Pourquoi Titeuf a-t-il une mèche ?

Durée: 10m33s

Date de sortie: 22/12/2023

Salut ! A l’approche de Noël, je t’offre un petit cadeau : je partage avec toi un épisode d’un autre podcast, « Le Point J », dans lequel Zep, le dessinateur de Titeuf, répond à des questions d’enfants. Tu y apprendras notamment pourquoi Titeuf a une mèche ! J’espère que ça te plaira, et moi je te donne rendez-vous le 7 janvier pour une nouvelle histoire. Ciao, bisous ! Millie D

Coucou, c'est Milidé, tu vas bien ? Comme c'est la fin de l'année, je te propose un petit cadeau.
En plus des histoires de Milidé que tu adores et tu as bien raison, je te propose de découvrir un
épisode du podcast Le.j parce qu'il a été fait avec des jeunes de dix-trezans lors de la jomme.
La jomme c'est la journée, oser tous les métiers. Et en plus, l'inviter à qui ces jeunes posent des
questions est bien ces EPs. Oui oui oui, le dessinateur de Titoff. Alors tu verras, il lui pose plein de
questions et il y en a même des marrantes. Tu es prêt ? Tu es prête ? Allez, c'est parti ! Je te laisse
avec mes collègues du.j, Caroline Stévan et Juliane Rongaroni qui ont fait cette interview de Zep
avec l'aide des jeunes. Salut !
Pourquoi est-ce que Titoff il a une mèche ?
Aïdane, Dimitri, Isaac, June, Arnaud, Salome, Adèle, Theo, Thomas, Basil et Jadard Titoff,
Lancelot, Léa, Zachary, Elliot, Léo, Nueline, Charlotte, Anna Maria et Valentin.
Zep, vous nous entendez là ? Je vous entend très bien.
Oui, super, bonjour. Alors, vous, vous m'entendez ?
On vous entend. Merci beaucoup d'être avec nous. Je vais vraiment laisser la parole aux enfants.
Vous êtes prêts tout le monde ? Oui. Oui. Oui. Oui.
Pourquoi est-ce que Titoff il a une mèche ?
Titoff il a une mèche parce que quand j'ai commencé à le dessiner,
la chose que j'aimais le moins faire dans la bande dessinée, c'était dessiner des cheveux.
Comme on doit répéter son personnage des centaines, des milliers de fois parfois,
les cheveux, c'est à quelque chose de très long. Il faut dessiner toute une chevelure.
Ce qui est chouette, c'est de dessiner le visage, les mains, le corps, l'expression.
Les cheveux, c'est un peu la punition de fin de dessin.
C'est sympa une fois, mais pas mille fois.
Donc j'essayais toujours de trouver une solution pour que ce soit plus simple,
un peu comme les cheveux de Tintin ou les oreilles de Mickey,
quelque chose qui fasse qu'on reconnaisse le personnage très vite,
sans que ça prenne des heures à dessiner.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de créer Titoff ?
Titoff c'est un personnage qui est arrivé comme ça, un peu tout seul.
J'ai commencé à le dessiner parce que j'avais une école sous mes fenêtres
et j'observais les enfants qui jouaient pendant la récré.
Plein de souvenirs de ma propre enfance me sont revenus et j'ai commencé à dessiner ce préau
qui était sous mes fenêtres.
J'ai dessiné mes copains d'enfance, j'ai dessiné mon quartier autour d'enfance.
Et au moment de me dessiner moi, je me suis dit que ce serait plus rigolo
d'avoir un autre personnage que moi pour avoir pas seulement mes souvenirs à raconter,
mais beaucoup plus que ça à parler de l'enfance en général.
Et j'avais trouvé ce petit bonhomme pour un autre projet de BD quelques jours avant.
Il y avait cette mèche sur la tête et une tête en forme d'oeuf.
Et voilà, il est arrivé dans la case.
Il a dit « Chau Manu, salut Hugo » et les autres lui répondu « salut Titoff »
et voilà, c'était parti comme ça.
Allez, c'est l'heure d'aller au lit les enfants.
Pas au pli !
Allez, viens Zizi. Hop !
Mangez, j'ai votre porte.
M'enfin Titoff, tu es un grand garçon.
Ouais, j'ai du favorité ce mot d'enfant. Pourquoi j'ai géré pas moi ?
Mais tu es sérieux.
Pourquoi Titoff s'appelle Titoff et pourquoi Zizi s'appelle Zizi ?
Ah, bah c'est une question.
Alors Titoff, il s'appelle Titoff parce qu'il a une tête d'oeuf.
J'ai pas réfléchi très longtemps, il avait une tête en forme d'oeuf.
Moi, j'avais un copain qui s'appelait Christof qu'on appelait Titoff.
Donc voilà, j'ai fait un mélange de ces deux trucs et il s'appelait Titoff.
Et comme Titoff c'est pas un vrai prénom, mais c'est un surnom,
j'avais envie que sa petite soeur, elle ait aussi un surnom.
