C'est l'histoire de Milidae.
Coucou, c'est moi Milidae.
Sur la grande barrière de Corail, les coraux ont trop chaud.
Rico, le jeune Corail, n'en peut plus de cette chaleur qui lui fait perdre ses couleurs.
Il en parle à Nono, le vieux Corail.
Tu es bien installé ? Je vais te raconter.
...
Bercés par le murmur de l'océan, les coraux dorment tranquillement.
Cela fait des millions d'années qu'ils sont installés dans cet endroit qu'on appelle la grande barrière de Corail.
Mais soudain, Rico, un jeune Corail, se réveille en sursaut.
Oh lala, mais pfff, mais je n'en peux plus !
Moi, j'ai beaucoup trop chaud.
Mais pourquoi est-ce qu'il fait une chaleur pareille ?
Alors qu'il s'agit dans tous les sens,
Nono, le vieux Corail essaye de le raisonner.
Shhh, mais arrête de t'exciter.
Tu vas réveiller tout le monde.
Mais Nono, je ne me sens pas bien.
J'ai l'impression que je couvre quelque chose.
Se plaint le petit Corail.
Hum, moi c'est pareil.
Je suis fièvreux depuis quelque temps.
On a dû attraper un virus ou une maladie.
Tu-tu-tu-tu-tu-tu-tu.
Quelqu'un a parlé de virus ou de maladie ?
Hop, yopla, vous m'avez appelé ?
Me voilà.
Moi, le poisson chirurgien, je suis là pour vous soigner.
Allez, je vais commencer par vous esculter.
Faites, faites voir.
Ah !
Non, plus grand la bouche.
Ah, voilà.
Le poisson chirurgien observe les coraux
et au bout de quelques minutes, il rend son diagnostic.
Eh bien, vous souffrez du réchauffement climatique.
C'est quoi cette maladie ?
Demande Rico.
En fait, c'est une maladie de la Terre.
Explique le poisson chirurgien.
Mais, mais quel rapport avec nous ?
Déclare Nono.
Ah oui, mais la maladie de la Terre est contagieuse.
Elle s'est propagée dans l'océan.
Et maintenant, eh bien, l'eau aussi a attrapé un coup de chaud.
Donc, l'océan est malade et il nous a contaminés ?
C'est-à-dire que vous, les coraux,
eh bien, vous avez besoin d'une eau à 25-30 degrés maximum pour être en forme.
Si l'eau devient plus chaude, eh bien, vous perdez vos couleurs,
vous devenez très pâle et ça, eh bien, ce n'est pas bon signe, malheureusement.
Mais, on ne va pas se laisser aller.
Ah nono !
Alors, docteur, vous avez un médicament pour nous soigner ?
À cette question, le poisson chirurgien change lui aussi de couleur.
Il ouvre la bouche, mais seul des petites bulles sortent.
Il n'a pas de médicament pour les coraux.
Alors, il préfère s'éloigner en s'excusant.
Je suis désolée, ce n'est pas ma faute.
Je ne peux rien faire pour vous.
Ah, mais non, on ne va pas rester ici sans rien faire.
Rico, le petit corail, sans la colère montée en lui.
Je vais me décrocher de la barrière et aller chercher de l'aide.
Surtout pas ! Reste ici !
Non, les coraux, nous sommes des animaux minuscules dans ce grand océan.
Si on a réussi à vivre aussi longtemps, c'est parce qu'on s'est mis tous ensemble et qu'on cesserait les cours de...
On forme maintenant une grande barrière de corail de plus de 2600 km.
Si tu pars, eh bien, tu ne survivras pas.
Il faut rester soudé.
Rico n'ose plus bouger, elle reste près de Nono.
Mais il aimerait quand même bien trouver un remède.
Il remarque alors un poisson perroquet.
Oui, excusez-moi.
Quoi ?
Tant qu'il va avoir pas mal avec tout le monde.
Tu sais pourquoi on est tout facis ?
De ta conduisisation climatique, de la pollution des voitures, des camions, des avions, tout ça, tout ça, tout ça, tout ça, quoi.
Ils s'en passent des gens sur terre.
