Qui parle à tout petit, tchou poupoup !
Bonne-tabille ! C'est bon d'être un enfant !
Magie monstre et sorcière,
des histoires qui font un tout petit peu peur,
mais pas trop non plus.
Bonsoir, je m'appelle Margot
et je vais vous lire Mini Poussette et l'Ogrre Farfall.
Il était une fois Mini Poussette,
la cousine minuscule du petit pousset.
Comme lui, elle rêvait de se battre
contre un gros ogrre barbu et méchant.
Ce matin-là, Mini Poussette cueillait des fleurs par-ci par-là,
sans s'apercevoir qu'un ogrre rôdait à l'ombre des grands arbres.
C'était l'Ogrre Farfall.
Il avait décidé de mijoter pour son dîner
sa meilleure recette de pâtes,
les spaghetti aux petits-enfants.
Aussi, avait-il capturé six enfants
qu'il avait enfermés dans son gros sac ?
Alors qu'il retourne dans sa cabane,
l'Ogrre Farfall entend chanter Mini Poussette.
Il se dit,
« Mais qu'est-ce que c'est que cette picolina ?
Bah, même si elle est toute petite,
elle donnera plus de goût à ma sauce.
Et hop ! Il la trappe et il la fourre dans son sac.
Dans le sac, les petits-enfants pleurent,
sauf Mini Poussette.
Elle pense à ce que lui a dit le petit pousset.
Les ogrres sont plus bêtes que méchants.
Arrivé dans sa cabane,
l'Ogrre pose le sac sur la table de la cuisine.
Mini Poussette aperçoit un petit trou
au fond du sac et se faufile dehors.
« Ne bougez pas ! » dit-elle aux autres enfants.
« Je reviens tout de suite.
Une fois hors du sac,
Mini Poussette regarde autour d'elle.
Ouf ! L'Ogrre n'est pas dans sa cuisine.
Sur la table, elle voit un énorme livre de recettes ouvertes.
Elle monte dessus et elle lit.
Recettes de spaghetti aux petits-enfants.
D'abord, faire une sauce avec ceci-là,
puis jeter les enfants dans la sauce
et bien remuer pour qu'ils ne collent pas au fond de l'amarmite.
« Oh ! Sûrement pas ! » pense Mini Poussette.
Ce n'est pas l'Ogrre qui nous mangera.
Vite ! Mini Poussette retourne dans le sac
et dit à ses camarades.
« Sortez et cachez-vous ! Dépêchez-vous ! »
Où l'Ogrre nous mangera.
Mini Poussette agrandit le trou,
les enfants sortent du sac et suivent Mini Poussette.
Les enfants ont juste le temps de se cacher derrière un tas de farine
lorsque l'Ogrre revient avec son grand couteau.
Courageuse, Mini Poussette s'avance vers lui et s'exclame.
« Hum ! Ça sent bon ! »
L'Ogrre étonné lui demande.
« Ma, qu'est-ce que tu fais là toi ?
Ça c'est sûr, je vais me régaler.
Je vais vous manger.
Il est temps de vous mettre dans ma sauce.
Mini Poussette supplie.
« Oh ! M. L'Ogrre, vous ne voudriez pas
que nos vêtements gâchent le goût de la sauce.
Il faut que nous enlevions nos habits.
Mais s'il vous plaît, tournez-vous, fermez les yeux
et nous sauterons tout seul dans votre marmite.
Promis ! L'Ogrre bafouille.
Ma, ma, ma bien sûr, ma, dépêchez-vous !
L'Ogrre se retourne et ferme les yeux.
Aussitôt, les enfants enlèvent leurs habits.
Mini Poussette verse dans la marmite du poivre et du piment.
Puis, pour faire croire qu'ils sautent tous les sept dans la marmite,
les enfants jettent sept morceaux de beurre.
Plouf, plouf, plouf, plouf, plouf, plouf, plouf.
Et ils vont vite se cacher dans le tas de farine.
L'Ogrre se retourne, regarde sa sauce.
« Ça alors ? » dit-il.
Les enfants complètement fondus.