Pour moi, elle s'appelle Suzy ou quelque chose qui finit par Zizi,
fait Lissi, je sais pas.
Et du coup, on l'appelle Zizi.
Dans son passeport, je pense pas que c'est écrit Zizi,
mais j'aime bien que Titoff l'appelle aussi par un surnom.
Les histoires de Titoff, elle se passe où et quand ?
Elle se passe dans le monde de Titoff en fait.
Au départ, j'ai dessiné le quartier qui était autour de mon atelier.
J'habitais à Genève, dans un quartier qui s'appelle Carouge.
J'ai dessiné l'école Jacques D'Alphin,
qui a servi de modèle vraiment à l'école de Titoff.
D'ailleurs, si tu vas à l'école Jacques d'Alphin aujourd'hui dans le préau,
maintenant, il y a une statue de Titoff en bronze pour dire qu'il est né ici.
Mais après, j'ai mélangé avec plein de lieux que j'aimais bien.
J'avais pas envie que ce soit les aventures de Titoff, le jaune voix,
mais j'avais envie que les lecteurs qui habitent en Suisse, ailleurs, en France,
en Belgique, en Allemagne, au Canada puissent aussi s'identifier dans ces histoires.
Donc, j'ai pas mis des choses qui étaient particulièrement typées au lieu.
Alors après, il y a des...
Dans un temps, il y a une boutique que j'ai dessinée qui était une boutique de mon quartier.
Parfois, je fais passer des copains dans Titoff qui traversent une case.
Mais tout ça, c'est un peu de l'arrière-plan.
Essentiellement, voilà, c'est le monde de Titoff qui n'est pas une vraie ville,
qui n'est pas une vraie quartier et qui est juste un monde imaginaire dessiné.
Donc voilà, Titoff reste dans ce monde.
Le monde évolue autour de lui.
Dans les premiers albums, ils ont des vieux ordinateurs,
il n'y a pas encore téléphone portable.
Mais par contre, lui, il a toujours le même âge que moi, j'imagine,
entre 10 ans et 12 ans comme ça.
Est-ce que tu as des séquelles de la jupe ?
Tite !
Attends, j'ai pas fini ! J'ai pas eu de paix dans quelles !
Pourquoi il ne vieille jamais ?
Ça, c'est souvent le cas des personnages devant dessinés.
Ils vieillissent pas.
Il y en a quelques-uns qui vieillissent, mais c'est assez rare.
Moi, ce qui m'intéressait dans Titoff, c'était qui l'aille cet âge-là.
Qui a un peu votre âge, j'imagine, qui soit avant l'adolescence.
Parce que je trouve que c'est un âge hyper intéressant qui dure assez longtemps.
En fait, c'est toute l'enfance.
On vit plein de choses, on est curieux.
On apprend énormément de choses.
On se pose beaucoup de questions.
Et après, l'adolescence arrive et la vie change pas mal.
Et après, on devient un adulte.
Et je trouve que les périodes d'après sont moins intéressantes.
Donc, j'avais envie que Titoff soit enfant.
Et plusieurs fois, je me suis dit, tiens, si je le faisais passer dans l'adolescence.
Il y a même un album qui s'appelle Bienvenue en adolescence,
où il joue à être un adolescent tout long.
Mais il ne devient jamais parce que, si c'est facile de faire vieillir un personnage,
c'est plus dur de le faire rajeunir.
C'est dur de dire que dans un album, il a 10 ans,
qu'après, il en a 14, qu'après, il en a de nouveaux 10.
Je pense qu'on n'y croirait pas trop.
Où est-ce que vous allez chercher votre inspiration ?
Et est-ce que votre enfance ou vos enfants vous inspirent ?
Alors, ma propre enfance m'a beaucoup inspirée,
mais elle est épuisée depuis longtemps,
parce qu'elle était beaucoup plus courte que celle de Titoff.
Je pense que j'ai fait le tour de mes souvenirs d'enfance.
Mais par contre, j'écris toujours comme si j'étais un enfant.
C'est-à-dire que je jouais au mon carnet.
Et je me mets à écrire à la première personne,
comme si j'étais Titoff.
Aujourd'hui, je fais ça, je vois ma nuge.
Donc c'est une espèce d'exercice bizarre.
Quand on invente des histoires, ce qui est rigolo,
c'est de se mettre dans la peau d'un personnage qu'on n'est pas.
Titoff, ce n'est pas mes souvenirs d'enfance,
c'est beaucoup plus que ça.
C'est l'enfance en général.
Et j'essaye d'être cet enfant qui continue à se promener et qui observe le monde.
Mes propres enfants, ils m'ont servi un peu de modèle aussi,
mais ils sont arrivés après.
Quand j'ai créé Titoff, j'avais pas d'enfant encore.
Entre-temps, j'ai eu des enfants, ils ont grandi,
ils ont tous une vingtaine d'années et plus.
C'est plus tellement eux qui me servent de modèle, mais ça a été précieux.
Surtout pour Zizi, en fait.
