Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondaci.
Té, étoile ! Té, étoile ! Té, étoile ! Est-ce que je peux avoir une histoire si elle te plaît de me raconter une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sage, vous êtes sûr ?
Bon d'accord. Je vais vous raconter l'histoire du puits du diable.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ? Alors, chut ! Plus de bruit, parce que l'histoire va commencer.
Chapitre 1 Le Paris
A quel que lieu du village de Bigaroc, c'est une forêt de sinistre réputation ?
Rars sont les promeneurs qui aussi aventurés, à cause du puits qu'elles cachent.
Un puits maudit, assaique depuis toujours.
On l'appelle le puits du diable.
Au fond du trou, les nuits de pleine lune, de minuit à coque chantant, un passage s'en trouve.
Il conduit droit à la demeure du malin. Nul n'en est jamais revenu.
Ce puits est l'une des bouges de l'envers.
Un soir, à la taverne de Bigaroc, Éric Le Rock était entouré de ses compagnons.
Le front haut, les épaules larges, il impressionnait son entourage par son esprit vif et son courage s'emborne.
Avec lui, jamais une ennive me ne restait sans réponse.
Et quand par jeu, on lui lançait un défi, il le relèveait toujours avec succès, sans jamais faillir.
Ce soir-là, Émile Le Menier, qui avait un peu bu, s'adressa à son ami en ces termes.
Éric, j'ai trouvé un défi à ta mesure.
Cette nuit, c'est la pleine lune. Descend dans le puits et ramène-nous trois poils d'or de la barbe du diable.
La joyeuse assemblée partit d'un grand rire.
Mais, Éric monta sur la table et le regard fière, il répondit.
Ha ha, ami, je relève le défi.
Mais, j'y mets une seule condition.
Vous devrez m'accompagner jusqu'au puits et attendre jusqu'à ce que j'ai achevé ma quête.
Attends-nous à présent, car il est bientôt minuit.
Un long murmure d'admiration mêlé de crainte monta dans la taverne.
On a la cherché une longue corde et, en procession, tout le monde accompagna le grand gaillard prêt à déchier le diable en son royaume.
Ha, il n'était plus très fier, les joyeux compagnons, allorés de la forêt maudite.
Quand ils arrivent vers tout puits, ils tremblaient le grello, blottis les uns contre les autres.
Le cœur bondissait dans leur poitrine comme une poule dans un sac.
« Vous avez froid ? » demanda ironiquement Éric Le Rock qui avait gardé toute son assurance.
Il accroche à solidement la corde, s'assit sur la margèle du puits, jeta sa torche dans le vide béant
et salue à une dernière fois ses amis.
« Attendez-moi ici, je vais tachiner la barbiche du diable et je reviens aussitôt. »
Puis il disparut dans le trou.
Après une longue descente, il mit enfin pied au fond du puits.
Sa torche brûlait en rond flanc.
Il n'y a pas longtemps à attendre, tandis qu'au loin, le son argenté de la cloche de Bigarock scandale et douze coups de minuit,
le sol s'ouvrit juste devant lui, révélant un escalier de pierre.
Une lumière rouge à être montée des profondeurs.
Éric descendit les marges.
L'escalier, après bien des méandres, débouchait sur un autre monde.
Un monde, je vous l'assure, bien différent d'une autre.
L'air sentait le souffre.
Les arbres étaient secs et couverts d'épines longues et assérés comme des poignards.
Le sol était parsemé de champignons vénéneux et de plantes carnivores.
Les ruisseaux étaient de lave.
Éric le roc vit quelque part.
Il vit alors une jeune femme, au cheveu couleur de feu, diablement belle.
Elle cueillait des orties et des chardonnets dont elle faisait un bouquet.
Éric s'approche à d'elle et il demanda,
« Pardonnez-moi de vous déranger mademoiselle, je cherche le diable.
Pourriez-vous m'indiquer où il se trouve ?
La jeune fille le contempla longuement, l'air étonné.
Puis, à son tour, elle demanda,
« Mais pourquoi veux-tu voir mon père ?
Par Dieu, vous êtes donc la fille du diable ?
» s'exclama Éric le roc.
Éric le roc se présenta et explica le but de sa mission.
Mademoiselle baissa les yeux d'un air charmant et dit,
« Je doute que mon père c'est aussi facilement trois poils de sa barbe,
mais tu ne manques pas d'audace et cela me plaît.
Je veux bien t'aider, en te conduisant jusqu'à son château.
» Et, prenant le jeune homme par la main,
la jeune fille l'entraîna à sa suite.
« Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard tes promis.
À bientôt. »
C'était « Le Puy du Diable, une histoire d'Emmanuel et Benoît de Saint-Chama,
publié aux éditions du jasmin et raconté par Elodie Fondati
sur les planètes de Gustave Holst.
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