Il n'en reste rien, même pas les os.
Il a trappé la marmite, verse la sauce sur les pâtes
et en une bouche d'ogrre, il a tout.
Il pousse alors un coup.
« Oh ! Ça pique, ça brûle ! »
Soudain, il voit les petits enfants tout blancs
qui sortent de la farine en gesticulant.
Ces cheveux se dressent de peur sur sa tête.
L'Ogrre croit voir les fantômes des enfants
qui l'a avalé avec ses spaghettis.
« Le plus petit des fantômes, » dit du devoir grave.
« Ouh ! Farfale ! Nous allons t'emmener en enfer ! »
Épouvanté, l'Ogrre s'enfuit dans la forêt
et il disparaît à jamais.
Enfin libéré, les enfants sont rentrés chez leurs papa et leurs maman.
Quant à Mini Poussette, elle attend son cousin le petit poussé
pour tout lui raconter.
Une histoire écrite par Christophe de Barbarin,
publiée dans la collection Pommes d'Apies raconte
aux éditions Bayard.
Merci d'écouter Pommes d'Apies.
Magie monstres et sorcières,
des histoires qui font un tout petit peu peur,
mais pas trop non plus.
Je vous remercie.
Bonjour, je m'appelle Tony
et je vais vous lire la grande histoire de Pommes d'Apies,
le festin des sorcières.
Ce matin, Annaël, la sorcière, a reçu une lettre.
« Chère Annaël, vous êtes invité à la grande réunion des sorcières.
Nous réfléchirons au meilleur piège pour attraper les enfants et les manger.
Nous vous attendons près de la maison abandonnée,
signé, mal efficace, reine des sorcières.
Annaël, j'ai mis.
En non, elle adore les enfants, mais pas pour les manger.
Elle organise souvent des gouttés et des jeux de cachecaches dans le village.
Je dois faire quelque chose, dit-elle.
Mais quoi ?
Annaël pense alors à son meilleur ami, Pop,
le gnome farceur de la forêt.
Il a sûrement une idée.
Annaël courge jusqu'à la forêt.
Elle escalade l'arbre au tordu où habite Pop,
puis elle lui lit la lettre.
« Hum, tu as raison, grogne le gnome.
On ne peut pas laisser faire ces horribles sorcières.
Pop gratte son long évolu et dit, allons-y ensemble.
Je vais me cacher dans ton sac.
Toi et moi nous trouverons une solution.
Pop et Annaël marchent vers la vieille maison abandonnée,
près d'un mur cassé dix sorcières écoutent mal efficace leur reine.
Elle demande, qui a une idée de piège pour attraper des enfants ?
Moi, récane une sorcière, les enfants sont gourmands.
Il faut fabriquer une maison en biscuits.
Quand les enfants entrent dedans, Pop,
il n'y a plus qu'à les fissler et à les faire gratiner au four.
Miammmmm.
Tapis dans le sac à dos, Pop réfléchit.
Soudain, il chuchote quelque chose à l'horoi d'Annaël.
Annaël écoute son ami.
Puis elle dit tout, excusez-moi mais je connais bien les enfants.
Ce qu'ils adorent, c'est le chocolat.
Fabriquer une maison au chocolat et nous en attraperont plein.
Quelle idée géniale s'écrient les sorcières.
Et les voilà qui fabriquent une succulente maison au chocolat.
Des enfants arrivent, s'exclament soudain une sorcière.
Vite, allons faire chauffer le four.
Et tout entre dans la maison.
Mais que se passe-t-il ?
La maison coule, coule sur les sorcières.
Le four en chauffant fait fondre le chocolat.
Des enfants, tout compris, ils s'enfuient.
Cachés derrière un buisson, Annaël et Pop pouvent de rire.
Mais pas trop fort, pourquoi on ne les entendent pas ?
Et suivant ces appis plein de chocolat,
Maléficat demande, qui a une autre idée ?
Moi, répond une sorcière au cheveux vert.
Il faut se déguiser en gentil marchande
et offrir à un enfant une pomme empoisonnée.