Quand je suis devenu papa, c'est là où j'ai créé la petite sœur de Titoff.
Et c'était pratique d'avoir un bébé à la maison parce que j'avais un modèle.
Je savais dessiner des panpères, c'est tout ça.
Mais autrement, non, le modèle principal, c'est vraiment l'imaginaire.
Tout ce qui voudra aller au toilette devra reconnaître
que je suis le seigneur des toilettes.
Voilà, c'est trop.
Combien de temps passez-vous sur un album ?
Ça dure environ neuf mois.
Alors, parfois, c'est un peu plus long parce qu'il y a deux albums qui se font en même temps
ou d'autres projets qui arrivent.
C'est environ neuf mois et c'est des grandes journées de travail.
Moi, je me lève le matin, je vais à mon atelier,
je reste au moins dix heures par jour à mon atelier à dessiner,
à dessiner et à faire du scénario.
Et puis, je travaille aussi le week-end.
Donc, c'est de neuf gros mois de travail, surtout à la fin.
Altolage, en tout cas, je suis le seigneur des toilettes des filles.
Tu me dois un servitude et un petit béjot.
Quoi ? Mais ça va pas la tête ?
Bon, tu me laisses passer là.
Un petit béjot de la servitude, quand même.
Et ça, ça te fait comme béjot de la servitude pour tes fils.
Vous en avez pas marre de titreuf après être 30 ans ?
Des fois, j'en ai marre.
Et quand j'en ai marre, j'ai besoin de faire autre chose.
Donc, tu vois, en 30 ans, j'ai fait 18 albums de titreuf,
mais j'ai fait en tout 56 albums de bandes dessinées.
Donc, j'ai fait plus d'autres projets sans titreuf que de titreuf.
Mais titreuf, c'est le seul qui m'accompagne depuis 30 ans.
Tous les autres projets, c'est des histoires sur un livre,
ou c'est parfois des scénarios que je fais pour d'autres dessinateurs.
Donc, j'ai toujours du plaisir à le retrouver,
parce que j'ai fait autre chose entre temps.
Mais si, pendant 30 ans, j'avais fait que titreuf,
je pense que j'aurais usé mon plaisir à le faire.
Là, j'ai toujours beaucoup de plaisir à le retrouver.
Mais pourquoi vous avez voulu faire ce métier ?
Quand j'avais ton âge, moi, j'aimais dessiner,
déjà même avant, en fait, depuis que je suis tout petit,
j'adore dessiner et inventer des histoires.
Donc, l'ABD, c'était fait pour moi, tu vois,
c'est en invent des histoires et on les raconte en dessinant.
Donc, j'ai toujours aimé ça.
Je me suis jamais dit que je ferais autre chose comme métier.
Il y a un moment, quand j'avais peut-être 15 ans,
et que tout le monde me disait que ce n'était pas un métier,
je me disais, bon, je vais être prof de dessin.
Mais ça ne m'enchantait pas beaucoup parce que j'aimais pas ça.
Je pense que je n'aurais pas un très, très bon prof de dessin.
Mais assez vite, j'ai fait ça.
À partir de 15 ans, j'étais publié dans les journaux
et j'ai sorti mon premier livre quand j'avais 18 ans.
Donc, je n'ai pas eu tellement le loisir de me poser la question,
est-ce que je vais faire autre chose ?
Je lui devenais un auteur de bandes dessinées
parce que c'était vraiment le métier évident pour moi.
Ok.
Merci beaucoup.
Je crois que vous pouvez tous et toutes remercier Zep.
Merci.
Merci à vous.
C'était bien de faire de la radio, alors ?
Oui, c'était mega cool.
Vous plaît ?
C'était mega cool.
Bon, super.
Bonne journée à tous.
Au revoir.
Merci beaucoup à Zep d'avoir joué le jeu.
Et merci à vous, les enfants,
pour votre enthousiasme et votre professionnalisme.
Et oui, on peut le dire.
Et voilà.
J'espère que ça t'a plu de découvrir le travail
fait par ces journalistes en herbe
et d'en avoir appris un peu plus sur Titof et sur Zep.
Allez, moi, je vous retrouve dès le 7 janvier
pour un nouvel épisode de « Mille Idées ».
Join the Hell, bonne année.
Ciao !

Episode suivant:


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LeshistoiresdeMillieD.‐RTS

Ce podcast s'adresse aux enfants qui ont plein de questions sur le monde qui les entoure… A chaque épisode, la fée Millie D, elle aussi très curieuse, raconte une histoire sur ce qui les intéresse, tout en leur faisant découvrir la Suisse. Un podcast à la fois divertissant et éducatif, à découvrir chaque dimanche matin. Ecrit par Christine Pompéï, raconté par Anouck Merz, coproduit par Anouck Merz et Grégoire Molle. Disponibilité des fichiers audio illimitée.
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