C'est l'histoire de Milidé.
Coucou, c'est moi Milidé. Dans le potager, l'ambiance n'est pas à la fête. C'est
toujours la pomme de terre qu'on vient chercher, au grand désespoir de la carotte, de la
bêthrave et des autres légumes racines. Tu es bien installé ? Je vais te raconter.
Dans le potager, en surface, tout à l'air calme. Mais sous la terre, c'est les fervessances,
sa bouillonne, sa ronchonne. Oh là là là, mais qu'est-ce que j'en ai assez d'être là ?
Quand est-ce qu'ils vont se décider à venir nous chercher ? Soupir une bêthrave.
Vous n'êtes pas la seule à avoir envie de respirer l'air pur ? Rétort que la carotte.
Ça c'est sûr. Bougonne le navet. Moi, je rêve de vivre de grandes aventures en cuisine,
de montrer au monde entier ce que je sais faire. Les gens me connaissent mal. Je suis pourtant si
délicieux. Si. Chut. Ure le soudain à la carotte. J'entendais pas. On vient nous chercher.
Oh mes petites pommes de terre, chérie. Les enfants, les enfants, aidez-moi à les ramasser.
Annonce la mami. Ah oui, des frites. On va faire des frites.
Eh, mais les frites de carottes c'est bon aussi.
S'écrit la carotte. Hélas, personne ne l'entend. Après avoir détéré des pommes de terre,
mami repart avec ses petits-enfants. Oh ce n'est pas grave. Ils reviendront demain.
J'ai entendu dire que les enfants étaient en vacances chez leurs grands-parents.
Déclarent le navet. Et le navet a raison. Le lendemain, la grand-maman revient avec ses petits-enfants.
Sous la terre, les légumes sont plein d'espoir et l'ambiance est à la fête.
Alors, qu'est-ce que vous voulez manger ? Demande la mami.
Ah mais combien ? Des frites. Des frites.
Oh, mais ça serait bien de changer un petit peu, non ? D'accord. Alors, de la puret de pommes de terre.
Ah ah, toujours des pommes de terre. Bon, allons-y pour la puret de pommes de terre.
Et la grand-maman ramasse les pommes de terre avec ses petits-enfants.
Ils sont à peine partis que les légumes restés sous la terre laissent éclater leur colère.
Grrrr, mais c'est pas possible. Y en a que pour elle.
Rouspète la carotte. Hier c'était des frites. Aujourd'hui de la puret, demain ce sera quoi ?
De la tortilla à n'en du gratin d'eau finnoie. Ah, madame, la pomme de terre va se balader en robe des champs.
Mais qu'est-ce qu'elle a de plus que nous, celle-là ? Espèce de... espèce de patate frimeuse !
S'écrit la carotte en direction de la pomme de terre. On entend alors des reniflements.
La pomme de terre en a gros sur la patate.
Ce n'est pas ma faute, s'il me serva tout les repas. J'y peux rien à moi.
Aussitôt, l'oignon vole à son secours.
Mais vous ne venez pas honte de la mettre dans un état pareil.
Attention, hein, parce que si vous touchez à madame patate, c'est moi qui vais vous faire pleurer.
Vous allez verser des torrents de larmes et finirez en légumes sèchées.
Mais qu'il se melde ses oignons, celui-là ?
Murmure le navet.
Dis la carotte, tu ne voudrais pas lui offrir une petite bouchée ?
Il paraît que Saran est mable de manger des carottes.
Arrête d'écouter tout ce qu'on raconte.
On dit aussi que manger des carottes, ça donne l'effet se rose.
Mais c'est vraiment n'importe quoi !
Sophie, ce que la carotte.
C'est pas bientôt fini, c'est Charmairie ?
S'écrit la bêtrave rouge de colère.
Bon, qu'est-ce qu'on fait, la pomme de terre ?
Gronne la bêtrave, les bras croisés en tapant du pied.
Elle est si énervée qu'une goutte de sueur rouge perle sur sa tête.
La pomme de terre sent les regards des légumes rivés sur elle.