Quand il la croque, il s'endort et hop !
On le mange en tartine !
Hop, réfléchis.
Puis il murmure quelque chose à l'oreille d'Annaël qui dit
« Pardonnez-moi mais les enfants préfèrent les framboises juteuses et bien sucrées.
Mais oui, bien sûr, s'enthousiasme les sorcières affamées.
À la queue le le, les sorcières entrent dans la forêt pour cueillir des framboises.
Tout d'un coup, on entend un énorme grognement.
C'est un ours, il n'est pas content qu'on vole ses framboises.
Lui aussi, il en rafole.
Cris font avant, il pourchasse les sorcières et s'échappe en criant.
Enfin l'abri, Maléficat soupire.
Quelqu'un a une autre idée ?
Une sorcière répond.
Il faut attirer les enfants avec une pièce d'or.
Ils en veulent tous pour s'acheter des jouets.
Aussitôt, Annaël s'exclame.
Une pièce d'or ?
Mais l'on faut des milliers.
Comme ça, les enfants ne pourront pas résister et elles viendront tous.
Aussitôt, les sorcières s'envolent chez elles pour chercher toutes leurs économies.
Timent ce sac rempli de pièces d'or.
C'est alors qu'un cri me fait surseuter.
Ce sont des voleurs armés jusqu'au-donc qui les attrapent en hurlant.
Fortune est faite.
Attrapez-moi ces sorcières.
Maléficat hurle.
Fuyons d'ici et nous revenons jamais, ce pays est maudit.
Perchez sur un arme, pop et Annaël éclatent de rire.
Et maintenant, dit Annaël,
organisons un immense goûter pour les enfants du village.
Une histoire écrite par Sylvain Zorzin pour le magazine Pomme d'Apie, numéro 644.
Merci d'écouter Pomme d'Apie.
Magie, monstres et sorcières,
des histoires qui font un tout petit peu peur.
Mais pas trop.
Bonsoir, je m'appelle Orienne et je vais vous lire le mystère des chaussettes disparues.
Devant la machine à laver, Lys regarde sa perte de chaussettes rouges tournées.
Les saurages terminés, elle ouvre le hublot.
Jus' alors, n'y a plus qu'une seule chaussette.
Lys passe sa tête à l'intérieur et crie,
« Où est-il ? Y a quelqu'un là-dedans ? »
Comme personne ne répond, la fillette fonce dans sa chambre,
elle enfile sa tenue de Spationaut,
puis elle plonge dans le tuyau de la machine à laver.
Un poisson au noi joueur argenté la regarde.
Lys lui demande,
« Excusez-moi, vous n'auriez pas vu une chaussette rouge ? »
« Rouges ? Dites-vous ?
Oui, je l'ai vu passer il y a dix minutes à peine.
« Merci, » dit Lys.
« Et savez-vous où elle est allée ?
Là où vont toutes les chaussettes, répond le poisson pressé.
C'est tout droit, vous ne pouvez pas vous tromper.
Je file, je vais manquer mon bus.
Lys reprend son chemin.
Elle entend tout à coup.
« Voulez-vous une tisane ou peut-être un jus de noix de coco ?
Assis dans un fauteuil rembourré,
un hippopotame sirote un thé aux alques.
« Enstalez-vous, je vous en prie,
ajoute l'animal, et il indique un vieux canapé rapiécé.
» Lys demande,
« Auriez-vous vu une chaussette rouge ?
Oui, elle est passée devant moi et il y a,
voyons, neuf minutes exactement.
« Savez-vous où elle est allée ?
Ajoute Lys.
« Bien sûr, » répond le hippopotame.
« Elle est allée là où vont toutes les chaussettes.
Au revoir.
» Lys repart.
Au loin, elle aperçoit une porte immense.
La fillette se retrouve face à un pingouin qui lui barre la route.
« Pourrait-on savoir où vous allez comme ça,
cher mademoiselle ?
Demande-t-il, un poil au temps.
Lys est agacée.
Elle répond, je cherche ma chaussette.
« Alors, donnez-moi le mot de passe.
