Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui, vous allez découvrir la vingtième histoire
d'envoler Comté. Jane est le château enchanté. Et pour fêter cette vingtième histoire, nous
vous proposons un petit voyage à la découverte d'un lieu magique. Le château d'Ardelo sur
la côte d'Opal dans le pas de Calais, tout près de la Manche. My dear, asseyez-vous,
prenez donc une petite tasse de thé. Dans ce lieu culturel dédié aux relations franco-britanniques,
vous pourrez trouver un théâtre chexpérien des activités à faire en famille et une
délicieuse part de carrot cake. Mais aujourd'hui, ce sont ces trois hectares de jardins anglais
qui nous intéressent, car ces jardins sont situés juste à côté de la réserve naturelle régionale
du marais de Condette. Oiseaux, fleurs et amphibiens, ils sont traités en majesté. Ce qui ne vous
empêchera pas de picniquer sur la pelouse ou de vous perdre dans les bosquets, car les jardins
à l'anglaise sont faits pour être explorés. Si le cœur vous en dit, des gentillets natures
sont même organisées au sein des jardins. Pour en savoir plus sur le château et ces jardins,
rendez-vous sur www.châteaoutiréArdelo.fr. Je vous laisse maintenant partir à la rencontre de Jane.
Bonne écoute !
Douze coudes raisonnent dans les couloirs du château. Douze coudes horloge et les mystères s'enchaînent.
Dans le jardin, les roses endormues n'ont jamais semblé si belles. Mais quelque chose se réveille
quand sonne la grande horloge.
Jane, mesdames, c'est donc de vous agiter. Vous me donnez mal au cœur et vous allez froisser votre jupon.
Jane fait l'amour en entendant la voix de sa mère et se laisse retomber sur la banquette de la petite
diligence. Elle aimerait bien sortir et s'asseoir à côté du cocher. Ou même juste se pencher par
la fenêtre pour pouvoir observer le paysage. Les arbres qui se balancent dans le vent, les oiseaux
qui chantent le printemps et peut-être même la mère au loin. Mais au lieu de ça, elle est obligée
de rester assise bien droite sur cette banquette de veux lourds violets, à écouter le bruit monotone
des sabots des chevaux sur le chemin.
En parlant de mal au cœur, cette traversée a été plutôt mouvementée, n'est-ce pas ?
Observe l'ordre clark dans un sourire.
J'ai comme l'impression d'avoir mojé un peu trop de pudding.
Jane sourit en se rappelant la tête de son père quelques heures plus tôt. Il était accroché au
bastingage du bateau avec un temps de brucôlit. C'était la première fois que Jane prenait le bateau
pour traverser la manche et rejoindre la France. Et elle a adoré la traversée. Les embruns qui
ont baissé cheveux, le vent qui s'engouffrait dans sa robe et qui tirait sur les nœuds. Une
impression de liberté qu'elle n'avait jamais ressentie auparavant. Elle est heureuse d'avoir
quitté Londres, son brouillard et ses ruelles sombres pour venir passer l'été en France au
bord de l'océan. Elle a hâte de découvrir le mystérieux château que ses parents ont acheté il
quelques mois. Une très bonne affaire, avait dit Land Clark. Et puis surtout, elle espère que l'air
pur de la mer pourra redonner des forces à édoire son grand frère. La traversée a été
particulièrement dure pour lui et il dort à demi-coucher sur la banquette en face de Jane.
Son visage est si pâle qu'on dirait qu'il a été trompé dans la cire d'une bougie. Voilà déjà
deux ans qu'il est tombé malade et rien ne semble pouvoir le guérir. Les docteurs les plus
réputés du pays se sont rendus à son chevet. L'huant administré cachés et potions, ongans et
cataplasmes, mais rien n'y a fait. Il reste allongé toute la journée dans son grand lit blanc à
regarder un coin de ciel par la fenêtre. Jane donnerait tout ce qu'elle a pour le voir sortir de
celui, courir, danser, monter à cheval, peindre. La voix du coché se fait entendre soudain.
Et la diligence ralentit. Jane n'y tient plus, elle se penche par la fenêtre.
« Je le vois, je vois le château, on est arrivés ! »
Sécrit-elle en ouvrant grand la porte de la diligence et en sautant par terre.
« Oula mademoiselle Jane, faites attention, les chevaux ne sont même pas encore arrêtés. »
La réprimant le gentiment le cocher. Mais Jane est déjà en train de courir en direction des jardins
Elle passe devant une petite fontaine qui chanteonne un grand parterre de roses
blanches et rouges et lève les yeux. Devant elle se dressent un immeuble
sédifice en pierre blanche et aux multiples tours crènelées. Sur le péron devant le château,
les valets, les servantes, les cuisiniers et les cuisinières attendent l'arrivée des clarques.
