Les petites histoires de Telming !
Aujourd'hui, je suis particulièrement heureux que Karine Arnaud vous raconte le bon, la
brute et l'héroïne, une aventure de Billy imaginée par Loïc Clément.
Pourquoi ? Et bien parce que c'est l'une des premières histoires du podcast et qu'on
vous en propose une version améliorée avec une bande son incroyable.
Si on fait ça, c'est parce que l'histoire a été adaptée en album, merveilleusement
illustrée par Clément Lefebvre aux éditions Little Urban.
Il est disponible dans toutes les bonnes librairies.
Je vous mets toutes les informations dans la description de l'épisode.
Je vous embrasse et je vous laisse découvrir ou redécouvrir cette incroyable histoire.
Mon nom à moi, c'est Billy.
Et aujourd'hui j'ai fait une rencontre extraordinaire.
L'école est finie et c'est le temps du youpie puisque les vacances ont commencé.
Ce matin, j'ai donc été en ville avec Dick Fox, le vieux monsieur qui s'occupe de
moi avec sa femme depuis que maman est au ciel et que bon papa est parti à l'autre
bout de la terre.
Mais si ce Fox fait parfois des tartes et les revend ensuite pour gagner un peu de sou,
alors ce matin, elle nous a donné une liste longs comme le bras, la jambe et le pied
d'ingrédients à lui rapporter.
Quand on est arrivé dans la Grand-Rue, le vieux Dick m'a dit qu'il me laissait commencer
les commissions parce qu'il a fait soif.
Il est donc allé faire un tour au saloon voir les copains, comme d'habitude.
Bon, je sais bien qu'en ressortant, il marchera pas droit.
Il faudra que je l'aie d'arrenter à la maison.
J'aime quand il me confie la liste et l'argent des courses parce qu'il ajoute à chaque
fois.
Mudi de ma fortune, je suis ainsi allé à l'épicerie de monsieur Smith, le papa
de Jane, ma copine d'école.
Elle voudrait être la chef de notre bande, mais Fred, John et le petit Peter sont pas
trop d'accord.
Depuis le début, eux, ils préfèrent que le chef soit un garçon.
Moi, je dis trop rien parce qu'ils m'ont choisi.
Bref, je me suis dirigé vers la boutique en traversant la rue et c'est là que je
l'ai appuyé reçu.
Attaché à un poteau avec une corde, le plus bel animal que j'ai pu voir de toute
ma longue vie de petits garçons.
J'ai plongé mes yeux dans les siens, plus immense que le ciel.
Des yeux qui expriment l'intelligence de celui qui a tout compris avant d'apprendre.
Des yeux qui mangent la vie et respirent la curiosité.
J'ai déjà entendu les vieux cowboys autour du feu de camp parler de coup de foudre.
Mais normalement, ça se passe entre deux humains.
Ils savent dès le premier gar qui veulent plus se quitter et se faire des câlins pour
toujours.
Ben moi, je me dis que c'est peut-être bien la première fois qu'un coup de foudre
a lieu entre un petit garçon et un cheval.
J'ai admiré sa robe noire comme une nuit sans lune.
J'avais la chance de me trouver face à une authentique merveille.
Rassis seulement ce cheval pouvait être à moi que je me suis dit.
Et puis, à ce moment-là, j'ai entendu une voix, une voix que je connaissais.
Une voix qui sentait les ennuis et les bafes.
Loveless.
Le caïd de mon école aussi bête qu'un sachet de rico et aussi méchant qu'un jour sans justice.
Celui qui, par le passé, m'a volé ma précieuse étoile de chérif ayant appartenu à mon papy.
Éloigne-toi tout de suite de mon canaçon, Bill de débile.
Je m'appelle Billy et ce matin, j'ai fait une rencontre extraordinaire.
Maintenant, je réalise que la personne la plus stupide du monde en est le propriétaire.
Voilà, vie est parfois injuste.
Ouais, c'est pour ça qu'il faut toujours avoir un plan de secours.
Mais il y a des situations où c'est compliqué de réfléchir correctement.
Être face à un violent imbécile qui vous menace et l'une d'entrée là.
Le grand Loveless marque à coup sûr un point avec son point brandi, prêt à frapper.
Et c'est au moment où je ferme les yeux, prêt à recevoir un coup,
que j'entends un cri de douleur qui, étonnamment, n'est pas le mien.
J'ouvre les yeux et le spectacle vaut son pesant de cacahuètes dorées.
Loveless se trouve de l'autre côté de la rue, les fesses dans un arbre voire,
tandis que son cheval finit de ruer.
Ah, il me semble évident que la bête a de ses pattes arrière envoyé voltage le caïd.
