Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi !
Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plait ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ?
Vous avez été sages, vous êtes sûrs ?
Bon d'accord, je vais vous raconter l'histoire des trois boucs.
Vous êtes prêts ?
Vous êtes bien installés ?
Alors, chuuut, plus de bruit ?
Parce que l'histoire va commencer.
Il était une fois, trois boucs qui vivaient ensemble dans la montagne.
Du versant où il se trouvait, il apercevait un vaste prix.
Et comme l'herbe paraît toujours plus verte ailleurs,
il leur semblait que l'herbe de ce prix était plus tendre et plus parfumée que l'herbe qu'il pouvait broter.
Un jour de printemps, il décidère donc de s'y rendre tous les trois.
Pour atteindre le prix, les trois boucs devaient traverser un torrent et emprunter un petit pont de bois.
Or, sous ce pont, vivait un troll abominable,
avec des yeux grands comme des sous-coupes, des ongles longs comme des glives,
et un corps recouvert de poils, huit.
Un troll abominable donc, qui mangeait tout cru,
tous ceux qui s'aventuraient sur le pont.
Le plus petit bouc pourtant, ne se démonte a pas.
C'est lui qui s'avance a le premier.
Tick-tick-tick-tick-tick-tick.
Fire ses petits sabous en tapant sur les planches.
En entendant cela, le troll rugit.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Oh, empruntez-le, petit peu de moi.
Qu'il y a que du soie, tu vas le redraiter.
Oh, ce n'est que moi, dit le petit bouc de sa petite voix.
Je travers sur le torrent pour aller manger l'herbe tendre qui pousse de l'autre côté.
Régis le troll, tu ne manges a rien du tout.
Mais moi, en revanche, je vais me régaler, car je vais te dévorer,
avant que tu n'aies atteint l'autre rive.
Tu ne devrais pas vers cela, Troll.
Répondis le plus petit bouc.
Regarde-moi, je suis tout maigrichon.
A tant plutôt mon frère, qui vient derrière.
Il est bien plus gros et bien plus gras que moi.
Le troll réfléchit un instant.
Tu n'as pas tort.
Tu es bien maigre, Lé.
Passe ton chemin. Je vais plutôt manger ton frère.
Et il lessa le petit bouc passer le pont Saint Isso.
Quelques minutes plus tard, le moyen bouc commença à son tour, à traverser le pont.
Tic-tic-tic-tic-tic-tic-tic.
Fire ses moyens sabous en claquant sur les planches.
En entendant cela, le troll ruvit.
Ah ! Qui osait donc passer sur mon poule de bois ?
Ce n'est que moi, le moyen bouc.
Dis le moyen bouc de sa moyenne voix.
Je traverse le torrent pour aller manger l'herbe douce qui pousse de l'autre côté.
Ha ha ! Malheureux, tu ne sais donc pas qui tu as avair.
Grondale Troll.
Je ne ferai qu'une bouchée de toit.
Sans doute.
Mais je vous déconseille de me manger.
Dis calmement le moyen bouc.
Gardez plutôt de l'appétit.
Mon frère vient après moi et il est beaucoup plus gros et bien plus gras que moi.
Le troll grata sa tête irsute.
Tu n'as pas tort.
Passe ton chemin.
Je vais plutôt manger ton frère.
Et à son tour, le moyen bouc passa le pont indemne et rejoignit son frère sur l'autre rive.
C'est alors que le plus gros des boucs s'avance à.
Et comment ça, à son tour, a traversé le pont ?
Ces deux frères m'avaient pas menti.
Il était gros.
Il était gras.
Il était lourd.
Si lourd.
Que ce n'est pas Fier Trembler le pont ?
Tic-tic.
Tic-tac.
Tic-tic. Tic-tac.
Fier, c'est gros, sabot, en claquant sur les planches.
En entendant cela, le troll hurla.
Quoi ?
Ose faire Trembler ainsi.
Petit pont de bois.
C'est moi, le gros bouc.
Dis le gros bouc de sa grosse voix.
Je traverse le torrent pour manger l'herbe douce qui pousse de l'autre côté.
Ha ! Je t'attendais !
Rougis le troll.
Je vais monter et je vais te manger.
Eh bien, viens !
Cria le plus gros des boucs.
Le troll monte sur le pont.
Mais le plus gros des boucs baissa la tête et ils font ça sur lui avec ses cornes pointues.
Vi, d'un grand coup de sabot.
Il le jeta à bas du pont.
Alors, le gros bouc traversa tranquillement le torrent et rejoignit ses frères sur l'autre bord.
Et les trois boucs alertent ensemble dans la montagne,
où l'herbe était en effet plus verte qu'ailleurs.
C'était les trois boucs, un conte norvégien adapté et raconté par Elodie Fondaci
sur la symphonie numéro 7 de Dvorak.
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