Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Tais-e-toire, tais-e-toire, tais-e-toire ! Est-ce que je peux avoir une histoire si elle te plait de me ravoir dit une histoire ?
Encore une histoire ? Bon d'accord.
Tu te souviens, cumulier par son épouse infidèle, le sultan Chariah avait juré de se venger de toutes les femmes ?
Eh bien, voici ce qui arrive.
Chapitre 2 La fille du visir
Aveuglé par la colère et par la jalousie, le sultan Chariah imposant la plus cruelle des lois.
Il décida que chaque soir il épouserait une nouvelle femme, qu'il passerait une nuit avec elle et qu'au petit matin il lui ferait couper la tête.
Des vies de la joie et de la joie.
Et il charge à son grand visir d'aller chaque jour lui chercher à travers le royaume une nouvelle jeune fille et de l'exécuter lui-même.
Quand il reçut cet ordre, le visir qui était un brave homme se tordit les mains et s'agenouit devant le sultan pour implorer sa clémence.
Au nom d'au Dieu, sire, jamais on a vu de commandement plus abominable. Laissez-vous fléchir votre majesté et renoncez à une telle barbarie.
Mais le sultan fut implacable.
Tes prières sont inutiles. Comment dat-il ?
Et je me moque de ta répugnance. Il n'y a pas de femme vertueuse dans ce monde et elle mérite toute ce châtiment. Je t'ordonne d'obéir, sinon c'est toi qui mourra.
Le visir n'eut d'autre choix que celui de se soumettre, car il devait au sultan une aveugle obéissance.
Et le soir même, il lui amena la fille d'un pauvre pécheur qui fut tué le lendemain.
Puis, ce fut autour de la fille du tailleur, de celle du porteur d'eau, des trois filles du barbier et même de la fille cadette du général en chef des armées.
Chaque matin, une nouvelle femme était sacrifiée à la colère du sultan. La consternation s'abattit sur le royaume. Partout, ce n'était que l'arme et désolation.
Et les habitants qui avaient tant aimé leur sultan le détestaient à présent. Et pourtant, Charillard ne renonce à pas à sa vengeance.
Peu à peu, la ville se vida, car les familles s'enfuiaient de peur qu'on leur prenne leur enfant. Et le grand visir, eu de plus en plus de mal, a trouvé chaque jour une nouvelle épouse pour le roi.
Le grand visir avait lui-même une fille, du nom de Chez Erazade, à laquelle il tenait comme à la prunelle de ses yeux. Chez Erazade était belle comme la lune et aussi gracieuse qu'une colombe.
Ses lèvres étaient douces comme un rayon de miel et ses yeux, noirs derrière les voiles, avaient le velour de ceux d'une biche.
En plus d'être charmante, Chez Erazade était fine et instruite. Elle avait lu beaucoup de livres, avait étudié la médecine, les arts et la philosophie et elle avait une prodigieuse mémoire.
Et un beau jour, le grand visir se rendit compte qu'il allait bientôt devoir donner Chez Erazade un mariage au sultan.
Et il en conçut un si grand désespoir qu'il ne parvint plus à trouver le repos.
Et il me finit par décider d'aider sa fille à quitter le royaume en secret.
Mais Chez Erazade, qui était bonne et courageuse, refuse à tout net.
« Mon père, dit-elle, je vous supplie très simplement de me laisser épouser le sultan. Le visir la regarda sans comprendre.
Que Dieu dans sa miséricorde est pitié de vous, ma fille, dit-il. Avez-vous perdu l'esprit ? N'avez-vous pas conscience du danger ?
Vous savez que Charillard a fait serment sur son âme de tuer chaque jour sa nouvelle épouse ?
Je le sais, mon père, répondit Chez Erazade.
Mais je crois s'avoir comment apaiser la colère du sultan et comment sauver les femmes du royaume.
Si j'ai chaud, je mourrai, mais ne y écrinte, car je sais que je vais réussir.
Et elle refuse à dendir davantage.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ? Je te la raconterai plus tard, te promis. À bientôt.
C'était Chez Erazade, une histoire écrite racontée par Elodie Fondaci sur la musique de Nicolas Irimski Corsakov.
Retrouvez la suite du compte en podcast sur radioclassique.fr
Radioclassique des histoires aux musiques