En voyant la tronche de hibou hébeté de ce grand cornichon,
j'explose d'un verre tonitruant qui se joint au hénissement joyeux du cheval.
Quand il revient à lui, ma théorie est tout de suite confirmée par son cri furieux et revanchard.
Tornade, stupide bourri, tu vas voir ce que tu vas prendre.
Non, j'ai subitement peur pour mon héros à quatre pattes.
Son geste m'a certes sauvé, mais l'addition risque d'être salée.
Il faut que je le détache pour le laisser fière.
Mais alors que je t'emmombra vers la corde, attachée autour de son cou,
une pointe de fer m'arrête dans mon élan.
Un grand homme mince me fait un mal de chien en me serrant trop fort et me défi du regard.
En voyant le pistolet six coups qu'il porte à la ceinture,
je comprends tout de suite que je vais passer un sale carada.
Papa, il aside volé Tornade, mais t'as vu qu'il faut lui coller une belle raclée.
Ure le Loveless. La peur mettra un plus intensément que jamais.
Heureusement, c'est le moment que choisi Jane pour entrer en scène.
Vous devriez pas vous emprendre à un enfant, monsieur Loveless.
Je pense pas que le sheriff aimerait beaucoup ça.
Ah ouais ? Le sheriff ? Ce gros balourd ?
Sois sérieuse, petite.
Je vois pas bien ce qui pourrait m'empêcher de corriger. Qui sait que je veux corriger ?
C'est toi qui vais t'écoler, morveuse ?
Croyez-le ou pas, mais Jane s'est mise à sourire.
D'un sourire qui veut dire ? Ouais, elle cause toujours terreur.
Je garde un as dans ma manche.
Pas moi, monsieur, mais je connais quelqu'un qui est taillé pour le job.
Papa !
Se met-elle à crier aussi fort que Loveless et Bette ?
Alors, monsieur Smith sort de son magasin comme s'il avait le feu au fès.
Je suis impressionné lorsque je le vois débarquer avec sa carabine corkington entre les mains.
J'ai en face de moi cet ancien soldat qui, comme nous la main de foi racontait sa fille,
a participé à la guerre civile.
En un coup d'œil, il comprend parfaitement la situation.
Monsieur Smith ordonne immédiatement ou balafrique me relâcher.
Et tandis qu'un attroupement de curieux commence à se réunir autour de nous,
je vois le vieux dit qui s'approche.
Paniquez !
Un trop de monde, trop de témoins.
Le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Loveless perds s'exécutent de mauvaises grâces,
non sans maugrer quelques insultes que je paie d'incomprendre.
Vous perdez rien pour attendre, voleur de bestiaux !
Manastil en s'éloignant avec son fils,
tenant par la bride le beau tornade qui contraint et forcée les suits, tête baissée.
J'ai le cœur en miette à l'idée de ce que ce merveilleux cheval va subir comme correction.
De la grainte de desperato !
S'emporte le vieux dit qu'au comptoir de l'épicerie.
Le père est un dur, un vicieux, et le fils prend le même chemin.
D'année dernière, ce vorien a dévalisé ma boutique.
Avec Jane, on se rote une limonade offerte par son père pour nous remettre de nos émotions.
J'ai trouvé super courageuse, Jane.
Il manquerait plus que je me laisse impressionner par des pingsies.
Jane Martha Smith, surveille ton langage, jeune fille.
Mais nous, on rigole quand même, et ça fait du bien.
Ma sauveuse veut maintenant savoir plus.
Kid, pourquoi diable est-tu allé chercher des noises à la famille Loveless ?
Ben, je m'en serai bien passé.
Mais je ne savais pas qui appartenait ce cheval, moi.
C'est pas un cheval, il est trop jeune. On appelle ça un poulan.
Oui, et ben moi ça m'étonnerait pas qu'il les volez bestiaux.
En tout cas, connaissant la famille, je suis sûr qu'ils vont lui infliger une sacrée correction, ou même pire.
Je suggère alors qu'on informe le chérif,
mais le père de Jane et Mr. Fox sont sûr qu'il fera rien.
Il a bien trop peur du père Loveless.
Je proteste, je colère, je rage, je désespère en répétant qu'il faut qu'on fasse quelque chose.
Mais il n'y a rien à faire.
Parfois, les adultes sont nus, n'y comprennent rien.
Lorsque je pars me coucher ce soir-là,
j'ai le coeur gros comme l'effet s'd'imponnait en pensant à Tarnane.
Je dois faire quelque chose pour lui.
Mais quoi ?
À ce moment-là, Jane n'a pas rien à ma fenêtre.
Elle a des choses importantes à me dire.