Exige le pingouin.
» Lys s'étonne.
« Le mot de passe ?
Mais je ne le connais pas.
» Le pingouin france les sourcils et dit,
« Vous êtes sur le point d'entrer
dans le royaume secret du collectionneur de chaussettes déparéillées.
Quel est le mot de passe ?
« Prestons, je n'ai pas toute la journée.
Mon bain est en train de refroidir.
» Lys tente.
« Euh… Robinner, lessive, machine à laver ?
» Le pingouin se coule à tête.
« Allons, dit-il, comment étaient vos chaussettes ?
» Lys réfléchit et dit,
« Ah, je sais ! Chaussettes trouées !
Ah, enfin ! dit le pingouin, et il ouvre la porte.
» Et là, Bouche-B, elle découvre,
accroché à de longs fils, des milliers de chaussettes,
de toutes les tailles, de toutes les couleurs,
neuves ou usées, trouées ou reprisées.
Et parmi ces milliers de chaussettes,
un géant est là, assis sur un gigantesque taboué,
derrière une gigantesque machine à coudre.
Lorsqu'il appart soit Lys, il dit gentiment,
« Bonjour, petite,
approche-donc ! »
Intimidée, Lys avance.
Soudain, elle s'arrête et demande,
« C'est donc vous, le voleur de chaussettes ? »
Le géant cesse de coudre.
« Je ne suis pas un voleur, dit-il.
Simplement, mes pieds sont si grands,
je ne trouve pas de chaussettes à ma taille.
Alors, je récupère quelques chaussettes
jetées dans les machines à laver.
Je les coupe et je les recoupe,
et ainsi j'en confectionne de très grandes.
« Aimez-vous celle-ci ?
Elle est très réussie, dit Lys en souriant.
»
Puis le géant offre à la fillette
un gigantesque chocolat chaud.
Avant de le quitter, Lys promet
à son nouvel ami de l'aider à ne plus avoir froid au pied.
Lys remonte le tuyau,
en saluant au passage le pingouin,
l'hypopotame et le poisson.
Enfin, elle sort de la machine à laver.
« Quelle aventure ! »
Il lui tarte de retrouver son lit.
Pourtant, ce soir-là,
juste avant de se laver les dents,
elle prend une de ses chaussettes préférées
et, sur la pointe des pieds,
elle va la déposer dans la machine à laver.
Puis elle chuchote, « Pas de nuit ! »
Une histoire écrite par Selling Person
pour le magazine Pomme d'Apie, numéro 653.
« Merci d'écouter Pomme d'Apie ! »
« Magie, monstres et sorcières,
des histoires qui font un tout petit peu peur.
Mes patrons, non plus ! »
Bonsoir, je m'appelle Renault
et je vais vous lire « L'eau a disparu ».
Ce matin, un cri réveille tout le village.
« L'eau a disparu ! »
Les habitants se précipitent au bord de la rivière.
Il n'y a plus d'eau.
Pas une flac, plus une goutte.
« Qu'allons-nous faire ? » s'inquiètent les villageois.
« Attendons ! » dit le chef du village.
Elle va bien finir par revenir.
Mais les jours passent et l'eau ne revient pas.
Les villageois s'affolent.
« Nos animaux ont soif.
Les champs et les potagers vont s'asséchir.
Nous n'aurons bientôt plus rien à manger. »
Une maman éclate en sanglots en serrant ses enfants dans ses bras.
« Nous n'ont plus, » dit-elle. « Nous ne pouvons pas vivre sans eau. »
Les parents de Lisont ont très peur.
Ils veulent partir ailleurs.
Mais Lisont n'a aucune envie de quitter son village.
« Elle veut comprendre.
Il y a bien une explication, se dit-elle. »
Déterminé.
« Et je la trouverai. »
Lisont prend le chemin qui suit la rivière à sécher.
Elle marche.
Longtemps.
Enfin, elle arrive devant un immense mur de pierre qui coupe la rivière.
Une grosse voie retentie au-dessus d'elle.