Oui.
On a eu une mission.
La barrière de corail que tu vois là.
Là, juste là, eh bien, elle sert à calmer les vagues et à protéger les côtes, des tempêtes et des tsunamis.
Ce n'est pas rien.
Explique Nono.
Oh mais alors, si vous disparaissez, ce sera la cata, ce sera la cata, la cata, la cata, la cata.
Je file prévenir tout le monde, ce sera la cata.
Répète, on boucle le poisson perroquet en allant à toute vitesse.
A la cata.
Bon, espérons que le message remontra à la surface de l'eau et arrivera aux oreilles des gens sur terre.
Déclarne Nono.
Quelques temps plus tard, un groupe de plongeurs débarque au milieu des coraux.
Ils ont eu notre message.
S'écrit le petit corail fou de joie.
Ils s'apprêtent à les accueillir après ouvert, quand ils repèrent un plongeur qui tend la main vers un corail, comme s'il voulait l'arracher.
Mais qu'est-ce qu'il s'abrique ?
Stop !
Urele le petit corail.
Ce n'est pas parce qu'on ressemble à des petits arbres fleuris qu'il faut nous cueillir comme des fleurs.
Ça va pas la tête ?
Mais oui, enfin.
Non mais oh, nous sommes des animaux.
Vous avez envie qu'on vous arrache un bras ? À vous ?
Oh là là, c'est pas possible.
Si tu veux, moi je veux bien m'en occuper.
Propose le requin marteau.
J'ai un petit creux.
Je pourrais lui croquer le bras, celui-là, ainsi ça peut vous rendre service.
Ça va pas la tête ?
Non mais oh, mais qu'est-ce que c'est que ces manières ?
Tu ne croques personne, c'est compris ?
Prends d'accord.
Marmonne le requin marteau en s'écartant du plongeur.
Les plongeurs se font des signes entre eux en montrant les coraux.
Apparemment, ils ont envie de prendre des coraux pour fabriquer des bijoux.
Mais nous ne sommes pas des pierres précieuses, nous sommes des animaux.
Répète Rico.
Moi, ils vont voir ce qu'ils vont voir s'ils me touchent.
Ce n'est pas pour rien qu'on appelle le corail de feu.
J'ai perrule, je pique et je transperce la peau.
Car à vos doigts, ça va faire mal.
À la vue des plongeurs qui s'approchent dangereusement d'eux,
les coraux tremblent et paniquent.
Le corail de feu est le seul à ne pas avoir peur
et à attendre gentiment de piquer qui conque aux orales touchées.
Mais c'est finalement l'océan qui vient à leur secours.
Ils se mettent à secouer un peu les plongeurs qui tongent d'un côté,
puis de l'autre et finissent par remonter à la surface de l'eau.
Ouf, j'ai bien cru qu'ils allaient nous arracher à la barrière de corail.
C'est Cré Rico.
Ah moi aussi.
On a eu chaud.
Soupir, Nono.
Oui, enfin, on a toujours chaud.
Je crois qu'il va falloir s'y habituer.
Quelques temps plus tard, un plongeur revient.
Mais il est différent des autres.
Il s'approche d'eux et leur fait un signe de la main.
Au moins, lui, il ne nous prend pas pour des plantes.
Il a bien compris qu'on était des animaux.
Mais c'est marqué quoi sur son dos ?
Coraliculture.
Ça veut dire quoi ?
Moi je sais, moi je sais.
Répète le poisson perroquet.
La coraliculture c'est l'élevage du corail.
Cacacacac.
Ce plongeur, il vient à vous aider.
Il va réparer les coraux brisés
et il va aussi créer de nouveaux récifs de corail.
Alors ça, c'est une bonne nouvelle.
Ça veut dire qu'il y a encore de l'espoir.
Il y a toujours de l'espoir, Iko.
Il faut juste y croire
et rester soudés.
Car ensemble, on est toujours plus forts.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas.
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Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Yes, trouves-games.
Alors, ça t'a plu ?
C'était trop chaud pour les coraux
écrits par Christine Pompéi.
Allez, ciao bisous.
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Milidae.