
"L'otarie tarée"
Durée: 8m1s
Date de sortie: 14/10/2019
durée : 00:08:01 - Une histoire et... Oli - Pour sauver vos voyages en voiture, distraire vos enfants sans écran ou juste parfaire une séance coloriage à la maison un jour de pluie, les podcasts OLI sont parfaits ! En plus, quand vous annoncerez à vos chères têtes blondes que l'histoire s'appelle "L'otarie tarée", le succès sera garanti.
Prends-vous un père ?
C'est Oli, O, L, I, O, I.
La bibli des petits ?
Je suis pas petit.
Je crois.
Bonjour, je suis Cécile Coulon et je vais vous raconter l'histoire de l'Otari Tarey.
Il était une fois Rosalie, une Otari, bien grasse, bien dodu, qui vivait dans un zoo.
Chaque jour, à une heure de l'après-midi, Rosalie et ses amis Otari donnaient un spectacle
dans leur bassin pour les visiteurs.
Des centaines de personnes attendaient pour les regarder.
Les enfants adoraient Rosalie.
Elle était la plus drôle et la plus jolie.
Mais voilà, Rosalie n'avait qu'une envie.
Prendre un bain.
Et pas n'importe quel bain.
Un vrai.
Pas dans un bassin.
Pas dans un zoo.
Non.
Un bain de luxe, un bain dans la mer.
On lui avait parlé de la mer.
On lui avait dit que c'était là que naissaient les Otari, que l'eau était salée et froide.
Mais l'été, on pouvait se rouler sur le sable et le sable dans le zoo, il n'y en
avait pas.
La mer se trouvait à deux kilomètres de son bassin.
Impossible pour une Otari domestique de s'y rendre.
Et pourquoi faire ?
Quand Rosalie en parlait, à la fin de la journée, toutes les autres Otari lui disaient «mais
enfin tu es complètement taré».
Si on s'en fuit vers la mer, on aura plus de poissons trois fois par jour.
Il faudra qu'on chasse sous l'eau nous-mêmes.
On est tellement mieux ici.
C'était vrai.
Oso, Donacien, le gardien, leur servait du poisson frais chaque matin.
C'était si bon, si doux, si simple.
Mais Rosalie continuait d'y penser.
Prendre un bain de mer, un vrai, avec le soleil qui tape sur le gras du ventre, sur les moustaches
et sur le bout du nez.
Mais comment sortir du zoo ?
Avec son gros nombril bombé, sur quoi Rosalie pouvait-elle glisser pour arriver jusqu'à
la mer ?
Elle y pensait chaque jour et chaque jour les autres Otari lui disaient «arrête un peu,
tu es complètement taré».
Un soir, prise de désespoir, Rosalie se mit à pleurer.
Son collègue, Hubert l'éléphant de mer, vint la voir.
Elle s'englotait si fort qu'il dû approcher son gros corps pour l'entendre murmurer.
«Hubert, je veux juste prendre un bain de mer.
»
«Oh, je me souviens de ce que c'était la mer.
»
s'écria Hubert.
Pour l'atteindre depuis le zoo, il faut glisser sur le ventre.
Mais pour glisser du zoo jusqu'à la mer, il faut glisser sur le ventre et sur l'eau.
«Rosalie, une idée me vient.
»
«Demain, nous ferons la danse de la pluie.
Gros comme nous sommes, il va pleuvoir plus que d'ordinaire et nous n'aurons plus qu'à
nous laisser porter du bassin jusqu'à la mer.
«Tu crois que ça marchera ? »
dit Rosalie.
«Tu crois que les grilles du zoo resteront ouvertes ? »
«Mais oui, il va tellement pleuvoir que les chemins entre les cages des oeufs ne
«Les animaux deviendront des petites rivières.
«Les humains ont si peur de l'eau qu'ils vont fuir et nous n'aurons plus qu'à glisser
jusqu'à la mer.
»
Le lendemain, au moment du spectacle habituel, Rosalie Lothari regarde Hubert qui arrive
tout gros, tout mou jusqu'au bord du bassin.
«Est-ce que tout le monde est prêt ? »
«Oui ! »
Et dans l'eau, devant les spectateurs, il se met à gigoter.
Il fait rouler son museau.
Et Rosalie fait pareil.
Ils dansent ensemble.
Les autres otaries ne comprennent rien.
Elles lui crient «Rosalie, tu es complètement taré».
Mais Rosalie s'en fiche.
Elles continuent de suivre les mouvements du berre l'éléphant de mer.
Et tout à coup, il applaudit des nageoires.
Alors tous les spectateurs, ravi de voir ces de là, se mettent à faire pareil.
La danse de la pluie continue.
Rosalie, Hubert et tous leurs fan club applaudissent.
Alors, on l'entend qui s'amène.
Le tonnerre, enfin, la pluie, la pluie.
Les autres otaries se réfugient dans leur cabane,
pendant que les humains s'en vont en ouvrant leur parapluie.
Tout le monde est parti.
Courageux, Hubert l'éléphant de mer et Rosalie l'oterie
filent par la porte du bassin restés entre ouvertes.
Dans l'allée principale, ils se lancent sur leur gros ventre
et les voiles qui glissent à toute vitesse.
La petite rivière formée par la pluie les emporte en dehors du zoo.
Pour la première fois, Rosalie est dans la rue.
Les marchands, auri, regardent les deux compères en criant.
Ils sont tarés, mais ils sont super.
Hubert dit bonjour à tout le monde en agitant sa nageoire.
En moins de cinq minutes, ils arrivent, tout gras, tout glissant,
au bord de la mer.
La rivière se jette dans l'eau.
Rosalie et Hubert font un vol plané, comme des danseurs dans l'air,
et ils atterrissent.
Dans l'eau, enfin Rosalie peut prendre un vrai bain de mer.
Hubert est si fier de leur aventure qu'il pleure des larmes de crocodiles.
Peu à peu, la pluie cesse.
Le soleil revient.
La rivière dans les rues disparaît.
Rosalie, tout d'un coup, se souvient qu'il faudra peut-être rentrer.
Elle demande à Hubert pour revenir aux eaux, comment allons-nous faire ?
Hubert répond, pourquoi revenir en arrière ?
Là-bas nous avions le bassin.
Ici nous avons rien que pour nous, toute la mer.
Rosalie pense aux autres otaries qui disaient tous les matins,
tu es taré, cher otari.
Elles ne lui manqueront pas.
Et puis, elles n'avaient jamais imaginé qu'un petit bain de mer puisse durer toute la vie.
Alors, avec Hubert, il roule sous la surface de l'eau
et s'en vont visiter les vagues de la mer et peut-être même celle de l'océan.
Voilà, l'histoire est finie.
Et maintenant, Oli.
Non, il n'a autre.
Oli.
Episode suivant:
Les infos glanées
Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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