« Que veux-tu, moustique ? »
Ils ont lève les yeux et elles frémillent en apercevant la tête d'un géant.
Ce n'est pas un mur.
C'est une gigantesque baignoire en pierre que le géant a construite.
Et qu'il a rempli avec l'eau de la rivière.
Lisont s'écrit.
« Vous avez pris toute l'eau.
Mon village va mourir de soif. »
« Et alors ? » réplique le géant.
« Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ?
Je prends mon bain et je n'aime pas être dérangé.
Fiche le camp.
L'eau est à tout le monde.
Vous n'êtes qu'un égoïste, s'écrit Lisont.
Elle ramasse un bâton et se met à frapper de toutes ses forces contre le mur.
Le géant rican.
Puis lance son peigne en l'irlande.
Dégueur pis maintenant.
L'énempeine se plante tout près de Lisont.
Il a bien failli la blesser.
Lisont s'éloigne en serrant les points de colère.
C'est alors qu'elle entend quelqu'un pleurer.
Elle découvre, assis sur un champignon,
un petit tête aux oreilles pointues.
Une guitare est posée à ses pieds.
Lisont demande.
« Qui es-tu ?
Je m'appelle Flint, répond la créature.
Je suis un elf de l'eau.
La rivière a disparu.
Je suis désespéré.
« Oui, répond Lisont.
Un géant a volé l'eau pour prendre un bain.
Flint, j'ai mis.
Que vèges-je de venir sans la rivière ?
Et sans mes amis les poissons ?
J'aimais tellement leur parler et leur jouer de la musique.
Lisont réfléchit.
Soudain, elle dit.
Mais alors, si le géant a pris toute la rivière,
il a aussi emporté tous les poissons ?
Ils sont forcément dans l'énorme baignoire.
Elle a une idée.
Elle explique son plan à Flint,
qui reprend espoir.
Lisont se cache dans un buisson.
Puis, le petit elf s'approche de la baignoire en pierre.
Il dit poliment.
« Bonjour, Monsieur les géants.
Puis, jouez de la musique pour vous.
« Avec plaisir, répond le géant.
Voilà qui me fera du bien.
Et il s'allonge de tout son long dans la baignoire.
Flint attrape sa petite guitare
et il se mette à chanter dans une langue que Lisont ne connaît pas.
Le géant grogne.
Qu'est-ce que tu chantes ?
C'est quoi ces mots bizarres ?
Dans la baignoire, tous les poissons entendent leur amie.
Ils comprennent ce qu'ils disent.
Flint leur demande de chatouiller les orteils du géant
et de croquer ses fesses.
Aussitôt, ils se mettent à le grignoter.
« Cri, cri, croque, croque, croque ! »
Le géant gigote en criant.
« Aïe, oui !
Arrêtez ça immédiatement ! »
Les poissons continuent.
« Croque, croque, croque, croque, croque ! Arrêtez ! »
Y'aurent le géant.
Il remue tellement qu'il tape les bords de la baignoire
avec ses fesses de géants.
« Boom, boom ! »
La baignoire se fissure.
Un trou apparaît.
Puis un autre.
Et un autre.
Tout à coup.
Croque, espêche.
Le jaillis de partout écoue la gros bouillon.
Elle emporte le géant qui se mette à crier.
« Aïe, oui ! Au secours ! Glou, glou ! »
Lisons et Flint éclatent de rire.
Au village, un cri retentit.
« La rivière ! L'eau est revenue ! »
Tous les habitants se précipitent.
Ils sont très étonnés de voir passer un géant tout nu.
Heureusement, la rivière l'emporte très loin.
Si loin qu'il disparaît à tout jamais.
Une histoire écrite par Jean-Pierre Courivaud
pour le magazine Pommes d'Apie numéro 656.
« Merci d'écouter Pommes d'Apie.
Magie, monstre et sorcière.
Des histoires qui font un tout petit peu peur.
Mais pas trop.
»
Bonsoir, je m'appelle Frédéric et je vais vous lire
« Lili et la graine magique ».
Lili vit avec ses parents dans une grande cabane
au cœur de la forêt.
