Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Tais-e-toire, tais-e-toire, tais-e-toire ! Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plaît ?
Tu m'as raconté une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sols, vous êtes sûr ?
Bon, d'accord. Je vais vous raconter l'histoire de réponse.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de probis ? Parce que l'histoire va commencer.
Chapitre 1 Les fleurs
Il était une fois, un homme et son épouse, qui souhaitait depuis longtemps avoir un enfant.
Un jour, enfin, après beaucoup de larmes et de prières, la femme compris que le bon Dieu avait exaucé son voeu le plus cher.
A l'arrière de leur maison, ces gens avaient une petite fenêtre qui donnait sur un magnifique jardin,
où poussaient les plantes et les fleurs les plus belles.
Mais ce jardin était entouré d'un haut mur et nul n'osait s'y aventurer, parce qu'il appartenait à une cuisson de sorcière.
Chapitre 2 La fleur
Un jour que la femme se tenait à cette fenêtre et admirait le jardin,
elle vit à un parterre planté de superbes réponses, des fleurs splendides,
si fraîches et si appétissantes, que l'eau lui envainte à la bouche et qu'elle rêva d'en manger.
Cette envie grandissait de jour en jour.
Mais comme elle savait aussi qu'elle ne pourrait pas en avoir,
elle se mit à dépérir, pallissant et maigrisant toujours davantage.
En la voyant dans cet état, son mari s'inquiéta et lui demanda,
« Mais que t'arrives-t-il donc ma chère femme ?
« Hélas ! » répondit-elle.
« Si je ne peux manger de ces réponses qui poussent dans le jardin derrière notre maison, je mourrai.
Le mari aimait tendrement sa femme et il pensa, « Je ne peux pas la laisser mourir,
je lui apporterai de ces réponses quoi qu'il puisse m'en coûter.
Le jour même, au crépuscule, il escalada le mur du jardin de la sorcière.
Il s'introduisit dans le parc, cueillit en toute hâte une pleine poignée de réponses et les rapporta à son épouse.
La femme s'en prépara immédiatement une salade, qu'elle mangea avidement.
Mais, c'était si bon et cela lui avait tellement plu, que le lendemain, elle en avait trois fois plus envie.
Pour la calmer, il valut absolument que son mari retourna encore une fois dans le jardin.
Au crépuscule, donc, il fit exactement comme la veille, il escalada le mur,
mais, quand il sauta dans le jardin, il se fija des froids.
La sorcière était devant lui.
Elle lui jeta un regard furibond et elle s'ifla.
Quelle audace de t'introduire dans mon jardin et de venir bevoler mes réponses.
Tu vas voir ce qu'il va t'en coûter.
Ah ! supplie l'homme.
Faites-moi grâce, madame. Je n'ai volé que par nécessité.
Ma femme a vu vos réponses par notre petite fenêtre et elle a été prise d'une telle envie d'en manger, qu'elle serait morte si elle n'en avait pas eu.
La sorcière réfléchit une seconde et elle sera douce.
Si c'est comme tu le prétends, je veux bien te permettre d'emporter autant de réponses que tu voudras.
Mais, à une seule condition, tu devras me donner l'enfant que ta femme va mettre au monde.
Tout ira bien pour lui et j'en prendrai soin comme une mère.
Le mari est aussi terrifié qu'il accepte à tout son discuter.
Quand sa femme accoucha quelques semaines plus tard, la sorcière arriva aussitôt.
Elle donna à l'enfant le nom de réponse et elle l'emporta avec elle.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ? Je te la raconterai plus tard tes promis. À bientôt !
C'était « Réponse » un conte de Grimm raconté par Elodie Fondacci sur la musique de Claude Debussy.
Retrouvez la suite du conte en podcast sur Radio-Clasique.fr
Radio-Clasique des histoires aux musiques