamins ? Ne traînez pas ici, on va faire chauffer la poêle. »
Seraphim s'avance en époustant sa toge.
« Ne vous en faites pas, hm ? Ce sont mes invités. »
Le sonnier reconnaît l'habit du grand maître et s'incline en signe de respect.
« Ah, pardonnez-moi, grand maître. Je ne vous avais pas vu. »
« Pouvez-vous nous rester et admirer votre travail quelques instants ? »
Demande Seraphim.
« Bien sûr. Allez, au boulot. On a des spectateurs. »
S'exclame le sonnier en direction des autres travailleurs. Seraphim se rapproche des
lioux et nala et leur guise à l'oreille. « Mais je ne sais pas ce qu'il s'est passé,
les enfants. Mais je crois qu'on est revenus dans les années 1920. C'est tout bon et croyant.
Et exactement comme je l'imaginais. »
Je suis chaud de tile avec enthousiasme. « Oui, c'est à cause d'une pierre précieuse.
On vous expliquera ça plus tard. »
Lui répond les lioux. « Maintenant, il faut qu'on trouve l'indice pour
entrer chez nous et… » Mais il n'a pas le temps de finir sa phrase.
L'eau de la rivière souterraine se met à crépiter dans la poêle devant lui. Peu
à peu elle s'évapore et des traînées blanches commencent à apparaître sur la fonte.
Et Lio et Nala se glissent entre les sonniers pour se rapprocher de la poêle.
« Je crois que le salé en prend des crânes quelque chose. Regarde au fond de la poêle. »
Les traînées blanches s'animent pour former des signes.
Et Lio, Nala et Chloé ont découvert la grande saline de Salin-les-Bains. On jetant un diamant
dans la roue, ils ont débarqué dans les années 1920, quand l'usine de sel marchait à plein
régime. Ils doivent mettre dans « Décoder le message
inscrit au fond de la grande poêle à sel pour pouvoir revenir dans leur époque.
Peut-être pour as-tu les aidé ? Je vais te lire le message et à toi de deviner de quoi il s'agit.
Je garde précieusement les mémoires de ceux et celles qui savent manier le pinceau ou le marteau.
Je suis un temple pour l'imagination, un écrin pour les souvenirs,
et un refuge pour ceux et celles que le temps a enceveli.
Si tu as une idée, écrivez vite ta réponse en commentaire.
A bientôt pour la suite de l'aventure.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté, une création originale écrite par Lucille Petit.
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Arobaz en volet comté. A très vite !