Elle inspire un grand coup.
Si vous voulez, je peux me cacher un petit moment ?
Avec les copines, on pourrait prendre un peu des vacances.
Excellent idée !
S'exclame le navet.
Comme ça, pendant les vacances des patottes,
nous, on sera là, prêts à aller en cuisine, à partir sur le marché.
Il n'y a plus une minute à perdre.
J'en ferai mis d'impatience.
Aussitôt dit, aussitôt fait, les pommes de terre font leur valise.
Et le lendemain, quand la grand-mère revient avec ses petits-enfants,
ils n'ont plus une seule pomme de terre à se mettre sous la dent.
Ça, alors, s'étonne la mamie.
Je pensais pourtant en avoir planté plus que ça.
Mais non, désolé les enfants, il n'y a plus une seule pomme de terre.
Il va falloir goûter autre chose.
Alors, mes petits-chéri, qu'est-ce qui vous ferait envie ?
Les légumes se redressent pour faire bonne impression.
Chacun espérant être choisi.
Les enfants hésitent.
Puis, finalement, ils se décident pour des carottes.
Youhou, j'ai gagné !
S'écrit la carotte ravi en se dirigeant vers la cuisine.
On menut un gâteau à la carotte.
Le navet est un peu vexé de ne pas avoir été ramassé.
Mais il ne désespère pas.
Il sait que son tour viendra.
Et en effet, le lendemain, c'est lui qui est choisi.
Merci les enfants !
S'écrit-il joyeusement.
Et c'est parti pour la recette des navets caramélisés.
Vous allez adorer !
Et en effet, les enfants se régulent pour la plus grande joie du navet.
Les jours suivants, les enfants goûtent aux oignons,
aux bêtraves, aux radis.
Mais au fond du potager, on entend encore des légumes sous-pirés.
Ce sont les légumes oubliés.
Ah là là, moi, le rutabaga, plus personne ne parle de moi.
Pourtant, j'ai plutôt sympa comme légume.
Je ressemble au navet et je suis riche en vitamines C.
Et on peut manger en potage, en gratin ou en purée.
Alors, vous ne voulez pas essayer le rutabaga,
ah légumes sympas, le rutabaga, c'est un légume sympa.
Vous vous rappellerez ?
Oui, attends, attends, attends !
Moi aussi, mon complètement oublié.
Je m'appelle le topinambour.
Bon, d'accord, je ne suis pas très beau.
Mais j'ai un délicieux petit goût d'artichaut.
Et si en plus, vous ajoutez un peu de crème et des chaupignons.
Oh là là là, mais alors là, vous ne pourrez pas résister.
Et vous allez tomber en amour pour moi le topinambour.
Oh, y a quelqu'un ?
La grand maman qui à l'oreille très fine débarque seule.
Oh mais oui, mais oui, je vous entends.
C'est moi qui vous ai planté et cultivé.
Je ne risque pas de vous oublier.
Je vais vous faire goûter aux enfants.
Seulement, vous savez, j'y vais tranquillement.
Je ne veux pas les brusquer et je dois vous avouer un secret.
Vous, les légumes oubliez, vous êtes mes préférés.
C'est pour ça que je vous ai gardé pour la fin.
Avec vous, on va faire un grand, grand, grand festin.
J'ai invité toute la famille.
Oh, super !
s'écrit le topinambour.
Génial !
s'exclame le rutabaga.
Nous y en invitons festin.
Demande alors les patates qui rentrent juste de vacances.
Mais oui, sourit la mamie.
Au loin, on entend alors les cris des enfants.
Des cris, des cris, des cris, des cris, des cris.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas, tu peux retrouver Milidae en t'abonnant à son podcast.
Les histoires de Milidae.
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C'est super facile.
Il suffit de taper dans la barre de recherche les histoires de Milidae.
Tu peux y écouter toutes ces aventures.
Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Yes, trouvez bien !
Alors, ça t'a plu ?
C'était les légumes oubliez, écrit par Christine Pompay.
Allez, ciao bisous !
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Milidae.