Chaque jour, pour aller à l'école,
la petite fille doit se rendre à la vie.
Lili n'aime pas ça.
Tout est gris là-bas.
Et il est difficile de jouer sur le béton.
On s'y cogne, on s'y rappele les genoux.
Les murs sont trop hauts et impossibles à escalader.
Lili rêve de changer tout ça.
Il faut dire que Lili est une grande rêveuse
qui aime la nature.
Elle élève des fourmis sous son lit.
Elle fabrique des forêts avec des bouts de papier.
Et elle donne des miettes de pain aux oiseaux.
Ils ont même des noms.
Il y a patapons, bonbons et potirons.
Un matin, patapons se pose sur son épaule.
Dans son bec, il tient une drôle de petite chose.
Toutes rondes et toutes molles.
« C'est sûrement une petite crotte, » se dit Lili.
Mais la chose tout ronde est bien trop rouge.
« Ah mais bien sûr, c'est une graine », s'exclame Lili.
Mais elle est bizarre.
Et elle la met dans sa poche.
Puis Lili se met en route pour l'école.
Elle quitte la forêt et elle marche vers la ville.
Dans la cour de l'école, Lili se précipite vers Rémi, son meilleur ami.
« Rémi, » dit-elle, « regarde ce que mon oiseau m'a donné.
Lili sort la graine de sa poche avant d'ajouter.
On va la planter dans la terre.
« Mais ici, il n'y a pas de terre, » s'exclame Rémi.
« Tu n'as pas bien regardé », répond Lili.
« Suis-moi et tu vas voir.
Lili entraîne Rémi dans un recoin de la cour, où personne ne va jamais.
Là, il y a un pot avec des fleurs fanées.
Lili fait un petit trou dans la terre et elle y dépose la graine.
« Et voilà », dit-elle.
« Je vais chercher de l'eau pour la rosée », dit Rémi.
« Je sais où trouver un arrozoire et un robinet.
Quelque goutte.
Voilà, la graine est arrosée.
Le lendemain matin, les deux amis ne reviennent pas.
La graine a poussé et elle est devenue un magnifique petit arbre.
C'est vraiment bizarre, c'est un Rémi.
« C'est merveilleux, oui », dit Lili.
Le jour d'après, la graine a encore poussé.
Un arbre immense s'élance maintenant vers le ciel.
Ces branches sont si nombreuses et si grandes qu'elles font comme un plafond vert.
« C'est magique », s'écriit Lili.
« Incroyable, la graine est enchantée.
Les autres enfants écarquillent les yeux
et regardent cet arbre venu dans le 7 août.
Les écureuils et des oiseaux qui n'avaient pas d'abris
s'éparpillent joyeusement entre les bras.
« Un arbre, ça ne pousse pas aussi vite », dit un enfant.
« Ça fait un peu peur », dit un autre.
Impressionné, les enfants filent ce réfugié derrière la maîtresse.
Lili et Rémi, eux, n'ont pas peur.
Agiles, ils grimpe le long des branches,
ils se mettent à parler aux oiseaux et à caresser les écureuils.
Les deux amis rient tellement que les autres enfants s'approchent timidement.
« On peut jouer avec vous ? » demande-t-il.
« Bien sûr », répondent Lili et Rémi.
La maîtresse grimpe la première, bientôt suivie par toute la classe.
Les enfants se mettent à jouer entre les feuilles.
Certains construisent même une cabane.
Ils ne se sont jamais autant amusés.
« Mais que se passe-t-il ? » demande-t-il les papises et les mamans,
les papas et les nounous, qui viennent le soir chercher les enfants à l'école.
« Montez ! » dit Lili.
« Et il y a de la place pour tout le monde. »
Et voilà qu'ils grimpent aussi.
Les cris de joie et les rires résonnent dans toute la coume.
Ils résonnent si fort que des graines.
Tombe de l'art.
Tout content, les enfants les distribuent aux papas, aux mamans, aux habitants,
qui les plantent à tous les endroits de la ville.
Grâce à Lili, la nature est partout.