Demain soir, mon père reçoit le chérif à dîner,
et je vais faire inviter les Fox pour que tu sois là aussi.
Je lui réponds que je comprends pas en quoi c'est si important.
Elle me traite d'endouille et elle ajoute.
Demain soir, on passe à l'action. Fais-moi confiance.
Il ne faut jamais sous-estimer une fille qui a une idée derrière la tête.
Le lendemain soir, les événements se succèdent comme Jane l'a prédit.
Nous dînons chez son papa avec Mr. and Mrs. Fox
qui a préparé des tarteaux pêches pour le dessert.
L'invité d'honneur est le chérif Perlman.
Quelques minutes après le début du repas,
Jane part se coucher prétextant à un mal de ventre.
Elle me fait un gros clin d'œil en guise d'orvoix.
La soirée, je suis son cours autour d'un repas de haricots blancs pas cuit
et des pines maïs brûlées.
Mr. Smith est peut-être le pire cuisinier du far-west.
On parle des événements de la veille et des mauvaises graines lovelesses
périfices dont on ignore si elle est pire ou non que la gangrène.
Et alors que nous prenons congé, nous entendons des hurlements dans la rue.
Dès lors, tout va très vite.
Les trois hommes mordonnent de rester à l'intérieur.
Ils se précipitent dans la rue.
J'échappe à la vigilance d'une Mrs. Fox terrorisée
et me retrouve à mon tour sur le perron.
J'y découvre une scène stupéfiante.
L'œuvre l'espère tient une bouteille vide et semble avoir bu trop d'alcool.
Il hurle en me voyant.
Petit crotal.
Revois-moi mon sphal.
Je n'ose en croire mes oreilles.
Tornade a réussi à s'échapper.
Mais pas le temps de me réjouir.
Car je fais jouer mes réflexes en évitant de justesse
la bouteille vide jetée sur moi par l'homme en colère.
Mr. Fox et Mr. Smith osent le ton en expliquant que j'y suis pour rien.
La preuve, je n'ai pas quitté de la soirée.
Mais je n'ai effectivement rien fait pour libérer le beau poulain.
Si ce n'est joué, les enfants modèles n'auraient pas où se trouver le sheriff.
Lorsque Jen sort à son tour avec Mrs. Fox sur ses talons, c'est la cerise sur le gâteau.
Je la vois jouant merveilleusement la comédie,
s'auplégnant d'avoir été réveillé par les hurlements du méchant homme qui la veille,
traitait le sheriff de gros ballours.
Elle m'adresse un nouveau clin d'oeil tandis que rouge de colère,
le sheriff Perlman, passe les menottes à l'œuvre l'espère,
qui insulte tout le monde à la ronde.
Quelle soirée !
Mon nom à moi c'est Bidi.
Et il y a deux jours, j'ai fait une rencontre extraordinaire
qui m'a amené à mieux connaître une fille exceptionnelle.
C'est sûr et certain, Jen, ma copine d'école,
est plus courageuse que mille sheriff Perlman.
Ce matin, elle est venue me chercher pour une balade.
En chemin, elle m'explique comment la veille au soir,
elle s'est fauffilée par la fenêtre de chez elle.
Dans le noir de la nuit, elle s'est introduite chez les lovelesses
et a détaché Tornade qui s'est enfui.
Puis, elle est revenue prendre sa place pour ne pas attirer les soupçons.
Je lui dis que c'est un acte héroïque
et elle explose de son hermo au coeur.
Elle me signale qu'entre filles, c'est normal de se serrer les coudes.
Mais je lui demande.
Quelles coudes ?
En guise des réponses, elle sourit
et pointe du doigt au loin à un cheval qui s'approche.
Ah, c'est Tornade qui vient nous saluer !
Je regarde Jen sans comprendre tout à fait.
Elle me demande, curieuse.
Tu savais pas que Tornade était une femelle ?
Ouah, j'avoue, celle-là, je l'avais pas vu venir.
Moi, de toute façon, c'est pas un problème.
Notre bande est mixte.
Ah, les filles, ça, sur sérieusement.
Et Jen, la calamité des bandits, c'est sûr.
Elle mérite d'être la chef de notre bande.
Faudra que je le dise aux copains.
Et puis, s'il y en a un qui me répond qu'une fille ça peut pas,
il aura à faire un mois.
Voilà, l'histoire est finie.
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Les illustrations de Clément Lefebvre sont incroyables
et vous feront découvrir l'histoire d'une manière totalement différente.
L'album a été édité par Little Urban
et est disponible dans toutes les bonnes librairies.
Et dès que vous l'aurez entre les mains,
n'hésitez pas à me partager une petite photo.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.