William, le majeur d'homme et Mary, la gouvernante, sont arrivés il y a plusieurs jours et ont
tout orchestré pour que le château soit prêt. « Quelle mascarade, les pauvres ! On dirait qu'ils nous
attendent depuis des heures en plein soleil ! » Observe Jane. « Par contre, papa et maman avaient raison.
Le château est vraiment grand. Il y a même un labyrinthe ! »
Remarque-t-elle en découvrant des allées bordées de buies qui s'enfoncent dans le jardin.
« Jane, Jane, venez ici ! » L'appelle sa mère. Mais Jane se sent comme irrésistiblement attirée par le labyrinthe.
« Bah j'ai bien le temps d'aller voir les tapisseries et les boiseries. Elles ne vont pas s'envoler. »
Pense Jane en euchant les épaules. Et elle s'engouffre dans la première allée du labyrinthe.
« Jane, Jane ! » Saufusque la voix de l'édit clare qu'au loin.
« Laisse-le-à, darling. Elle a besoin de prendre un peu l'air. Elle sera de retour pour le petit temps. »
L'arrassure l'ordre clarque. Jane s'enfonce entre les. Le brouhât, de l'arrivée de sa famille, des valises qui s'entrechoquent et dépassent sur les graviers,
se tarient peu à peu alors qu'elle avance entre les arbustes. Elle a l'impression un peu étrange que quelqu'un l'observe à travers les branches.
Elle tourne à gauche, puis à droite, puis encore à droite. Et se retrouve néanée avec un énorme chat noir au gros yeux vert, assinant-chalamment sur une pierre.
Celui-ci l'observe en se laissant la pâte. Jane tend doucement la main vers l'animal.
« Fuelle le chat ! Mais il ne bouge pas d'un poil. »
« Si j'étais toi, je n'avancerais pas plus ma main. »
On se voit sur saut. Une petite fille du même âge qu'elle se tient à quelques pas les mains dans les poches. Ces cheveux bruns sont coupés courts et sa robe de coton est remontée sur ses genoux.
Jane se sent tout à coup tout engoncée dans son jupon qui lui tombe sur les chevilles. La petite fille brune prend le chat dans ses bras et lui caresse le menton.
Celui-ci plisse les yeux.
« Comment tu t'appelles ? » lui demande la petite fille.
« Euh, Jane, et toi ? »
« Elsa, est-ce que tu es la fille des nouveaux propriétaires du château ? »
Interrogé Elsa en observant la robe en soie, elle est soullie bien lustrée de Jane.
« Oui, on veut juste d'arriver. Est-ce que c'est ton chat ? »
Demande Jane en désignant le félan dans les bras d'Elsa.
« Oui, enfin non, pas vraiment. Il s'appelle Onyx. Il vit dans le pari du château depuis des ans. Il appartenait à la famille du marquis de la bottelière, mais il est resté quand elles sont partis. »
« C'était l'aisance d'un propriétaire ? »
« Oui, mais il y a presque sept ans. Depuis, il y a eu le marquis de vignole, l'agontèse de rocheboire, les beau lieux, et puis vous qui venez d'Angleterre. »
« Ah, non, tu veux dire que nous sommes les quatrièmes propriétaires en sept ans ? »
Demande Jane interloquée.
Elsa hoche la tête et une drôle d'expression passe sur son visage.
Jane a l'impression qu'elle connaît beaucoup de choses à propos du château.
Elle interroge Elsa du regard.
« Les gens ne restent jamais très longtemps dans le château. Parfois, quelques mois, au mieux un ou deux ans. »
« Ah bon ? »
« Et pourquoi ? »
« Ils se passent des choses étranges ici. On raconte même que le château est hanté dans les environs. »
Sousflait Elsa.
Onyx laisse échapper un mulement roc.
Jane lève les yeux au ciel. Elle ne croit pas aux fantômes.
« Est-ce que tu as connu tous les propriétaires ? »
« Oui, j'habite ici depuis que je suis née. La petite maison au fond des jardins. Mon père est le jardinier du château. »
« Oh ! J'aime beaucoup les jardins. Est-ce que tu pourras me faire visiter ? »
« Oh oui, et aussi les alentours. Il y a une grande forêt juste derrière le château qui s'étend jusqu'à la plage. »
« Et peut-être que tu ne pourras pas quitter l'ensemble du château ? »
« Souvent les filles n'ont pas le droit de sortir. »
« Bien sûr que si. »
Répondent Jane fièrement.
« Moi, je fais ce que je veux. »
Elsa sourit et Jane lui rend son sourire. Elle a l'impression de s'être déjà fait une amie.