Les oiseaux font leur nid, les écureuils glissent le long des branches.
Et il y a même des papillons de toutes les couleurs qui font battre les coeurs.
Une histoire écrite par Agnès de l'Estrade pour le magazine Pomme d'Apie n°662.
Merci d'écouter Pomme d'Apie.
Magie monstres et sorcières, des histoires qui font un tout petit peu peur.
Mais pas trop.
Mon soir, je m'appelle Honbeline et je vais vous lire le carnaval de Petit Monstre.
Posté à la fenêtre de son château, Petit Monstre attend.
Il est impatient.
Soudain, ça y est.
De la musique et des rires retentissent.
Ce sont les enfants, s'exclament Petit Monstre.
Et oui, aujourd'hui, c'est le jour du carnaval.
Le seul jour de l'année où Petit Monstre peut sortir de chez lui
et jouer avec les enfants du village sans les effrayer.
Une joyeuse troupe d'enfants costumés défile en chahutant et en riant.
Il y a des fées, des lutins, un pirate
et même une petite fille déguisée en vampire avec de longues dents.
Petit Monstre descend de la tour du château pour les rejoindre.
Il se présente poliment.
Je m'appelle Petit Monstre. Est-ce que je peux jouer avec vous ?
Les enfants déguisés répondent.
Bien sûr, il est super chouette ton costume.
Merci, dit Petit Monstre. C'est gentil.
Ce n'est pas un costume, évidemment.
Mais ça, Petit Monstre ne le dit pas.
Petit Monstre accompagne les enfants dans les rues colorées du village.
Tous ils réclament.
T'es bonbon, t'es bonbon pour carnaval.
Les villageois ont des paquets de friandises qui distribuent en riant.
Petit Monstre s'amuse comme un fou.
Mais son regissement est un peu effrayant.
Quand il fait...
Les villageois ont la frousse.
La fin de la journée arrive déjà.
C'est le moment de se partager les bonbons.
Puis les enfants se disent, revois, c'était un chouette carnaval.
Petit Monstre se retrouve à nouveau tout seul.
Le cœur triste, il reprend le chemin de son château.
Parce qu'il passe près d'un buisson,
une ronce écorche la poche de son manteau et fait un petit trou dedans.
Petit Monstre ne s'en rend pas compte.
Mais ses friandises tombent une à une, traçant un chemin sous la lune.
La porte du château se referme lourdement derrière Petit Monstre.
Toc toc toc.
Quelqu'un frappe à la porte.
Ah, c'est la petite fille de tout à l'heure, déguisée en vampire.
Je m'appelle Julie, dit-elle.
Tu habites ici ?
Comment as-tu trouvé ma maison ? lui demande Petit Monstre.
La fillette explique.
Je t'ai suivi grâce au chemin de bonbons.
Tu les as perdu sur la route.
Petit Monstre est ravie, il dit.
Entre ! À quoi veux-tu jouer ?
À cache-cache, répond la fillette.
Ton château est immense, il y a des cachettes partout.
Aussitôt, il se lance dans une partie de cache-cache en diable.
Ensuite, Petit Monstre montre à Julie sa magnifique collection de cailloux.
Enfin, il mange des bonbons.
Je peux manger ce qu'il pique ? lui demande Julie.
Parce que moi, j'adore les bonbons qu'il pique.
Petit Monstre trouve ça bizarre, mais il répond.
Bien sûr, lui Petit Monstre aime tous les bonbons.
Il commence à se faire très tard.
Petit Monstre propose, je vais t'accompagner jusqu'à ta maison.
Tu veux bien ?
D'accord, répond Julie.
Mais sur le chemin, Petit Monstre est à nouveau triste.
Ils se sont si bien amusés.
La gorge nouée, il pense.
Je ne reverrai pas Julie avant le prochain carnaval.
Dans un an, on pourrait être amis, j'en suis sûre.
Mais pour ça, je dois lui avouer que je ne porte pas un costume.
Alors, il prend son courage à demain et il lui dit.
« Tu sais, je suis un vrai Petit Monstre.
