Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Tais-e-toire, tais-e-toire, tais-e-toire!
Est-ce que je peux avoir une histoire, s'il te plait?
Tu m'as rassemblé une histoire?
Encore une histoire? Vous avez été sage, vous êtes sûr?
Bon d'accord, je vais vous raconter les souliers aux balles usées.
Vous êtes prêts? Vous êtes bien installés?
Alors, chut, plus de bruit? Parce que l'histoire va commencer?
J'habitre 1, les souliers
Il est tête une fois, un roi, qui avait douze filles plus belles les unes que les autres.
Elles dorment ensemble dans une vaste pièce, leur douze lues alignées côte à côte.
Et chaque soir, dès qu'elles étaient couchées, le roi refermait la porte et poussait le verrou.
Oh, chaque matin, quand le roi a ouvert la porte,
il constatait que les princesse avaient des souliers tout usés par la danse,
alors que nul ne les avait vus sortir.
Personne n'était capable d'élucider ce mystère.
Le roi proclama alors que celui qui trouverait ou dansait les princesse toutes les nuits
pourrait choisir une de ses filles pour épouse et deviendrait roi après sa mort.
Mais attention, le prétendant, qui au bout de trois jours et trois nuits n'aurait rien découvert,
aurait la tête coupée.
Bientôt, un prince voulu tenter sa chance et il se présenta au palais.
Il le fut très bien accueilli et le soir, on lui préparait une chambre
qui était juste à côté de celle des douze princesse.
Pour que les jeunes filles ne puissent pas partir en cachette,
on laissa même ouvert de la porte qui séparaît les deux chambres.
Le prince était bien décidé à surveiller les jeunes filles pour découvrir où elles allaient danser.
Mais il fut à peine couché que ces paupières s'allourent dire et qu'ils s'endormaient.
Lorsqu'ils se réveillaient le matin,
ils ne puent que constater que les princesse avaient été au bal et avaient dansé toute la nuit.
Leurs souliers rangés sous les lits,
étaient complètement usés.
Le deuxième et le troisième soir, le prince n'en su pas davantage.
Et le lendemain, il eut la tête coupée.
De nombreux garçons essayèrent à leur tour.
Mais tous, ils payèrent leur courage de leur vie.
À chaque fois, ils s'endormaient malgré eux
et ils étaient bien incapables de dire où allaient les douze princesse.
Un beau jour,
un pauvre soldat arriva dans la ville où habitait le roi.
Sur son chemin, il rencontra une vieille femme qui lui demanda où il allait.
Je ne sais pas moi-même, répondit le soldat, et il ajouta en plaisantant.
J'aurais bien envie de découvrir où toutes ces princesse dansent toutes les nuits.
Hum...
Ce n'est pas difficile...
dit la vieille femme.
Il faudrait que tu ne boives pas le vin qu'ils vont te servir
et que tu fasses semblant de dormir d'un sommeil de plomb.
Puis, elle lui tendit une cape en disant...
Si tu mets cette cape,
tu deviendras invisible et tu pourras ainsi épier les douze danseuses.
Fort de ses bons conseils,
le soldat se rendit au palais.
Il se présenta devant le roi
et il se déclara prêt à relever le défi.
Malgré sa pauvreté,
il fut accueilli avec autant de soins que ses prédécesseurs
et on lui prépara sa chambre.
Le soir venu, au moment d'aller se coucher,
l'aîné des princesse entra dans la chambre du soldat
et le priat d'accepter une coupe de vin.
Mais le soldat n'avait pas oublié les conseils de la vieille femme.
Il accepta volontiers,
mais dès que la princesse eut tourné le dos,
il versa toute sa coupe par la fenêtre
et n'embupe pas la moindre goutte.
Puis, il se coucha
et fit semblant de sombrer dans un profond sommeil.
Dès qu'elle le crure tant dormi,
les princesse se lever et ouvrir leurs armoires.
Elles ont sorti des robes superbes
et commencent à se faire belle devant la glace.
Elles étaient gays comme des pinceaux,
sauf la plus jeune, qui s'inquiétait.
J'ai un mauvais présentiment.
Oh, ne sois pas bête,
dilénez en balayant ses soucis.
Tu es toujours inquiète.
As-tu déjà oublié combien de princes nous ont surveillés en vin ?
Fais-moi confiance, ce soldat ne se réveillera pas.
Et s'approchant de son lit,
la princesse fera pas des mains.
Le lit s'efface à aussitôt
pour laisser place à un escalier
qui s'enfonçait sous la terre.
Il est sœur descendir par ce passage,
l'une après l'autre.
Le soldat n'hésita pas longtemps.
Il jeta la capte sur ses épaules
et il se mit d'aller suivre.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard, tes premiers.
À bientôt.
C'était Les Sous-Lies aux Balusées,
un conte de grimes raconté par Elodie Fondacci
sur la troisième symphonie de Gustave Malheur.
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