Une légère brise souffle dans les allées du labyrinthe et un pétal de rose rouge vient s'accrocher à la robe de Jane.
« Je ferai mieux de rejoindre le château. Ça doit être l'heure du thé. Je te raconte pas ici que tu veux. »
La châche au-dessus de ses genoux lui permet d'être agile et rapide.
Jane la suit en bien que mal. Elles arrivent devant le château.
« Rejoins-moi demain matin à l'entrée du labyrinthe. Je devrais visiter les jardins. »
Sourit Elsa. Puis elle disparaît derrière un gros massif de fleurs jaunes.
Jane monte une volée de marche et pénètre dans l'entrée du château.
Il fait sombre et ses yeux mettent quelques secondes à s'habituer à l'obscurité.
Une grande tapisserie vers Bouteilles s'étale devant elle et sur un petit guéridon trône un gigantesque bouquet de rose.
« Je les préfère bien vivant sous le soleil des jardins. »
Songe Jane en passant devant les fleurs.
Alors qu'elle avance dans un long corridor, une voix grave la fait se retourner.
« Miss Clark, vos parlementes prennent le thé au salon. Peut-être souhaiteriez-vous les y rejoindre ? »
C'est William, le majeur d'homme dans son costume noir et blanc.
Il sort de derrière une porte et s'efface pour la laisser passer.
« Il est aussi engoncée dans ce costume que les pauvres fleurs dans le vase. »
Pense Jane en froidant le majeur d'homme.
Son père et sa mère sont assis sur un grand canapé jaune au milieu de la pièce
et sa vôre de petits gâteaux couverts de crème.
Trois tas de thé fumantes sont disposés sur une petite table en bois sculpté.
« Jane, my dear, nous ne vous attendions plus. »
Sous pire les dix clarques.
« Je suis certain que Jane a fait de grandes découvertes dans le jardin. »
Sourit Lord Clark en soufflant sur sa tasse de thé.
« Très certainement ! »
Répondent Jane en attrapant un petit gâteau.
« Figurez-vous très cher parent que ce château est hanté ! »
Lance-t-elle avec Malice.
Lord Clark recrache immédiatement sa gorge de thé
et les dix clarques pince les lèvres.
« Comment, comment ça hanté ? Vous vous direz hanté ? »
S'inquiète son père en s'essuant les lèvres dans son mouchoir.
« Tout à fait. Ce sont les brutis courts dans les environs. »
Répondent Jane en s'efforçant de ne pas sourire.
« Je le savais ! Je le savais ! À ce prix-là, il y avait forcément quelque chose de louche. »
S'écrit Lord Clark d'une voie suraigu.
« Allons, allons, calmez-vous, my lord.
Les fantômes n'existent que dans les esprits de ceux qui les inventent. »
Le sermon sèchement les dix clarques.
Jane réprime un petit rire.
Soudain, ses yeux se posent sur une grande horloge tout au fond du salon.
Le bois sombre et les étranges moulures qui se dressent à son sommet la font paraître immense dans l'ombre,
comme si elles dominaient entièrement la pièce.
Mais ce n'est pas ce qui retient l'attention de Jane.
Leur loge affiche douze heures moins deux minutes.
Jane jette un coup d'œil à la montre agoussée accrochée au veston de son père.
Il est 16h20.
Elle se lève et se rapproche du majeur d'homme.
William.
Murmure-t-elle pour ne pas l'embarrasser devant ses parents.
Vous avez oublié de remettre cette horloge à l'heure.
À ces mots, le majeur d'homme devient tout pâle et ses lèvres se mettent à trembler légèrement.
Ce n'est pas bien grave.
Essaye de le réconforter Jane.
Non, non, ce n'est pas ça.
C'est juste que je viens de la remettre à l'heure avant que vos parents ne viennent pour paruter il y a peu de 20 minutes.
Et c'est comme ça depuis que je suis arrivé la semaine dernière, elle ne cesse de se dérégler.
Je ne comprends pas pourquoi.
Lui répond William d'une voix étranglée.
À cet instant, le carillon de leur loge se met à sonner.
Un bruit lucubre remplit le salon.
Les douze coups résonnent et font trembler les murs.
Jane tente l'oreille.
D'autres sons semblent tout à coup se mêler au bruit de leur loge.
Quelques notes de piano.
Une boîte à musique.
Le soleil illumine toujours les jardins derrière les fenêtres,
mais un grand froid semble être tombé sur le château.
Jane frissonne.
Elle a comme l'impression que sa nouvelle demeure lui réserve bien des surprises.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté, une création originale écrite par Lucille Petit.
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À très vite !
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