Ah bon ? répond Julie.
Oh, regarde, on est arrivés chez moi.
Les voix là-devant un vieux manoir délabré.
Petit Monstre est étonné et aussi un peu apérait.
Il demande, « Euh, tu es sûre d'habiter ici ?
Julie répond en rien.
Bien sûr, nous les vampires, on habite dans de vieux manoir.
Petit Monstre éclate de rire.
Il vient de comprendre pourquoi Julie préfère les bonbons qui piquent.
C'est une vraie vampire.
Julie demande, « Alors, on est amis ?
Oui, et pour toujours, répond Petit Monstre.
Julie dit, « Demain, c'est toi qui viens chez moi.
Je te montrerai ma collection de plumes d'oiseaux.
Une histoire écrite par Valérie Croix pour le magazine Pomme d'Apie, numéro 661.
Merci d'écouter Pomme d'Apie.
Magie monstres et sorcières.
Des histoires qui font un tout petit peu peur.
Mais pas trop.
Bonsoir, je m'appelle Yann et je vais vous lire le ballet de pétrolettes.
La sorcière pétrolette possède un magnifique ballet magique.
Tous les jours, elle le sabonne, le peigne, l'asperge de parfum.
Le soir, elle le couche dans un placard douillet et lui dit « bonne nuit ».
C'est son meilleur ami.
Pour les vacances, pétrolettes montent sur son ballet et hop,
ils voyagent ensemble dans de magnifiques pays.
Demain, ils partent loin d'ici, à Tahiti.
Pétrolettes prépare joyeusement sa valise.
Elle a pris des tongues pour pieds biscorbues,
sa brosse à dents, parce qu'elle a une dent,
son maquillage verru parfaite et sa crème de bronzage spéciale pot de lésard.
Une nouvelle fois, pétrolettes vérifient sa valise pour n'en rien oublier.
Soudain, elles s'écrit « non d'une souris, il manque mon maillot ».
La sorcière farfoule partout, dans son placard, dans sa salle de bain.
Elle râle, zut, rien de rien.
Pétrolettes réfléchit, et si le maillot de bain était sous sa valise ?
Mais oui, c'est sûrement ça.
La sorcière soulève sa valise avant de pousser un cri des froids.
Une énorme araignée minuscule fait la sieste sur son biquignet.
Les cheveux de pétrolettes se dressent sur sa tête.
Elle attrape le premier objet qui est à côté d'elle, et elle frappe sur le lit pour faire fuir l'araignée.
Paf, paf, paf, ouf ! La bébête s'en va, épouvantée.
C'est comme ça, pétrolettes à horreur des araignées.
Soudain, pétrolettes aperçoit son adorable balai.
« Oh non, c'est son meilleur ami qu'elle a attrapé, avant de taper sa vache ban sur son lit. Le pauvre gémy.
Oui, oui, oui !
« Misérable sorcière, dit pétrolettes, cache donc fait.
Elle est tellement désolée pour son ami, elle lui demande.
« Ça va ? Est-ce que tu peux encore voler ?
Le malheureux essaie, mais il a trop mal.
Pétrolettes le bichonne, lui fait des bisous, rien à faire.
Son balai ne peut plus voler, il a besoin de se reposer.
Le balai est triste lui aussi.
Il ne peut plus transporter sa sorcière au soleil.
Adieu les vacances !
Mais pétrolettes sourit et dit, j'ai une idée.
C'est ainsi que, quelques jours plus tard,
une sorcière marche dans la campagne avec son balai soigneusement installé dans son sac à dos.
Pétrolettes dit, c'est chouette les vacances.
Ensemble, on fait des voyages magnifiques !
Une histoire écrite par Mireya Mescophier pour le magazine Pommes d'Apien numéro 653.
Merci d'écouter Pommes d'Apien.
« P'tit palatou, ti-tu-pou-pou, ti-ta-palou, ti-tu-pou, ti-ta-palou, ti-ti-tu-pou, ti-ta-palou, ti-tu-pou.
Pommes d'Apien, c'est bon d'être un enfant ! »
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org